La liturgie nous propose en ce moment « la saga » d’Abraham, l’itinéraire d’un homme de foi. En lui nous pouvons reconnaître le parcours de tout
croyant. Le chrétien est en effet invité à un pèlerinage, à une marche en compagnie de Celui qui l’invite à marcher à ses cotés. Sur une parole de promesse Abraham se met en route. Cette parole
va être prospère car sa richesse va s’accroître. Abraham deviendra puissant, respecté et riche de nombreux biens. Une belle prospérité en somme…. Dieu va inviter Abraham à passer de la
prospérité à la postérité. Abraham va découvrir peu à peu que la vraie richesse n’est pas contenue dans l’accumulation de biens mais dans la réponse donnée à une parole de vie qui vient féconder
sa propre vie. On comprend alors pourquoi le Christ, dans l’Evangile de ce matin, nous invite à ne pas donner aux chiens ce qui est sacré. Il s’agit de la postérité d’Abraham. Cette postérité,
c’est notre fraternité en ce Dieu qui appel chacun à devenir un « fils » d’Abraham, une personne qui met sa confiance dans la Parole donnée d’un Dieu qui veut la vie de ses enfants. Ce
qui est sacré, c’est la relation que nous entretenons avec les autres hommes. Une telle relation doit être soignée. Elle ne peut être bradée. La parole de Dieu d’aujourd’hui est un appel à
soigner la relation que nous entretenons avec les personnes de notre quotidien. Et si au cour des prochains jours, nous prenions le temps de la rencontre gratuite avec nos amis, les personnes que
nous rencontrons ?
CF 2007
par Christophe FEREY
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oeuvre de Jean DUQUOC
"Pars de ton pays", c'est l'appel que le Seigneur adresse à Abraham. A quelques jours de nos vacances, nous pourrions faire notre cette invitation.
Partir de son pays, c'est ce mettre en route vers de nouveaux horizons. Découvrir l'autre et s'enrichir de sa différence. Chaque jour nous devrions entendre cet appel "pars de ton pays" pour
accueillir la nouveauté sans cesse renouvelée de l'instant présent. Savons-nous regarder la réalité présente avec les yeux neufs du chercheur de Dieu. Mon voisin, David, l'a bien
compris. Il nous invite, à l'aide de son blog, à prendre le temps du regard et à se laisser étonner et transformer parce que nous voyons. Se laisser surprendre par l'inattendu, souvent
caché dans la banalité de notre quotidien, tel est ce que je souhaite à chacun d'entre vous qui lisez ce billet. Comme Abraham, laissons nous conduire par le Seigneur sur des sentiers
inconnus mais prometteurs de belles rencontres !
CF 2007
par Christophe FEREY
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Permettez moi de souhaitez la bien venue à mes nouveaux "petits frères" ordonnés prêtres.
Hugues HEROUT, le 17 juin à Bayeux
Stéphane CAILLIAUX et Henry de SAINTE PREUVE, le 24 juin à Séez.
Prions le maître de la moisson de nous envoyer de nombreux Hugues, Stèphane et Henry. Dieu nous appel pour notre bonheur et celui de nos frères. Que le Seigneur les bénisse et leur accorde un
ministère fécond !
A travers sa Parole, le Seigneur nous offre aujourd’hui de comprendre un
peu plus ce qu’il est en vérité : amour et miséricorde. Sans cesse il accorde à l’homme son pardon. David ce grand roi, choisi par Dieu, va commettre l’irréparable : faire mourir un
homme pour prendre sa femme. Son orgueil et sa puissance vont lui faire perdre raison. Il n’accueille plus humblement l’appel qu’il a reçu de Dieu pour conduire et veiller sur son Peuple.
Nous-mêmes nous pouvons parfois être tentés d’user du pouvoir que nous accorde une fonction, un service ou une mission reçue. Nous-nous sentons fort de notre bon droit et nous mettons la mains
sur ce qui ne nous appartient pas mais qui nous est confié. Comme David nous pouvons parfois être aveuglé. Il nous faut alors comme le roi David reconnaître humblement notre péché. Cet épisode de
la vie du roi David est très éclairant sur la manière d’agir de Dieu. Dieu n’est pas un dieu guimauve qui bénit tout. Dieu n’est pas du coté du mal, il est du coté de l’homme. S’il condamne le
péché, il ne condamne jamais l’homme qu’il aime par-dessus tout. A travers cette expérience du péché, David a sans doute grandi en son humanité, elle est devenue fissurée pour s’entrouvrir à
l’Amour de Dieu. D’une existence sûr d’elle-même, David est passé à une existence filiale qui comme le petit enfant n’a pas peur de sa fragilité et met la main dans celle de son père pour marcher
dans la vie.
Chaque fois que nous accueillons le pardon du Seigneur à travers le sacrement du pardon, nous devenons un peu plus
Fils et Fille bien aimé du Père. C’est le Père à travers le Fils qui accueille la femme pécheresse. Cette femme c’est peut être chacun d’entre nous à chaque fois que nous sommes persuadés que
l’Amour et le Pardon de Dieu sont plus fort que tout ce que nous pouvons faire de mal. Thérèse de Lisieux dit à un prêtre dans une de ses lettres (LT 247) «Comment lorsqu'on jette ses fautes avec
une confiance toute filiale dans le brasier dévorant de l'Amour, comment ne seraient-elles pas consumées sans retour? ». Cette femme découvre alors que le christ s’est fait quêteur de notre
amour. Sur la Croix il dira « j’ai soif ». Cette soif, c’est la soif d’un assoiffé d’Amour. Saint François d’Assise dira « l’Amour n’est pas aimé ». Lui-même offrira un parfum
précieux sur la croix : le sang et l’eau coulant de son cœur transpercé. Depuis nous regardons celui que nous avons transpercé et nous ne cessons de recueillir son Amour. C’est de ce cœur
ouvert que sont nés les sacrements qui nous offrent la vie de Dieu. Nous laissons nous renouveler par eux ? Nous-nous réjouissons lorsque l’un d’entre nous est ordonné prêtre, mais
avons-nous saisi en profondeur le sens d’un tel don ? Ce don est un homme qui au nom de Dieu transmet la vie du Seigneur. Chaque fois qu’un prêtre nous est donné, c’est l’Amour de Dieu qui
se transmet. Par le prêtre, nous entendons Dieu, Père Fils et Saint Esprit, nous dire « Je te pardonne tous tes péchés ». Une telle rencontre bouleverse bien des vies. Le pardon relève
et remet en route. C’est ce même pardon que Pierre a reçu du Christ lorsqu’il croise son regard d’amour après l’avoir renier trois fois. Peut on imaginer l’intensité d’un tel regard ? Chaque
fois que nous demandons le pardon du Seigneur à un prêtre, nous recevons à nouveau notre habit de fête que nous avons revêtu au baptême. Dieu n’a qu’un but : aimer et sauver ses enfants
qu’il a créé par amour. Venir demander pardon au Seigneur c’est finalement permettre à Dieu de nous dire « je t’aime tu es mon enfant bien aimé ». Le drame ce n’est pas de tomber, c’est
de ne pas accepter la main tendue pour se relever. Combien de personne sont sorti du gouffre dans lequel elles étaient tombé grâce à l’amour d’un frère ou d’une sœur présents à leurs
cotés ? Je repense à un homme d’une cinquantaine d’année ayant sombré dans l’alcoolisme qui a retrouvé l’envie de s’en sortir parce qu’une femme avait décidé de l’aimer. Ils se
marièrent et il décida de se soigner. Depuis il n’a plus touché une goutte d’alcool. L’amour peut nous sauver si nous prenons la main de Celui qui nous aime à la folie jusqu'à se livrer pour nous
sur la Croix. Oui comme la femme de l’Evangile n’ayons crainte de nous mettre aux pieds du Seigneur, c’est lui qui répandra sur nous son parfum de très grand prix et nous pourrons chanter avec le
psalmiste « l’amour du Seigneur entourera ceux qui comptent sur lui. Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ! Hommes droits, chantez votre allégresse. »
CF 16/06/2007