


Je rentre de Coutances où pendant deux jours nous nous sommes plongés avec délice dans les documents du Concile Vatican II. Ils n’ont pas pris une ride ! Je pense y trouver des texte qui
viendront vivifier mon apostolat et devenir ma boussole. Pour vous mettre en appétit, voici un extrait du Concile :
"Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n'est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur coeur. Leur communauté, en effet, s'édifie avec des hommes, rassemblés dans le Christ, conduits par l'Esprit Saint dans leur marche vers le royaume du Père, et porteurs d'un message de salut qu'il faut proposer à tous. La communauté des chrétiens se reconnaît donc réellement et intimement solidaire du genre humain et de son histoire".(N°1 de la constitution pastorale « Gaudium Spes », l’Eglise dans le monde de ce temps)
Cette semaine nous disons au revoir à l’année liturgique. C’est un peu comme un point d’orgue. Les textes de la Parole de Dieu nous orientent vers notre finalité. D’où un parfum de fin du monde. Loin de nous affoler, ces textes nous redonnent courage dans nos difficultés. Le livre de Daniel nous rappelle que Dieu est le maître de l’histoire, c'est-à-dire qu’il aura le dernier mot. Son dernier mot il l’exprime durant sa Passion : il pardonne et il sauve. Une telle nouvelle doit nous aider à avancer sur le chemin qu’il nous propose en étant sur « qu’aucun de nos cheveux ne sera perdu ». Alors n’ayons pas peur de persévérer dans son Amour, le Seigneur est présent chaque jours à nos côtés et il nous accompagne.
CF 2007

La liturgie de ce dimanche nous convie à un rendez-vous : celui de la Croix. C’est en effet sur cette croix que se manifeste pleinement la Royauté de Celui qui nous révèle le Père. Sur la
Croix, le Christ dira « tout est accompli ». C’est précisément sur le lieu de l’impuissance et du rejet que l’œuvre de Dieu s’accompli. Toute la prière que Jésus adresse à son père
avant de mourir s’accomplit sur l’arbre de la Croix. Aucun de ceux que le Père lui a confié n’est perdu. En Christ c’est toute l’humanité qui est élevée vers le Père. Le Fils de l’homme se
retrouve entouré par deux criminels. Nous pourrions nous reconnaître dans leur attitude : le rejet et l’accueil. Les bras du Christ sont grand ouverts. Désormais il n’y aura plus
d’obstacles. Tout homme quel qu’il soit peut venir vers ces bras grands ouverts.
Les deux larrons, deux hommes comme enfermés dans ce qu’ils croient être : des criminels. Le Christ redonne au larron forme humaine. Il lui redit qu’il est digne du Royaume de Dieu. Nul n’est trop loin pour Dieu. Même lorsque notre dignité semble nous quitter, Dieu veut nous revêtir de l’habit de Lumière. Alors que le l’homme se croyait perdu au fond du gouffre, Dieu vient le visiter et il peut enfin se laisser aimer tel qu’il est. Dans l’Evangile de Saint-Luc combien d’hommes sont relevés par le regard d’amour du Christ ? Saint Pierre lui-même en fera l’expérience douloureuse et lumineuse. Sans ce regard du Christ torturé, que serrait-il devenu ?.... Fort de ce regard d’Amour, il pourra continuer la mission. Il découvre que sa faiblesse n’est pas obstacle à la grâce de Dieu mais qu’elle est le lieu où Dieu peut nous visiter et nous relever pour marcher à sa suite. C’est dans cette même impuissance que le larron accueil le Salut. Il n’a plus la possibilité de compter sur sa force. Il ne peut que s’en remettre au Christ. Personne ne peut gagner le Royaume. Il est Don gratuit. Seul celui qui ose ouvrir les mains pour recevoir peut entrer dans le royaume. Lorsque nous nous présentons devant Dieu c’est toujours les mains vide. Lorsque nous venons communier nous n’avons rien à offrir sinon notre désir de recevoir le Christ dans notre vie. Pierre et le Larron n’avaient rien d’autre à proposer que leur péché : le reniement et le crime. Osons nous, nous présenter à Dieu avec nos fragilités à évangéliser ?
Sur la Croix « tout est accompli » car même l’homme qui n’a plus figure humaine est
sauvé. Maintenant la marche du Christ en notre humanité peut prendre fin.
CF 2007
Ce matin, la Parole de Dieu nous met en présence de choix radicaux. Un vieillard de 90 ans doit choisir entre la fidélité à son Dieu et sa vie. Il préfère mourir
plutôt que trahir son Dieu qu’il a aimer et servit toute sa vie. Autre choix radical : Celui de Zachée. Il accepte aujourd’hui d’accueillir chez lui le Christ pour changé de vie, se
convertir. Zachée est petit, il est empêché de voir le Christ. Il décide alors de prendre les grands moyens, il monte dans un arbre. Le Christ lui demande de descendre, de venir à lui tel qu’il
est. Bien souvent nous voulons nous présenter sous notre meilleur jour lorsque nous rencontrons Dieu dans la prière. Si nous ne présentons à Dieu que nos qualités, il ne peut agir en nous
puisqu’il n’y a aucun espace pour lui. Il agit dans notre faiblesse alors n’ayons pas peur de les lui présenter. Il les visitera et évangélisera nos zones d’ombres. C'est aujourd'hui que le
Christ nous visite. Oserons nous la rencontre ?
CF 2007