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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 10:34

Jésus est en marche vers Jérusalem. Il prend le chemin qui le mène vers son ultime combat ; vers le point culminant de la Révélation. Sa marche se fait pèlerinage, rencontre avec ses frères juifs. Jésus n’est pas un doux rêveur. Il n’est pas un populiste qui caresse ses interlocuteurs dans le sens du poil. Jésus enseigne. Et aujourd’hui il répond à une question qui a valeur de cas d’école. « Seigneur, n'y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? » Cette question n’intéresse pas Jésus car c’est une question vague. Ce qui intéresse Jésus, c’est l’individu en particulier. Au lieu de répondre vaguement, Jésus s’adresse directement aux personnes en face de lui. « Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. ». Ce qui ici intéresse Jésus c’est la conversion des croyants. Leur changement de comportement. Le changement de leur cœur. Le Salut n’est pas automatique. Ce n’est pas parce que j’aurai obéi à toutes les lois que je serais sauvé. Je serais sauvé parce que j’aurai cru en une personne. Je serais sauvé car j’aurais laissé cette personne me transformer. Nous comprenons alors mieux la phrase terrible que Jésus prononce dans ce passage d’Evangile : « Je ne sais pas d'où vous êtes. » Dieu n’est pas un code mais une personne avec qui nous sommes invités à avoir une relation d’amitié. Dieu désir nous connaitre. Lorsque j’organise un dîner, généralement je connais chacun des convives, ce qui me donne envie de dresser la plus belle des tables. Dans ce banquet, chaque convive aura une place particulière avec un menu adapté à ses goûts. Dieu veut nous connaitre par le menu ! Il déteste les faste Food où la nourriture est identique pour chacun. Avec Dieu le menu est personnalisé en fonction de l’appétit et du goût du convive. Ce festin n’est pas réservé à une élite. « Alors on viendra de l'orient et de l'occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. » Dieu ne s’est jamais résolu à ne sauver qu’un petit nombre. Il ne sera en paix que lorsque le plus éloigné de ses enfants rentrera enfin à la maison qui lui a préparé. Mais comment connaitre le chemin lorsque nous somme perdu ? Dans la première lecture, Dieu nous fait une promesse : « je mettrai un signe au milieu d'eux ! » Ce signe est venu parsemer nos routes de campagne. Le Cotentin rivalise bien avec le Finistère ! Ce signe c’est la Croix. Ce signe est une parole en lui-même. Il cri que Dieu aime chaque homme. Pas un homme n’a été oublié dans le sacrifice de la croix. Aucun homme n’est indigne de don de Dieu. Dieu s’est livré entre deux malfaiteurs. Ce sont des criminels qui ont eu le privilège d’entendre les ultimes paroles du Christ qui nous aima jusqu’au bout et sans réserve. Ces deux hommes, rebus de l’humanité pour leurs juges, furent les premiers témoins de l’amour à l’état brut de Dieu. Sur la croix l’amour ne triche pas, il est étincelant comme le diamant pur. Dans son Encyclique « Dieu est amour », Benoît XVI nous dit : « Dans sa mort sur la croix s’accomplit le retournement de Dieu contre lui-même, dans lequel il se donne pour relever l’homme et le sauver ­­– tel est l’amour dans sa forme la plus radicale. Le regard tourné vers le côté ouvert du Christ, dont parle Jean, comprend ce qui a été le point de départ de cette encyclique : « Dieu est amour ». C’est là que cette vérité peut être contemplée. Et, partant de là, on doit maintenant définir ce qu’est l’Amour. A partir de ce regard, le chrétien trouve la route pour vivre et pour aimer »[1]. La porte est étroite car elle a la largeur d’un homme qui se nomme Jésus-Christ. Ne cherchons pas d’autres portes, il n’y en a pas d’autres. Ne cessons pas de contempler, comme Saint Jean, le coté ouvert du Christ, c’est là qu’est la source pour vivre et aimer. Soyons de fidèles témoins de ce Dieu fait homme qui nous a aimé et s’est livré pour nous. Soyons fidèles au rendez vous du corps livré et du sang versé, c’est là qu’est la porte. Nous pourrons alors permettre à nos frères de découvrir la porte du banquet. Inscrivons dans notre cœurs ces paroles du psalmiste : « Son amour envers nous s'est montré le plus fort ; éternelle est la fidélité du Seigneur ! ».

 

AMEN



[1] SS Benoît XVI, Lettre Encyclique « Dieu est Amour », 2006, LE VATICAN, ed. BAYARD CERF FLEURUS-MANE, 77 pages, n°12

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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