Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Profil

  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE

Recherche

15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 12:09

unite2009.png

 

A quelques jours de la Pentecôte, Jésus demande à son Père de nous accorder la grâce de l’unité. Alors que les disciples se demandent entre eux qui sera le plus grand, Jésus prie pour que ses apôtres reçoivent le bien le plus précieux. Ne nous berçons pas d’illusions. L’unité est un combat sinon le Christ n’aurait pas prié son Père avec autant d’insistance si l’unité était un acquis naturel. Pourtant l’épisode de Babel tendrai à nous convaincre que Dieu n’aime pas l’unité puisqu’il divise les hommes qui s’étaient unis pour construire la tour. Or la clef de compréhension, pour bien comprendre de quelle unité il s’agit, se situe dans cette parole de Jésus adressée à son Père : « Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous […] ». Notre unité se situe en Dieu. Elle n’est pas à gagner mais à recevoir. De quelle unité il s’agit ? Pour la comprendre il faut contempler Dieu lui-même puisqu’il s’agit d’être unis en Dieu. L’unité suppose que l’on soit plusieurs. Dieu a horreur de la solitude. En lui-même, vivent trois personnes inséparables et en même temps bien distinctes. Le Père n’est pas le Fils. L’Esprit n’est ni le Fils ni le Père. Chacun apporte sa différence pour enrichir l’autre. Ils sont différents et pourtant ils sont unis non pas par contrainte mais par amour. L’unité en Dieu est comme une source qui coule naturellement. Pas besoin pour les trois personnes de faire des efforts. Nous comprenons alors mieux pourquoi Dieu a disperser les hommes qui construisaient la tour de Babèle. Ce n’était plus de l’unité mais de l’uniformité. Une seule langue. Un seul but, construire une tour pour s’élever plus haut que Dieu. La différence n’avait plus le droit de citer. Dieu va offrir un nouveau souffle à ses enfants lors de la Pentecôte. Des hommes venant de différentes contrées vont se sentir rejoint par une même parole dite dans leur langue propre. Nous même nous avons notre propre langage pour exprimer nos sentiments. Tout le monde ne les exprime pas de la même manière. Et pourtant nous sommes porteur d’une même parole : celle de l’Evangile. C’est a chacun ensuite de la traduire dans sa propre langue selon son tempérament. Vivre l’unité n’est plus alors une question d’être pareil que le voisin. Il s’agit bien d’habiter ses propres différences pour enrichir la communauté. Il en va de même que pour un couple marié. Ils sont appelés à vivre unis et en même chacun reste bien ce qu’il est. Sans doute chacun se transforme au contact de l’être aimé. Sans doute s’enrichi-t-il de la différence de l’autre. L’unité n’est pas uniformité, elle est l’accueil des différences pour que le corps grandisse. Le plus grand défit est peut de s’unifier sois même. Aujourd’hui notre vie semble tellement parcellaire. Nous passons rapidement d’une activité à une autre. Nous sommes tiraillés par de multiples sollicitations et désirs. Nous sommes invités par Dieu à nous unifier, c'est-à-dire à mettre de la cohérence en nos vies pour qu’elle devienne un livre pour que ceux qui nous rencontrent puissent y lire l’empreinte de Dieu en notre vie. Dieu peut nous aider à passer du brouillon à une rédaction claire. Ne pensons pas faire l’unité autour de nous si en nous même elle n’est pas réalisée. Ne cessons pas de demander au Seigneur « Viens ». Il nous répondra « Je viens sans tarder ! Pour faire l’unité en toi ». Alors qu’attendons nous pour le recevoir ? Dieu nous a rassemblés ensemble pour que nous témoignions de lui. Nous ne nous sommes pas choisis et pourtant nos sommes invités à nous reconnaîtrent frères et sœurs d’un même Fils. Est-ce que j’ai conscience lorsque je pars pour célébrer l’eucharistie que je vais retrouver des frères et sœurs qui comme moi ont été appelés par le Père pour témoigner de lui ? Qu’est ce que j’apporte de ma différence à ce frère ou à cette sœur ? Qu’est ce que je reçois de neuf de ce frère ou de cette sœur ? L’unité c’est d’abord s’enrichir de la différence de l’autre et porter une même parole même si je ne parle pas la même langue. Humainement cette unité est impossible. Elle est un don à recevoir, à demander avec insistance dans la prière. Avec l’Epouse demandons à Dieu « Viens » et si nous avons soif d’unité approchons de la source et buvons gratuitement. Dieu veut nous désaltérer à l’unique source de son amour alors ensemble soyons joyeux car cette source ne peut pas tarir et elle est offerte à tout homme qui a soif.

Partager cet article

Repost 0
Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
commenter cet article

commentaires