
La question que pose Jésus est des questions les plus difficiles en théologie. « A quoi le règne de Dieu est il comparable ? ». Ce règne, Jésus le compare à une grène de moutarde
qui grandit pour devenir un arbre accueillant aux oiseaux du ciel. Le royaume de Dieu n’a rien de spectaculaire. Il se réalise dans la fragilité d’une grène. Il y a là un mystère. Une fois
enfouie dans la terre, la grène de moutarde va croître mystérieusement, sans bruit, sans agitation. Il en va de du Royaume de Dieu dans nos vies. Sans bruit, sans éclats la grène que nous avons
reçu au baptême et fortifiée par l’eucharistie et la confirmation grandit pour peut que nous laissions le jardinier en prendre soins. Notre vie est destinée à devenir un arbre solide avec de
grandes branches qui accueilleront tous ceux que le soleil de la vie accable, tous ceux qui recherchent le bonheur sans le trouver. Alors laissons pousser cette grène.
CF 2007
par Christophe FEREY
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Méditation
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Le lundi au soleil c’est une chance que l’on peut avoir. Perdre du temps. Un temps qui n’est plus pourchassé mais laissé libre pour la flânerie au couleurs
automnales. Me voici dans la rue où je respire un parfum de bonheur tout simple. Il se respire sur les visages souriants et sereins que je croise. Le pas est léger quand on croise des gens
heureux. Joies simples d’enfants, de parents vivants un moment gratuit en famille. Alors oui ce soir j’ai l’âme légère de ceux qui se laissent prendre par le bonheur des autres. Alors merci pour
le sourire de tous ceux que j’ai croisé. Ils ne soupçonnent sans doute pas le surcroît de vie qu’ils peuvent donner.
CF 2007
par Christophe FEREY
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Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison
Ah c'est toujours toi que l'on blesse
C'est toujours ton miroir brisé
Mon pauvre bonheur, ma faiblesse
Toi qu'on insulte et qu'on délaisse
Dans toute chair martyrisée
Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison
La faim, la fatigue et le froid
Toutes les misères du monde
C'est par mon amour que j'y crois
En elle je porte ma croix
Et de leurs nuits ma nuit se fonde
Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison
Chanson de Jean FERRAT, paroles de Louis Aragon