Profil

  • : Christophe FEREY
  • christopheferey
  • : Homme
  • : 29/03/1975
  • : Manche Saint-Lô
  • : Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 32 ans et je suis prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE

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Dimanche 11 mai 2008

Les apôtres se sont enfermés dans la peur de mourir. Leur maître qu’ils avaient suivi est mort. Aussi il ne fait pas bon être son ami en ce moment ! Pourtant, une rumeur coure. Le corps de Jésus ne serait plus dans le tombeau. Mais comment croire une telle nouvelle ? On aimerai tellement la croire ! Comment oser sortir ? On va se faire arrêter et mettre à mort. Alors on reste à attendre, terré comme des fugitifs. La peur semble s’installer. Soudain un homme entre. Il ne savent pas comment mais il est là au milieu d’eux. La présence de cet homme provoque encor plus de peur. Et s’il appartenait au parti des prêtres et s’il venait pour les faire arrêter ? L’homme ne dit rien. Pourtant tous les regards se fixent sur lui. On attend un geste, une parole. Elle va venir. Elle vient de loin cette parole. Une parole, et la joie sera libérée. « La Paix soit avec vous ». Le Christ n’a qu’une chose à offrir : sa Paix. Il sait qu’il va être reconnus de ceux qu’il a choisi parce qu’il leur dira « la paix soit avec vous » et qu’il leur montrera ses plaies. Ses apôtres n’ont besoin que de cette parole pour passer de la peur à la joie, de l’angoisse à la paix. Et nous ? Cette parole nous rejoints-elle ? « La paix soit avec vous » va devenir pour les Apôtres la force de la mission, le bagage pour la route. Habités par la parole de Celui qui rejoint son Père, les apôtres vont n’avoir de cesse d’offrir cette paix qui vient de Dieu et qui conduit vers Dieu. Désormais celui qui veut témoigner de l’Amour de Dieu pour les hommes doit être habité par cette paix et vouloir la donner à tous ceux qu’il va rencontrer. Cette paix elle ne se prend pas. Elle se reçoit de Celui qui a tout reçu de son Père. Désormais tout est pleinement accompli. Le Christ va jusqu’au bout du don de lui-même. Il offre son Esprit aux hommes qui désormais seront abreuvés d’un unique Esprit. Cet Esprit n’est pas un Esprit de crainte. Il est un envoie. Il nous ouvre sans cesse vers les autres. Celui qui est habité par le Christ ne connaît plus de frontières sociale, raciale. « Tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés dans l’unique Esprit pour former un seul corps ». En tout homme, le chrétien reconnaît un frère qui a le droit qu’on lui annonce la Bonne Nouvelle du Christ. A la Pentecôte, enfin une même langue peut parler au cœur de tout homme. C’est la langue de l’Amour du Christ qui devient universelle et qui rassemble. A Babel l’orgueil humain qui bafouait la dignité humaine avait dispersé l’humanité en une multitude de langues empêchant les hommes de se comprendre entre eux. A la Pentecôte au contraire, toutes les nations se retrouvent et chacune entend dans sa langue un même message de Salut. Désormais les hommes sont invités à se reconnaître différents mais tous frères. Cet Esprit donné par Dieu aux hommes, qui veulent l’accueillir, permet désormais l’unité dans la diversité. Chacun devient un membre du même corps. Ce membre est différent des autres mais essentiel pour que le corps aille bien. S’il manque un orteil au pied on perd l’équilibre. Aucun membre n’est plus utile qu’un autre. Mais ce corps ne peut exister que s’il a une tête : Jésus-Christ. C’est lui qui lui donne d’être ce qu’il est. Le corps ne peut pas vivre s’il n’a pas de souffle en lui. Ce souffle c’est l’Esprit Saint que la tête nous offre. Le souffle, l’aire que nous recevons permet d’oxygéner les différentes parties de notre corps. Alors respirons à pleins poumons cet Esprit que le Christ nous donne. Chacun de nous reçoit la grâce pour le bien du corps entier. En avons-nous conscience ? De notre accueille de l’Esprit Saint reçu à notre confirmation dépend la bonne santé du Corps entier. Alors faisons de chaque jour une Pentecôte où nous laisserons l’Esprit Saint parler en nous et nous feras reconnaître le Christ en nos frères. En effet comme nous dit Saint-Paul « sans le Saint-Esprit, personne n’est capable de dire : « Jésus est le Seigneur ». Heureux serons nous si nous nous laissons habiter par cet Esprit qui nous feras crier Abba Papa et nous feras vivrent en Fils et Filles libres et en paix. Alors oui « viens Esprit Saint ! Pénètre le cœur de tes fidèles ! Qu’ils soient brûlés au feu de ton amour ! » (Antienne de l’Evangile).

CF 2008
par Christophe FEREY publié dans : Homélies dominicales communauté : Communauté spirituelle
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Dimanche 4 mai 2008

Nous pourrions être effrayés lorsque nous entendons une personne dire : « j’ai reçu autorité sur tout être vivants ». Quel pouvoir exorbitant ! Quelle menace pour l’homme quand on voit où ont mené les totalitarismes ! Cela pourrai nous faire peur si cet homme était un révolutionnaire, un dictateur ou notre voisin, s’il s’agissait d’un homme ordinaire. Dans l’Evangile il s’agit d’un homme pleinement homme, tel que Dieu l’a voulu. Voici qu’il reçoit toute autorité sur tout être vivant. Cette autorité lui vient de son Père qui nous a créés par amour pour lui ressembler. Depuis toujours il rêvait que nous puissions devenir comme lui capable d’aimer sans mesure. Créant l’homme, il avait à l’esprit son Fils, model le plus parfais de ce que peut être un être à l’image de Dieu étant lui-même Dieu. La venue de Dieu dans notre monde n’est pas la conséquence de notre péché mais du désirs de Dieu que tout homme puisse connaître son vrai visage : celui d’un Père qui aime ses enfants. Un Dieu qui n’est pas solitaire mais qui vit un échange permanent d’amour, qui est relation. C’est ce pouvoir d’amour qu’a reçu le Christ et qu’il peut désormais exercer sur tout homme qui veut l’accueillir. Comment avoir peur d’un tel pouvoir qui donne la vie ? Car le pouvoir que le Christ détient, c’est celui de transmettre la Vie éternelle et rien de moins. Nous sommes destinés à la vie éternelle ! N’aspirons pas à moins ! Or cette vie éternelle ce n’est pas une idée fumeuse ! Le Christ nous dit que la vie éternelle « c’est de te connaître toi Père, le Seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé ». Est-ce que nous laissons l’Esprit de Dieu nous permettre de connaître par le Christ ce Dieu qui nous créé chaque jour ? Laissons nous résonner en nous la Parole du Christ qui nous as révélé le Père pour en vivre chaque jour en Fils ? Un fils n’est pas un esclave mais un homme libre qui prend plaisir a côtoyé son Père qui lui transmet tout ce qu’il possède. Une  des grandes joies de Dieu, c’est de pouvoir donner à pleine main à ses enfants. Heureux les pauvres car le royaume de Dieu leur appartient. Le Christ ne nous as pas révélé des commandements mais un nom : Celui du Père. Ce mot emprunté au langage des enfants a été choisi par Jésus pour nous révélé Dieu. Nous recevons nous même un nom : celui de Fils et de Fille bien aimé du Père. C’est ce que nous sommes depuis la création du monde. Cette création n’est pas achevée en nous. Chaque jour notre père nous créé par son amour. Tel un potier patient il nous façonne à son image. C’est ce que vive les saints. Ils acceptent d’être dans la main de Dieu et de se laisser conduire par lui. Ils se laissent façonner pour devenir de plus en plus cette image de Dieu. Comme le petit enfant contre sa mère nous sommes invités à la confiance et à croire que Dieu veut nous offrir le bonheur sans ombre qu’il a transmis à son Fils. La sainteté est offerte en quelque sorte au faignants car elle demande que nous nous laissions faire. Tout notre travaille est de devenir de plus en plus accueillant à la présence de Dieu dans nos vies. Cela ne va pas sans souffrances et sans combats. Mère Thérèsa a vécu la nuit de la fois pendant 50 ans. Pendant ces longues années elle a été privée de la perception sensible de Dieu. Elle ira jusqu'à adresser une lettre au Christ dans laquelle elle écrit « Où est ma foi ? Tout au fond de moi, où il n'y a rien d'autre que le vide et l'obscurité, mon Dieu, que cette souffrance inconnue est douloureuse, je n'ai pas la foi. ». Et pourtant Dieu était bien présent à ses cotés et l’a accompagnée jusqu'à la fin de sa vie terrestre. Elle est restée fidèle à son Seigneur coûte que coûte malgré son absence apparente. Elle a ainsi accompli au-delà de ses espérances car elle a accepté de répondre au désir de son cœur inspiré par l’Esprit du Christ. Elle s’est tenue comme Marie qui a vu son fils inerte mort sur la croix. La voici déchirée par ce drame. Y a-t-il plus grande souffrance pour une mère que de perdre son Fils ? Et pourtant elle demeure debout dans la foi. Elle est présente pour soutenir la fois vacillante de ses enfants pour les aider à accueillir cet Esprit qui leur donnera l’audace d’annoncer le nom du Père que nous a révélé Jésus. Alors ayons confiance ! Comme il y a deux mille ans, Marie est à nos coté pour nous guider vers son Fils malgré les tempêtes. Soyons dans la joie et d’un seul cœur demandons lui la seule chose que nous avons à rechercher : « habiter dans la maison du Seigneur tous les jours de notre vie ».

 

   CF 2008
par Christophe FEREY publié dans : Homélies dominicales communauté : Communauté spirituelle
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Dimanche 27 avril 2008


" En ce jour là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous ». Dieu nous invite à une communion profonde avec lui. Etre en communion avec quelqu’un cela veut dire entrer dans une relation d’intimité indestructible. Vivre en communion, c’est ne faire qu’un avec la personne aimée. Rien de ce qu’elle vit ne peut m’être indifférent puisse que je suis unis indéfectiblement à elle. Je peux même, par un simple regard, deviner ce qu’elle ressent. Je suis toujours impressionné lorsque je vois des couples qui ont parfois 40, 50 voir 60 années de vie communes et qui semblent si complices. Ils n’ont pas besoins de paroles pour communiquer. Le regard et le geste suffisent. Il en est de même de notre relation avec Dieu. Dieu se fait tellement proche de nous qu’il veut demeurer en nous. Rien de ce qui fait notre vie ne lui est étranger. Lorsque nous venons vers lui, nous pouvons rester des heures sans rien dire car quand deux êtres qui s’aiment se rencontrent, il n’y a pas besoin de beaucoup de mots.

 Pour Dieu, la communion ne veut pas dire uniformité. Nous restons tous unique mais uni les uns aux autres par ce lien indéfectible qui nous permet de faire corps. Ce lien c’est l’Esprit Saint qui habite en chacun de nous. Chaque jour est pour nous une Pentecôte. Nous avons a accueillir cet Esprit qui nous uni toujours d’avantage à notre Père par le Christ. Chaque jour nous avons à le recevoir car l’Esprit Saint est d’abord fondamentalement  un don. Dieu ne peut pas nous donner plus, car l’Esprit Saint est la vie même de Dieu. Il assure la constante relation entre le Fils et le Père qui vivent dans une communion permanente d’amour. C’est à cette communion que nous sommes appelé à vivre et rien de moins. Dès lors si nous accueillons l’Esprit, que nous avons reçu à notre confirmation, notre vie ne pourra plus se replier sur elle-même. Elle se déploiera dans toutes ses dimensions. Dieu ne veut pas pour nous une vie rétrécie. Il a vu grand. Ce cadeau ne nous appartient pas. Avec Dieu nous avons a grandir dans la gratuité. Les premiers chrétiens, qui étaient juifs, auraient sans doute aimé garder pour eux la Bonne Nouvelle du Christ. Ils vont devoir s’ouvrir aux païens et découvrir peu à peu que cette Bonne Nouvelle n’est pas réservée à quelques uns mais qu’elle est destinée à tout homme qui accepte librement de l’accueillir. Nous découvrons alors que sans l’Esprit Saint il ne peut y avoir de communauté chrétienne comme nous le rappelle la lecture des Actes des Apôtre. Car sans le Saint-Esprit, la communion avec Dieu  est impossible. Cette communion n’est donc pas seulement le fruit de nos efforts pour mieux nous entendre, mais elle est d’abord l’œuvre de Dieu qui n’a qu’un désir : voir ses enfants unis par une seule foi en la Résurrection et en un Dieu qui aime chacun comme un fils unique. Mais cet Esprit qui est Dieu lui même ne se prend pas, il se reçoit. C’est pourquoi nous ouvrons humblement nos mains pour recevoir le Corps du Christ lorsque nous venons communier. Nous ne faisons alors qu’un avec le Christ. Lorsque nous célébrons l’eucharistie nous devenons ce que nous recevons : le corps du Christ, unis les uns aux autres par l’Esprit. Tout à l’heure le prêtre priera pour l’assemblé, pour chacun de nous pour que nous devenions un seul corps avec le Christ. Voici les Paroles qu’il prononce pendant la prière eucharistique n°3 « Quand nous serons nourri de son corps et de son sang et rempli de l’Esprit Saint, accorde nous d’être un seul corps et un seul Esprit dans le Christ. » Voilà ce que réalise l’eucharistie : une profonde communion entre l’homme  et Dieu, entre les hommes eux mêmes. Venir communier c’est devenir soi-même un autre Christ qui a à vivre en Christ dans sa vie quotidienne. Un sacrement n’est pas magique il demande de notre part une collaboration active. Comment puis je signifier ce que je viens de recevoir à la communion si mon voisin de chaise m’est insupportable ? Nous avons a grandir dans notre relation à l’autre pour le reconnaître comme un frère. Nous sommes tous frères d’un même Père qui ne nous laisse pas orphelin puisqu’il nous donne son Esprit qui nous permet de vivre en sa présence. Risquerons nous à notre tour d’être présence de Dieu pour nos frères ?

CF 2008

 

par Christophe FEREY publié dans : Homélies dominicales communauté : Communauté spirituelle
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Lundi 14 avril 2008

« Vous étiez errants comme des brebis ; mais à présents vous êtes revenus vers le berger qui veille sur vous » (1 P 2, 25). Ce berger connaît chacune de ses brebis par son prénom. Pour lui chacune est unique et irremplaçable. Elle est hors de prix et le berger est prêt à donner sa vie pour chacune d’elle. Le « troupeau » est bien diversifié : il y a la chétive, l’audacieuse, la timide, la gourmande bien en chair, la dominante, la farouche, la câline… Et pourtant toutes composent le même troupeau. Avec ce berger il n’y a pas de réforme du bétail ! Toutes ont le droit de vivre. Ainsi Dieu à voulu un peuple diverse et uni. Permettons nous cette diversité ? Est-ce que j’admets  que mon frère, serte différent, mais aimé de la même manière, face parti comme moi du même peuple ?

 Cette image du berger qu’emploi le Christ et l’apôtre saint Pierre, nous dépeint le vrai visage de Dieu. Notre Dieu est celui qui accompagne l’homme et qui le connaît par le cœur. Rien de son histoire ne lui est inconnu et il peut ainsi le guider par sa voix que son enfant reconnaît entre mille. Parfois l’homme peut s’éloigner, inlassablement le pasteur va à sa recherche. Ce berger à une affection pour chacun de ses enfants. Pour lui aucun ne ressemble à un autre. Comme dans le troupeau chacun à sa personnalité. Plutôt que d’en faire des rivalités, unissons nos différences pour en faire une richesse partagée. Chacun peut avoir sa place dans le corps du Christ. Nous avons même à grandir dans notre souci du frère. Nous réjouir de ce que l’un fait pour annoncer le Christ, nous soucié quand un frère ne va pas bien. Car chacune de nos vie à des répercutions sur le corps entier. C’est en grandissant en fraternité, en prenant le temps de s’accueillir les uns et les autres dans nos diversités que le désir de servir la communauté peut grandir. Cela ne sert à rien de prier pour les vocations si je n’est pas le désirs de grandir en fraternité et de répondre à ma propre vocation. Demander des prêtres ne doit pas être un désir de se décharger sur quelques uns pour la mission. Chacun est invité à y prendre sa part en fonction de sa propre vocation. La mission est l’affaire de tous. Les laïcs sont invités à porter l’Evangile sur leur milieu de vie. Avons-nous conscience que lorsque le prêtre ou le diacre nous envoie à la fin de la messe, nous sommes envoyé en mission pour annoncer le Christ et sa Bonne Nouvelle ?
 
L’Eglise n’a pas besoin de bonnes volontés, elle a besoin de saints qui seront répondre quotidiennement à l’appel du maître qui est doux et humble de cœur et qui lui ressembleront de plus en plus. Ce maître ne force jamais la porte. Il ne violente jamais notre liberté. Répondre à son appel est toujours une proposition qui rejoint une quête de bonheur. C’est pourquoi on pose toujours les deux questions suivantes avant d’appeler un jeune à devenir prêtre. « Pensez vous que cela soit bon pour lui qu’il devienne prêtre ? » « Pensez vous que cela soit bon pour l’Eglise qu’il devienne prêtre ?» Ces deux questions, pleines de bon sens, sont essentielles car elles disent bien la finalité de tout appel du Seigneur. Il n’a d’autre but que de nous rendre heureux ; de nous donner sa vie et que nous l’ayons en abondance. C’est ce que le prêtre à a signifier par toute sa vie : offrir à tout homme cette vie en abondance.  Quelque soit notre vocation, nous sommes invités à nous laisser guider par le pasteur qui veut nous mener vers la source où toute soif est étanchée. Chacune de nos vocations n’a de sens que si elle est au service des autres vocations. C’est en nous soutenant chacun et chacune dans nos vocations respective que nous pourrons vivre au mieux notre propre vocation. Nous avons à nous sentir coresponsables les uns des autres. Alors peut être que des jeunes auront envie de répondre à un appel à devenir prêtre, diacre, religieux, religieuse et découvriront ainsi la beauté et la joie de répondre à la voix du pasteur qui appelle chacun de nous par son prénom.

Le berger nous fait sortir hors de la bergerie et nous précède. Il est en tête il passe toujours le premier. Nous pouvons alors marcher en toute confiance. « Si je traverses les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, ton bâton me guide et me rassure » (Ps 22). Avec lui je peux tout traverser. Il est à nos cotés alors que peuvent les loup féroce ? Le Berger se tient à notre porte. Allons nous lui ouvrir ? Il nous appelle allons nous lui répondre ? La réponse nous appartient.

CF 2008
par Christophe FEREY publié dans : Homélies dominicales communauté : Communauté spirituelle
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Dimanche 16 mars 2008
« Dieu m’a donné un langage d’homme qui se laisse instruire ». Et bien laissons nous instruire ce matin par Dieu. Il veut nous montrer son vrai visage. Le voici qu’il se présente à nous dans la nudité de celui qui a tout donné. Comment craindre désormais un Dieu qui accepte de se faire pour nous un esclave pour que nous devenions libre d’aimer comme il nous aime ? Les bras, étendus sur la croix, ne peuvent plus se fermer. Le Christ devient tout accueil. Il va jusqu'à accueillir, au plus profond de lui-même, nos doutes, notre désespérance, notre incroyance… « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonner ». Sur la Croix, Jésus vit toutes nos nuits de souffrances et de doutes. Il devient pour l’éternité frère de tous les hommes. C’est ce Dieu que nous sommes invité à suivre depuis notre baptême. Il nous invite à passer par cette mort qui nous fait quitter nos égoïsmes pour grandir dans l’accueil de l’autre. Et si durant cette semaine, nous portions dans la prière chacun de nos frères qui doutent, qui se pensent abandonner par Dieu ? Cette semaine nous sommes invité à veiller avec notre frère en croix pour qu’il nous apprenne le chemin de la vraie vie. Comme le centurion nous serons peut être saisis et nous nous exclamerons : « Vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu ! »


CF 2008

par Christophe FEREY publié dans : Homélies dominicales communauté : Communauté spirituelle
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