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  • : Christophe FEREY
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  • : 29/03/1975
  • : Normandie Manche Cherbourg
  • : Photographie Spiritualité quotidien Prêtre
  • : Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE

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Dimanche 3 août 2008

Dimanche dernier le Christ nous parlait du Royaume de Dieu en paraboles. Ce matin, il nous en parle en acte. Une foule est venue l’écouter. Saint-Mathieu ne nous rapporte aucune parole adressée par le Christ à cette foule. L’évangéliste nous fait entrer dans les sentiments profonds de Jésus. Il est prit de pitié pour cette foule qu’il voie et qui l’a suivie à pied parfois de loin. Elle est fatiguée et elle a faim. Le Christ ne va pas raisonner. Il va au devant de l’attente de ces personnes. Ils va d’abord vers ceux qui sont les plus éprouvés : les infirmes. Tout homme quel qu’il soit a droit à sa part et peu participer au festin. Le Christ ne veut pas qu’il y ait des exclus de la joie du Royaume. Cette joie doit être sans ombre. Nous-mêmes, nous faisons partie de cette foule qui a suivi le Christ et que nous retrouvons ce Dimanche. Parmi nous, il y a peut être des personnes qui viennent avec leurs souffrances, d’autres avec leur joie. Nous venons tous avec le poids de notre semaine. Chaque dimanche, nous venons à la rencontre de celui qui nous attend. Ais-je faim de cette rencontre ? Le Seigneur n’agit pas si nous n’en éprouvons pas le besoin. Chaque jour je suis invité à m’interroger si j’ai faim. Qu’elle est cette faim ? Suis-je prêt à me laisser asseoir dans l’herbe pour recevoir la nourriture qui calmera ma faim ? Cette herbe c’est cette terre où veut nous mener Jésus. C’est la terre où règne la paix du Christ que nous nous donnerons tout à l’heure. Cette paix on ne la fabrique pas. Elle nous est donnée si nous acceptons de l’accueillir. Mais on ne peut vivre en paix que si nous avons assez de nourriture et que la faim cesse de nous tenailler. Les ressentes émeutes de la faim nous le redisent avec force. Un homme dont la faim n’est pas rassasiée peut devenir capable du pire pour satisfaire ce besoin vital. Ce n’est pas étonnant alors qu’Isaïe et Mathieu reprennent à leur compte cette image de la faim. Cette faim qui a besoin d’être satisfaite si l’on veut se comporter comme un homme et une femme libre. Loin d’ignorer ce besoin vital, qu’est la nourriture et la boisson, la bible nous rappelle que tout homme à faim d’un aliment qui ne s’achète pas. Il s’agit de l’amour. Ce qu’a besoin d’un enfant ce n’est pas le compte en banque bien garni de ses parents mais de parents qui s’aiment et lui offre cet amour qui devient partagé et gratuit. Notre soif et notre faim d’amour sont tellement immenses que finalement elles ne trouvent leur rassasiement qu’en Dieu. En Dieu l’amour n’a pas de limites. Cet amour, si nous savons le reconnaître, nous n’avons plus à le chercher à d’autres sources. Cette source ne connaît aucune sécheresse. Si cette foule à suivie Jésus et à quitter sa vie ordinaire, c’est bien parce qu’elle est poussée par cette faim d’amour. Chacun attendait depuis si longtemps qu’on lui dise que Dieu est un Père et qu’il aime chacun sans limites. Depuis trop longtemps l’homme cherchait sa route et voici qu’il l’a trouve en cet homme qui offre Sa nourriture : ce qui le fait vivre. Alors n’ayons pas peur de prendre notre part de cette nourriture. Elle n’est sans doute pas la même que le voisin. L’important c’est de manger à sa faim. Dieu ne connaît pas la mal-bouffe mais la nourriture qui donne goût à la vie. Cette vie qui met au centre le partage et ne veut rien perdre de sa saveur. C’est cette nourriture qui nous fait repartir avec des forces neuves vers nos frères. Nous devenons nous même comme ces disciple qui entendent le Christ leur dire « Donnez leur vous-même à manger ». Nos moyens nous semblent dérisoires. Et pourtant, avec un peu d’amour on peu faire de grandes choses. C’est ce qu’ont expérimenté des personnes comme Tim GUENNARD qui avait sombrer dans la délinquance car battu et rejeter par sa famille. Il croisera la route d’une juge qui prendra le temps de l’accueillir, de l’écouter et de lui redonner confiance. Désormais sa vie est orientée vers le service des autres. Pourtant Tim GUENNARD n’avait pas d’argent pour payer cet amour qu’il a reçu. Saint Paul a du également passer par cet expérience que sans amour il ne pouvait rien. Cet amour, il avait à le recevoir de celui qui peut tout. Dans sa lettre aux Romains il nous redit le cœur de son espérance. « J’en ai la certitude : ni la mort, ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l’avenir, ni les astre, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus-Christ notre Seigneur ». Comme Paul, vivons de cette espérance et ne cherchons pas d’autres sources.

Par Christophe FEREY - Publié dans : Homélies dominicales - Communauté : Communauté spirituelle
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