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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 20:48

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Aujourd’hui, Dieu vient à la rencontre du pécheur. Il va à la recherche de celui qui est perdu, qui s’est éloigné de lui. Dieu aime tant l’homme qu’il ne peut se résoudre à le voir loin de lui. La rencontre impensable se produit. « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » L’amour de Dieu va jusqu’à rencontrer l’exact contraire de ce qu’il est. Pour Dieu le péché n’est pas un obstacle. Il en fait une occasion pour manifester sa miséricorde, son amour infini, qu’il veut offrir à tout homme. « Celui à qui ont pardonne peu, montre peu d’amour ». Et si c’était cela la clef de la vie chrétienne : être pardonné pour pouvoir aimer sans mesure. La vie de David peut nous éclairer par rapport au pardon de Dieu. Le grand roi David, choisi par Dieu alors qu’il gardait le troupeau, va commettre l’irréparable. Il va mener à la mort un homme pour prendre sa femme. La légende va en prendre un coup. David, celui qui a été choisi par Dieu est aussi un pécheur comme tout homme. Alors qu’il est au fait de sa puissance, il va tomber plus bas que terre. Et c’est dans ce trou profond que Dieu va le rejoindre. Avant de lui faire des reproches, Dieu va d’abord lui rappeler tout ce qu’il a fait pour lui. L’homme avec Dieu n’est pas d’abord invité à se morfondre mais à activer sa mémoire et à se souvenir de tout ce que Dieu fait pour lui, de son histoire d’amour avec lui. C’est parce que je reconnait que je suis aimé par-dessus tout que je peux accueillir le pardon. Dieu va ensuite aller plus loin. Il va mettre David face à la réalité de ce qu’il a commis. Il n’y a pas de pardon possible sans la vérité. C’est ce qu’essaye de vivre les habitants de l’Afrique du Sud. Le travail de réconciliation s’est fait par un lent et difficile processus qui a mis en lumière la vérité. Dieu invite David à reconnaitre son péché, à ne pas édulcoré sa responsabilité. La miséricorde de Dieu n’enlève pas la justice, elle la rend éclatante. Le but de la justice de Dieu n’est pas la vengeance mais la remise en ordre de ce qui a été déformé. La justice humaine devrait aussi suivre cette voie. Elle devrait permettre au coupable d’assumer sa faute, de faire la vérité et de vivre la sanction comme une étape sur un chemin de reconstruction et penser l’avenir au lieu d’enfermer sur le passé. Une justice qui permet également à la victime d’être reconnue et de pouvoir aussi se reconstruire. Dieu n’est pas injuste et ne peut pas cautionner le péché car le péché abime l’homme. Quel parents peut aimer des actes mauvais de leurs enfants. Et pourtant ils aiment leurs enfants malgré cela. Dieu aime le pécheur mais il haie le péché car le péché porte en lui un germe de destruction. David ne va pas mourir car il reconnait la vérité et il va pouvoir accéder au pardon de Dieu. Il n’y a pas de péché qui ne puisse être pardonné. Alors ayons confiance. Nous ne sommes jamais tombé assez bas pour que Dieu ne puisse nous rejoindre et nous offrir son pardon. N’ayons pas peur de demander pardon à Dieu, de reconnaitre lucidement notre péché. Plus nous sommes pardonné et plus nous sommes capable d’accueillir l’autre avec ses limites et ses fragilités. Rappelons nous les parole de Jésus « Celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour ». Le pardon loin d’être un dénie de justice est affaire d’amour. Alors faisons de nos familles, de nos relations amicales des lieux où nous apprenons à aimer à la manière de Dieu. Si nous doutons de l’amour infini de Dieu, regardons la crois et redisons avec Paul « Ma vie aujourd’hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré pour moi ». Comment ne pas être traversé comme par un glaive par une telle déclaration d’amour ? Alors laissons le Fils nous murmurer combien il nous aimes pour pouvoir à notre tour aimer comme il nous aime.

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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