Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Profil

  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE

Recherche

5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 20:36

yhndxxam.gif

 

La première lecture d’aujourd’hui nous rappelle le BABA de toute vie humaine et à fortiori de toute vie chrétienne. On ne peut pas se prétendre chrétien si on ignore son frère qui est dans le besoin, qui n’a pas le minimum vital. Croire en Dieu c’est se mettre au service de la vie dans ce qu’elle a de plus fragile et de plus précieuse. La foi ne nous détourne pas des autres, au contraire elle nous rend plus insupportable la souffrance et les difficultés de nos frères. Nous savons que la misère déshumanise profondément la personne et qu’elle est un obstacle à la rencontre de Dieu. Dieu ne veut pas de miséreux dans sa maison. Dans la parabole du banquet des noces, le maître de la réception jette dehors celui qui est venu en aillons, qui n’a pas la tenue de fête. La misère vous enferme dans la survie, dans le soucie du lendemain. Dès les premières années de son existence, l’Eglise a organisé des services pour venir en aide aux nécessiteux. Elle a même institué des diacres responsables de ce service. Depuis 2000 ans l’Eglise ne cesse d’inventer des services qu’elle veut rendre à l’humanité blessée. Car en Jésus, Dieu s’est penché sur les pauvres, les malades, les exclus, les marginalisés, les condamnés à mort. Aucune souffrance n’est étrangère à Dieu. Jésus à voulu la supporter pour que ses disciples sachent le reconnaitre en ceux qui souffrent. Allez à la rencontre du souffrant ce n’est pas seulement se donner bonne conscience. c’est rencontrer Dieu lui-même qui a voulu s’identifier à ces petits qui souffrent bien souvent en silence. L’Eglise n’a pas ménagé ses peines pour soulager la détresse. Créant des hôpitaux, des hospices, des écoles. Les nombreuses congrégations religieuses apostoliques sont là pour nous le rappeler. A chaque époque de l’histoire l’Eglise à su repérer les nouveaux besoins des hommes en difficulté. Car il ne s’agit pas de se substituer à la puissance publique mais d’apporter humblement, sans éclat un surplus d’humanité qui témoigne que Dieu n’a pas déserter notre monde. Aujourd’hui l’Eglise investie dans ce qui ne rapporte rien. Elle investit dans l’accueille de ceux qui souffrent la solitude, dans l’accueille de l’étranger pour lui redire qu’il a une dignité. L’Eglise ne pourra se résoudre d’être absente là où les hommes souffre et ont besoin d’une présence aimante. Mais attention notre charité n’est pas qu’une simple pièce jeter au SDF croisé dans la rue. Notre présence est d’abord une lumière qui s’approche avec beaucoup de précaution et de tact pour éviter toute condescendance. Avec ce frère vivant la précarité de la misère, de la maladie, d’une forme de souffrance nous ne sommes pas un Seigneur qui par pitié daignerai faire un geste. Non, nous sommes au nom de Jésus un frère de cet homme. Nous sommes son égal. La charité ce n’est pas simplement donner pour apaiser sa conscience mais c’est avant tout participer à l’amour de Dieu pour chaque être humain qui est son enfant. Nous pouvons alors être cette lumière du monde dont parle l’Evangile d’aujourd’hui. Cette lumière n’est pas faite pour attiré à elle-même mais pour éclairer et indiquer que le chemin n’est pas si noir, que l’ont peut se relever et avancer. Nous avons reçu le jour de notre baptême la lumière du Christ. Qu’en avons-nous fait ? Nous à t’elle aidé à avancer dans cette vie, traversée par bien des avènements heureux et des événements qui nous font trébucher ? Cette lumière nous est donnée pour que nous la fassions briller autour de nous, pour que nous allumions aussi à notre tour d’autre lumière dans la vie de personnes que nous pouvons rencontrer. Parfois il ne faut pas grand-chose pour qu’une lumière s’allume dans un cœur blessé. Ce n’est pas notre œuvre. C’est celle de Dieu. Mais sans nous, sans la lumière qu’il a allumée il ne pourra allumer d’autres lumières. Alors osons exposer notre lumière pour lui donner de l’oxygène et que nos frères qui en ont besoin puissent l’accueillir et être guidés vers un chemin de libération. Comme Paul nous nous sentons bien faibles pour porter une telle lumière. Pourtant c’est dans ces vases biens fragiles que Dieu a décidé de déposer sa lumière. Alors n’attendons pas d’êtres parfaits et sans faiblesses pour offrir cette lumière que nous portons. Soyons sans crainte et inscrivons dans notre cœurs ces paroles du psaume « Mon cœur est confiant, je ne crains pas. ».


Partager cet article

Repost 0
Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
commenter cet article

commentaires