Nous pourrions être effrayés lorsque nous entendons une personne dire : « j’ai reçu autorité sur tout être vivants ». Quel
pouvoir exorbitant ! Quelle menace pour l’homme quand on voit où ont mené les totalitarismes ! Cela pourrai nous faire peur si cet homme était un révolutionnaire, un dictateur ou notre
voisin, s’il s’agissait d’un homme ordinaire. Dans l’Evangile il s’agit d’un homme pleinement homme, tel que Dieu l’a voulu. Voici qu’il reçoit toute autorité sur tout être vivant. Cette autorité
lui vient de son Père qui nous a créés par amour pour lui ressembler. Depuis toujours il rêvait que nous puissions devenir comme lui capable d’aimer sans mesure. Créant l’homme, il avait à
l’esprit son Fils, model le plus parfais de ce que peut être un être à l’image de Dieu étant lui-même Dieu. La venue de Dieu dans notre monde n’est pas la conséquence de notre péché mais du
désirs de Dieu que tout homme puisse connaître son vrai visage : celui d’un Père qui aime ses enfants. Un Dieu qui n’est pas solitaire mais qui vit un échange permanent d’amour, qui est
relation. C’est ce pouvoir d’amour qu’a reçu le Christ et qu’il peut désormais exercer sur tout homme qui veut l’accueillir. Comment avoir peur d’un tel pouvoir qui donne la vie ? Car le
pouvoir que le Christ détient, c’est celui de transmettre la Vie éternelle et rien de moins. Nous sommes destinés à la vie éternelle ! N’aspirons pas à moins ! Or cette vie éternelle ce
n’est pas une idée fumeuse ! Le Christ nous dit que la vie éternelle « c’est de te connaître toi Père, le Seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé ». Est-ce
que nous laissons l’Esprit de Dieu nous permettre de connaître par le Christ ce Dieu qui nous créé chaque jour ? Laissons nous résonner en nous la Parole du Christ qui nous as révélé le Père
pour en vivre chaque jour en Fils ? Un fils n’est pas un esclave mais un homme libre qui prend plaisir a côtoyé son Père qui lui transmet tout ce qu’il possède. Une des
grandes joies de Dieu, c’est de pouvoir donner à pleine main à ses enfants. Heureux les pauvres car le royaume de Dieu leur appartient. Le Christ ne nous as pas révélé des commandements mais un
nom : Celui du Père. Ce mot emprunté au langage des enfants a été choisi par Jésus pour nous révélé Dieu. Nous recevons nous même un nom : celui de Fils et de Fille bien aimé du Père.
C’est ce que nous sommes depuis la création du monde. Cette création n’est pas achevée en nous. Chaque jour notre père nous créé par son amour. Tel un potier patient il nous façonne à son image.
C’est ce que vive les saints. Ils acceptent d’être dans la main de Dieu et de se laisser conduire par lui. Ils se laissent façonner pour devenir de plus en plus cette image de Dieu. Comme le
petit enfant contre sa mère nous sommes invités à la confiance et à croire que Dieu veut nous offrir le bonheur sans ombre qu’il a transmis à son Fils. La sainteté est offerte en quelque sorte au
faignants car elle demande que nous nous laissions faire. Tout notre travaille est de devenir de plus en plus accueillant à la présence de Dieu dans nos vies. Cela ne va pas sans souffrances et
sans combats. Mère Thérèsa a vécu la nuit de la fois pendant 50 ans. Pendant ces longues années elle a été privée de la perception sensible de Dieu. Elle ira jusqu'à adresser une lettre au Christ
dans laquelle elle écrit « Où est ma foi ? Tout au fond de moi, où il n'y a rien d'autre que le vide et l'obscurité, mon Dieu, que cette souffrance inconnue est douloureuse, je n'ai pas
la foi. ». Et pourtant Dieu était bien présent à ses cotés et l’a accompagnée jusqu'à la fin de sa vie terrestre. Elle est restée fidèle à son Seigneur coûte que coûte malgré son absence
apparente. Elle a ainsi accompli au-delà de ses espérances car elle a accepté de répondre au désir de son cœur inspiré par l’Esprit du Christ. Elle s’est tenue comme Marie qui a vu son fils
inerte mort sur la croix. La voici déchirée par ce drame. Y a-t-il plus grande souffrance pour une mère que de perdre son Fils ? Et pourtant elle demeure debout dans la foi. Elle est
présente pour soutenir la fois vacillante de ses enfants pour les aider à accueillir cet Esprit qui leur donnera l’audace d’annoncer le nom du Père que nous a révélé Jésus. Alors ayons
confiance ! Comme il y a deux mille ans, Marie est à nos coté pour nous guider vers son Fils malgré les tempêtes. Soyons dans la joie et d’un seul cœur demandons lui la seule chose que nous
avons à rechercher : « habiter dans la maison du Seigneur tous les jours de notre vie ».
CF 2008
par Christophe FEREY
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Homélies dominicales
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" En ce jour là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en
vous ». Dieu nous invite à une communion profonde avec lui. Etre en communion avec quelqu’un cela veut dire entrer dans une relation d’intimité indestructible. Vivre en communion, c’est ne
faire qu’un avec la personne aimée. Rien de ce qu’elle vit ne peut m’être indifférent puisse que je suis unis indéfectiblement à elle. Je peux même, par un simple regard, deviner ce qu’elle
ressent. Je suis toujours impressionné lorsque je vois des couples qui ont parfois 40, 50 voir 60 années de vie communes et qui semblent si complices. Ils n’ont pas besoins de paroles pour
communiquer. Le regard et le geste suffisent. Il en est de même de notre relation avec Dieu. Dieu se fait tellement proche de nous qu’il veut demeurer en nous. Rien de ce qui fait notre vie ne
lui est étranger. Lorsque nous venons vers lui, nous pouvons rester des heures sans rien dire car quand deux êtres qui s’aiment se rencontrent, il n’y a pas besoin de beaucoup de mots.
Pour Dieu, la communion ne veut pas dire uniformité. Nous restons tous unique mais uni les uns aux autres par ce lien indéfectible qui nous
permet de faire corps. Ce lien c’est l’Esprit Saint qui habite en chacun de nous. Chaque jour est pour nous une Pentecôte. Nous avons a accueillir cet Esprit qui nous uni toujours d’avantage à
notre Père par le Christ. Chaque jour nous avons à le recevoir car l’Esprit Saint est d’abord fondamentalement un don. Dieu ne peut pas nous donner plus, car l’Esprit Saint est
la vie même de Dieu. Il assure la constante relation entre le Fils et le Père qui vivent dans une communion permanente d’amour. C’est à cette communion que nous sommes appelé à vivre et rien de
moins. Dès lors si nous accueillons l’Esprit, que nous avons reçu à notre confirmation, notre vie ne pourra plus se replier sur elle-même. Elle se déploiera dans toutes ses dimensions. Dieu ne
veut pas pour nous une vie rétrécie. Il a vu grand. Ce cadeau ne nous appartient pas. Avec Dieu nous avons a grandir dans la gratuité. Les premiers chrétiens, qui étaient juifs, auraient sans
doute aimé garder pour eux la Bonne Nouvelle du Christ. Ils vont devoir s’ouvrir aux païens et découvrir peu à peu que cette Bonne Nouvelle n’est pas réservée à quelques uns mais qu’elle est
destinée à tout homme qui accepte librement de l’accueillir. Nous découvrons alors que sans l’Esprit Saint il ne peut y avoir de communauté chrétienne comme nous le rappelle la lecture des Actes
des Apôtre. Car sans le Saint-Esprit, la communion avec Dieu est impossible. Cette communion n’est donc pas seulement le fruit de nos efforts pour mieux nous entendre, mais
elle est d’abord l’œuvre de Dieu qui n’a qu’un désir : voir ses enfants unis par une seule foi en la Résurrection et en un Dieu qui aime chacun comme un fils unique. Mais cet Esprit qui est
Dieu lui même ne se prend pas, il se reçoit. C’est pourquoi nous ouvrons humblement nos mains pour recevoir le Corps du Christ lorsque nous venons communier. Nous ne faisons alors qu’un avec le
Christ. Lorsque nous célébrons l’eucharistie nous devenons ce que nous recevons : le corps du Christ, unis les uns aux autres par l’Esprit. Tout à l’heure le prêtre priera pour l’assemblé,
pour chacun de nous pour que nous devenions un seul corps avec le Christ. Voici les Paroles qu’il prononce pendant la prière eucharistique n°3 « Quand nous serons nourri de son corps et de
son sang et rempli de l’Esprit Saint, accorde nous d’être un seul corps et un seul Esprit dans le Christ. » Voilà ce que réalise l’eucharistie : une profonde communion entre
l’homme et Dieu, entre les hommes eux mêmes. Venir communier c’est devenir soi-même un autre Christ qui a à vivre en Christ dans sa vie quotidienne. Un sacrement n’est pas
magique il demande de notre part une collaboration active. Comment puis je signifier ce que je viens de recevoir à la communion si mon voisin de chaise m’est insupportable ? Nous avons a
grandir dans notre relation à l’autre pour le reconnaître comme un frère. Nous sommes tous frères d’un même Père qui ne nous laisse pas orphelin puisqu’il nous donne son Esprit qui nous permet de
vivre en sa présence. Risquerons nous à notre tour d’être présence de Dieu pour nos frères ?
CF 2008
par Christophe FEREY
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Homélies dominicales
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« Vous étiez errants comme des brebis ; mais à présents vous êtes revenus vers le berger qui veille sur vous » (1 P 2, 25). Ce berger
connaît chacune de ses brebis par son prénom. Pour lui chacune est unique et irremplaçable. Elle est hors de prix et le berger est prêt à donner sa vie pour chacune d’elle. Le
« troupeau » est bien diversifié : il y a la chétive, l’audacieuse, la timide, la gourmande bien en chair, la dominante, la farouche, la câline… Et pourtant toutes composent le
même troupeau. Avec ce berger il n’y a pas de réforme du bétail ! Toutes ont le droit de vivre. Ainsi Dieu à voulu un peuple diverse et uni. Permettons nous cette diversité ? Est-ce que
j’admets que mon frère, serte différent, mais aimé de la même manière, face parti comme moi du même peuple ?
Cette image du berger qu’emploi le Christ et l’apôtre saint Pierre, nous dépeint le vrai visage de Dieu. Notre Dieu est celui qui accompagne
l’homme et qui le connaît par le cœur. Rien de son histoire ne lui est inconnu et il peut ainsi le guider par sa voix que son enfant reconnaît entre mille. Parfois l’homme peut s’éloigner,
inlassablement le pasteur va à sa recherche. Ce berger à une affection pour chacun de ses enfants. Pour lui aucun ne ressemble à un autre. Comme dans le troupeau chacun à sa personnalité. Plutôt
que d’en faire des rivalités, unissons nos différences pour en faire une richesse partagée. Chacun peut avoir sa place dans le corps du Christ. Nous avons même à grandir dans notre souci du
frère. Nous réjouir de ce que l’un fait pour annoncer le Christ, nous soucié quand un frère ne va pas bien. Car chacune de nos vie à des répercutions sur le corps entier. C’est en grandissant en
fraternité, en prenant le temps de s’accueillir les uns et les autres dans nos diversités que le désir de servir la communauté peut grandir. Cela ne sert à rien de prier pour les vocations si je
n’est pas le désirs de grandir en fraternité et de répondre à ma propre vocation. Demander des prêtres ne doit pas être un désir de se décharger sur quelques uns pour la mission. Chacun est
invité à y prendre sa part en fonction de sa propre vocation. La mission est l’affaire de tous. Les laïcs sont invités à porter l’Evangile sur leur milieu de vie. Avons-nous conscience que
lorsque le prêtre ou le diacre nous envoie à la fin de la messe, nous sommes envoyé en mission pour annoncer le Christ et sa Bonne Nouvelle ?
L’Eglise n’a pas besoin de bonnes volontés, elle a besoin de saints qui seront répondre quotidiennement à l’appel du maître qui est doux et humble de cœur et qui lui ressembleront de plus en
plus. Ce maître ne force jamais la porte. Il ne violente jamais notre liberté. Répondre à son appel est toujours une proposition qui rejoint une quête de bonheur. C’est pourquoi on pose
toujours les deux questions suivantes avant d’appeler un jeune à devenir prêtre. « Pensez vous que cela soit bon pour lui qu’il devienne prêtre ? » « Pensez vous que cela soit
bon pour l’Eglise qu’il devienne prêtre ?» Ces deux questions, pleines de bon sens, sont essentielles car elles disent bien la finalité de tout appel du Seigneur. Il n’a d’autre but que de
nous rendre heureux ; de nous donner sa vie et que nous l’ayons en abondance. C’est ce que le prêtre à a signifier par toute sa vie : offrir à tout homme cette vie en
abondance. Quelque soit notre vocation, nous sommes invités à nous laisser guider par le pasteur qui veut nous mener vers la source où toute soif est étanchée. Chacune de nos
vocations n’a de sens que si elle est au service des autres vocations. C’est en nous soutenant chacun et chacune dans nos vocations respective que nous pourrons vivre au mieux notre propre
vocation. Nous avons à nous sentir coresponsables les uns des autres. Alors peut être que des jeunes auront envie de répondre à un appel à devenir prêtre, diacre, religieux, religieuse et
découvriront ainsi la beauté et la joie de répondre à la voix du pasteur qui appelle chacun de nous par son prénom.
Le berger nous fait sortir hors de la bergerie et nous précède. Il est en tête il passe toujours le premier. Nous pouvons alors marcher en toute
confiance. « Si je traverses les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, ton bâton me guide et me rassure » (Ps 22). Avec lui je peux tout traverser. Il est à nos
cotés alors que peuvent les loup féroce ? Le Berger se tient à notre porte. Allons nous lui ouvrir ? Il nous appelle allons nous lui répondre ? La réponse nous appartient.
CF 2008
par Christophe FEREY
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« Dieu m’a donné un langage d’homme qui se laisse instruire ». Et bien laissons nous instruire ce matin par Dieu. Il veut nous montrer son vrai visage. Le
voici qu’il se présente à nous dans la nudité de celui qui a tout donné. Comment craindre désormais un Dieu qui accepte de se faire pour nous un esclave pour que nous devenions libre d’aimer
comme il nous aime ? Les bras, étendus sur la croix, ne peuvent plus se fermer. Le Christ devient tout accueil. Il va jusqu'à accueillir, au plus profond de lui-même, nos doutes, notre
désespérance, notre incroyance… « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonner ». Sur la Croix, Jésus vit toutes nos nuits de souffrances et de doutes. Il devient pour l’éternité
frère de tous les hommes. C’est ce Dieu que nous sommes invité à suivre depuis notre baptême. Il nous invite à passer par cette mort qui nous fait quitter nos égoïsmes pour grandir dans l’accueil
de l’autre. Et si durant cette semaine, nous portions dans la prière chacun de nos frères qui doutent, qui se pensent abandonner par Dieu ? Cette semaine nous sommes invité à veiller avec
notre frère en croix pour qu’il nous apprenne le chemin de la vraie vie. Comme le centurion nous serons peut être saisis et nous nous exclamerons : « Vraiment, celui-ci était le Fils de
Dieu ! »
CF 2008
par Christophe FEREY
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