Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Profil

  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE

Recherche

26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 20:41

a-0641.JPG

 

Que sa prière commençait bien ! « Mon Dieu, je te rends grâce … ». C’est la même prière que nous vivons chaque dimanche. Entrer dans l’Action de grâce de Jésus. Non parce que nous serions meilleurs que les autres mais parce que le Père pose un même regard d’amour sur chacun. Avec Jésus, il nous invite à porter ce regard sur tous ceux que nous rencontrons. Et si la prière commençait par un regard ? Et si nous commencions par nous laisser regarder avant même de parler ? Le pharisien de l’Evangile, c’est chacun d’entre nous lorsque nous prions devant un miroir qui nous offre l’image que nous souhaitons renvoyer aux autres et à nous même. Ne le blâmons pas trop vite, ce Pharisien ! Je ne connais ici aucun champion olympique de la prière ou du moins s’il y en a un, il se trouve dans le tabernacle : c’est Jésus. L’eucharistie, les sacrements, viennent briser ce miroir qui nous rend aveugle. A la messe nous sommes d’abord obligés de regarder et d’entendre celui avec qui nous voulons vivre une relation d’amour et de confiance. Est-ce bien ma démarche lorsque je rejoins l’Eglise ? Est-ce vraiment pour contempler celui qui m’aime et qui donne sa vie pour moi ? Alors je peux entrer en action de grâce et me laisser démasquer. Me présenter tel que je suis sans avoir peur du quand dira-ton, du jugement. La prière peut être redoutable lorsque l’on se part de toutes les qualités. La prière nous dépouille de notre désir de paraître, de puissance. La prière nous ouvre ce chemin de vérité et de miséricorde. C’est un chemin qui apaise car je découvre que le Seigneur ne me juge pas sur mon extérieur mais bien sur le fond de mon cœur. Ce cœur qui ne demande qu’à se remplir d’une présence. « Mon Dieu prends pitié du pécheur que je suis ». Devant toi Seigneur et toi seul je peux enfin être vrai et me montrer tel que je suis. Avec toi Seigneur je grandi car tu me relève au lieu de m’abaisser. La prière est un combat mais ce combat nous le vivons avec le Christ. Lui-même fut tenté d’abandonner. Pourtant il n’a pas eu peur de montrer à son Père sa peur, son angoisse. Alors ne nous croyons pas au dessus du Christ et humblement présentons à Dieu dans la prière ce qui habite notre cœur : nos joies, nos attentes, nos peines, nos souffrances, notre désir d’aimer, les personnes avec qui nous vivons, les personnes que nous avons du mal à aimer. Combien de fois je suis sec dans la prière et pourtant je crois Seigneur que tu m’attends, que tu es présent. La prière ne m’enferme pas sur moi-même elle m’ouvre sur l’Autre, sur les autres. Alors chrétiens ne désertons pas le champ de la prière. Soutenons-nous sur ce chemin de combat et de joie mêlés. Ayons confiance ! La prière du pauvre traverses les nués alors tant mieux si je me sens si pauvre lorsque je pense à ma prière. Seigneur aide moi à ne jamais juger ma prière mais à me mettre à ton école. Avec les apôtres, je t'adresse cette prière : « Seigneur apprends moi à prier ».

Partager cet article

Repost 0
Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
commenter cet article

commentaires