Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Profil

  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE

Recherche

25 décembre 2007 2 25 /12 /décembre /2007 10:18

 undefined 

          Alors que la fête bas son plein, qu’une pluie de cadeaux et de victuailles se répand dans nos maisons ; il y a cet enfant posé dans une mangeoire, couché sur de la paille. Le Christ s’invite chez nous. Allons nous le reconnaître ? « Il était dans le monde, lui par qui le monde s’était fait, mais le monde ne l’a pas reconnu ». Comment le monde aurait-il pu le reconnaître ? Lui qui veut du clinquant, de la paillette. Il en est réduit à ne pas voir ce qui prend naissance. Dieu ne vient pas au monde dans l’éclat mais dans l’humble condition humaine. En devenant homme, Dieu sacralise l’être humain. Plus qu’une créature, l’homme est élevé au rang de Fils. Dès lors il n’y a plus qu’un absolus : l’homme lui-même. Cela doit nous faire réfléchir sur le sens même de la vie humaine. Dans mes choix personnels, qu’est ce que je met en premier ? Ma vie professionnelle ou ma vie de famille ? La rentabilité, l’enrichissement ou mon épanouissement et celui des personnes avec qui je vis ? Suis-je prêt à employer tous les moyens pour arriver à mes fins quitte à éliminer ceux qui se mettraient en travers de mon chemin ? Dans un monde de compétition, l’enfant de la crèche vient nous rappeler que le seul bien de l’homme est l’accueille de l’autre. Celui qui est touché par le mystère de Noël ne peut être qu’un homme ou une femme porteur de vie comme le fut l’enfant de Bethléem. Nous avons à devenir à la suite du Christ les heureux messagers d’une nouvelle de bonté radicale. Le Christ, le Verbe de Dieu nous as annoncer cette nouvelle de bonté radical : Dieu est un Père pour tout homme et veut le sauver. Nous avons à redécouvrir la joie d’annoncer aux hommes cette Bonne Nouvelle qui nous habite. La foi grandi dans la mesure où nous l’annonçons. Nous sommes parfois timides, nous n’osons pas dire cette nouvelle. Pourtant la première lecture nous montre le messager courir sur les montagnes. Il est habité par l’assurance que le Seigneur a préparé le chemin. Comme Marie nous sommes invité à faire confiance à l’Esprit Saint pour qu’il prépare les cœurs de ceux qui accueilleront cette bonne nouvelle. Cette Bonne Nouvelle transforme bien des vies. Les baptisés de notre paroisse de l’année dernière sont pour nous des signe que la lumière de Dieu brille dans ce monde même si peut de personne la voient. Cette lumière est maintenant dans leur cœur et ils continuent à se réunir pour la plus grande joie de ceux qui les ont accompagné. Nous ne pourrons être les heureux messager de cette Bonne Nouvelle si elle n’est pas pour nous même une bonne nouvelle. Il faut accepter soit même de se laisser évangéliser par cet enfant de la Crèche qui nous rappel que la faiblesse est le lieu où Dieu peut agir. Nous ne pouvons plus avoir peur de notre propre faiblesse, car à Noël, Dieu redonne toute sa dignité à ce qui est petit, à ce qui est sans défense. Ce laisser évangéliser par cet enfant, c’est finalement s’accueillir tel que nous sommes et non tel que nous voudrions être. Dieu n’a pas craint de prendre notre fragilité humaine alors pourquoi ne pas accueillir notre propre faiblesse ? Nous grandirons alors en humanité et nous pourrons poser un regard d’amour sur tout homme conscient de nos propres limites. 
 

            La fête de Noël vient restaurer en nous cet esprit d’enfance qui nous manque tant. Aujourd’hui prenons le temps de nous laisser émerveiller par cet enfant de la Crèche. Qu’il puisse nous redonner son regard d’innocence, pour que nous puissions redécouvrir en profondeur le bonheur d’être aimer tout simplement. A Noël, nous fêtons une naissance qui permet d’autres naissances en nous. Alors ce matin laissons Dieu prendre naissance en nous pour que sa vie surabonde en nos vies.

 
CF 2007

Partager cet article

Repost 0
Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
commenter cet article

commentaires