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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 13:40


Ce que la Mère Denis n’a pas réussi à faire, Dieu l’a fait ! Nous retrouvons aujourd’hui Jésus sur la Montagne avec des vêtements « d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille », nous dit Saint Marc. Cette blancheur soudaine nous offre un peu de lumière dans l’évangile de Marc. Avant cet événement de la Transfiguration, Jésus annonce sa fin funeste et indique que le chemin pour ses disciples passera aussi par la passion. Le don de sa vie pour manifester l’amour. Ce chemin n’est possible que si nous entendons la voix du Père en pleine Clarté nous redire à chacun « Celui-ci est mon Fils bien aimé. Ecoutez-Le ». Ces mots ont sans doute résonné longtemps dans le cœur des disciples qui les ont entendus. Comment oublier de telles paroles ? Dieu n’a rien d’autre à nous offrir que ce Fils bien aimé. Alors écoutons le. Que nous dit il ? Il nous invite à redescendre de la Montagne pour aller dans la pleine, là ou habite les hommes. Paradoxalement, Jésus défend à Pierre, Jacques et Jean de raconter ce qu’ils ont vu et entendu. Serai-ce pour nous une invitation à nous taire ? Dans l’évangile de Marc, Jésus demande sans cesse à ses disciples de ne pas l’annoncer mis à part quand il les envoie en mission deux par deux. Rassurez vous je ne suis pas en trin de vous inciter à ne pas témoigner de votre foi. Au contraire, nous avons à répondre à l’appel du Christ « Allez par toute la terre et faite des disciples ». Mais Jésus nous met en garde. Avant de parler de lui il faut d’abord l’écouter, essayer de toujours mieux le connaître et nous laisser déranger par sa parole. Prenons garde à parler trop vite de Dieu si nous ne prenons pas le temps de la prière, de la lecture et des sacrements. Jésus ne se laisse découvrir que par l’Eglise. Dieu n’a pas voulu des croyants seuls et isolés mais rassemblés en communauté de croyants qui accueillent humblement ensemble une Bonne Nouvelle et peuvent ainsi l’annoncer à tout homme de bonne volonté.

 

Combien d’hommes et de femmes se sont mis en marche en ayant entendu une parole qui a percuter leur cœur ? Notre vie de croyant est à l’image d’Abraham. Il ne va cesser de marcher. D’avancer vers un inconnu avec le sentiment de prendre un chemin qui le conduira vers une terre de paix et de joie. Nous le rencontrons à nouveau ce soir. Par deux fois Abraham dira « me voici ». Combien d’hommes et de femmes depuis Abraham on répondu à Dieu « me voici » et se sont embarqués dans l’aventure de la foi ? A chaque foi que nous pouvons dire « me voici », nous faisons un pas de plus sur le chemin. Alors bien heureux celui qui à un cœur disponible pour entendre la Parole et les appels de Celui qui veut notre bonheur. Mais quel est donc ce pas de plus qu’Abraham est invité à faire. A vu humaine, il semble d’une horreur absolue. Comment Dieu peut il demander à un père de lui offrir son enfant ? Dieu dans cet épisode nous montre qu’il nous connaît mieux que nous même. Il ne s’adresse pas à Abraham comme à un inconnu. « Prends ton Fils, ton unique, celui que tu aimes ». Dieu sait quel prix Isaac représente aux yeux d’Abraham. Mais quel est donc ce pas que doit faire Abraham et qui semble si horrible ? Peut être celui le plus fondamental pour toute vie. Découvrir que nous ne sommes pas des possédants, même de ce qui nous paraît avoir le plus de prix à nos yeux. Ainsi Abraham est invité à redécouvrir que ce fils qu’il chéri ne lui appartient pas. Il est un don que la vie lui a fait et qu’il ne peut posséder.

 

Il en va de même dans nos relations. Les autres ne nous appartiennent pas et encore moins Dieu. Nous ne pouvons jamais mettre la main sur les autres ni même sur nos enfants, notre conjoint, nos amis. Ils sont des frères et sœurs créés comme moi pour être libres. J’ai ce même regard à porter sur tout ce qui fait ma vie. Tel bien, suis-je prêt à tout sacrifié pour lui ? Ma carrière professionnelle suis-je prêt à tout pour la conserver, au risque de mettre en péril ma famille, mes collègues ? Finalement, ce respect de la liberté est la chance de pouvoir chasser de nos vies la peur de perdre l’autre qui pourrai nous enfermer dans l’angoisse au lieu d’aimer sans freins. Ainsi les parents pourront pleinement exercer leur rôle d’éducateur car ils n’auront pas peur de dire non à cet enfant qui ne leur appartient pas mais dont ils ont la responsabilité d’aider à grandir. Ce ne sera plus la peur de perdre leurs enfants, s’ils leur déplaisent, qui les guideront mais l’amour qu’ils auront à leur donner y compris à travers les non qu’ils devront inévitablement poser. Il en est de même, aussi, dans nos relations amicales. Souvent nous agissons en craignant de perdre tel ou tel ami au lieu d’être en vérité avec lui. Alors sortons de cette peur de perdre. Puisse que Dieu nous as tout donné, osons nous aussi tout donner sans crainte car ce que nous offrons fleuri, et tous ce que nous voulons posséder pourri. Ayons confiance ! Nous suivons le Ressuscité et il intercède pour nous. Alors desserrons le frein et marchons vers la joie de Paque. Avec Dieu, il n’y a pas à craindre les excès de vitesse mais les excès d’amours qui nous sauvent.

 

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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