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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 20:49


A l’orée du carême, voici que Saint Marc nous propose une rencontre entre Jésus et un homme paralysé. De cet homme, nous ne savons rien sinon qu’il est porté par 4 hommes. 4 hommes qui sont près à vivre l’impossible pour que la rencontre ai lieu. Qu’elle est donc cette foi qui pousse ces hommes à y croire à ce point ? Ils vont jusqu'à ouvrir le toit d’une maison pour passer. Leur foi va bousculer tous les obstacles sur le passage. Combien de temps ce malade est il cloué sur le brancard ? Personne ne le sait. Peut on imaginer ce qu’il endure ? Le regard des autres qui ne voient en lui qu’un pêcheur. « Il faut bien qu’il y ai une raison pour qu’il soit dans un tel état » se disent les croyants de l’époque. « Ce pécheur, car il ne peut qu’être pécheur, n’a que ce qu’il mérite ! ». Pourtant, 4 hommes décident de le porter et de braver la foule. Jésus dans la maison regarde ces quatre hommes qui unissent leurs efforts pour qu’enfin le paralysé revive. Leur force se met au service d’une vie nouvelle qui est en germe et qui veut s’offrir. Jésus regarde ce toit ouvert comme une fenêtre sur le ciel nouveau annoncé par le prophète Isaïe.  Un monde nouveau est en germe. Alors que chacun vit pour lui-même, il y a ces quatre hommes qui portent cet homme blessé par la vie. Le chacun pour soit devient fraternité. 4 hommes ont osé croire que cet homme puisse être digne de la rencontre avec Dieu. Nous-mêmes en sommes nous convaincu ? Tout homme quel qu’il soit est digne de la rencontre avec Dieu. Personne n’est tombé trop bas pour être exclu de Dieu. Nous ne savons rien de ces quatre hommes sinon qu’ils unissent leurs efforts pour ouvrir le ciel à cet homme qui n’attendais peut être plus rien de la vie. Nous même nous sommes invités à devenir ces hommes et ces femmes qui osent croire que la vie peut être plus forte que les forces de mort qui parfois envahissent l’homme. Sommes nous prêts à porter un regard de frère sur toute personne rencontrée ? Ce regard peut parfois ouvrir un chemin pour celui qui le reçoit. Au-delà de l’apparence, il y a cette réalité que le Christ nous rappelle ce matin : devant nous, il y a un fils bien aimé par un père qui n’a d’autre désir que de pouvoir enfin le serrer dans ses bras pour lui redire combien il l’aime. La première parole de Jésus envers cet homme sera « mon Fils ». Cette Parole vient restaurer en l’homme l’image abîmée par tant de luttes. Le paralysé n’est plus seulement ce malade clouer sur sa civière mais il est bien une personne digne de respect. Ce qui peut nous étonner ici c’est que Jésus ne commence pas par une guérison physique. Il commence peut être par ce qu’il y a de plus important : le pardon que Dieu veut offrir à tout homme qui vient vers lui. Ce pardon vient guérir et pacifié notre mémoire. Parfois notre passé nous hante, nous paralyse et nous empêche de regarder vers l’avenir et d’avancer dans la vie. En pardonnant, Dieu redonne un avenir à celui qui était emmuré dans le passé, dans la culpabilité ou la tristesse. Désormais, pour cet homme, le passé est pardonné et il peut désormais accueillir cette parole d’Isaïe « ne vous souvenez plus d’autrefois, ne songez plus au passé ». Nous avons parfois besoin de guérir nos blessures du passé pour que ce passé n’envahisse plus le présent. Et si le carême nous permettait d’entendre cette parole du Père relayée par le Christ ? « Mon fils, tes péchés sont pardonnés ». Par le sacrement du pardon nous sommes relevés et nous pouvons reprendre la route. Le pardon n’efface pas le passé, il le cicatrise. La cicatrice est alors une trace de la blessure mais aussi le signe de la guérison. Alors sommes nous prêts à demander à Dieu qu’il nous guérisse de tout ce qui nous rive sur notre passé ? Finalement, le Carême ce n’est rien d’autre que d’entendre Dieu nous dire « Lève toi, prend ton brancard et rentre chez toi ». Alors n’ayons pas peur de cette rencontre que nous propose le Christ, même si nous avons l’impression que nous ne pourrons pas quitter ce brancard qui nous empêche d’avancer depuis tant d’année. Nous pourrons alors sans crainte revenir chez nous c'est-à-dire oser nous habiter pleinement. Réconciliés avec nous-même, avec Dieu et les autres. Comme Saint Paul nous pourrons nous dire « Celui qui nous rend solides pour le Christ, dans nos relations avec vous, celui qui nous a consacrés, c’est Dieu ; il a mis sa marque sur nous, et il nous a fait une première avance sur ses dons : l’Esprit qui habite nos cœurs ». Que cet Esprit visite chacun de nos cœurs et nous aident à prendre le chemin du Carême. Que ce temps soit pour nous un temps de conversion où nous entendrons le Seigneur nous dire « Mon Fils, Ma Fille, que j’aime tant, enfin je peux te rencontrer ».  Alors peut être que nos déserts intérieurs pourront fleurir.

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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