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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 20:36

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« Si nous sommes infidèles, lui, il restera fidèle, car il ne peut se renier lui-même ». Cette phrase pourrait être la formule publicitaire que Dieu aurait choisie pour le baptême. La fidélité est un savoir faire que Dieu prodigue généreusement. C’est sa marque de fabrique. Depuis que nous sommes baptisés, Dieu est à nos cotés. La lumière sur l’autel qui nous accueille nous le rappelle chaque dimanche. Dieu est bien présent dans nos vies. Une présence bien discrète pour que la foi prenne le pas sur les certitudes. Etre croyant c’est espérer ce que l’on ne voie pas, c’est accueillir une promesse. Dieu est trop éprit de notre liberté pour s’imposer à nous. Dieu n’est pas une évidence scientifique que nous sommes obligés d’admettre. Nous ne sommes pas libres face à une évidence. La terre tourne autour du soleil. Je ne suis plus raisonnable si je nie ce fait scientifiquement prouvé. Or Dieu veut que nous soyons libres de croire en lui. Il a semé des traces de sa présence. A nous de les reconnaitre. Saint Paul nous invite à faire mémoire. « Souviens toi de Jésus-Christ, il est Ressuscité d’entre les morts, voilà mon évangile ». Voilà le centre vital de notre foi. Elle repose sur une personne : Jésus-Christ. Notre foi ne se nourrie pas d’idées ou de valeurs mais d’une relation de confiance. Cette relation ne se construit pas sur le passé. Faire mémoire, c’est rendre actuel, ici et maintenant la résurrection du Christ. C’est aujourd’hui que Jésus me sauve par sa Résurrection. C’est aujourd’hui que Jésus va me dire au creux de l’oreille « Ceci est mon corps livré pour toi. Mon amour va jusque là : je t’offre mon corps pour que tu y habite ». La messe dominicale est le rendez vous où l’amour de Dieu se donne à voir et à recevoir sans réserve. Et pourtant comment reconnaitre dans ce malheureux morceau de pain la toute puissance de Dieu à l’œuvre pour nous ? Que Dieu est déroutant ! Il n’y a que lui pour s’anéantir à ce point. Et nous, comment venons nous à l’eucharistie ? Venons-nous comme des riches qui n’avons rien à recevoir ou bien comme des pauvres qui attendons tout du Seigneur ? Naaman, le général Syrien, est une belle figure pour nous. Il a du se dépouiller de ses attributs de général, d’homme puissant. Il a du accepter de descendre de son piédestal pour se retrouver à hauteur d’homme, pour se laisser guérir par le Seigneur. Dieu veut nous retrouver au-delà des masques et des apparences. Il veut nous démaquiller pour que nous-nous acceptions tels que nous sommes et non comme nous nous rêvons. Dieu nous veut en vérité avec nous même. Cette vérité n’est possible à accepter que parce qu’elle nous est révélée par un Père qui nous aimes et qui à créé chacun avec amour. C’est ce que va redécouvrir en profondeur ce lépreux guéri qui revient vers Jésus. Depuis combien d’années était-il défigurer ? Depuis combien de temps n’avait il pas croiser un regard d’amour qui lui à redit « tu es mon fils bien aimé en qui j’ai mi tout mon amour » ? Ce qui a sauvé ces hommes c’est le regard de Jésus qui voit en eux des frères. Nous-mêmes nous sommes invités à nous laisser regarder par le Christ et à laisser son regard nous restaurer et nous transformer. C’est ce que nous vivons lorsque nous recevons le sacrement du pardon. Nous entrons en lépreux et nous en ressortons guéris et raffermis. Nous pouvons nous présentés tels que nous sommes car nous savons que nous serons accueillis par quelqu’un qui nous aimes et qui veut nous relever. La foi est là ! Elle est une succession de marches et de chutes. Tantôt c’est une marche légère, tantôt c’est la nuit, tantôt c’est la chute. Quand ta marche est légère, marche pour celui qui est dans la nuit ou qui est tombé. Quand tu es dans la nuit, regarde autour de toi ! Jésus vient à ta rencontre. Il est celui qui t’offre telle parole, tel geste. Quand tu tombe, n’oubli pas ! Quelqu’un te tends la main pour te relever. Alors prends sa main, relèves toi et marche ! Dieu ne nous veut pas solitaire mais solidaire les uns des autres. Quand je vais bien je suis inviter à porter ceux qui peinent et quand je ne vais pas bien je me laisse porter par les autres. Ainsi va notre foi, petit pas après petits pas. Ayons confiance, le Seigneur restera éternellement fidèle à chacun de ses enfants qu’il aime avec passion. Laissons le redire au creux de l’oreille de chacun d’entre nous : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé ».

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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