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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 21:23


D’une Montagne à une autre… La liturgie nous fait faire quelques déplacements géographiques et spirituels en ce temps de carême. Alors que nous étions sur le Mont Horeb dimanche dernier, nous voici aujourd’hui sur le Mont Sinaï. Quoi de commun entre ces deux montagnes ? Elles sont le lieu d’un Don réservé à ceux qui veulent bien s’ouvrir un peu et savent qu’on ne peut pas s’autosufire. Monter vers Dieu, aller à sa rencontre, c’est aller recevoir un don. Nous sommes toujours près à rendre service. A donner de nous même pour les autres. Mais acceptons nous de recevoir des autres ? Quand je rencontre quelqu’un, qu’est ce que je reçois de lui ? Qu’est ce qui m’enrichi chez l’autre ? Le Christ lui-même à du recevoir cette parole immense de son Père : « Tu es mon Fils bien aimé en qui j’ai mis tout mon amour ». C’est parce que le Père lui a donné cet amour que le Fils à pu à son tour redonner aux homme ce qu’il a reçu. Comment aimer si on a jamais été aimés ? Comment être libres si on ne nous a pas appris à l’être ?

 

Ce matin nous avons donc rendez au mont Sinaï. Que ce passe-t-il sur cette montagne ? Il y à la rencontre entre un Dieu libérateur et son Peuple choisi. On ne peut pas comprendre le don des commandements si on a pas en mémoire ce qui s’est passé avant. Souvenons nous. Le peuple était esclave et il se retrouve libre. Du jour au lendemain, les Fils d’Israël doivent vivrent sans le joug des Egyptiens et apprendre à devenir libres. Finalement, le décalogue, les 10 commandements, sont un hymne à la liberté enfin retrouvée. Ils sont encore d’actualité aujourd’hui. Nous pouvons nous demander ce matin, en toute lucidité, si nous sommes vraiment libres. Dieu nous demande de nous écarter de nos idoles. Une idole c’est ce qui veut nous posséder. Dans l’antiquité, certains cultes rendus à des idoles comprenaient le sacrifice d’enfants. A la différence de l’idole, Dieu veut nous libérer. Or depuis notre baptême nous vivons dans la liberté des enfant de Dieu. Alors est que je laisse Dieu me libérer ? Qu’est ce qui dans ma vie est source d’asservissement ?

 

Aujourd’hui les idoles sont nombreuses : mon corps, la télévision, Internet, l’argent, le pouvoir, la sexualité qui envahi l’esprit au lieu d’être un facteur d’épanouissement pour un couple… En soit ces éléments de notre vie ne sont pas mauvais. Il s’agit plutôt de les mettre à leur place pour que se ne soient pas eux qui mènent ma vie. Avec Dieu, je suis invité à la maîtrise de ma vie. L’un des meilleurs services que nous pouvons offrir aux jeunes c’est de les aider à poser des choix et à les tenir dans la duré. Il va de même pour ma propre vie. Quels sont les choix fondamentaux que j’ai posé et qui guident ma vie pour éviter qu’elle soit une girouette qui tourne à tous les vents ? Notre Dieu n’est pas un manipulateur comme on nous le présente souvent. Avec lui rien n’est écris d’avance. Nous aimerions parfois qu’un gendarme soit posté au carrefour pour nous imposer une direction. Or Dieu n’agi jamais de cette manière. Lorsque notre vie arrive à un carrefour, c’est à nous de choisir une direction. Alors il nous faut nous souvenir de ce que nous avons choisi pour notre vie. Quelque soit la direction prise il y aura toujours à nos cotés un Dieu qui ne désespère jamais de l’homme mais lui offre sa patience. Il suffit de relire toute l’histoire d’Israël. Malgré ses errements et ses ruptures d’Alliance, Dieu ne l’a jamais abandonné. Ce qui contrarie Dieu ce n’est pas nos refus ou nos révoltes mais notre perte de liberté. Par son consentement à vivre la volonté du Père jusqu’au bout, le Christ a restauré notre propre liberté. Quand je contemple la Croix, je suis invité à me souvenir que Dieu est allé jusque là pour que je sois libéré de tout ce qui peux entraver ma liberté d’aimer. Alors mettons nous à l’école de cet Amour. C’est là que réside notre vraie liberté. Comme saint Augustin nous pourrons nous dire à nous même « Aime et fait ce que tu veux ». Nous découvrirons alors que la vie chrétienne n’est pas un code à respecter comme un code de la route. Nous ne sommes jamais quitte avec Dieu car l’amour n’a pas de limites. Si vous êtes fous soyez les bienvenu ici. La folie de Dieu vous attend. Cette folie c’est de vouloir faire de chacun de nous un sanctuaire, un temple, c'est-à-dire un signe de la Présence Dieu en ce monde.

 

Allons nous laisser notre maison à l’abandon ou bien la laisser être habitée ? Mais attention si nous voulons être une maison habitée par le Seigneur, il nous faut oublier où est la clef de notre porte d’entrée car avec le Seigneur elle sera toujours ouverte sur les joies et les épreuves de nos frères. Alors soyons fiers d’accueillir le Seigneur chez nous car c’est là qu’est notre véritable liberté. N’ayons pas peur de lui dire oui. Un chemin parsemé de surprises et d’inattendus nous attend.

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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commentaires

Marc 16/03/2009 10:02

Oui, en effet Christophe, c'est quelque fois plus difficile de recevoir que de donner. L'orgueil ou tout simplement l'amour propre y est pour quelque chose. Amitiés - Marc

David 15/03/2009 21:44

chouette, pas mieux