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Sur la (très belle) côte Est du Cotentin il y a une belle plage de galets, une vingtaine d'enfants sourire aux lèvres, un padré à la guitare, deux soeurs de noir vêtue, trois animateurs et une charmante petite église en bord de mer (j'y reviendrais). Le décor est planté pour une très belle rencontre qui relève. Confiance, Lève toi, il t'appelle (Mc 10, 49) , telle était l'invitation adressée par Jésus à ces enfants qu'il avait réunis pour leur dévoiler la joie qu'il y a d'être chrétien. Je me retrouve dans cette assemblée si accueillante alors qu'on ne se connaît pas. j'y vois le mystère de la communion. On se sent vraiment frères et soeurs. Et puis commence l'accueille au non du Christ qui veut pour chacun de nous une rencontre avec le Père qui nous aime, qui nous pardonne et nous relève. La confession nous offre un beau cadeau : le sourire aux lèvres et l'apaisement des visages. La pastorale nous offre des instemps de vrai bonheur, certes fugaces mais oh combien ragaillardisants ! Ces moments sont comme des traces de la présence de Dieu où la joie est palpable. Une joie non fabriquée par je ne s'est quel artifice mais un joie qui nous est donné et que rien ne peut nous ravir. Le prêtre reçois alors le vrai salaire de son Maître : être le témoin d'enfants heureux d'être réunis par lui.


"Dieu en effet ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne" (Jc 1, 13). La Parole de Dieu, d'aujourd'hui, nous rappelle une vérité essentielle. Dieu n'aime pas le mal. Il n'est pas de son côté. Le mal qui oeuvre dans nos vies n'est pas une épreuve que nous enverrez Dieu pour nous tester ou éprouver notre foi. Dieu n'aime pas voire les hommes souffrirent. Lorsque le Christ est face à un souffrant il l'accueille et le soulage. Il pleur son ami Lazare qui est mort. Toutefois le Christ n'a pas révélé le mystère de la souffrance et du mal. Nous sommes invité à ne pas le laisser gagner en nous laissant entraîner sur son terrain. Notre victoire sur le mal est de demeurer dans le camps de l'Amour plutôt que de nous laisser aller à commettre nous même le mal. Il s'agit ici d'un réel combat. Car quand on a été blessé, que l'on souffre on est tenté de se venger et alors nous nous laissons piégé par le mal qui nous entraîne sur son terrain. Le Christ a vécu ce combat. Il en est sorti victorieux en offrant le pardon à ses bourreaux. Au Golgotha le mal a été vaincu parce que la victime a refusé de se laisser enfermer par lui. Plutôt que de devenir violent, le Christ a préféré demeurer dans l'Amour jusqu'au bout. Nous sommes donc invités à ne pas nous laisser gagner par le mal. A combatre la souffrance avec les des moyens qui ne contreviennent pas à l'amour. Car la souffrance ce combat activement car elle est un un puissant facteur de déshumanisation. Le père A.M. CARRE a à ce sujet une parole tout à fait pertinente : « Surtout, évitons de faire accuser le christianisme de regarder avec complaisance ce qui prive l’homme de sa santé ou de son bien être. Car nous n’avons rien de commun avec les tenants du dolorisme. Du mal ne naît pas le bien, la pente du mal va vers le mal. La souffrance entraîne l’amertume, le repliement sur soi, le découragement, et celui qui la surmonte risque de se raidir dans la dureté. […] Utilisant un vocabulaire où puisent également la vraie et la fausse piété, certains osent dire, par exemple, à des malades qu’ils sont les privilégiés du Seigneur et qu’un tel choix doit le réjouir. Au lieu de les édifier, tant de légèreté les scandalise. » (A.M. CARRE, introduction à lettre apostolique "le sens chrétien de la souffrance" de Jean-Paul II). Alors rappelons, à temps et à contre temps, que Dieu n'aime pas la souffrance et la mort qui s'abattent sur l'homme. "Ce n’est pas la mort du méchant que je désire. Je vous le déclare moi, le Seigneur Dieu, tout ce que je désire c’est, qu’il change de conduite et qu’il vive » (Ez 18, 23). Ainsi donc prenons le pain de Dieu laissons nous nourrir par sa Parole qui nous feras choisir la vie.
Cf 2008