Profil

  • Christophe FEREY
  • Il est le Chemin, la Vérité, et la Vie
  • Homme
  • 29/03/1975
  • Photographie Spiritualité quotidien Prêtre
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE

Recommander

overblog

Homélies dominicales

Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 23:35

image.jpg

 

C’est dans un climat paisible que la liturgie nous donne de célébrer le dernier repas du Christ. Pourtant l’évènement que commémorait Jésus, ce soir là, s’était vécu dans un climat d’urgence. L’urgence du départ, de la libération. Pour Dieu il y avait urgence que son peuple retrouve sa liberté. Il y a comme un contraste entre la première lecture qui nous fait le récit du dernier repas des juifs en terre d’Exile et le dernier repas de Jésus. Il nous invite à nous assoir autour de lui, à gouter la paix qui règne autour de lui. Saint Jean nous dit qu’il fait nuit dehors alors restons un peu dans cette lumière douce. Restons un peu pour rencontrer Jésus.

 

 Avant de prendre le pain, le Seigneur prend un linge et le noue autour de la taille. « Restez en tenue de Service » tel est la posture que le Christ a choisi de garder durant tout son ministère. Un service qui aujourd’hui culmine d’humilité. Ce soir Jésus sacralise le service du Frère.  On ne pourra plus faire mémoire du Seigneur sans vivre cet humble service rendu aux personnes qui nous environnent. Ce service est possible si je reconnais en elles le Christ lui même. Il nous faut sans cesse demander à Dieu cette conversion du cœur qui nous fait reconnaitre en tout homme le Christ. Comment le reconnaitre encore dans un assassin ? Comment le reconnaitre en celui qui m’empêche de dormir en faisant trop bruit au dessus de chez moi ? Et pourtant c’est aussi pour eux que le Christ a voulu mourir. Le Christ lave les pieds de celui qu’il aime et aussi de celui qui va le livrer par un baiser. Le jeudi saint nous rappelle une réalité fondamentale pour notre vie chrétienne. Dans le sacrement de l’eucharistie sont uni le service du frère et le service de l’autel. Sans le service du frère, nous aboutissons au ritualisme. La liturgie devient un refuge, un simple moment de recueillement. On s’évade quelques instants de la terre pour rejoindre le ciel et puis on repart et on  refait comme avant, comme tout le monde. Servir son frère en négligeant le service de l’autel, c’est prendre le risque de l’activisme sans âme et d’affadir ce service au lieu de lui donner du sel. Comment ne pas penser, à ce propos, à la Veillée du samedi soir des JMJ à Madrid ? Avant de rejoindre les jeunes pour une grande veillée d’adoration, le pape s’est arrété en chemin. Il a rejoint une communauté humaine marqué par l’handicape. Une communauté où l’on essaye d’ouvrir un chemin d’espérance à ceux qui sont accueilli. Le pape a voulu le rappeler. Il ne peut y avoir d’adhésion authentique au Christ sans une adhésion authentique à la fraternité humaine. C’est ce que le pape Benoit XVI nous rappelle dans son encyclique l’amour dans la Vérité : « L’ouverture à Dieu entraîne l’ouverture aux frères et à une vie comprise comme un mission solidaire et joyeuse »[1].

 

 Le Jeudi Saint est un vaccin contre toute tentation de domination. A l’école du lavement des pieds, l’autorité devient un service, ses compétences une chance pour les autres. « Vous m’appeler maitre et Seigneur, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns les autres ». Ne jamais se considérer supérieur à celui que je rencontre voici un beau défit pour notre vie. Le Christ nous invite tous à nous regarder en frère. La mission est à ce prix. Le Christ après avoir lavé les pieds de ses disciples va prier le Père. Il va demander « que tous soient un ». Cette unité n’est possible qu’a une condition : se reconnaitre un fils, une fille aimé du Père et reconnaitre l’autre comme un frère différent de moi mais égal en dignité. Jean Paul II nous a laisser un testament spirituel avec la lettre apostolique Au début du nouveau millénaire. Dans cette lettre il nous indique une urgence absolue pour notre Eglise et pour le monde que Dieu a tant aimer qu’il lui a donné son Fils. Au n°43 de sa lettre apostolique Jean-Paul II nous dit ceci : « Avant de programmer des initiatives concrètes, il faut promouvoir une spiritualité de communion […]Une spiritualité de la communion consiste avant tout en un regard du cœur porté sur le mystère de la Trinité qui habite en nous, et dont la lumière doit aussi être perçue sur le visage des frères qui sont à nos côtés. Une spiritualité de la communion, cela veut dire la capacité d'être attentif, dans l'unité profonde du Corps mystique, à son frère dans la foi, le considérant donc comme « l'un des nôtres », pour savoir partager ses joies et ses souffrances, pour deviner ses désirs et répondre à ses besoins, pour lui offrir une amitié vraie et profonde. Une spiritualité de la communion est aussi la capacité de voir surtout ce qu'il y a de positif dans l'autre, pour l'accueillir et le valoriser comme un don de Dieu: un « don pour moi », et pas seulement pour le frère qui l'a directement reçu. Une spiritualité de la communion, c'est enfin savoir « donner une place » à son frère, en portant « les fardeaux les uns des autres » (Ga 6,2) et en repoussant les tentations égoïstes qui continuellement nous tendent des pièges et qui provoquent compétition, carriérisme, défiance, jalousies. Ne nous faisons pas d'illusions: sans ce cheminement spirituel, les moyens extérieurs de la communion serviraient à bien peu de chose. Ils deviendraient des façades sans âme, des masques de communion plus que ses expressions et ses chemins de croissance. » 

 

Carine dans quelques minutes vous vous avancerez à l’autel. Vous rejoindrez le Christ réellement présent sur cet autel pour vous reconnaitre sa seour et fille bien aimée de son Père. Prenez le temps de regarder ces visages qui seront devant vous. Ce sont vos frères et sœurs en Jésus. Accueillez chacun d’eux comme un don que vous as fait le Christ et alors vous pourrais en communion avec tous vos frères et sœurs ouvrir vos mains à celui qui veut se livrer totalement à vous par amour pour vous. Que chacun ce soir renaisse au Don de Dieu et que ce don ne reste pas enfermer en votre vie mais qu’il soit livrer lui aussi à notre monde.

 

 


Benoît XVI, L’Amour dans la Vérité, BAYARD-CERF-FLEURUS-MAME, 2009, p 128

Par Christophe FEREY - Publié dans : Homélies dominicales - Communauté : Praedicatho.com
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 25 décembre 2011 7 25 /12 /Déc /2011 09:24

Giotto_nativite.jpg

 

« Souvent Dieu a parlé à nos pères par les prophètes sous des formes fragmentaires et variées ». Dieu n’a jamais cessé de vouloir nous parler. Il n’a qu’un désir, c’est de ce communiquer. Contrairement aux dieux de la mythologie, notre Dieu n’a pas utilisé la force et la violence pour créer. « Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Par lui, tout s’est fait et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui ». Dieu a utilisé sa Parole pour que nous advenions à la vie. Rien  ne peut se résoudre sans parole, sans dialogue. Nous le voyons bien dans notre vie. Combien de conflits dans nos familles, entre les peuples parce que nous n’arrivons pas à nous comprendre, à communiquer. Dieu nous invite à faire usage de la parole puisque nous sommes créés à son image. Mais de quelle parole suis-je porteur ? Qu’est ce qui nourrit ma vie pour pouvoir offrir une parole qui va aider à grandir, à rendre libre, à consoler, à relever, à encourager, à aimer. Car c’est bien de cela qu’il s’agit lorsque l’on parle de la parole de Dieu. Dieu nous livre sa parole en chaire et os le jour de Noel pour que sa Parole devienne la notre.Il ne retient rien il se livre totalement entre les mains humaines. D’abord entre celles de Marie et de tous ceux qui acceptent de tendre les mains tels des mendiants d’amour. Par amour pour nous Dieu s’est mis sur la paille, il a tout donnée. Dieu n’a pas craint en Jésus de naitre dans une mangeoire, dans une étable pour que nous n’ayons pas honte de notre pauvreté mais que nous puissions l’accepter et permettre à Dieu de nous rendre riches de sa parole. Désormais c’est ce fils né de Marie que nous venons écouter et adorer. Il nous faut la simplicité des bergers pour l’accueillir et le reconnaitre dans cette mangeoire. Ils seront nombreux à venir à sa rencontre mais combien seront-ils à reconnaitre la lumière qu’il est venu nous offrir ? « Le Verbe était la lumière, qui éclaire tous les hommes en venant dans le monde. Il était dans le monde, lui par qui le monde s’était fait, mais le monde ne l’a pas reconnu ». Comment te reconnaitre Seigneur lorsque tu viens à notre rencontre couché sur la paille ? Notre monde est attiré par d’autres lumières et pourtant nous portons en nous cette lumière que tu as allumé le jour de notre baptême.Jamais elle ne pourra s’éteindre. Elle est fragile alors prenons garde. Entretenons-la comme le bien le plus précieux que nous procédions. Nos frères en ont besoin. Nous même laissons nous réchauffer en ce temps où nous célébrons la fête de Noël. C’est l’hiver et la nuit est longue. C’est précisément en cette période que l’Eglise à voulu fêter cette fête où Dieu nous visite dans la discrétion d’une nuit obscure où une voix angélique a retenti pour inviter à passer de la peur en confiance. Alors laissons nous aussi désarmer par cet enfant sans défenses. Venons, nous réchauffer à sa douce clarté qui n’aveugle pas mais qui éclaire. Nous pourrons alors chausser nos pieds de chaussures inusables que l’on appelle la confiance et l’espérance. Oui qu’ils sont beaux les pieds chaussés de tels chaussures. Courrons annoncer la bonne nouvelle et vivons notre passage ver la confiance !

Par Christophe FEREY - Publié dans : Homélies dominicales - Communauté : Praedicatho.com
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 7 août 2011 7 07 /08 /Août /2011 10:25

ciel-nuit

 

Saint Mathieu nous offre dans ce récit un beau condensé de la pédagogie de Jésus vis-à-vis de ses disciples. Souvenons-nous de dimanche dernier. Jésus a nourri une foule de 5000 hommes sans compter les femmes et les enfants. Les apôtres avaient du vivre un véritable acte de foi vis-à-vis de Jésus en obéissant à son ordre « donnez leur vous-même à manger ! » Les apôtres étaient sans doute grisés par ce miracle. Ils devaient se sentir invulnérable en présence de Jésus. Qu’ils doivent être extraordinaires pour avoir été choisis par cet homme extraordinaire !  Jésus va alors les faire monter dans une barque. Quitter ce lieu où la grâce à opéré. Jésus ne veut pas établir une quelconque nostalgie du passé en ses disciples. Il veut les mener plus loin vers une autre rive. Avec Jésus on ne fait pas de surplace on avance au large. Il faut quitter quand on pense être arrivé, quand on pense avoir enfin trouvé Dieu. Il faut partir… C’est l’expérience fondamentale du croyant. D’Abraham au peuple tout entier libéré de l’esclavage. Avec Dieu on ne s’installe pas ! Partir mais pour aller où ? Jésus se contente de dire « allez sur l’autre rive ». Une fois de plus les apôtres vont obéir et partir. Ils vont se retrouver dans une barque. En s’éloignant de Jésus ils vont entrer dans la nuit. Un autre quittera Jésus pour une nuit sans fin, il s’appel Judas… Jésus sé déjà par où ils vont passer. Par la tempête avec du vent et des vagues furieuses. Pourtant il va se retirer et prier. « Mais pourquoi Jésus nous a-t-il fait embarquer pour affronter cette tempête ? » Peut être nous sommes nous déjà posés cette question lancinante lorsque nous affrontons des vents contraires dans notre vie ? Et bien souvent nous n’avons pas de réponse. Ou peut être ne savons nous pas reconnaitre Jésus lorsqu’il vient à notre rencontre. L’expérience de Dieu est toujours déroutante. Il se révèle toujours de manière inattendue. Héli qui pensait servir Dieu dans la violence découvre que Dieu n’est pas dans le tremblement de terre mais dans le murmure d’une brise légère. Extraordinaire conversion qui va s’opéré dans ce cœur endurci comme il s’opère en celui de Saint Paul qui nous adresse ce cris de souffrance de voir ses frères de race ne pas reconnaitre en Jésus leur sauveur. Il est là l’enjeu de l’Evangile d’aujourd’hui. Il ne s’agit pas seulement d’un récit de miracle, la marche sur les eaux. Il s’agit fondamentalement d’un récit où Pierre va découvrir que Jésus n’est pas seulement un homme extraordinaire mais qu’il est son Sauveur en qui il peut donner sa confiance.

Revenons au récit. Jésus ne choisi pas n’importe quel moment pour rejoindre ses apôtres qui sont dans une barque qui tangue. Il choisi la fin de la nuit. Le jour va bientôt revenir sur ces apôtres inquiets et se sentant seuls pour affronter le vent et les vagues. Jésus arrive à un moment charnière. Tant que Jésus ne parle pas, les apôtres ne le reconnaissent pas. « Confiance, c’est moi, n’ayez pas peur » et Jésus fait taire la crainte qui saisi les apôtres. C’est le préalable pour sortir de la nuit. Il faut entendre cette voix qui dit à celui qui souffre : « je suis là à tes cotés dans ton combat » Ta nuit va finir si tu me laisse t’accompagner ». Comme d’habitude Pierre va en rajouter ! Jésus va saisir l’occasion pour permettre un début de conversion dans le cœur de Pierre pour que celui-ci devienne un cœur de chaire. Pierre va devoir sauter à l’eau pour rejoindre Jésus. Et voici qu’il coule. Il coule car il n’est pas encore assez fils pour vivre une totale confiance, un total abandon à son Seigneur. Et pourtant il n’y a pas d’autre chemin pour rejoindre Jésus que la confiance et l’abandon. « Si vous ne devenez pas comme ces enfants vous n’entrerez pas dans le royaume de Dieu ». Pierre pensait encore pouvoir suivre Jésus par ses propres forces. Il va devoir reconnaitre que seul il ne peut rien, que sans la main de Jésus il ne pourra pas s’en sortir. Se sera le combat de toute la vie de Pierre et aussi sa chance. Pierre est pour nous un encouragement. Sa vie d’apôtre est faite de chute et de relèvement. Ce qui est dramatique ce n’est pas de tomber mais de ne pas vouloir se relever pour aller plus loin. Jésus à rejoint la barque. Maintenant le vent et les vague se son tu. Pierre peut alors exprimer sa confession de fois qui jailli de ses tripes « Vraiment tu es le Fils de Dieu ». Et le jour se mit à éclairer ces visages fatigués par une nuit de lutte. L’autre rive est en vue.

Par Christophe FEREY - Publié dans : Homélies dominicales - Communauté : Praedicatho.com
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 12 juin 2011 7 12 /06 /Juin /2011 16:33

pentecote112004.GIF

 

Samedi soir, à Saint-Lô, 35 personnes se sont approchées de l’évêque. Elles ont reçues une onction de saint-chrême et ces paroles « Recevez l’Esprit Saint, le don de Dieu ». Recevoir un don, tel était bien l’enjeu des apôtres au jour de la Pentecôte, tel est l’enjeu encore aujourd’hui pour le chrétien. La vie chrétienne est fondamentalement un don de Dieu. Un don invisible à nos yeux comme l’est l’amour. L’amour personne ne le voit et pourtant il fait bien des miracles chez ceux qui en vivent. L’esprit saint est de cette nature. Nul ne peut le voir physiquement et pourtant il est bien vivant en ceux qui acceptent de se laisser habiter par sa présence. L’Esprit Saint, c’est cet élan vital que Dieu veut offrir à l’homme pour qu’il aime toujours d’avantage comme Jésus. Dans quelques heures l’évêque imposera les mains, avec les prêtres présents, sur ces 35 personnes. Il demandera à Dieu « Comme tu l’as promis, répands maintenant sur eux ton Esprit Saint ; Donne leur en plénitude l’Esprit qui reposait sur ton Fils Jésus : esprit de sagesse et de force, esprit de connaissance et d’affection filiale ; remplis-les de l’esprit d’adoration ». Pour ces confirmés comme pour chacun d’entre nous il s’agit d’ouvrir notre porte pour laisser l’Esprit Saint habiter en nous pour qu’il face de chacun d’entre nous sa demeure. Car Dieu ne désir pas simplement nous faire une visite de courtoisie mais il désire demeurer et agir en nous. Nul n’est indigne de sa présence. Dieu n’a jamais voulu s’enfermer dans un palais. Lorsque le roi David veut construire un temple digne de Dieu, celui-ci lui fait dire par la bouche du prophète Natan « Est-ce toi qui me bâtiras une maison pour que je m’y installe ? Car je ne me suis pas installé dans une maison depuis le jour où j’ai fait monter d’Egypte les fils d’Israël et jusqu’à ce jour : je cheminais sous une tente et à l’abri d’une demeure. » (2S 7, 6).  Dieu ne s’enferme pas. Il accompagne chacun à son rythme. Dieu me fait le don de sa présence à travers l’Esprit Saint. Que vais-je faire de ce don ? Saint Paul nous rappelle que « les dons de la grâce sont variés mais c’est toujours le même Seigneur ». Chacun reçoit de Dieu des dons. Ces dons ne sont pas pour nous même mais pour toute l’Eglise. C’est ce que l’on appelle les charismes. Ils sont donnés en vue de faire grandir l’Eglise qui est le corps du Christ. Chacun de nous est invité à être membre de son corps. Chacun est invité a témoigné de Jésus et de sa bonne nouvelle à sa manière selon ce que l’Esprit Saint lui donne. Ce n’est jamais un acte isolé car l’Esprit uni chacun d’entre nous pour que le Christ soit annoncer au monde. Et moi dans l’Eglise suis-je un membre qui sert l’unité, la communion ou bien parfois m’arrive-t-il d’être facteur de division, de dispute. Nul ne peut témoigner authentiquement de Jésus s’il n’est pas habité par son Esprit. « Frères, sans le Saint-Esprit, personne n’est capable de dire « Jésus est Seigneur ». La confirmation n’est donc pas un sacrement optionnel ou secondaire. Il est fondamental car il confère la présence de Dieu en chacun de nous. Heureux serons-nous si comme Saint Paul nous arriverons à dire « ce n’est plus moi qui vit mais c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20). Nous vivrons alors dans une joie profonde. Celle de savoir que l’amour de Dieu a décidé d’habiter en moi. Je pourrais alors venir y puiser des forces pour ma vie. Que l’Esprit Saint me face redécouvrir combien ma vie est un don que j’ai a aimé, à entretenir, à prendre soin et à donner avec Jésus à mes frères. Je pourrais alors regarder tous ceux que je rencontrerai comme un cadeau que j’ai à accueillir pour m’enrichir. L’Esprit Saint ne cesse d’agir en notre vie alors laissons lui toute la place qui lui revient et n’ayons pas peur de le laisser guider notre vie. Sans cesse il me poussera à avancer. C’est cette expérience que Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus fit avoir vécu le  sacrement du pardon lors d’une retraite dans son Carmel. « Mon âme était comme un livre dans lequel le Père lisait mieux que moi-même… Il me lança à pleine voile sur les flots de la confiance et de l’amour qui m’attiraient si fort mais sur lesquels je n’osais avancer » (Ms A [80v°]). Heureux serons nous si comme Sainte Thérèse et bien d’autres nous laissons l’Esprit Saint nous pousser sur le chemin de la confiance et de l’amour !

Par Christophe FEREY - Publié dans : Homélies dominicales - Communauté : Praedicatho.com
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 20:36

yhndxxam.gif

 

La première lecture d’aujourd’hui nous rappelle le BABA de toute vie humaine et à fortiori de toute vie chrétienne. On ne peut pas se prétendre chrétien si on ignore son frère qui est dans le besoin, qui n’a pas le minimum vital. Croire en Dieu c’est se mettre au service de la vie dans ce qu’elle a de plus fragile et de plus précieuse. La foi ne nous détourne pas des autres, au contraire elle nous rend plus insupportable la souffrance et les difficultés de nos frères. Nous savons que la misère déshumanise profondément la personne et qu’elle est un obstacle à la rencontre de Dieu. Dieu ne veut pas de miséreux dans sa maison. Dans la parabole du banquet des noces, le maître de la réception jette dehors celui qui est venu en aillons, qui n’a pas la tenue de fête. La misère vous enferme dans la survie, dans le soucie du lendemain. Dès les premières années de son existence, l’Eglise a organisé des services pour venir en aide aux nécessiteux. Elle a même institué des diacres responsables de ce service. Depuis 2000 ans l’Eglise ne cesse d’inventer des services qu’elle veut rendre à l’humanité blessée. Car en Jésus, Dieu s’est penché sur les pauvres, les malades, les exclus, les marginalisés, les condamnés à mort. Aucune souffrance n’est étrangère à Dieu. Jésus à voulu la supporter pour que ses disciples sachent le reconnaitre en ceux qui souffrent. Allez à la rencontre du souffrant ce n’est pas seulement se donner bonne conscience. c’est rencontrer Dieu lui-même qui a voulu s’identifier à ces petits qui souffrent bien souvent en silence. L’Eglise n’a pas ménagé ses peines pour soulager la détresse. Créant des hôpitaux, des hospices, des écoles. Les nombreuses congrégations religieuses apostoliques sont là pour nous le rappeler. A chaque époque de l’histoire l’Eglise à su repérer les nouveaux besoins des hommes en difficulté. Car il ne s’agit pas de se substituer à la puissance publique mais d’apporter humblement, sans éclat un surplus d’humanité qui témoigne que Dieu n’a pas déserter notre monde. Aujourd’hui l’Eglise investie dans ce qui ne rapporte rien. Elle investit dans l’accueille de ceux qui souffrent la solitude, dans l’accueille de l’étranger pour lui redire qu’il a une dignité. L’Eglise ne pourra se résoudre d’être absente là où les hommes souffre et ont besoin d’une présence aimante. Mais attention notre charité n’est pas qu’une simple pièce jeter au SDF croisé dans la rue. Notre présence est d’abord une lumière qui s’approche avec beaucoup de précaution et de tact pour éviter toute condescendance. Avec ce frère vivant la précarité de la misère, de la maladie, d’une forme de souffrance nous ne sommes pas un Seigneur qui par pitié daignerai faire un geste. Non, nous sommes au nom de Jésus un frère de cet homme. Nous sommes son égal. La charité ce n’est pas simplement donner pour apaiser sa conscience mais c’est avant tout participer à l’amour de Dieu pour chaque être humain qui est son enfant. Nous pouvons alors être cette lumière du monde dont parle l’Evangile d’aujourd’hui. Cette lumière n’est pas faite pour attiré à elle-même mais pour éclairer et indiquer que le chemin n’est pas si noir, que l’ont peut se relever et avancer. Nous avons reçu le jour de notre baptême la lumière du Christ. Qu’en avons-nous fait ? Nous à t’elle aidé à avancer dans cette vie, traversée par bien des avènements heureux et des événements qui nous font trébucher ? Cette lumière nous est donnée pour que nous la fassions briller autour de nous, pour que nous allumions aussi à notre tour d’autre lumière dans la vie de personnes que nous pouvons rencontrer. Parfois il ne faut pas grand-chose pour qu’une lumière s’allume dans un cœur blessé. Ce n’est pas notre œuvre. C’est celle de Dieu. Mais sans nous, sans la lumière qu’il a allumée il ne pourra allumer d’autres lumières. Alors osons exposer notre lumière pour lui donner de l’oxygène et que nos frères qui en ont besoin puissent l’accueillir et être guidés vers un chemin de libération. Comme Paul nous nous sentons bien faibles pour porter une telle lumière. Pourtant c’est dans ces vases biens fragiles que Dieu a décidé de déposer sa lumière. Alors n’attendons pas d’êtres parfaits et sans faiblesses pour offrir cette lumière que nous portons. Soyons sans crainte et inscrivons dans notre cœurs ces paroles du psaume « Mon cœur est confiant, je ne crains pas. ».


Par Christophe FEREY - Publié dans : Homélies dominicales - Communauté : Praedicatho.com
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Images Aléatoires

  • DSCF3029.jpg
  • 100_1931.jpg
  • Chemin des douaniers, Cap Lévy, Fermanville (50)
  • DSCF9740.jpg
  • DSCF3399.jpg
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés