Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Profil

  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE

Recherche

5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 18:36

Une voix crie dans le désert. Ce n’est pas anodin. Le désert c’est le lieu du silence et de l’humilité. C’est un lieu où l’on va à l’essentiel. Pour y marcher, il faut savoir se délester pour ne garder que le nécessaire. Dans le désert, le cœur se désencombre et peut offrir de l’espace pour autre chose que sois même.  La neige de ces derniers jours nous a offert une vie plus ralentie avec moins de bruits extérieurs. J’’y vois un signe pour notre vie spirituelle. Tant de bruits nous parviennent dans une journée ! Quelle parole je retiens le soir avant de dormir ? Quelle parole m’a interpellée durant ma journée si bien remplie ? Cette question, nous devrions nous la poser à la fin de notre journée. Car bien souvent nous entendons mais nous n’écoutons pas. Pourtant chaque jour Dieu veut nous parler. Il ne peut rien faire lorsque notre cœur est encombré. La parole du Seigneur ne se décourage jamais, elle poursuit toujours sa route, même lorsqu’il y a des obstacles.  Sa route c’est celle de l’homme. Notre route n’est pas une simple allée toute droite  et plate. Notre route rencontre parfois des colles bordées de précipices, des virages à épingles et des pentes douces. La parole de Dieu nous rejoint là où nous en sommes. Elle nous instruit comme nous le rappelle saint Paul aujourd’hui. « Frères, tout ce que les livres saints ont dit avant nous est écrit pour instruire, afin que nous possédions l’espérance grâce à la persévérance et au courage que donne l’Ecriture ».  L’écriture sainte peut devenir parole si nous la laissons agir en nous. Elle est là pour nous encourager et faire grandir en nous l’espérance. La parole de Dieu n’est jamais source d’inquiétude mais au contraire source de paix et de joie. Pourquoi source de joie ? Parce qu’elle renferme une bonne nouvelle : celle d’un dieu qui veut se communiquer à l’homme. Qui veut lui redire combien il l’aime. Nous comprenons alors mieux le cri du prophète Isaïe relayé par l’évangéliste Mathieu « préparez le chemin du Seigneur ». Préparons en nous le chemin du Seigneur pour qu’il puisse se frayer un chemin dans notre cœur et nous murmurer dans le silence « je t’aime, tu es mon enfant bien aimé. Ouvre la bible. Tu verras comment j’aime l’homme. Comment je l’accompagne. Comment je veux le sauver. » Il n’y a qu’à ce prix que nous pouvons devenir des témoins de l’amour du Seigneur. Comment l’annoncer, si nous ne recevons pas d’abord sa parole d’amour qui nous transforme et nous invite à aimer ? Le Saint Père nous invite à être des missionnaires dans sa dernière exhortation apostolique « La parole du Seigneur » : « Il n’existe pas de priorité plus grande que celle-ci : ouvrir à nouveau à l’homme d’aujourd’hui l’accès à Dieu, au Dieu qui parle et qui nous communique son amour pour que nous ayons la vie en abondance »[1].  La Parole de Dieu n’a pas d’autres buts : nous offrir la vie de Dieu en abondance. Mais ne nous y trompons pas ! Nous ne pourrons jamais l’annoncer si nous ne connaissons pas Dieu. Or le connaitre c’est l’écouter et le recevoir en Eglise. Nous avons tous reçu à notre confirmation cet esprit dont parle le prophète Isaïe. Il ne nous a pas été donné pour nous même mais pour l’église. Alors qu’attendons-nous pour le laisser éclairer en nous la parole de Dieu et en faire profiter toute l’Eglise ? Nous-nous rapprochons de Noël. N’oublions jamais que la Parole de Dieu c’est Jésus. Il se présentera à Noël sous les très d’un nourrisson. On ne s’approche pas d’un bébé en faisant du bruit, en ayant des gestes brusques. Accueillir la parole de Dieu est de cet ordre. Il nous faut réapprendre la douceur et le murmure. Laissons germer en nous les semences de la Parole du Seigneur et nous découvrirons un beau champ de blé près pour la moisson.



[1] Benoît XVI, Exhortation apostolique « La Parole du Seigneur », 2010, n°2

Partager cet article

Repost 0
Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
commenter cet article

commentaires