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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 20:16

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Jésus monte sur la montagne. Il prend de la hauteur pour contempler ces visages, ces personnes qui sont venu vers lui pour l’écouter. Jésus ne s’adresse pas à une masse informe mais bien à une foule de visages. Pour Jésus nous avons chacun un visage unique. Nous sommes une personne unique qui a du prix aux yeux de son Père. Un mot jailli de son cœur : heureux. Il le prononce en ayant au fond de lui cette vision que nous avons contemplé dans le du livre de l’Apocalypse. Pour Jésus le mot heureux n’est pas un concept mais une réalité concrète qu’il contemple d’auprès de son Père. C’est ce bonheur profond  d’être aimé, de contempler le Seigneur que Jésus veut offrir à toux ceux qui viennent à sa rencontre. Ce bonheur est un chemin. Celui que les saints ont emprunté en leur vie. Celui que Jésus propose à chacun d’entre nous ce matin. Sur la ligne de départ et d’arrivée il y a ce mot Heureux. On ne peut pas commencer le chemin, se mettre en route si nous n’accueillons pas ce mot prononcé 9 fois par Jésus. Pour lui le bonheur est l’exact contraire de l’égoïsme. On ne recherche pas d’abord le bonheur pour soi mais en vivant le chemin proposé nous devenons heureux, bienheureux ! Jésus propose dans cet Evangile différentes béatitudes car nous sommes tous différents, nous n’avons pas le même caractère, les mêmes faiblesses, les mêmes richesses. C’est pour cela que Jésus nous en propose huit. Chemins différents mais qui ont le même but : aimer Dieu et nos frères dans notre quotidien. Dieu a créé l’homme un peu à l’image d’un compositeur de symphonie où pour être belle il lui faut toutes les harmoniques. S’il en manque une elle est moins belle, dissonante. Ainsi chacun de nous est invité à apporter l’harmonique dont il est porteur à la symphonie de notre monde. La sainteté c’est la rencontre de deux libertés. Celle de Dieu et de son enfant qui est invité à offrir à ses frères toutes les harmoniques que Dieu a déposé dans son cœur. Finalement devenir Saint c’est répondre à la demande que Dieu adresse à chacun de nous ce matin : regarde, regarde l’être magnifique que tu es, que j’ai créé. Veux tu offrir ta beauté à ce monde et à tes frères ? La Sainteté ce n’est pas l’héroïsme mais bien une réponse humble de chaque jour. C’est un chemin fait de moments lumineux, de ténèbres, de tempêtes avec un danger qui nous guette : le découragement. Chaque soir je suis invité à redire à Dieu ces trois mots que nous apprenons avec les enfants du caté et qui ont raisonné il y a 3 semaines dans cette église. Merci, Pardon, s’il te plait. Au fond la sainteté c’est ouvrir les yeux et regarder à la lumière de notre foi en Jésus mort et ressuscité pour moi. C’est ce regard que cette foule reçoit dans le livre de l’Apocalypse. Debout ils peuvent enfin contempler celui qu’ils ont cherché, qu’ils ont écouté. Ne nous privons pas de leur compagnie. Ils ne sont pas simplement un model qu’il faudrait suivre pour espérer hypothétiquement d’atteindre pour entrer. Ce sont d’abord des frères et des sœurs, vivants, qui ont avant moi vécu l’amour de Dieu et de leurs frères. Dans ma vie ils sont quelques uns à faire parti de mon intimité comme de vrais amis. Ils sont des compagnons de route. Je sais que je peux compter sur leur prière mais aussi sur leur présence pour m’aider à grandir dans l’amour de Dieu et de mes frères. Curieusement souvent ce sont les saints qui nous choisissent. Ils sont un peu comme le grand frère, la grande sœur qui nous montre un chemin qui n’est pas à copier mais à créer dans le souffle de l’Esprit Saint. Que ce souffle, qui a porté tous les saints, nous entraîne dans l’aventure de la sainteté. Aujourd’hui c’est le départ de la route du rhum à Saint Malo. C’est une belle image de la sainteté. L’important c’est de partir, de quitter la terre ferme de nos égoïsmes, de nos certitudes pour voguer sur l’océan de la charité. Sur cet océan Seigneur je veux utiliser la voile que Sainte Thérèse à hisser sur la barque de sa vie : la confiance. Avec cette voile je peux tout traverser. Dans cette course au large Seigneur il n’y a que des vainqueurs. Alors heureux es tu toi qui ce matin entends la voix de Jésus qui t’invite à prendre le large et à oser la sainteté. La joie du Salut sera ta victoire que tu partageras avec tous tes frères les saints.

 

 

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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