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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 09:44

« Vous étiez errants comme des brebis ; mais à présents vous êtes revenus vers le berger qui veille sur vous » (1 P 2, 25). Ce berger connaît chacune de ses brebis par son prénom. Pour lui chacune est unique et irremplaçable. Elle est hors de prix et le berger est prêt à donner sa vie pour chacune d’elle. Le « troupeau » est bien diversifié : il y a la chétive, l’audacieuse, la timide, la gourmande bien en chair, la dominante, la farouche, la câline… Et pourtant toutes composent le même troupeau. Avec ce berger il n’y a pas de réforme du bétail ! Toutes ont le droit de vivre. Ainsi Dieu à voulu un peuple diverse et uni. Permettons nous cette diversité ? Est-ce que j’admets  que mon frère, serte différent, mais aimé de la même manière, face parti comme moi du même peuple ?

 Cette image du berger qu’emploi le Christ et l’apôtre saint Pierre, nous dépeint le vrai visage de Dieu. Notre Dieu est celui qui accompagne l’homme et qui le connaît par le cœur. Rien de son histoire ne lui est inconnu et il peut ainsi le guider par sa voix que son enfant reconnaît entre mille. Parfois l’homme peut s’éloigner, inlassablement le pasteur va à sa recherche. Ce berger à une affection pour chacun de ses enfants. Pour lui aucun ne ressemble à un autre. Comme dans le troupeau chacun à sa personnalité. Plutôt que d’en faire des rivalités, unissons nos différences pour en faire une richesse partagée. Chacun peut avoir sa place dans le corps du Christ. Nous avons même à grandir dans notre souci du frère. Nous réjouir de ce que l’un fait pour annoncer le Christ, nous soucié quand un frère ne va pas bien. Car chacune de nos vie à des répercutions sur le corps entier. C’est en grandissant en fraternité, en prenant le temps de s’accueillir les uns et les autres dans nos diversités que le désir de servir la communauté peut grandir. Cela ne sert à rien de prier pour les vocations si je n’est pas le désirs de grandir en fraternité et de répondre à ma propre vocation. Demander des prêtres ne doit pas être un désir de se décharger sur quelques uns pour la mission. Chacun est invité à y prendre sa part en fonction de sa propre vocation. La mission est l’affaire de tous. Les laïcs sont invités à porter l’Evangile sur leur milieu de vie. Avons-nous conscience que lorsque le prêtre ou le diacre nous envoie à la fin de la messe, nous sommes envoyé en mission pour annoncer le Christ et sa Bonne Nouvelle ?
 
L’Eglise n’a pas besoin de bonnes volontés, elle a besoin de saints qui seront répondre quotidiennement à l’appel du maître qui est doux et humble de cœur et qui lui ressembleront de plus en plus. Ce maître ne force jamais la porte. Il ne violente jamais notre liberté. Répondre à son appel est toujours une proposition qui rejoint une quête de bonheur. C’est pourquoi on pose toujours les deux questions suivantes avant d’appeler un jeune à devenir prêtre. « Pensez vous que cela soit bon pour lui qu’il devienne prêtre ? » « Pensez vous que cela soit bon pour l’Eglise qu’il devienne prêtre ?» Ces deux questions, pleines de bon sens, sont essentielles car elles disent bien la finalité de tout appel du Seigneur. Il n’a d’autre but que de nous rendre heureux ; de nous donner sa vie et que nous l’ayons en abondance. C’est ce que le prêtre à a signifier par toute sa vie : offrir à tout homme cette vie en abondance.  Quelque soit notre vocation, nous sommes invités à nous laisser guider par le pasteur qui veut nous mener vers la source où toute soif est étanchée. Chacune de nos vocations n’a de sens que si elle est au service des autres vocations. C’est en nous soutenant chacun et chacune dans nos vocations respective que nous pourrons vivre au mieux notre propre vocation. Nous avons à nous sentir coresponsables les uns des autres. Alors peut être que des jeunes auront envie de répondre à un appel à devenir prêtre, diacre, religieux, religieuse et découvriront ainsi la beauté et la joie de répondre à la voix du pasteur qui appelle chacun de nous par son prénom.

Le berger nous fait sortir hors de la bergerie et nous précède. Il est en tête il passe toujours le premier. Nous pouvons alors marcher en toute confiance. « Si je traverses les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, ton bâton me guide et me rassure » (Ps 22). Avec lui je peux tout traverser. Il est à nos cotés alors que peuvent les loup féroce ? Le Berger se tient à notre porte. Allons nous lui ouvrir ? Il nous appelle allons nous lui répondre ? La réponse nous appartient.

CF 2008

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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commentaires

La rebelle... 15/04/2008 21:25

Elle répond :1- qu'elle veut des homélies de cette envergure tous les dimanches...2- que les boucs, y zont qu'à bien se tenir...

FEREY Christophe 15/04/2008 21:12

Le Seigneur mêts à l'honneur les dames car se sont sans doute elle qui l'écoutent le mieux !Alors qu'est ce qu'on répond à Celà, la rebelle ?

Anne-Claire 15/04/2008 20:04

Et les boucs, ils sont où, les boucs...pourquoi on parle toujours des brebis et jamsis des boucs ? D'abord, hein, pourquoi ?

claire 15/04/2008 19:54

Vous avez à côté de chez vous une brebis qui sait lire et écrire.... Cela doit vous donner du travail, si les brebis ne se contentent plus d'écouter.... Une brebis des villes

David 15/04/2008 12:59

bêêêêêêêê