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« Mais qui est cet homme dont j’entends tellement parler » (Lc 9, 9).
Cette interrogation est formulée par un homme puissant qui voit des foules se masser autour d’un homme qui n’a pourtant pas l’apparence d’un homme important. Cet homme est fascinent de
vérité et de liberté. Rien dans sa bouche ne ressemble à de la démagogie ou de la séduction. On pressent chez lui une Parole libre qui n’à d’autre but de Révéler
Celui pour lequel il voue sa vie. Aussi va-t-il parfois au-delà de ce que veulent entendre les personnes qui l’approche. Sa parole n’est conditionnée que par sa mission qu’il reçoit du Père. Sa
liberté s’enracine dans son être de Fils. Nous pouvons alors nous aussi nous poser la même question que Pilate se pose et que le christ posera lui-même à ses disciple. Quel est cet homme que nous
rencontrons dans l’Evangile et les écrits du Nouveau-Testament et finalement dans toute la bible ? Demandons que l’Esprit-Saint puisse nous le révéler et nous offrir cette même liberté qui habite
cet homme et que sa parole nous fasse rechercher sans cesse la vérité.
CF 2007
Le Christ donne pouvoir et autorité à ses disciples. Cette autorité est confiée. Elle a un but précis : dominer tous les esprits mauvais et guérir les maladies. Il ne la donne pas à n’importe qui mais au 12. Les 12 ne pourront pas l’exercé au grès de leur fantaisie ou de leur humeurs. Ils devront sans cesse se référer à Celui qui leur à confier. Lorsque Pierre guérit un infirme à la porte du Temple il invoque le Christ en disant « Au nom de Jésus-Christ, le Nazôréen, marche ! » (Ac 3, 6). Cette autorité que nous recevons de part notre mission, notre ordination, nous avons toujours à l’exercer au nom du Christ. Nous devons toujours nous rappeler que notre maître, le Christ, s’est fait le Serviteur de tous. Nous même nous avons sans cesse à tourner notre regard vers le Christ pour discerner la manière dont nous devons exercer l’autorité que nous avons reçue. Cette autorité est d’abord un service. Elle doit permettre d’aider nos frères et sœurs en Christ de grandir en humanité et dans leur être de Fils et de Fille. Cette autorité est au service de l’œuvre de libération que le Christ à réalisée. Confiance, le Christ à tout pouvoir sur le mal. Inéluctablement celui-ci est voué un jour à disparaître alors choisissons la vie que Dieu veut nous donner !

Mère bien-aimée, l'image que j'ai voulu vous donner des ténèbres qui obscurcissent mon âme est aussi imparfaite qu'une ébauche comparée au modèle, cependant je ne veux pas en écrire plus long, je
craindrais de blasphémer... j'ai peur même d'en avoir trop dit...
Ah! que Jésus me pardonne si je Lui ai fait de la peine, mais Il sait bien que tout en n'ayant pas la jouissance de la Foi, je tâche au moins d'en faire les oeuvres. Je crois avoir fait plus d'actes de foi depuis un an que pendant toute ma vie 50 . A chaque nouvelle occasion de combat, lorsque mes ennemis viennent me provoquer, je me conduis en brave, sachant que c'est une lâcheté de se battre en duel, je tourne le dos à mes adversaires 51 sans daigner les regarder en face, mais je cours vers mon Jésus, je Lui dis être prête à verser jusqu'à la dernière goutte de mon sang 52 pour confesser qu'il y a un Ciel. Je Lui dis que je suis heureuse de ne pas jouir de ce beau Ciel sur la terre afin qu'Il l'ouvre pour l'éternité aux pauvres incrédules. Aussi malgré cette épreuve qui m'enlève toute jouissance je puis cependant m'écrier: - "Seigneur vous me comblez de joie 53 par tout ce que vous faites." (Ps. XCI). NHA 1024 Ps 92,5 Car est-il une joie plus grande que celle de souffrir pour votre amour?... Plus la souffrance est intime, moins elle paraît aux yeux des créatures, plus elle vous réjouit, ô mon Dieu, mais si par impossible vous-même deviez ignorer ma souffrance, je serais encore heureuse de la posséder si par elle je pouvais empêcher ou réparer une seule faute commise contre la Foi...
Ma Mère Bien-aimée, je vous parais peut-être exagérer mon épreuve, en effet si vous jugez d'après les sentiments que j'exprime dans les petites poésies que j'ai composées cette année, je dois vous sembler une âme remplie de consolations et pour laquelle le voile de la foi s'est presque déchiré, et cependant... ce n'est plus un voile pour moi, c'est un mur qui s'élève jusqu'aux cieux et couvre le firmament étoilé... Lorsque je chante le bonheur du Ciel, l'éternelle possession de Dieu, je n'en ressens aucune joie, car je chante simplement ce que je veux croire. Parfois il est vrai, un tout petit rayon de soleil vient illuminer mes ténèbres, alors l'épreuve cesse un instant, mais ensuite le souvenir de ce rayon au lieu de me causer de la joie rend mes ténèbres plus épaisses encore.
O ma Mère, jamais je n'ai si bien senti combien le Seigneur est doux et miséricordieux, Ps 103,8 il ne m'a envoyé cette épreuve qu'au moment où j'ai eu la force de la supporter, plus tôt je crois bien qu'elle m'aurait plongée dans le découragement... Maintenant elle enlève tout ce qui aurait pu se trouver de satisfaction naturelle dans le désir que j'avais du Ciel... Mère bien-aimée, il me semble maintenant que rien ne m'empêche de m'envoler, car je n'ai plus de grands désirs si ce n'est celui d'aimer jusqu'à mourir d'amour... (9 juin)

Cf 2007