"Je suis le chemin, la vérité et la vie" (Jn 14, 6). Aujourd’hui l’Evangile nous livre ces paroles du Christ. Elles sont pour moi comme une devise.
Elle me rappelle que j’ai à le suivre tous les jours et que son chemin passe par la croix. Je ne possède pas la vérité, seul Dieu la détient. Quelle invitation à l’humilité et à éviter l’orgueil
du « savoir » ! J’ai a me laisser instruire par lui et à toujours découvrir plus profondément qui il est pour mieux me connaître. Il est la vie. En le suivant nous sommes sur
d’être de « bons » vivants. Des vivant qui ne se replient pas sur eux mais qui osent la rencontre de l’autre. « Je suis le chemin, la vérité et la vie » voilà une belle
bannière pour un blog !
CF 2007
par Christophe FEREY
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"La main de Dieu" d'Auguste RODIN, 1898, collection du musée Rodin à Paris
La semaine dernière nous lisions tous les jours le chapitre 6 de Saint Jean sur le pain de vie. Nous étions invités à nous nourrir de la Vie de
Celui qui s’est livré pour nous. Cette vie qui doit nous fortifier et nous mettre en route. Nous sommes invités depuis dimanche à nous mettre à la suite du bon pasteur et à écouter sa voix. Sa
voix qui nous fait signe d’avancer et nous conduit sur un chemin de confiance lorsqu’on accueille ces paroles : « Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne
les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut rien arracher de la main du Père » (Jn 10, 28-29). Personne ne peut nous arracher de la
main de Dieu. Alors restons dans sa main comme Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus adressant ce poème à Jésus : « O pilote Divin ! Dont la main me conduit. Sur les flots orageux guide
en paix ma nacelle. Rien que pour aujourd’hui » (PN 5, 5). Ou encore lors de ses derniers entretiens quelques semaines avant de mourir : « Je n'ai nullement peur des derniers
combats ni des souffrances, si grandes qu'elles soient, de la maladie. Le bon Dieu m'a toujours secourue; il m'a aidée et conduite par la main dès ma plus tendre enfance... je compte sur lui. Je
suis assurée qu'il me continuera son secours jusqu'à la fin. Je pourrai bien n'en plus pouvoir, mais je n'en aurai jamais trop, j'en suis sûre. » (Carnet Jaune, 27 mai, n°2). Les grands
saints n’ont pas hésité à ce laisser conduire par Dieu et à rester dans la main du Père malgré leurs limites. Alors n’ayons crainte d’y demeurer, c’est le lieu de l’Amour dans ce qu’il a de plus
vrai.
CF 2008
par Christophe FEREY
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