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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 10:07

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    Cela faisait plusieurs mois que Pierre, Jacques et Jean suivaient Jésus. Ils l’avaient vus accomplir quelques miracles et entendu des discours qui parfois devaient leur paraître interminable. Ils étaient sans doute habités par la conviction que Jésus est un être d’exception. Un homme d’une profonde humanité. Encore aujourd’hui, nombre de nos contemporains sont sensibles au message humaniste de Jésus. Ils sont même admiratifs de son comportement vis-à-vis des hommes qu’il a rencontré. Jésus, pour beaucoup, continue d’offrir une belle philosophie de vie. J’espère aussi que nous tous qui sommes ici réunis dans cette église nous sommes séduits par cette facette de la vie de Jésus. Car celui qui ne perçoit pas la pleine humanité de Jésus ne peut percevoir le profond mystère de sa divinité.

      Pierre, Jacques et Jean ont du passer par cet aspect de la vie de Jésus pour découvrir encore plus profondément l’identité complète du Christ. Voici que Jésus les invite à la rencontre que le Père lui réserve. Après avoir annoncé qu’il devra souffrir et mourir à Jérusalem, le Christ offre à son cercle restreint d’amis de découvrir son vrai visage. Alors que de sombres nuages s’amoncelle à l’horizon, le ciel devient bleu en présence du Père. Il offre à ces trois disciples la Rencontre avec ceux qui ont été les fidèles prophètes de son amour. Les voici plongé au cœur du projet du Père : que tous les hommes le connaissent et se sachent aimés et sauvés. Face à une telle Révélation les trois disciples se retrouvent bouleversés et ne peuvent que se prosterner devant Celui qui est à l’origine de toute choses. Ils sont bouleversés car ils découvrent Dieu tel qu’il est. Ce Dieu qu’ils pensaient tout puissant, inaccessible et parfois colérique, justicier, se présente comme un Père qui dit à son Fils « Celui-ci est mon Fils bien aimé, en qui j’ai mis tout mon amour ». Dieu n’est pas ce Dieu solitaire qui manipulerai les hommes selon son bon vouloir, mais bien ce père qui nous a donné ce qu’il a de plus cher : son Fils. En Jésus, il s’est fait le tout proche en demeurant le tout autre. Notre Père nous donne un commandement : écouter son Fils. Ecoutons-le donc ! « RELVEVEZ VOUS ET N’AYEZ PAS PEUR ». Comment craindre, en effet, ce Dieu qui va jusqu'à nous laver les pieds, prendre la place de l’esclave pour que nous devenions libre ? C’est ce qu’a découvert Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face lorsqu’elle écrit dans sa dernière lettre, adressée à un prêtre, un moi avant de mourir : « Je ne puis craindre un Dieu qui pour moi c’est fait si petit, je l’aime car il n’est qu’amour et miséricorde » (LT 266). Comment dès lors avoir peur ? Nous sommes invités a vivre vis-à-vis de Dieu une relation de confiance. Peu à peu nous sommes conviés a dire avec le psalmiste « mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère» (Ps 130, 2b). Cette relation doit transformer toute notre vie. Désormais nous savons que Dieu est à nos côtés et qu’il nous dit chaque jour « relève toi et n’aie pas peur ». En ce temps de carême nous avons a ré-accueillir au plus profond de notre cœur ces paroles du Christ. Ce que nous recevons de lui nous avons à le redonner à nos frères. Par notre regard, notre attention, nos gestes de partage nous avons a redire, de la part du Seigneur, à ceux que nous rencontrons « relève toi et n’aie pas peur ». C’est ce qu’a dit l’abbé Pierre à Georges Legay, premier compagnon d’Emmaüs. Alors qu’il voulait se suicider, l’abbé Pierre lui a dit qu’il avait besoin de lui et depuis il est resté à la communauté Emmaüs jusqu’à sa mort où il se sentait utile et reconnu.
 
     Dieu n’a pas voulu pour nous une vie de sédentaire mais une vie où nous marchons vers sa promesse de vie. Nous ne sommes pas les premiers à prendre ce chemin. Déjà Abraham l’a pris et a été comblé au-delà de ses espérances. Certes le chemin n’est pas toujours facile mais nous savons qu’au-delà des obstacles l’amour infini du Père nous attend. Alors n’ayons pas peur de prendre la route que nous propose le Seigneur. Elle conduit vers la vie.

CF2008

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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commentaires

Zabou_the_terrible 18/02/2008 22:21

Ah mais voilà un prêtre blogueur normand qui reste fidèle au poste malgré les défections de ses collègues ! Merci pour cette belle homélie et, si tes confrères te manquent, heureusement, il reste le Seigneur sur qui compter, ouf ! ;-)