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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 11:55

Quelques jours d’escale. Quelques jours de répit pour puiser à une source qui fait tant de bien : la fraternité. La fragilité n’est pas une vertu, encore moins une chance. Elle est une faille qui nous rappelle que nous ne sommes pas des machines infaillibles, inusables, corvéables. En tout cas cette fragilité nous invite à ne pas faire semblant, à ne pas ignorer et à essayer d’accepter que tout ne pourra pas être comme avant. Il faudra du temps et pourtant notre monde ne nous en laisse pas beaucoup. Courir, toujours courir. Réunions après réunions, il faut toujours regarder sa montre. On oublie parfois que Dieu n’a pas de temps. Donc il n’en perd jamais et ne cours pas après. La maladie nous confronte à la limite. Elle nous réclame un changement de mode de vie. Elle nous fait revisiter le sens de notre vie, nos priorités, nos valeurs. La maladie s’invite et on ne peut pas lui fermer la porte au nez. Elle veut parfois s’installer et faire son œuvre. Des hommes et des femmes refusent la fatalité et se mettent au service de la guérison. Des blouses blanches, des amis se mobilisent pour que vous ne sombriez pas, que vous restiez la tête hors de l’eau. La lutte n’est pas toujours la qualité qui vous a charpenté et pourtant des personnes vous la donne par leur présence et leurs compétences. La maladie est une ôte bien encombrante qu’il faut apprendre petit à petit à connaître, apprivoiser et lui indiquer la porte de sortie lorsque qu’elle existe. Ce matin je pense à mes confrères mal portants, à ces personnes qui luttent pour ne pas sombrer. Avant l’ordination on se rêve prêtre. Un prêtre qui ne connaît pas de frein dans l’exercice de son ministère de pasteur. Aujourd’hui je suis prêtre, je suis homme et je suis malade. Il faut enfin que j’accepte que je puisse être prêtre et malade. Comment cela va-t-il se faire ? Je n’en sais rien. Il n’y a qu’un seul qui le sait… En tout cas je sais maintenant le prix des paroles liturgique qui ouvre l’office des Vêpres « Dieu viens à mon aide, Seigneur à notre Secours ». 

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Published by Christophe FEREY - dans christopheferey
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