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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 10:04

 « Le Seigneur est un juge » nous déclare la première lecture qui nous précise que ce juge ne fait pas de différence entre les hommes. La justice divine est une notion que nous n’aimons pas trop appliquer à Dieu. Comment concilier un dieu d’amour avec la justice ? C’est précisément parce qu’il est Amour que Dieu est juste et fait justice. Il serai dangereux de gommer la justice divine de notre vocabulaire chrétien. Car que serai Dieu s’il n’était pas juste ? Il serai un dieu bisounours ne faisant pas la différence entre le bien et le mal. Pour lui tout aurai la même valeur. Nous avons à tenir ces deux réalités : Dieu n’est que miséricorde et justice. Celle-ci découle de sa miséricorde. Quand on parle de Dieu on ne doit jamais séparer un aspect de son mystère. Quand je parle de sa justice, je dois aussi parler de son amour. Il en va de même pour le mystère pascal : je ne peux pas parler de la croix sans parler de la résurrection. Il s’agit ici de distinguer pour mieux unir et non séparer. Car Dieu a horreur des séparations. Le chrétien n’est pas fait pour être séparé des autres mais au contraire pour vivre au milieu des hommes et des femmes de ce monde. La semaine missionnaire mondiale nous le rappelle avec force ! Nous avons a être porteurs de cette miséricorde divine auprès de nos frères. Le monde n’a pas besoin d’idéologie mais d’amour. Combien d’hommes et de femmes aujourd’hui sont blessés, malmenés par un monde qui fait peut de cas pour les personnes fragile. Notre monde n’est pas tendre. Combien sont-ils comme le publicain de l’évangile ? A se croire indigne d’être aimé par Dieu. Depuis notre confirmation nous avons la mission d’être le visage de ce Dieu qui relève le pécheur, qui lui dit qu’un chemin s’ouvre devant lui, que nul n’est exclu du banquet. Elle est là, la justice de Dieu. Elle libère l’homme de son poids pour qu’il puisse se relever et reprendre la route. Nous ne pourrons témoigner de Dieu que si nous expérimentons sa miséricorde et sa justice dans notre propre vie. Saint Paul en a été renversé. Sur le chemin de Damas il va rencontrer le visage de Dieu en Jésus Ressuscité. Il va être mi devant son péché. « Pourquoi me persécutes-tu ? ». Tout se renverse à cet instant précis. Alors que Paul mérite la condamnation il va être sauvé parce qu’il accède à la pleine vérité de Dieu et de lui même. Il est un fils et un frère de Jésus. Il deviendra alors un infatigable témoin de la miséricorde de Dieu. Telle est sa justice qui met en lumière toute notre vie. La lumière parcoure nos ténèbres pour que la nuit recule dans notre vie. C’est le sens du sacrement de la réconciliation. Ce sacrement n’est pas fait pour ceux qui ne s’aime pas. Il faut s’aimer pour venir vivre ce sacrement. Le recevoir c’est accepter que Dieu puisse m’aimer au-delà de mon péché et de laisser sa justice m’éclairer et redonner du souffle à la flamme de mon baptême. Sans ce sacrement de la confession individuel je ne toucherai jamais l’immense miséricorde que Dieu a pour moi. La mission du confirmé est à ce prix. Aucun discours, aucun actes, aussi généreux soit-il, ne peut remplacer d’abord la relation d’amour que Dieu tisse avec moi. Je ne peux porter du fruit sans laisser Jésus par son esprit le déposer en mon cœur. Car dieu n’a pas besoin de bonnes volonté, il a besoins de saints qui se laissent aimer et transformer par lui. Le chrétien n’es pas un activiste, il vi le mystère du Christ mort et ressuscité pour être porteur de la vie de Dieu là où il vie. Alors n’ayons pas peur de la justice de Dieu. Elle éclaire et sauve tout homme qui accepte le Salut du Christ. Telle est notre fois, telle est notre espérance. C’est au cœur que de cette espérance que nous découvrons la joie d’être aimés. « Joie pour les cœur qui cherchent Dieu », nous dit le psaume 104, alors qu’attendons-nous pour répandre notre joie autour de nous ?

 

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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