Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Profil

  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE

Recherche

23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 14:07

Nous voici dans le désert. Jésus pour 40 jours, Moïse pour 40 ans. Moïse doit conduire un peuple parfois rebelle jusqu’en terre promise et lui apprendre la liberté. Jésus avant d’être le pasteur d’un Peuple, quitte son village pour se retirer dans le désert. Pour Moïse et le Peuple le désert est une étape essentielle pour que la promesse se réalise. Pour Jésus le désert est ce creusé où il va combattre pour tenir dans la fidélité à son Père. Nous même nous sommes entraînés dans un désert durant le carême. Nous y sommes partis habités par cette parole « convertissez vous et croyez à l’Evangile ».  Dieu livre à Moïse une des clefs pour que le peuple ne retombe pas dans l’esclavage. Il s’agit de la mémoire. Savoir d’où je viens pour encore mieux marcher vers l’avenir. Nous le savons bien. Une personne qui ne connaît pas ses origines aura beaucoup de mal à se construire. « Mon père était un araméen vagabond ». L’ancêtre du peuple est un vagabond et c’est à lui que le Dieu 3 fois saint va se révéler. Dieu n’a pas choisi un roi mais un chef de clan, d’un petit clan. Dieu choisi toujours ce qui est petit et à travers lui il montre sa miséricorde qui n’a pas de limites. Comment sommes nous croyants ? Qui nous as transmis la foi pour que nous soyons ici ce matin ? Peut être pourrions nous revisiter notre histoire de foi.

Moïse va plus loin. Il invite chacun à faire mémoire de ce que Dieu a fait pour le Peuple. « Les Egyptiens nous ont maltraités, et réduits à la pauvreté ; ils nous ont imposé un dur esclavage. Nous avons crié vers le Seigneur, le Dieu de nos pères. Il a entendu notre voix, il a vu que nous étions pauvres, malheureux, opprimés. Le Seigneur nous a fait sortir d’Egypte par la force de sa main et la vigueur de son bras, par des actions terrifiantes, des signes et des prodiges. Il nous a conduits dans ce lieu et nous a donné ce pays, un pays ruisselant de lait et de miel. » Faire mémoire pour le croyant juif c’est rendre présent, actuel. Dieu continue à libérer son peuple, à vouloir que chacun soit un individu libre. Ce que Dieu a fait pour le Peuple en Egypte il le réalise en chacun de nous. Depuis que nous sommes baptisé nous avons été libérés pour être libres d’aimer toujours d’avantage comme Dieu nous aime. Ce qu’il a réalisé le jour de notre baptême continue à se réaliser encore aujourd’hui. Nous n’en avons pas toujours conscience. Faire mémoire, c’est ce que nous faisons à chaque eucharistie. Nous rappelons ce que Dieu a fait pour nous non pas comme un vague souvenir qu’il faudrait entretenir, tels des anciens combattants, mais bien comme un évènement qui se réalise aujourd’hui pour moi. Ne soyons pas des conservateurs de musée mais des témoins heureux d’annoncer que Dieu est bien à l’œuvre en nos vies et dans le monde. C’est ce à quoi Saint Paul nous invite ce matin. « Donc, si tu affirmes de ta bouche que Jésus est Seigneur, si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé. » Ne pas être un conservateur de musée mais un témoin. Cela veut dire que l’Evangile pour nous n’est pas un simple livre précieux. Que l’évangile agit dans notre vie. Peut être que chacun pourrai à la fin da la messe partager un aspect de l’évangile qui le fait vivre. Avoir foi ce n’est pas simplement observer un rite, des commandement mais c’est d’abord vivre une relation avec quelqu’un. Ce quelqu’un s’appelle le Christ. Le Christ est il pour moi cette vieille tante que je ne vais quasiment jamais voir ou bien ce meilleur ami avec qui je partage tout, avec qui j’entretien une confiance inébranlable ? Quand j’ai un ami j’essaye de toujours mieux le connaître.

Il en va de même pour notre foi. Est-ce que je prends du temps pour l’approfondir pour essayer d’avoir des réponses à mes questions ? Parfois je suis surpris du décalage entre le niveau d’étude de certaines personnes et leur niveau de connaissance de leur foi. Il ne s’agit pas ici d’encourager l’intellectualisme mais l’intelligence de la foi. Je ne peux pas affirmer de ma bouche que Jésus est Seigneur si je ne le connais pas. Si je veux être un être de dialogue il me faut accepter de prendre un peu de temps pour mieux connaître Dieu. A Cherbourg nous avons la chance d’avoir une bonne librairie catholique. Alors pourquoi ne pas franchir la porte pour se procurer une lecture qui m’aidera à approfondir ma foi ? Et si c’était cela mon effort de carême. Mieux te connaître Seigneur. Si j’économisé un peu pour m’offrir un bon livre. N’hésitez pas à entrer dans cette librairie, l’accueil y est chaleureux et le conseil toujours au rendez-vous. Peut être que je ne me sens pas d’attaque de me plonger tout seul dans une lecture alors constituons un groupe. Notre foi n’est pas statique. Elle évolue selon notre age, les événements de notre vie.

Alors qu’attendons nous pour la faire grandir pour pouvoir en vivre toujours d’avantage. Du coté de Dieu tout est fait, c’est à nous de travailler pour que notre foi mûrisse, grandisse en nous et porte du fruit. Alors soyons heureux de voir devant nous un chemin qui s’ouvre et demandons au Seigneur de toujours considéré notre foi comme un don qui a besoin d’être entretenue comme un beau jardin où il est agréable de passer du temps lorsque le printemps reviens. Alors n’ayons pas peur de bouturer et nous aurons un splendide jardin la nuit de Paque.

Partager cet article

Repost 0
Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
commenter cet article

commentaires