Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jour de ma vie ;
J'habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.
Psaume 22 (23)
Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jour de ma vie ;
J'habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.
Psaume 22 (23)
Place Place Général de Gaule à Saint Lô
Commentaire de Jn 1, 35-42 (traduction TOB) pour un groupe SDV[j1]
Les deux disciples, à la voix de Jean-Baptiste, vont faire un pas de plus dans leur recherche de Dieu. Jean-Baptiste leur présente « l’Agneau de Dieu », Celui qui va donner sa vie pour tous les hommes. Cette vie attire les deux disciples et on les comprend, nous qui sommes réunis dans ce lieu où tant d’hommes et de femmes ont consacré leur vie pour Celui qu’André nomme le « Messie ». Nous ne pouvons pas consacrer notre vie à quelqu’un, si nous ne le connaissons pas. Qui est pour moi Jésus ? Est il un super héros tel un Zidan ou bien est-il celui qui va me conduire vers la vraie Vie, me révéler ma véritable identité et ainsi me permettre d’accomplir véritablement ma vie ? Les deux disciples se posent-ils la même question ? En tout cas ils décident de suivre Jésus. Le Christ prend alors l’initiative, il se retourne et regarde les deux disciples. Dieu n’aime pas tout le monde, il aime des personnes qu’il connaît personnellement. Avant de parler aux deux hommes qui le suivent, Jésus prend le temps de les regarder. Peut on imaginer l’intensité d’un tel regard ? La première expérience du Christ, que vont faire les deux disciples, c’est ce regard posé sur eux. Ce regard n’est pas un regard qui veut accaparer mais qui veut aimer et rendre libre celui qui l’accueil. Le Christ ne leur dit pas ici « suivez-moi » mais « que cherchez-vous ? » Peut on répondre à une telle question ? La réponse des disciples n’est pas une réponse, elle est une nouvelle interrogation « Maître où demeures-tu ? ». Quel meilleur moyen de connaître une personne que de venir habiter chez elle et de partager l’intimité de sa demeure. Suivre le Christ, répondre à son appel, nous fais entrer dans son intimité comme Il le dira plus tard à ses disciples lors de son dernier repas « je vous appelle amis, parce que tout ce que j’ai entendu auprès du Père, je vous l’ai fait connaître » (Jn 15, 15). En effet le Christ n’a d’autre but que de nous permettre de découvrir que nous sommes tous Fils d’un Père qui nous aimes tant, qu’il va jusqu’à nous donner son Fils pour nous sauver. C’est seulement lorsque nous découvrons cette Bonne Nouvelle que nous pouvons l’annoncer aux personnes que nous rencontrons. Répondre à l’appel de Dieu c’est grandir dans la confiance en Celui qui va nous faire confiance pour l’annoncer. L’appel du Christ va nous entraîner sur un chemin où nous allons découvrir le véritable bonheur qui conduit à la Joie : celui d’aimer comme Dieu nous aimes. Or pour découvrir cet Amour, il n’y a pas d’autre chemin : Il faut demeurer avec Jésus qui est Celui qui nous montre l’Amour de Dieu et comment nous pouvons à notre tour aimer à sa manière. Cet Amour s’exprime avant tout dans le don de soi pour les autres. Le Christ nous dit « Il n’y a pas de plus grand amour que donner sa vie pour ceux que l’on aimes. » ( Jn 15) Ainsi dans votre service de l’autel, dans vos engagements, dans votre famille vous pouvez déjà découvrir cet amour qui se donne et vous invite à vivre de ce don. Ce témoignage du don de soi n’est possible que si j’ai accueilli personnellement dans ma vie Celui « qui m’a aimé et s’est livrer pour moi » comme le dira st Paul (Ga 2, 20). Pour Cela il faut accepter de prendre du temps avec Lui. Ce temps peut parfois être long, comme par exemple au séminaire. Ici nous apprenons, comme les premiers disciples à recevoir. Lorsque nous entrons au séminaire nous venons les mains vides pour que Dieu nous les remplisses. Nous pouvons donner que si nous recevons. Jour après jour nous essayons de nous laisser aimer pour pouvoir à notre tour aimer. Nous pourrons ainsi, comme Pierre, donner ce que nous avons de plus précieux pour nos frères : le Christ. Comme Pierre nous pourrons dire « De l’or ou de l’argent je n’en ai pas, mais ce que j’ai, je te le donne, au non de Jésus-Christ, le Nazaréen, marche » (Ac 3,6). En définitive, répondre à l’appel de Dieu c’est servir la vie des hommes que Dieu à voulu leur donner pour leur bonheur.
Dans cet Evangile, la première Parole du Christ est son regard posé sur les hommes qu’il appel. Alors laissons nous regarder par le Christ dans l’Adoration et peut être entendrons nous son appel à le suivre pour l’aimer et le servir dans nos frères.
24/01/2006
[j1]Service diocésain des vocation
« Confiance, lève-toi, il t’appelle » (Mc 10, 49)
Trois mots percutants. Quand on n’a plus de regard, quand on n’est plus qu’un mendiant de reconnaissance et d’amour. Quand on n’a plus que le cri pour être quelqu’un au-delà de sa nuit sans fin. Soudain, un mouvement de foule vous ébranle. Au-delà de la souffrance qui vous cloue à terre, une espérance s’insinue dans la faille de l’armure entrouverte par quelqu’un. Ce quelqu’un vient, saura-t-il vous voire ? Saura-t-il me voire ? Saura-t-il me reconnaître autrement que cette foule qui m’enferme dans ma mendicité et ma cécité ? Finalement, ne serait-ce pas la foule qui est aveugle ? Sait-elle qu’elle accompagne le Fils ? Et si j’osais me laisser regarder par le Fils, moi qui ne peux regarder ? Vais-je enfin pouvoir contempler la lumière ? Ma seule ressource est le cri. Le cri, ce n’est pas la parole, c’est une bouteille jetée dans la mer du désespoir. Sera-t-elle récupérée ? La foule couvre ce cri, elle se fait écran, mais l’espoir est plus fort… L’espoir, si souvent déçu, resurgit au plus profond de l’âme et ne peut être tu. Tant de cris ont déjà été étouffés car troublant notre quiétude et notre confort apparent. Ce cri va enfin être reçu par Celui qui criera tous nos désespoirs et nos abandons sur cette croix où l’innocence et la dignité sont bafouées. Le cri est reçu et la foule en est retournée. Elle se penche enfin vers celui qui est assis et qui attend l’heure de la délivrance. D’écran, la foule se fait relais de la Parole qui relève. CONFIANCE, le mot est lâché. Il ne pourra plus être enfouie par celui qui le reçoit. Il est le don de l’énergie pour s’ouvrir à la grâce qui va vous relever et vous rendre votre dignité. La confiance va restaurer l’image perdue par tant de luttes et de mépris. La confiance va permettre à la deuxième invitation de se réaliser. LEVE-TOI, enfin le moment est venu de se mettre en route. L’espoir d’un but est enfin advenu. La vie va tenir sa promesse, ma nuit n’est pas sans fin, je vais bientôt apercevoir la lumière. Se lever, c’est consentir à la vie, c’est vouloir combattre les forces de mort qui veulent s’emparer de moi. Se lever, c’est devenir disciple de Celui qui me met debout pour accueillir la vraie vie. Se lever c’est me ré-accueillir tel que je suis : un être aimé, appeler à aimer. IL T’APPELLE, sans confiance et sans vie, comment puis-je accueillir cette interpellation inouïe. L’appel du maître de la vie nous convoque au meilleur de la vie. Il nous appelle à (re)donner le meilleur de ce qu’il nous à donner pour nos frères. La vie devient plus forte que la mort qui nous clouait au sol. L’Appel me conduit à demeurer mendiant. Je deviens mendiant de la vie de mes frères. Je suis appeler à permettre à mes frères de s’ouvrir à cette vie que mon cri a permis de faire jour et de les appeler comme moi à la vraie louange de celui qui nous a tout donné.
Encore aujourd’hui, par la médiation de l’Eglise, le Seigneur continue d’appeler à la vraie vie les hommes de notre temps. Saurons-nous entendre Jésus nous dire « appelez-le » ? Cet appel débouchera sur la confiance et mettra en route des personnes paralysées par tant de souffrances, de doutes, de manques de confiance en la vie. Ainsi nous serons porteurs de vie si nous nous faisons obéissants à l’appel du Christ à jamais vivant. Oui la foi peut sauver et conduire des hommes et des femmes sur le chemin de la vie. « Jésus dit : « Va, ta foi ta sauvé. » Aussitôt il retrouva la vue et il suivit Jésus sur le chemin ».
12/12/2005