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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 10:16

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Saint Luc prend soin de donner des détails historiques à son récit. Nous savons qui est l’empereur, le gouverneur, le grand prêtre qui règne et officie. Jean-Baptiste et Jésus sont situés dans une histoire, dans un contexte. Nous ne mettons pas notre fois dans un vain mythe ou une légende merveilleuse. Nous mettons notre fois en un homme qui est né, qui a vécu plus de trente ans sur cette terre Palestinienne si disputée aujourd’hui. Un homme qui n’a pas échappé à la mort. Cet homme, bien des prophètes l’ont annoncé. Son histoire prend racine dans une longue attente, tantôt confiante, tantôt impatiente. Dieu va-t-il tenir parole ? Notre Sauveur va-t-il venir un jour ? Jean-Baptiste cris dans le désert. La parole qui l’habite ne peut pas être contenue par sa seule personne. Elle a besoin d’être criée, d’être partagée. Jean-Baptiste est habité par un feu, le feu de Dieu, qui ne s’éteint jamais en celui qui l’a laissé prendre en lui. Comme ce feu nouveau que nous allumons à chaque veillé pascale. « Dans nos obscurités allume le feu qui ne s’éteint jamais ». Cette parole est capable de germer dans le désert. C’est l’expérience que vit Jean-Baptiste dans l’Evangile. « la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean ». Ce qu’a vécu Jean nous le visons nous aussi aujourd’hui. En ce début de XXIème siècle nous vivons dans une sorte de désert spirituel. Ceux qui cri le plus fort sont entendu et malheureusement ce sont souvent les extrémistes ou les sectes. Plus que jamais la Parole de Dieu a besoin d’être audible dans notre monde d’aujourd’hui. Soyons attentif à l’accueillir pour nous même, à la fréquenter assidument et à demander à l’Esprit Saint reçu le jour de notre confirmation de nous éclairer. Sachons trouver un vocabulaire qui traduise correctement notre foi. Découvrons la grammaire de Dieu pour parler à nos contemporains par nos gestes et nos paroles. Benoît XVI ne cesse de nous exhorter à  nourrir notre relation avec le Seigneur pour toujours mieux l’annoncer à notre monde aimé de Dieu. Lors de l’audience générale qu’il accordait aux pèlerins à Rome le 28 novembre, voici ce qu’il disait : « parler de Dieu exige une familiarité avec Jésus et son Evangile, suppose notre connaissance personnelle et réelle de Dieu et une forte passion pour son projet de salut, sans céder à la tentation du succès, mais en suivant la méthode de Dieu lui-même. La méthode de Dieu est celle de l'humilité - Dieu se fait l'un de nous - c'est la méthode réalisée dans l'Incarnation dans la maison simple de Nazareth et dans la grotte de Bethléem, celle de la parabole du grain de sénevé. Il ne faut pas craindre l'humilité des petits pas et avoir confiance dans le levain qui pénètre dans la pâte et lentement la fait croître (cf. Mt 13, 33). Pour parler de Dieu, dans l'œuvre d'évangélisation, sous la conduite de l'Esprit Saint, il est nécessaire de retrouver la simplicité, de revenir à l'essentiel de l'annonce: la Bonne Nouvelle d'un Dieu qui est réel et concret, un Dieu qui s'intéresse à nous, un Dieu-Amour qui se fait proche de nous en Jésus Christ jusqu'à la Croix et qui dans la Résurrection nous donne l'espérance et nous ouvre à une vie et qui n'a pas de fin, la vie éternelle, la vraie vie. » Ne laissons pas les sectes ou les extrémistes s’emparer du champ religieux. Sans nous imposer nous avons à temps et à contre temps la responsabilité du confirmé à vivre. Cette responsabilité c’est d’être un témoin du Christ ressuscité qui se manifestera dans quelques jours sous les traits d’un enfant. Demandons au Seigneur qu’il nous aide à abaisser les montagnes de notre cœur qui entravent notre marche à la suite de Jésus. N’ayons pas peur d’emprunter les chemins d’humilité de Jésus, c’est sur ce chemin qu’il nous attend. Ayons dans notre cœur la joie des humbles qui poussa Marie à offrir son beau cantique d’action de grâce. Seigneur tu nous offre cette année de la foi. Donnes à chacun de nous le désir de mieux te connaitre pour toujours mieux t’annoncer.

 

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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