Profil

  • : Christophe FEREY
  • christopheferey
  • : Homme
  • : 29/03/1975
  • : Manche Saint-Lô
  • : Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 32 ans et je suis prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE

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Lundi 30 avril 2007
4ème dimanche de Pâques année C
Ap 13, 14-52 Ps 99    Ap 7, 9-17    Jn 10, 27-30
 
 
« Je suis le bon Pasteur ». Que ces Paroles du Christ sont bienfaisantes pour nous ce matin ! Elle nous rappelle que Dieu prend soin de nous chaque jour. Un Berger c’est celui qui connaît chacune de ses Brebis. Il est capable de nommer chacune d’entre elles. Le jour de notre baptême nous sommes devenus un membre de son troupeau. Il a appelé chacun d’entre nous par notre prénom. Il nous as dit « ne crains pas, car je t’ai racheté. Je t’appelle par ton nom : tu es à moi ! Si tu traverses les eaux, je serais avec Toi [1]». Avec le Christ, désormais nous pouvons tout traverser. Il est là, y compris dans nos moments de tourmente. Le Christ se fait désormais passeur vers l’autre rive, cette rive où nous attendent « les eaux de la source de la vie[2] ».
 
            Le Seigneur veut nous offrir sa vie en abondance. Il se fait pour nous le pain de la vie. Chaque dimanche, heureux sommes nous d’être rassemblé en un seul corps pour participer au Repas du Seigneur. Cette joie devrait être sans partage car Dieu se réjouis chaque fois que ses enfants sont rassemblés. Pourtant notre joie ne pourra être parfaite que lorsque tous les hommes prendront part au festin. Un pasteur va à la recherche des brebis perdues. Le Christ inlassablement est allé à la recherche des brebis dispersées d’Israël.
 
Aujourd’hui encore, le Seigneur appelle des personnes pour rassembler ses enfants et en prendre soins. Cette année trois hommes plus ou moins jeunes sont entrés au séminaire à Caen. Quatre séminaristes-diacre seront ordonnés prêtres en Basse-Normandie. Avant de devenir Pasteur à l’image du Christ bon berger, ils ont du, eux même, entendre sa voix et se laisser conduire par lui jusqu’au « eaux de la source de la vie ». Devenir prêtre aujourd’hui comme hier est source d’une grande joie et de paix. Le prêtre est signe dans sa communauté au milieu des hommes, que le Seigneur est avec nous jusqu'à la fin des temps. A chaque eucharistie il prononce « Faîte cela en mémoire de moi ». Ces paroles prononcées à la consécration nous rappellent que le Prêtre agit et parle au nom du Christ qui poursuit son œuvre à travers ceux qu’il à choisi. Ce choix est totalement gratuit. Observez bien les prêtres que le Seigneur vous donne : ils ont leurs faiblesses et leurs limites comme tout homme. Et pourtant ce sont ces hommes que le Seigneur a choisis. Le prêtre est un frère parmis ses frères qui a reçus une mission de Dieu et de l’Eglise au service de l’ensemble de ses frères pour qu’ils grandissent dans leur relation à Dieu. Le prêtre à besoin de votre prière et de votre soutien. Et si en ce jour de prière pour les vocations nous renouvelions notre regard sur le prêtre qui chaque dimanche rassemble notre communauté au nom du Christ. Si nous regardions le prêtre comme un frère ? Si nous rendions grâce pour le don qu’il nous a fait à travers lui ? Car ce prêtre qui préside notre eucharistie ce matin nous ne l’avons pas choisi, il nous a été donné par le Seigneur qui ne nous abandonnera jamais.
 
            Aujourd’hui, nous nous lamentons facilement de la diminution du nombre de prêtres. Mais avons-nous faim de l’eucharistie, source et sommet de toute vie chrétienne puisque qu’elle nous permet d’être vraiment uni au Christ dans son corps et de devenir ainsi ce que nous recevons lorsque nous communions. Avons-nous faim du sacrement de réconciliation qui nous permet de rencontrer le Père qui nous manifeste combien il nous aime et renouvelle la grâce qu’il nous a donnée au baptême. Alors oui, prions pour que le Père envoie de nombreux ouvriers à la moisson mais surtout de vivre pleinement la grâce de notre baptême et d’écouter la voie de notre Berger qui nous conduit jusqu’à source de la vie. Si parmi vous, certains entendent un appel à devenir prêtre, religieux ou religieuse, n’ayez pas peur ! Le Christ n’a qu’un projet pour nous : nous rendre heureux ! Heureux serez vous si vous répondez « Me voici Seigneur puisque tu m’as appelé(e) !».
AMEN
 
Christophe FEREY
29 avril 2007
 


[1] Is 43, 1-2a
[2] Ap 7, 17
par FEREY christophe publié dans : Homélies dominicales communauté : Communauté spirituelle
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Mercredi 25 avril 2007

St-Marc.jpgAujourd'hui, l'Eglise fête Saint-Marc. Fêter un évangéliste, c'est se rappeler que Jésus est venu nous apporter une Bonne Nouvelle. Cette Bonne Nouvelle c'est que nous sommes tous appelés à vivre en communion d'amour avec Dieu. Accueillons aujourd'hui ce qu'il veux nous donner : sa paix et sa joie pour rayonner de son Amour. Nous pourrons alors répondre à la demande de Jésus dans l'Evangile de Marc " Allez dans le monde entier. Proclamer la Bonne Nouvelle à toute la création." Le Christ Ressuscité a fait de chacun de nous les témoins de Résurrection pour que le monde croit et soit sauvés. Alors ne laissons pas son appel sans réponse et témoignons !

cf 2007

par FEREY christophe publié dans : Méditation communauté : Communauté spirituelle
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Lundi 23 avril 2007

disciple-filet.jpg L'Evangile de Dimanche nous as livré une belle page de la vie des disciples du Christ. Le récit commence par nous dépeindre le découragement des apôtres. Ils abandonnent la mission. Jésus est mort pourquoi continuer ? Simon, le "leader" du groupe s'impatiente. Il lache "allons pécher". Il décide de reprendre ses activités qu'il avait avant d'être appelé par Jésus. Il fait nuit. Ils sont dans la nuit. Une nuit sans doute épaisse dans laquelle on ne voit rien... Ils peinent toute la nuit et finalement ils reviennent bredouilles. Tant d’efforts pour aucun résultat ! Le jour se lève. Le soleil émerge et se laisse voir. Les disciples sont fatiguer d’avoir penné toute la nuit. Un homme se tient sur le rivage. Il voit des hommes arasés par la fatigue. Sa première parole « les enfants ». Cet homme retrouve ceux qu’il avait quittés pour "l’Heure" vers laquelle toute son existence tendait. Le voici maintenant revenu de la grande épreuve. Soudain « le disciple que Jésus aimait » le reconnaît et s’exclame : « c’est le Seigneur !». Ne faut il pas être dans le registre de l’Amour pour reconnaître celui qui n’a été que réponse d’Amour au Père ? Tout disciple du Christ est appelé à devenir « le disciple que Jésus aimé ». Nous sommes invités à nous laisser accueillir par celui qui nous appelle « les enfants ». Aimer suppose laisser l’autre nous transformer. On ne soupçonne pas ce que peut produire l’Amour et la confiance chez une personne qui en manque. La reconnaissance de Jésus met en mouvement Pierre. Alors qu’il était affalé dans la barque il se jette à l’eau. Ce jeter à l’eau c’est oser l’inconnu et accepter l’imprévu. Cette fois le Seigneur est présent à leur côté. Ils peuvent à nouveau jeter les filets et les remplir. La Parole du Seigneur se réalise « Sans moi vous ne pouvez rien faire ! »

CF 2007

par FEREY christophe publié dans : Méditation communauté : Communauté spirituelle
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Jeudi 19 avril 2007
Cène du Tintoret.jpgParlant du don de sa vie, le Seigneur Jésus, qui s'est fait pour nous nourriture de vérité et d'amour, nous assure que « si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement » (Jn 6, 51). Mais cette « vie éternelle » commence déjà en nous en ce temps, à travers le changement que le don eucharistique engendre en nous: « Celui qui me mangera vivra par moi » (Jn 6, 57). Ces paroles de Jésus nous font comprendre que le mystère « auquel on croit » et « qui est célébré » possède en lui-même un dynamisme qui en fait le principe de la vie nouvelle en nous et la forme de l'existence chrétienne. En communiant au Corps et au Sang de Jésus Christ, nous sommes en effet rendus participants de la vie divine de façon toujours plus adulte et plus consciente. Cela vaut aussi de ce que saint Augustin, dans ses Confessions, disait du logos éternel, nourriture de l'âme; mettant en relief le caractère paradoxal de cette nourriture, le saint Docteur imagine s'entendre dire: « Je suis la nourriture des grands. Grandis, et tu me mangeras, tu ne me transformeras pas en toi, telle la nourriture de ta chair; mais c'est en moi que tu te transformeras » (198). De fait, ce n'est pas l'aliment eucharistique qui se transforme en nous, mais c'est nous qui sommes mystérieusement changés par lui. Le Christ nous nourrit en nous unissant à lui; « il nous attire en lui ». (199)
 
La célébration eucharistique apparaît ici, dans toute sa force, en tant que source et sommet de l'existence chrétienne, étant en même temps le commencement et l'accomplissement du culte nouveau et définitif, la logiké latreía. (200) Les paroles de saint Paul aux Romains à ce sujet sont la formulation la plus synthétique de la façon dont l'Eucharistie transforme toute notre vie en culte spirituel agréable à Dieu: « Je vous exhorte, mes frères, par la tendresse de Dieu, à lui offrir vos corps en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu: c'est là le culte spirituel que vous avez à rendre » (Rm 12, 1). Dans cette exhortation, apparaît l'image du culte nouveau comme offrande totale de la personne en communion avec toute l'Église. L'insistance de l'Apôtre sur l'offrande de nos corps souligne le caractère concret et humain d'un culte qui n'a rien de désincarné. À ce sujet, le saint d'Hippone nous rappelle encore que dans « le sacrifice des chrétiens, tout nombreux que nous sommes, nous ne formons dans le Christ qu'un seul corps, et c'est ce sacrifice-là – connu des fidèles – que chaque jour renouvelle l'Église, se découvrant offerte dans cela même qu'elle offre ». (201) La doctrine catholique affirme de fait que l'Eucharistie, en tant que sacrifice du Christ, est également le sacrifice de l'Église, et donc des fidèles. (202) L'insistance sur le sacrifice – « rendre sacré » – dit ici toute la densité existentielle impliquée dans la transformation de notre réalité humaine saisie par le Christ (cf. Ph 3, 12).
Benoix XVI, Exortation sur l'eucharistie "Le Sacrement de l'Amour", n°11
par FEREY christophe publié dans : Magistère communauté : Communauté spirituelle
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Jeudi 19 avril 2007

Nous accueillons l'Evangile selon saint-Jean depuis la fête de Pâques. Jean nous invites comme pour Nicodème à choisir le Christ. Pour choisir le christ il faut comme Nicodème oser la rencontre. La fête de Pâques, a été pour nous la rencontre avec le Ressuscité. Comme pour les disciples le Christ nous appeler par notre prénom et nous à redit "la Paix soit avec vous". Avant de choisir le Christ, nous avons été choisi par Lui. "Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure" (Jn 15, 16). C'est parce que le Christ nous a d'abord choisi, que nous pouvons à notre tour adhérer à Lui pour faire de nos vies une réponse à son Amour sans limites.

CF 2007

par FEREY christophe publié dans : Méditation
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