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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 15:51

Dimanche dernier nous avions quitté Jésus confronté à un manque de foi de Pierre le premier de ses disciples. Nous l’avions quitté sur ces paroles : « homme de peu de foi pourquoi as-tu douté ? ». Ces paroles nous ont peut être habitées durant notre semaine. Elles nous ont peut être interpellées dans notre propre foi. Nous le sentons bien : notre foi est si souvent fragile. Aujourd’hui nous retrouvons Jésus face à un surcroît de foi. Une femme, une Cananéenne, une étrangère ose venir trouver Jésus. Entre elle et le Christ il y a, en apparence, un abîme. Un juif fervent ne peut pas s’approcher d’un étranger sans risquer l’impureté rituelle. Et finalement la foi de cette femme va déplacer des montagnes et combler cet abîme ! Elle va permettre au Christ d’ouvrir son salut à tous les peuples. Désormais plus personne ne sera exclu du Salut. Ce récit finalement est une préfiguration de ce que sera la Passion du Christ. Durant sa passion, le Christ va jusqu’à accueillir ce qui lui est totalement étranger, le péché, pour pouvoir le vaincre et permette à tout homme d’être sauvé. Ce salut ne dépend pas d’une observance de commandement mais bien de la seule miséricorde de Dieu. La miséricorde de Dieu, ce n’est pas autre chose pour Dieu  que de pouvoir accueillir notre misère et de la transformer par son amour. Alors n’ayons pas peur d’aller à la rencontre de notre Dieu pour qu’il transforme en nos vies, nos zones d’ombres. Laissons son amour visiter tout ce qui dans nos vies a besoin d’être revivifié. Alors si notre foi en la miséricorde infinie de Dieu grandi en nous, nous ne pourrons plus désespéré de nous même. Souvent en effet nous sommes des juges sévères vis à vie de nous même. Alors laissons Dieu nous juger. C’est sa miséricorde qui a le dernier mot. Nous pouvons alors nous accueillir tel que nous sommes et non comme on rêverai d’être. C’est ce que Saint Paul a compris au plus profond de lui-même, lui qui persécutait le Christ à cause de sa foi. C’est ainsi qu’il nous dit : « Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire miséricorde à tous les hommes ». Comme Dieu a fait miséricorde au Peuple d’Israël, il fera miséricorde à tout homme qui acceptera d’être sauvé. Par une telle promesse de vie, Dieu vient chasser la peur de nos vies. La peur est le pire ennemi de notre fois. La crainte vis-à-vis de Dieu doit être pour nous un signe que notre foi en l’amour infinie de Dieu doit grandir. Le signe de la présence de Dieu c’est toujours la paix et une paix durable. En cela la Cananéenne est pour nous un exemple. Elle a bien pressentie, avec sa foi balbutiante, que Dieu n’est pas du coté du rejet mais de l’accueil. Pour approcher Jésus, elle n’a pas peur d’affronter ceux qui entourent. Elle va aller jusqu’au dialogue sans concession avec le Christ. Avec lui, nous ne rendons jamais les armes. Inlassablement nous sommes invités à ne jamais nous décourager,  mais au contraire comme cette femme, comme saint Paul, comme Sainte Thérèse de l’enfant Jésus à croire en ver et contre tout, malgré les apparences, que Dieu « n’est qu’Amour et Miséricorde ». La Cananéenne l’a bien compris. Une seule miette de ce pain que veut nous donner Dieu pour notre faim pourra la rassasier. Alors qu’attendons nous pour venir à la table du Christ où nous attend un festin pour notre foi. Notre fois a besoin d’être nourrie. Quel sont nos lieu où nous prenons le temps de la pause pour refaire nos forces avec le Christ. Il y a bien sur l’eucharistie qui est le sommet et le centre de notre vie chrétienne. Mais notre foi grandi que lorsqu’elle est partagée avec d’autres. Une fois n’est effective que si elle peut se dire. C’est ce que le Christ veut à chaque rencontre. Que l’homme affirme sa foi et qu’elle transforme sa vie. Combien de fois entendons nous Christ dire dans l’évangile « va ta fois t’a sauvé ». Si nous sommes présent aujourd’hui devant cet autel où le Christ ne cesse de s’offrir pour chacun d’entre nous, c’est que nous sommes conduit par une foi reçue de quelqu’un d’autre. Cette foi à besoin d’être fortifiée surtout quand les épreuves de la vie viennent s’abattre sur nous. Alors n’attendons pas la tempête pour crier vers Dieu mais profitons du temps calme, quand il se présente, pour fortifier notre foi à travers les différentes proposition que l’Eglise nous adresse, la prière, les sacrements, l’accueille de la Parole de Dieu. Ce soir n’ayons pas peur de nous approcher de l’autel. Ce ne sont pas des miettes qui nous attendent mais un festin. Demandons la grâce que la peur quitte les rives de notre foi. Hier nous fêtions la Vierge Marie la femme de foi par exélence, qu’elle nous prenne la main pour grandir en cette foi et chasser toute peur. Heureux serons nous si nous entendons le Christ nous dire : « ta foi est grande, que tout ce fasse pour toi comme tu le veux ».

 

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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