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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 10:25

ciel-nuit

 

Saint Mathieu nous offre dans ce récit un beau condensé de la pédagogie de Jésus vis-à-vis de ses disciples. Souvenons-nous de dimanche dernier. Jésus a nourri une foule de 5000 hommes sans compter les femmes et les enfants. Les apôtres avaient du vivre un véritable acte de foi vis-à-vis de Jésus en obéissant à son ordre « donnez leur vous-même à manger ! » Les apôtres étaient sans doute grisés par ce miracle. Ils devaient se sentir invulnérable en présence de Jésus. Qu’ils doivent être extraordinaires pour avoir été choisis par cet homme extraordinaire !  Jésus va alors les faire monter dans une barque. Quitter ce lieu où la grâce à opéré. Jésus ne veut pas établir une quelconque nostalgie du passé en ses disciples. Il veut les mener plus loin vers une autre rive. Avec Jésus on ne fait pas de surplace on avance au large. Il faut quitter quand on pense être arrivé, quand on pense avoir enfin trouvé Dieu. Il faut partir… C’est l’expérience fondamentale du croyant. D’Abraham au peuple tout entier libéré de l’esclavage. Avec Dieu on ne s’installe pas ! Partir mais pour aller où ? Jésus se contente de dire « allez sur l’autre rive ». Une fois de plus les apôtres vont obéir et partir. Ils vont se retrouver dans une barque. En s’éloignant de Jésus ils vont entrer dans la nuit. Un autre quittera Jésus pour une nuit sans fin, il s’appel Judas… Jésus sé déjà par où ils vont passer. Par la tempête avec du vent et des vagues furieuses. Pourtant il va se retirer et prier. « Mais pourquoi Jésus nous a-t-il fait embarquer pour affronter cette tempête ? » Peut être nous sommes nous déjà posés cette question lancinante lorsque nous affrontons des vents contraires dans notre vie ? Et bien souvent nous n’avons pas de réponse. Ou peut être ne savons nous pas reconnaitre Jésus lorsqu’il vient à notre rencontre. L’expérience de Dieu est toujours déroutante. Il se révèle toujours de manière inattendue. Héli qui pensait servir Dieu dans la violence découvre que Dieu n’est pas dans le tremblement de terre mais dans le murmure d’une brise légère. Extraordinaire conversion qui va s’opéré dans ce cœur endurci comme il s’opère en celui de Saint Paul qui nous adresse ce cris de souffrance de voir ses frères de race ne pas reconnaitre en Jésus leur sauveur. Il est là l’enjeu de l’Evangile d’aujourd’hui. Il ne s’agit pas seulement d’un récit de miracle, la marche sur les eaux. Il s’agit fondamentalement d’un récit où Pierre va découvrir que Jésus n’est pas seulement un homme extraordinaire mais qu’il est son Sauveur en qui il peut donner sa confiance.

Revenons au récit. Jésus ne choisi pas n’importe quel moment pour rejoindre ses apôtres qui sont dans une barque qui tangue. Il choisi la fin de la nuit. Le jour va bientôt revenir sur ces apôtres inquiets et se sentant seuls pour affronter le vent et les vagues. Jésus arrive à un moment charnière. Tant que Jésus ne parle pas, les apôtres ne le reconnaissent pas. « Confiance, c’est moi, n’ayez pas peur » et Jésus fait taire la crainte qui saisi les apôtres. C’est le préalable pour sortir de la nuit. Il faut entendre cette voix qui dit à celui qui souffre : « je suis là à tes cotés dans ton combat » Ta nuit va finir si tu me laisse t’accompagner ». Comme d’habitude Pierre va en rajouter ! Jésus va saisir l’occasion pour permettre un début de conversion dans le cœur de Pierre pour que celui-ci devienne un cœur de chaire. Pierre va devoir sauter à l’eau pour rejoindre Jésus. Et voici qu’il coule. Il coule car il n’est pas encore assez fils pour vivre une totale confiance, un total abandon à son Seigneur. Et pourtant il n’y a pas d’autre chemin pour rejoindre Jésus que la confiance et l’abandon. « Si vous ne devenez pas comme ces enfants vous n’entrerez pas dans le royaume de Dieu ». Pierre pensait encore pouvoir suivre Jésus par ses propres forces. Il va devoir reconnaitre que seul il ne peut rien, que sans la main de Jésus il ne pourra pas s’en sortir. Se sera le combat de toute la vie de Pierre et aussi sa chance. Pierre est pour nous un encouragement. Sa vie d’apôtre est faite de chute et de relèvement. Ce qui est dramatique ce n’est pas de tomber mais de ne pas vouloir se relever pour aller plus loin. Jésus à rejoint la barque. Maintenant le vent et les vague se son tu. Pierre peut alors exprimer sa confession de fois qui jailli de ses tripes « Vraiment tu es le Fils de Dieu ». Et le jour se mit à éclairer ces visages fatigués par une nuit de lutte. L’autre rive est en vue.

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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