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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE

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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 11:33

La semaine dernière a été comme une « mise en bouche » pour entrer dans le Carême. Quelques lignes directrices nous ont été offertes : prendre sa croix, le temps du jeûne pour redécouvrir une présence, choisir la vie… Parfois on est sorti brutalement de sa somnolence alors que le ronronnement du lundi matin voudrai s’instaurer. On se prend de plein fouet des paroles immenses. « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint » (Lv 19, 2). Rien de moins ! Alors que le lundi j’aimerais plutôt me rapetisser, voilà que le Seigneur veut pour moi et tous les hommes la sainteté, rien de moins ! Invitation à devenir de plus en plus ressemblant à l’image de Celui qui nous a créé. Nous sommes appelés en quelque sorte à devenir un reflet de l’Amour de Dieu. On peut se demander comment y parvenir lorsque l’on considère nos limites et nos pauvretés. Il nous faut alors passer de la sainteté désirée à la pauvreté offerte. « Tous les saints ont connus, d’une certaines manière ou d’une autre, cette étape. Ils ne l’ont pas franchie dans une crispation volontariste sur l’idéal de sainteté qui les avait mis en marche. Ils ont accepté leur pauvreté et ils y ont découvert un nouveau visage de Dieu, en accueillant ce que le père Voillaume a nommé un second appel. Appel à découvrir la tendresse et la gratuité de l’amour de Dieu pour les pécheurs que nous sommes. Appel à accueillir la puissance de l’Esprit qui triomphe dans notre faiblesse. Pas seulement celle du croyant exilé dans un monde hostile, mais aussi celle du pécheur qui découvre en lui fragilité et complaisance face à la tentation. Au soir du Vendredi Saint, Pierre n’était pas seulement seul et désarmé pour défendre son maître, il était aussi divisé, miné par la peur et le doute, lui qui s’était dit prêt à mourir pour le Christ. C’est dans la découverte et l’humble acceptation de son être pécheur qu’il trouvera la force de devenir pour ses frères la « pierre » sur laquelle pourra s’appuyer leur foi. C’est au moment où il ne peut plus rein dire, plus rien promettre, que le Christ lui renouvelle sa mission et l’appelle de nouveau à le suivre. Face à ce « second » appel, Pierre découvre qu’il n’est plus tenu d’être le disciple qu’il avait rêvait d’être, qu’un autre désormais le mènera et que c’est bien ainsi. » (Michel RONDET, Ecouter les mots de Dieu, ed. Bayard, 2001, PP 194-195).

CF2008



René Voillaume, lettre aux fraternités, t.1, Paris, Ed. du Cerf, 1960, P 11-35

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