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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE

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16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 09:27
        A travers sa Parole, le Seigneur nous offre aujourd’hui de comprendre un peu plus ce qu’il est en vérité : amour et miséricorde. Sans cesse il accorde à l’homme son pardon. David ce grand roi, choisi par Dieu, va commettre l’irréparable : faire mourir un homme pour prendre sa femme. Son orgueil et sa puissance vont lui faire perdre raison. Il n’accueille plus humblement l’appel qu’il a reçu de Dieu pour conduire et veiller sur son Peuple. Nous-mêmes nous pouvons parfois être tentés d’user du pouvoir que nous accorde une fonction, un service ou une mission reçue. Nous-nous sentons fort de notre bon droit et nous mettons la mains sur ce qui ne nous appartient pas mais qui nous est confié. Comme David nous pouvons parfois être aveuglé. Il nous faut alors comme le roi David reconnaître humblement notre péché. Cet épisode de la vie du roi David est très éclairant sur la manière d’agir de Dieu. Dieu n’est pas un dieu guimauve qui bénit tout. Dieu n’est pas du coté du mal, il est du coté de l’homme. S’il condamne le péché, il ne condamne jamais l’homme qu’il aime par-dessus tout. A travers cette expérience du péché, David a sans doute grandi en son humanité, elle est devenue fissurée pour s’entrouvrir à l’Amour de Dieu. D’une existence sûr d’elle-même, David est passé à une existence filiale qui comme le petit enfant n’a pas peur de sa fragilité et met la main dans celle de son père pour marcher dans la vie.
 
Chaque fois que nous accueillons le pardon du Seigneur à travers le sacrement du pardon, nous devenons un peu plus Fils et Fille bien aimé du Père. C’est le Père à travers le Fils qui accueille la femme pécheresse. Cette femme c’est peut être chacun d’entre nous à chaque fois que nous sommes persuadés que l’Amour et le Pardon de Dieu sont plus fort que tout ce que nous pouvons faire de mal. Thérèse de Lisieux dit à un prêtre dans une de ses lettres (LT 247) «Comment lorsqu'on jette ses fautes avec une confiance toute filiale dans le brasier dévorant de l'Amour, comment ne seraient-elles pas consumées sans retour?  ». Cette femme découvre alors que le christ s’est fait quêteur de notre amour. Sur la Croix il dira « j’ai soif ». Cette soif, c’est la soif d’un assoiffé d’Amour. Saint François d’Assise dira « l’Amour n’est pas aimé ». Lui-même offrira un parfum précieux sur la croix : le sang et l’eau coulant de son cœur transpercé. Depuis nous regardons celui que nous avons transpercé et nous ne cessons de recueillir son Amour. C’est de ce cœur ouvert que sont nés les sacrements qui nous offrent la vie de Dieu. Nous laissons nous renouveler par eux ? Nous-nous réjouissons lorsque l’un d’entre nous est ordonné prêtre, mais avons-nous saisi en profondeur le sens d’un tel don ? Ce don est un homme qui au nom de Dieu transmet la vie du Seigneur. Chaque fois qu’un prêtre nous est donné, c’est l’Amour de Dieu qui se transmet. Par le prêtre, nous entendons Dieu, Père Fils et Saint Esprit, nous dire « Je te pardonne tous tes péchés ». Une telle rencontre bouleverse bien des vies. Le pardon relève et remet en route. C’est ce même pardon que Pierre a reçu du Christ lorsqu’il croise son regard d’amour après l’avoir renier trois fois. Peut on imaginer l’intensité d’un tel regard ? Chaque fois que nous demandons le pardon du Seigneur à un prêtre, nous recevons à nouveau notre habit de fête que nous avons revêtu au baptême. Dieu n’a qu’un but : aimer et sauver ses enfants qu’il a créé par amour. Venir demander pardon au Seigneur c’est finalement permettre à Dieu de nous dire « je t’aime tu es mon enfant bien aimé ». Le drame ce n’est pas de tomber, c’est de ne pas accepter la main tendue pour se relever. Combien de personne sont sorti du gouffre dans lequel elles étaient tombé grâce à l’amour d’un frère ou d’une sœur présents à leurs cotés ? Je repense à un homme d’une cinquantaine d’année ayant sombré dans l’alcoolisme qui a retrouvé l’envie de s’en sortir parce qu’une femme avait décidé de l’aimer. Ils se marièrent et il décida de se soigner. Depuis il n’a plus touché une goutte d’alcool. L’amour peut nous sauver si nous prenons la main de Celui qui nous aime à la folie jusqu'à se livrer pour nous sur la Croix. Oui comme la femme de l’Evangile n’ayons crainte de nous mettre aux pieds du Seigneur, c’est lui qui répandra sur nous son parfum de très grand prix et nous pourrons chanter avec le psalmiste « l’amour du Seigneur entourera ceux qui comptent sur lui. Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ! Hommes droits, chantez votre allégresse. »
CF 16/06/2007

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