CF 2008

Depuis quelques jours nous suivons, pas à pas, David, ce grand roi. Pourtant il n’est pas très grand ce roi, en plus il est rouquin. Comme dit souvent ma mère « les rouquins c’est des
malins ». David est malin à chaque foi qu’il met sa confiance dans le Seigneur. Depuis quelques jours on le voit traverser bien des dangers et à chaque foi il s’en sort. Face à la force la
fragilité domine. Qu’on aimera que cela ce passe comme ça dans notre vie !
Voici que ce soir nous retrouver David au fait de sa Gloire et de sa puissance. Il est reconnu comme le roi légitime de tout Israël. Il a mis tout ces ennemis or d’attaque. Et voici qu’il parachève sa Victoire en faisant revenir l’Arche du Seigneur : signe de la présence de Dieu. Sa joie est immense. Dans nos vies nous vivons parfois ces moments où l’on sent la présence du Seigneur. Une immense joie nous envahie et nous avons l’impression qu’elle ne peut plus nous quitter. Il nous semble alors que nous sommes arrivés, que nous avons enfin trouvé Dieu et que maintenant nous pouvons le procéder… Nous sommes ivre de joie.
Et puis le quotidien reprend le dessus. Nous redescendons. Nous avons l’impression que Dieu quitte nos rivages. Je le sens moins. Cette joie s’estompe. Je m’aperçois alors que je ne peux pas être le propriétaire de Dieu, qu’il se laisse trouver pour mieux se cacher ensuite. Comme disait un prêtre du diocèse de Coutances, « le jeux préféré de Dieu c’est le cache cache ». Je découvre alors que ma vie chrétienne sera une vie de recherche et de rencontre pour mieux découvrir celui qui donne sens à ma marche. De grandes figures spirituelles témoignent de cette quête à jamais achevée. Pensons à Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus qui après avoir expérimenté l’Amour de Dieu dans sa vie et avoir reçu tant de grâces a vécu la traversée du « sombre tunnel ». C’est peut être dans cette épreuve du dénouement qu’elle découvert mystérieusement le vrai visage de Dieu qui ne se cache pas dans les apparences de mes sens mais dans mon acte de foi au quotidien malgré l’absence apparente. C’est dans ce quotidien que nous sommes invités à nous associer à la grande prière du Christ dans le jardin des Olivier avant de s’offrir pour nous sur la croix. « Père, non pas ma volonté mais la tienne ». Nous deviendrons alors des frères et sœur du Christ sur que la volonté du Père est de sauver tous les hommes et de n’en perdre aucun.
Ce soir faisons mémoire de ces grands moments de notre vie où nous avons senti la présence vivante du Seigneur pour que dans nos moments de doutes et de nuit nous
puissions poser un acte de foi malgré l’apparente absence.

On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y'en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas
On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Etre inconnu dans l'histoire
Et s'en trouver bien
Mais vivre sans tendresse
Il n'en est pas question
Non, non, non, non
Il n'en est pas question
Quelle douce faiblesse
Quel joli sentiment
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant
Vraiment, vraiment, vraiment
Le travail est nécessaire
Mais s'il faut rester
Des semaines sans rien faire
Eh bien... on s'y fait
Mais vivre sans tendresse
Le temps vous paraît long
Long, long, long, long
Le temps vous parait long
Dans le feu de la jeunesse
Naissent les plaisirs
Et l'amour fait des prouesses
Pour nous éblouir
Oui mais sans la tendresse
L'amour ne serait rien
Non, non, non, non
L'amour ne serait rien
Quand la vie impitoyable
Vous tombe dessus
On n'est plus qu'un pauvre diable
Broyé et déçu
Alors sans la tendresse
D'un cœur qui nous soutient
Non, non, non, non
On n'irait pas plus loin
Un enfant vous embrasse
Parce qu'on le rend heureux
Tous nos chagrins s'effacent
On a les larmes aux yeux
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu...
Dans votre immense sagesse
Immense ferveur
Faites donc pleuvoir sans cesse
Au fond de nos cœurs
Des torrents de tendresse
Pour que règne l'amour
Règne l'amour
Jusqu'à la fin des jours
Ce soir à la paroisse il y a une célébration oecuménique dans
le cadre de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Il y a deux jours je célébrais l’eucharistie avec la messe pour l’unité des chrétiens. Les paroles de l’antienne de communion ont été
pour moi lumineuse comme condition pour œuvrer au dialogue entre chrétiens séparés. Je vous la livre.
« Par-dessus tout, qu’il y ait entre vous l’amour :C’est lui qui fait l’unité dans la perfection.
Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ
A laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps »
L'Esprit du Dieu vivant donne la vie :Entienne de l'Evangile du jour.
Là où est l'Esprit du Seigneur. Là est la liberté. (2 Co 3, 6-17)