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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 20:02

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Tout à l’heure Isaïe nous adressait des paroles de consolation de la part du Seigneur. Quelles nous font du bien en ce début de vacances, à la fin d’une année traversée par la joie de beaux évènements ou bien marquée par des épisodes douloureux. Qu’il nous est bon d’entendre de telles paroles ce matin. Elles nous invitent à la joie pour tant de grâces reçues ou bien à laisser retentir en nous ces paroles de consolation : « De même qu’une mère console son enfant, moi-même je vous consolerai, dans Jérusalem vous servez consolés ». C’est sur cet arrière fond de miséricorde et de joie qu’il nous faut accueillir l’Evangile d’aujourd’hui qui nous invite à trois attitudes que je vous propose de méditer quelques instants.

Porteurs de paix


Le cœur de l’Evangile se situe dans ce commandement que Jésus adresse aux 72 : « Dans toute maison où vous entrerez dites d’abord : « Paix à cette maison ». Nous n’avons rien à offrir d’autre sinon la paix que nous recevons de Dieu. Lorsque nous quittons l’Eglise après la messe nous n’avons rien d’autre que la paix du Christ à emporter avec nous. Les personnes qui ont connu la guerre le savent bien. Rien n’est plus fragile que la paix. Que de dégâts lorsqu’elle quitte un pays, un village,  une famille. Quelle souffrance pour des parents de voir leurs enfants s’entredéchirer. La paix est bien fragile alors entretenons la. D’abord avec les personnes les plus proche de nous : son conjoint, ses enfants, ses collègues de travail, ses amis. La paix que veut nous offrir Dieu, n’est pas une absence de conflit. La paix que veut nous offrir le Seigneur c’est notre capacité à mieux comprendre l’autre, à savoir lui parler. Souvent la violence vient du fait que l’on ne trouve plus d’autre moyen de communication. Lorsque quelqu’un frappe une autre personne, elle n’a plus que ce moyen de communication. La parole fait place à la violence. Or Dieu veut nous apprendre le langage de l’amour. Savoir reconnaitre en l’autre un frère à aimer, à connaitre, à comprendre. C’est un peu l’expérience que nous pouvons faire lorsque nous sommes en vacance. Profitons de ce temps pour faire de nouvelles rencontres qui nous enrichissent. Essayons aussi d’avoir moins d’aprioris pour ne pas nous priver de belles rencontres. Aidons les enfants et les jeunes à ne pas avoir peur de l’autre mais au contraire à avoir le goût de rencontrer l’autre. Car chacun recel en lui un trésor qu’il me faut découvrir. Demandons cette grâce à Dieu lorsque nous venons à l’eucharistie, de devenir apôtres de sa paix.

Demeurer

Deuxième attitude à laquelle nous sommes invités : demeurer. « S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire ». Nous vivons dans un monde pressé. Nous passons mais sans vraiment nous arrêtés. Lorsque je demande à celui que je rencontre « comment vas-tu ? » bien souvent je n’attend même pas la réponses. Tant de choses se bousculent en moi, tants de soucis me traversent. Et pourtant si je demandais cette paix à Dieu pour pouvoir être disponible à l’autre. Oser demeurer auprès de lui pour l’accueillir ou me laisser accueillir par lui, chez lui. Accepter d’aller sur son terrain, me rendre vulnérable pour que s’opère la rencontre. Combien de fois je sort transformer par une visite chez une personne. Je crois que nous avons à redécouvrir l’importance de s’assoir et de prendre du temps pour parler, écouter, se réjouir ou compatir avec ce frère que je visite ou qui me visite. La foi chrétienne à horreur des portes fermées. Elle veut pour nous une vie qui sente le frai et non le renfermé. Et si pendant les vacance j’acceptais de ne plus courir mais de m’arrêter lorsque je trouve l’hospitalité de la rencontre. La première porte que nous avons à ouvrir c’est celle de Dieu. Chez M. Dieu nous apprendrons l’accueil et la joie de la rencontre. Alors laissons nous rencontrer par Dieu lui qui veut demeurer en nous pour pouvoir demeurer chez toutes les personnes que nous rencontrerons.

La prière


Si nous voulons être semeur de la paix de Dieu autour de nous et rencontrer l’autre comme un frère, il n’y a pas d’autre chemin que celui de la prière. « Priez donc le maître de la moisson ». La prière est un combat pour le croyant. Elle ne va pas de sois. Et pourtant elle est vitale. Ne pensons pas être des témoins du Christ crédible si nous laissons de coté la prière. La prière est chemin fait de sommet lumineux où l’on découvre un magnifique paysage à perte de vue et aussi de pente bien rude. Chacun ici pourrai raconter sa prière. Chacun est différent et donc chacun à une manière de prier. Ce qui importe c’est de ne jamais juger sa prière. C’est de vouloir prendre un temps avec Dieu qui est toujours disponible pour nous rencontrer. Lorsque nous nous mettons en prière ayons conscience que quelqu’un nous attends. De cette rencontre découle notre rencontre avec les autres. Osons la simplicité et n’ayons pas peur de demander aux frères et sœurs de la communauté comment ils prient. Car nous sommes invités à nous soutenir les uns les autres. Je vous livre juste quelques piliers de la prière : la régularité, la volonté, ne jamais juger sa prière même si elle nous parait pauvre car seul Dieu peut juger, la prise de conscience que je suis aimer et que l’amour réclame du temps avec l’être aimé. Dieu à besoin d’ouvriers selon son cœur alors ne cessons jamais de demander à Dieu les ouvriers de son Evangile dont nous avons besoin. Soyons sur que notre prière sera écouter et que Dieu « fera connaître sa puissance à ses serviteurs ». Sa puissance n’est autre que sa paix qu’il veut enraciner en nous alors ouvrons notre porte et accueillons ce don précieux et fragile.

 Un chemin nous est ouvert ce matin : la paix à accueillir et à transmettre, ne pas passer mais demeurer, prier pour que s’enracine solidement la paix du Christ, soyons sur que le Seigneur est bien présent sur ce chemin et redisons ensemble « Béini soit Dieu, qui n’a pas écarté ma prière, ni détourné de moi son amour »

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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