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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 00:03

Après le rejet qu’il a subi, dimanche dernier, Jésus ne se décourage pas. Il continue à annoncer, envers et contre tout, l’heureuse nouvelle de son Père. Mais quel est donc ce « carburant » qui fait avancer Jésus malgré les vents contraires ? Nous-mêmes, parfois, nous serions tentés par le découragement. Tant d’efforts déployés pour un résultat qui nous semble parfois bien maigre ! C’est précisément dans ces moments que notre pire ennemi s’engouffre et nous susurre à l’oreille : « à quoi bon… ». Comment chasser cette tentation d’abandonner ? Il n’y a qu’une réponse qui vaille. Il s’agit de regarder le Christ dans l’Evangile. Or que fait-il ici ? Il s’entoure de disciples. Il renonce à vivre seul sa mission. Au pire moment de sa vie il quémandera un peu de chaleur humaine auprès de ses disciples. Il s’entoure de disciples parce qu’il ne veut pas s’approprier sa mission. Aujourd’hui, il les envoie annoncer, sans lui, la Bonne Nouvelle. Par cet acte de confiance inouïe (on est toujours mieux servi par soi-même), il affirme sa confiance en l’Esprit Saint que son Père offre à tout ceux qu’il appelle à l’annoncer. Jésus n’est pas propriétaire de sa mission. L’un de ses grands bonheurs c’est de permettre à des frères d’être envoyés et de vivre cette mission de l’annonce du règne de Dieu. Ne pas être propriétaires peut nous aider à ne pas nous décourager puisque ce n’est pas notre propre entreprise mais celle de l’Esprit. Nous ne pouvons jamais mesurer ce que produit notre témoignage. Il s’agit pour nous de donner ce que nous avons reçu. Nous ne sommes pas chargés de la réponse de ceux que nous rencontrons. Chaque soir nous devrions vivre un Gethsémani. Nous retrouver seuls avec le Père et lui redire avec Jésus cette prière indépassable « Père, non pas ma volonté mais la tienne ». Ainsi nous éviterons toute culpabilité face à l’échec. Nous ne sommes pas les initiateurs de la mission. Elle nous est donnée par le Père en nous offrant son Esprit que son Fils nous a livré sur la Croix. Peut-être entendrons nous cette même parole que les apôtres, « épuisés de tristesse » , entendirent « Levez-vous, allons-y !» . Se mettre en route ! Oui mais avec quels moyens ? Les disciples dans l’Evangile devaient bien se sentir démunis. Amos, un bouvier, est appelé alors qu’il est derrière son troupeau. Paul, ce persécuteur de chrétiens, qui devient le plus zélé des évangélisateurs… Nous ne sommes jamais humainement à la hauteur de la mission qui nous est confiée. Cela ne doit pas nous affoler. Dieu nous rend capable de lui répondre oui, si nous acceptons que ce soit l’Esprit Saint qui nous guide. Nous voyons au passage que la confirmation n’est pas une option pour la vie chrétienne. Dès lors, nous n’avons pas à nous enorgueillir ou à nous laisser aller aux « jérémiades » puisque ce n’est pas nous qui sommes les responsables de notre mission. Pour autant nous ne sommes pas déresponsabilisés. Nous avons de notre côté à offrir notre charisme, c'est-à-dire les dons que l’Esprit Saint a déposés en nous. Ce charisme fait grandir l’Eglise et celui qui le met en œuvre. Tout confirmé a un charisme à offrir à l’Eglise. Il ne s’agit pas de l’offrir seulement dans un engagement directement lié à un service d’Eglise mais bien dans cette mission quotidienne de porter le Christ là où nous vivons et travaillons. C’est à chacun, avec ce qu’il a reçu de l’Esprit Saint, de découvrir comment il peut offrir le Christ à ses frères. Comme Paul, nous découvrirons peut-être qu’«elle est inépuisable la grâce par laquelle Dieu nous a remplie de Sagesse et d’intelligence en dévoilant le mystère de sa volonté ». Cette volonté Jésus nous l’a révélée : « la volonté de mon Père, c'est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. ». Alors ne nous lassons pas de faire la volonté du Père qui est de reconnaître son Fils comme notre Sauveur. Il n’y a pas d’autres lieux que l’eucharistie pour le découvrir. A chaque messe Dieu nous dit : c’est pour toi que je suis allé jusqu’à la croix. Comme le psalmiste nous pouvons dire pour nous même ce verset : « Ecoute : que dira le Seigneur Dieu ? ». Et bien regardons le Christ en croix nous répondre : regarde : c’est pour toi que mon amour va jusque là.

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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