Profil

  • : Christophe FEREY
  • christopheferey
  • : Homme
  • : 29/03/1975
  • : Manche Saint-Lô
  • : Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 32 ans et je suis prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE

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Dimanche 30 septembre 2007
L’évangile et la lettre de Saint-Paul de ce matin nous oriente vers notre destinée ultime : la vie éternelle. Paul propose à Timothée 4 piliers pour vivrent en homme juste et religieux. Nous qui sommes rassemblés ce matin, c’est sans doute ce que nous cherchons à vivre. Etre religieux, c’est être relier avec Dieu alors je vous propose de nous arrêter sur ces quatre piliers que propose Saint-Paul pour mettre concrètement en œuvre la Parole de Dieu que la liturgie nous offre ce matin.
La foi qui ouvre à la confiance de celui qui se sait aimer au-delà de tout ce qu’il peut imaginer. Quoiqu’il arrive notre Père est à nos côtés pour nous conduire vers cette vie qu’il nous promet. On ne peut grandir que dans la mesure où on nous fait confiance. Nous prenons ainsi conscience de notre valeur, qui est infinie aux yeux de Dieu. C’est ce qu’essaye de mettre en œuvre tout éducateur digne de ce nom. Combien de jeunes ont retrouvé leur dignité, le goût de vivre parce que quelqu’un leur a fait confiance et leur a dit : « je compte sur toi » ? C’est par la confiance et rien que par la confiance que nous pouvons avancer dans l’Amour.
L’Amour. C’est en aimant que nous exprimons ce que nous sommes pleinement : des êtres créés à l’image de Dieu. Or Dieu n’est qu’Amour. Cet amour ce donne sans cesse. Chaque personne dans la Trinité ne vit que pour l’autre. Le Père se donne totalement au Fils qui se reçoit de lui et se donne à son tour pour son Père. L’Esprit Saint est alors la communion qui uni le Père au Fils dans une communion d’Amour. Aimer comme Dieu c’est donner sa vie pour ses frères. L’amour ce n’est pas ce laisser aller à un vague sentiment, à une pulsion. L’amour c’est ce que nous accueillons chaque jour lorsque nous nous ouvrons à Dieu qui nous permet de nous ouvrir à nos frères. L’amour c’est ce qui nous créé chaque jour. La création ce n’est pas une action figée à un instant T, mais elle se réalise tous les jours. Quotidiennement nous sommes créés si nous laissons l’Esprit Saint entrer dans notre cœur pour le rendre capable d’aimer tel que nous sommes aimés par Dieu. Soyons attentifs dans nos vies à laisser Dieu nous aimer pour pouvoir à notre tour aimer nos frères. Les parents le savent bien. Ce qui aide à l’épanouissement de leurs enfants, ce n’est pas tant le confort qu’ils leur offre mais bien le regard qu’ils posent sur eux, leur attitude, leur présence qui redit souvent sans paroles « je t’aime tu as beaucoup de prix à mes yeux ».
La persévérance. C’est oser croire que l’on puisse aller jusqu’au bout de l’amour. Lorsque je pense à la persévérance, je pense à ces couples qui fêtent leurs 50 ans de mariage. Ils ont du passer sur beaucoup de blessures de l’être aimé et ont osé croire que leur amour était possible jusqu’au bout de la vie. Je pense aussi à tous les blessés de la vie qui osent croire que leur vie n’est pas vouée à être un échec, à être condamnée par la souffrance implacable qui vous clou au sol. Etre persévérant, c’est être un lutteur utilisant les seules armes de l’Amour de Dieu. Cette persévérance doit nous rendre toujours plus présent au Seigneur qui est le seul capable de nous permettre de demeurer dans cet Amour qui nous uni les uns aux autres.
La douceur. Notre monde à tant besoin de douceur. Etre doux, ce n’est pas devenir une personne faible qui ne s’assume pas. La douceur est plutôt une vertu au sens fort du terme : une disposition que Dieu nous donne pour vivre pleinement en enfant de Dieu. Etre doux, c’est cultiver la patience envers sois même et en vers les autres. Un arbre ne pousse pas en un jour. Pour porter du fruit il a besoin de temps. Aujourd’hui, la douceur ne semble pas être une valeur très recommandable. On parle plutôt de compétitivité, de rendements… Et pourtant le Christ nous dit « heureux les doux, ils posséderont la terre ». Cette terre c’est la Terre Promise : la Vie éternelle. La vie éternelle n’est pas promise à ceux qui vouent un culte à la performance qui exclut le faible mais aux doux qui essayent de rencontrer leurs frères sans les brusquer, sans les blesser avec toute la délicatesse d’un amour qui console, qui donne vie. Dans un monde économique qui ne connaît pas beaucoup la douceur, peut être que les chrétiens sont invités à redoubler d’attentions pour les personnes avec qui ils vivent. Etre doux c’est refuser toute violence qui bouscule et ravage tant de vie. La douceur peut parfois être la seule réponse face à une personne violente. A la violence de ses bourreaux, le Christ répondra par la douceur : « Père pardonne leur car il ne savent pas ce qu’ils font ».
 
Pourquoi attendre pour vivre de la vie éternelle ? La Parole de Dieu nous offre aujourd’hui quatre moyens pour en vivre : la Foi, l’Amour, la Persévérance et la Douceur. Le Riche de l’Evangile avait réussit dans la vie. Dieu nous pose une autre question : veux-tu réussir ta vie ? Quelle sera notre réponse ? Heureux serons-nous si nous appuyons sur le Seigneur pour lui répondre.
 
Christophe FEREY+,
26 septembre 2007

 

par Christophe FEREY publié dans : Homélies dominicales communauté : Communauté spirituelle
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Jeudi 27 septembre 2007

christ1a.jpg« Mais qui est cet homme dont j’entends tellement parler » (Lc 9, 9). Cette interrogation est formulée par un homme puissant qui voit des foules se masser autour d’un homme qui n’a pourtant pas l’apparence d’un homme important. Cet homme est fascinent de vérité et de liberté. Rien dans sa bouche ne ressemble à de la démagogie ou de la séduction. On pressent chez lui une Parole libre qui n’à d’autre but de Révéler Celui pour lequel il voue sa vie. Aussi va-t-il parfois au-delà de ce que veulent entendre les personnes qui l’approche. Sa parole n’est conditionnée que par sa mission qu’il reçoit du Père. Sa liberté s’enracine dans son être de Fils. Nous pouvons alors nous aussi nous poser la même question que Pilate se pose et que le christ posera lui-même à ses disciple. Quel est cet homme que nous rencontrons dans l’Evangile et les écrits du Nouveau-Testament et finalement dans toute la bible ? Demandons que l’Esprit-Saint puisse nous le révéler et nous offrir cette même liberté qui habite cet homme et que sa parole nous fasse rechercher sans cesse la vérité.

 

CF 2007

par Christophe FEREY publié dans : Méditation communauté : Communauté spirituelle
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Mercredi 26 septembre 2007

Le Christ donne pouvoir et autorité à ses disciples. Cette autorité est confiée. Elle a un but précis : dominer tous les esprits mauvais et guérir les maladies. Il ne la donne pas à n’importe qui mais au 12. Les 12 ne pourront pas l’exercé au grès de leur fantaisie ou de leur humeurs. Ils devront sans cesse se référer à Celui qui leur à confier. Lorsque Pierre guérit un infirme à la porte du Temple il invoque le Christ en disant « Au nom de Jésus-Christ, le Nazôréen, marche ! » (Ac 3, 6). Cette autorité que nous recevons de part notre mission, notre ordination, nous avons toujours à l’exercer au nom du Christ. Nous devons toujours nous rappeler que notre maître, le Christ, s’est fait le Serviteur de tous. Nous même nous avons sans cesse à tourner notre regard vers le Christ pour discerner la manière dont nous devons exercer l’autorité que nous avons reçue. Cette autorité est d’abord un service. Elle doit permettre d’aider nos frères et sœurs en Christ de grandir en humanité et dans leur être de Fils et de Fille. Cette autorité est au service de l’œuvre de libération que le Christ à réalisée. Confiance, le Christ à tout pouvoir sur le mal. Inéluctablement celui-ci est voué un jour à disparaître alors choisissons la vie que Dieu veut nous donner !

Cf 2007
par Christophe FEREY publié dans : Méditation communauté : Communauté spirituelle
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Mercredi 26 septembre 2007

therese17a01.jpg
Mère bien-aimée, l'image que j'ai voulu vous donner des ténèbres qui obscurcissent mon âme est aussi imparfaite qu'une ébauche comparée au modèle, cependant je ne veux pas en écrire plus long, je craindrais de blasphémer... j'ai peur même d'en avoir trop dit...

 

     Ah! que Jésus me pardonne si je Lui ai fait de la peine, mais Il sait bien que tout en n'ayant pas la jouissance de la Foi, je tâche au moins d'en faire les oeuvres. Je crois avoir fait plus d'actes de foi depuis un an que pendant toute ma vie 50 . A chaque nouvelle occasion de combat, lorsque mes ennemis viennent me provoquer, je me conduis en brave, sachant que c'est une lâcheté de se battre en duel, je tourne le dos à mes adversaires 51 sans daigner les regarder en face, mais je cours vers mon Jésus, je Lui dis être prête à verser jusqu'à la dernière goutte de mon sang 52 pour confesser qu'il y a un Ciel. Je Lui dis que je suis heureuse de ne pas jouir de ce beau Ciel sur la terre afin qu'Il l'ouvre pour l'éternité aux pauvres incrédules. Aussi malgré cette épreuve qui m'enlève toute jouissance je puis cependant m'écrier: - "Seigneur vous me comblez de joie 53 par tout ce que vous faites." (Ps. XCI). NHA 1024  Ps 92,5  Car est-il une joie plus grande que celle de souffrir pour votre amour?... Plus la souffrance est intime, moins elle paraît aux yeux des créatures, plus elle vous réjouit, ô mon Dieu, mais si par impossible vous-même deviez ignorer ma souffrance, je serais encore heureuse de la posséder si par elle je pouvais empêcher ou réparer une seule faute commise contre la Foi...

 
 
 

 Ma Mère Bien-aimée, je vous parais peut-être exagérer mon épreuve, en effet si vous jugez d'après les sentiments que j'exprime dans les petites poésies que j'ai composées cette année, je dois vous sembler une âme remplie de consolations et pour laquelle le voile de la foi s'est presque déchiré, et cependant... ce n'est plus un voile pour moi, c'est un mur qui s'élève jusqu'aux cieux et couvre le firmament étoilé... Lorsque je chante le bonheur du Ciel, l'éternelle possession de Dieu, je n'en ressens aucune joie, car je chante simplement ce que je veux croire. Parfois il est vrai, un tout petit rayon de soleil vient illuminer mes ténèbres, alors l'épreuve cesse un instant, mais ensuite le souvenir de ce rayon au lieu de me causer de la joie rend mes ténèbres plus épaisses encore.

 

     O ma Mère, jamais je n'ai si bien senti combien le Seigneur est doux et miséricordieux, Ps 103,8  il ne m'a envoyé cette épreuve qu'au moment où j'ai eu la force de la supporter, plus tôt je crois bien qu'elle m'aurait plongée dans le découragement... Maintenant elle enlève tout ce qui aurait pu se trouver de satisfaction naturelle dans le désir que j'avais du Ciel... Mère bien-aimée, il me semble maintenant que rien ne m'empêche de m'envoler, car je n'ai plus de grands désirs si ce n'est celui d'aimer jusqu'à mourir d'amour... (9 juin)

 
Ste Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face (Ms C 7r°)
par Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de la Sainte Face publié dans : Spiritualité communauté : Communauté spirituelle
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Lundi 24 septembre 2007
PoussinDestructionTemple.jpg
Destruction du Temple de Jérusalem par Nicolas POUSSIN

Quel réveil liturgique brutal ! Alors qu’elle nous offrait de réentendre les belles lettres pastorales de Paul, voici que
la liturgie nous plonge dans le livre d’Esdras. Rien de tel pour vous rendre de mauvaise humeur un lundi matin aux couleurs grisâtres. Et pourtant ce livre nous adresse un message. Même lorsque nous nous sentons déportés loin de Dieu, il est toujours présent à nos côtés. Même au fond d’un gouffre il peut nous relever et nous inviter à reconstruire le temple en ruine. Ce temple c’est notre demeure, c’est nous même. Que faisons nous de notre temple ? Est il un lieu où nous allons grandir en liberté et ou va-t-il devenir un lieu de servitude. N’ayons pas peur d’y accueillir le seul hôte digne de notre temple intérieur : Dieu lui-même. Il fera de notre demeure un temple de l’Esprit où toute notre vie sera vivifiée par un amour qui n’aura de cesse de nous faire grandir et de nous humaniser toujours d’avantage aimer. Nous serons alors porteur de cette lumière reçu au baptême et dont nous avons la charge d’entretenir pour qu’elle puisse brillé et éclairer nos frères en recherche de sens et de bonheur. Alors faisons attention à notre Temple, il est fragile. Ne laissons pas Dieu nous quitter. Dieu ne s’impose jamais, s’il ne trouve pas de place dans notre cœur comment pourra-t-il y demeurer ? Thérèse de Jésus (la Grande d’Avila) nous invite à passer le balai dans notre maison intérieur pour en faire un château pour le Roi. Laissons le Seigneur faire le ménage en nous pour l’accueillir tel un roi et le choisir comme notre maître qui nous rendra libre et heureux.


Cf 2007

par Christophe FEREY publié dans : Méditation communauté : Communauté spirituelle
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