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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 06:01


Si j’étais publicitaire, je crois que j’aurais utilisé ce slogan pour la Toussaint : « la sainteté vous va comme un gant ». Saint Jean ne dit pas autre chose en disant que : « Dieu a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu et nous le sommes ». L’enjeu est là. Accepter d’être des fils et des filles pour Dieu. Nous le savons bien la qualité de parents ne s’acquière pas. Elle se fonde sur une relation d’amour et de confiance. Il ne suffit pas d’être un géniteur pour être père. Il ne suffit pas d’être présent à la maison pour être reconnu comme un père ou une mère. Il faut que l’enfant vous reconnaisse comme ses parents. Il en va de même pour la Sainteté. Nous pouvons alors nous poser la question de notre relation à Dieu. Est il pour nous un père qui nous aime et nous fait confiance ? Avons-nous envie de l’aimer ou bien au contraire de nous éloigner de lui ? Rassurons nous ! Des parents dignes de ce nom ne rejetteront jamais leurs enfants même si ceux-ci semblent les avoir rayés de leur mémoire. Une des grande qualité de Dieu c’est la patience…. Alors même si nous nous sommes éloignés de lui, il sera toujours temps de revenir à la maison. Saint Jean a bien cerner la difficulté du chrétien lorsqu’il dit : « ce que nous serons ne parait pas encore clairement ». Nous sommes en devenir. Tout n’est pas écrit d’avance. Nous sommes tous appelés à la sainteté. Mais nous sommes en route vers elle. Nous résistons bien souvent à cet amour d’un père ou d’une mère qui nous aimes sans conditions. Nous-nous sentons souvent indigne de cet amour ou bien nous pensons que nous sommes assez riche pour nous passer de l’amour de Dieu. Le concile Vatican II nous rappelle que nous sommes en chemin vers cette sainteté offerte à tous. « Tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur condition et leur état de vie, sont appelés par dieu, chacun dans sa route, à une sainteté dont la perfection est celle même du Père » (LG 11).

Cette route dont parle le concile n’est pas une route où l’on recherche une perfection humaine. Si c’est cela le chemin de la sainteté, je préfère arrêter tout de suite ! Nous devons prendre cette route avec nos défauts et notre nature. Sainte Thérèse de Lisieux l’a bien compris lorsqu’elle dit dans sa lettre n° 243 (adressée à sa sœur Marie) : « ‘Mais dès que j’ai dit : Mon pied a chancelé, votre miséricorde, Seigneur, m’a affermi !... (Ps 93) » Oui il suffit de supporter avec douceur ses imperfections. Voilà la vraie sainteté ! » Dès lors la sainteté n’est pas un chemin où l’on s’efforce d’être parfaits. C’est un chemin sur lequel je laisse l’amour de Dieu me transformer. Il ne s’agit pas de se complaire dans ses défauts ou ses faiblesses mais de s’accepter tel que l’on est et d’arrêter de se rêver. C’est peut être aussi tout le travail des parents et éducateurs. Comment aider l’enfant à s’accepter tel qu’il est et les parents d’accepter leur enfant tel qu’il et non comme ils rêveraient qu’il soi ?... On peut alors accueillir l’Evangile des Béatitudes qui ne fait pas l’éloge d’une vie parfaite. Dans cet évangile il y a place pour la faiblesse. On peut pleurer en voyant l’autre malheureux. On peut oser la douceur qui est bien souvent perçue comme une faiblesse dans ce monde brutal qui ne laisse pas beaucoup de place au faible. Le Christ ne fait pas ici l’apologie de la faiblesse mais il redonne la première place à l’amour qui est de se laisser habiter par l’Esprit du Christ.

Seul le Christ a pu vivre totalement ces 9 béatitudes. Elles sont un chemin. Sur ce chemin nous pouvons rencontrer des obstacles, le découragement. Les grands saints l’ont bien compris et vécu. La sainteté ne se conquière pas, elle s’accueille jour après jour. Même lorsque je tombe je peux me relever. C’est peut être là, la véritable sainteté : découvrir que sans l’amour de Dieu, qui me relève, je ne peut pas marcher vers la sainteté. Il ne s’agit plus de faire des choses mais bien de laisser Dieu agir en moi y compris dans ma faiblesse.

Finalement la Sainteté est un chemin de confiance. La confiance en celui qui est à mes cotés chaque jour et qui ose lui-même me faire confiance pour être un reflet de son amour. Alors comme Thérèse de Lisieux nous pouvons redire « C’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous nous conduire à l’amour » (LT 197). Alors qu’attendons nous pour devenir des saints ?

 

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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commentaires

Marc (Picauville) 01/11/2009 20:03


Voila un beau programme de vie!... On en mangerait,
ou plutôt il suffit de se laisser "manger" par le Seigneur
pour y répondre. A bientôt Christophe et merci... Marc