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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 20:04

On dit que les prêtres diocésains sont chauvins. Et pourtant comment ne pas être fier de son diocèse lorsque ses yeux contemples les merveilleux joyaux qui parsèment nos églises. Le tout à sa porte ! Il ne suffit pas de faire beaucoup de kilomètre pour voir de belles choses. Il suffit de bien ouvrire ses yeux ! La preuve par l'immage !

 

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 22:56

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Chapelle de la communauté de la bucaille à Cherbourg

 

Un petit homage à une communauté religieuse que j'aime beaucoup

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 20:28

 

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Dimanche dernier la liturgie de la parole mettait l'accent sur la prière et l'hospitalité. Aujourd'hui elle met en exergue un qualité fondamentale que doit cultiver le disciple de Jésus-Christ. L'ouverture de la liturgie nous semble bien sombre. « Vanités des vanités, tout est vanité ». Et pourtant l'ombre est là pour mettre en lumière ce qu'il y a de plus beau dans la vie chrétienne : la gratuité ! Le chrétien n'est pas un possédant, un propriétaire. Jésus prends l'exemple de celui qui n'a qu'un but : entasser. Or cet homme est déjà mort car il ne penses qu'à enfermer, qu'à entasser au lieu de partager et d'ouvrir en grands ses greniers. Quand nous mourrons nous serons nus ! Notre seul vêtement, que nous pourrons garder, c'est l'amour que nous aurons reçu et donner. Il s'agit bien de recevoir avant de donner. Le Christ vient nous offrir un regard nouveau sur la vie. Toute sa vie sera un don pour son Père et pour ses frères. Tout ce qu'il donne il le considère comme un cadeau de son père. Rien ne lui appartient et pourtant il est sans doute l'homme le plus riche du monde si nous considérons que l'amour est le bien le plus précieux que nous puissions recevoir. Il en va de même dans notre vie. Mon épouse, mon époux, mes enfants ne sont pas ma propriété ! Il me sont offert par Dieu pour que je puisses leur donner tout l'amour que je reçois de lui. Je ne peut pas mettre la main sur eux. Mon seul but doit être de les considérer comme des frères et sœurs qui vont m'aider à grandir et que je vais aussi aider à ma mesure à grandir. On ne peut jamais mettre la main sur quelqu'un. Saint Paul nous invite à revêtir l'homme nouveau qui est Jésus-Christ lui même. Avons nous conscience de notre nouvelle dignité depuis notre baptême ? Tout à l'heure Noa, Rayan et Sophie seront baptisés dans cette église. Ils vont revêtir le vêtement blanc signe de leur nouvelle condition de vie avec Jésus-Christ. Je leur dirait au nom de Dieu « Noa, Rayan et Sophie, vous êtes une création nouvelle dans le Christ : vous avez revêtu le Christ ; ce vêtement blanc en est le signe, que vos parents et amis vous aident, par leur parole et leur exemple, à garder intacte la dignité des fils de Dieu, pour la vie éternelle ». Aider à garder intact leur dignité de fils et filles bien aimés du Père c'est les aider à garder cet esprit de gratuité. Les aider à considéré la vie comme un don à recevoir et non à conquérir par tous les moyens. Nous sommes mort avec le Christ depuis notre baptême pour vivre avec lui en aimant de cet amour reçu et partager. Pour cela il nous faut passer du temps gratuit avec lui. Ce n'est jamais du temps perdu que d'offrir quelques minutes de notre temps au Seigneur. Ce temps de vacance est favorable pour offrir du temps à ceux que l'on aime et à Dieu. Aujourd'hui la Parole de Dieu nous confronte à un choix : entasser nos pseudos richesses dans des greniers ou bien ouvrir largement la porte de notre réserve d'amour pour l'offrir. Avec Dieu, tout ce que nous gardons pourri, tout ce que nous offrons fleuri. Alors que voulons nous : un beau jardin ou bien une jachère promise à la mort ? Laissons l'eau de notre baptême nous irriguer et redonner vie à ce qui est mort en nous. Nous pourrons alors fleurir là où nous vivons. Fixons notre regard sur le Christ et redisons avec Saint Paul « il n'y a que le Christ : en tous, il est tout ».

 

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 22:07

 

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Il faut se méfier... Même le dernier vendredi du mois de juillet ça peut circuler ! Je me dit que pour faire 1km et demie, un quart d'heure doit être bien suffisant... C'est sans compter sans ces maudits piétons qui décident de traverser la chaussée hors des passages piétons. Ces Horsains qui mettent des secondes interminables à trouver leur chemins. Ces Cherbourgeois qui démarrent 5 secondes après que le feu soit passé au vert. Ces voitures qui n'arrivent pas à entrer dans un rond point ! Le vicaire n'en peut plus de faire attendre 7 soeurs en prière dans leur chapelle. Il déboule avec sa Saxos dans le parc et découvre que l'ABS n'aiment vraiment pas les gravillons. Le vicaire provoque la stupeur dans une communauté d'ordinaire tranquille. Une fenêtre est ouverte et et le son du dérapage se répand ! J'ai droit à un beau comité d'accueil pour m'accueillir. La brave Saxo s'en sort sans une égratignure. On est quitte pour une belle frayeur ! La prochaine fois le vicaire sera qu'il faut 20 à 30 min pour parcourir 1 km et demi !

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 10:54

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Oser y croire

Ne jamais renoncer

Tu peux y arriver

Je t'assure

Même si c'est dur

bas toi, tu y arriveras !

Tu n'es pas seul

Alors ose et crois !

Il se penches vers toi

Il croie en toi

La souffrance te transperce

Et pourtant un passage est possible

Un passage ténue, une fissure...

C'est ouvert alors laisse le entrer

Tu pourras tendre la main

Te laisser mener pour qu'il mène le combat

Ne reste pas seul sinon tu sombre

Fissure ta carapace

Ta faiblesse se fera accueil

La blessure à vif s'exposera au baume

Alors laisse toi guérir

Sois patient et reprend vie

 

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Published by Christophe FEREY - dans Prière
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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 09:49

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Les vacances sont propices aux rencontres. Elles sont comme une respiration dans nos vies si trépidantes, même lorsque nous habitons à la campagne. Le Christ l'a bien compris. Il faut savoir s'arrêter, s'assoir, reprendre du souffle au près de ses amis. Là où la chaleur est offerte, où il n'y a pas d'attente particulière sinon celle de l'échange gratuit. Dieu n'a aucune valeur marchande. Les cour de bouses lui sont totalement inconnus. Le amis de Jésus sont rares car ils n'attendent rien d'autres que sa présence. Il y a des foules qui viennent à lui pour recevoir un miracle, une grâce. Nous aussi nous sommes souvent de cette foule qui nous tournons vers Jésus pour lui demander quelque chose. Et nous avons raison car Dieu s'intéresse à nos soucis, à nos souffrance et il veut les soulager. Mais si nous passions de la l'anonymat de la foule à l'intimité de l'amitié ? Être avec le Christ pour le simple bonheur d'être avec lui. Si nous passions parfois de la prière de demande à la prière de Louange ? Une prière gratuite qui redis combien nous sommes heureux d'être avec le Seigneur ? C'est ce que vie Marie lorsqu'elle s'assoie avec Jésus. Elle s'arrête, rien ne devient plus important que de rencontrer son ami. Que lui dit Jésus ? Nous ne le savons pas. C'est un secret, un précieux trésors qui lui est offert. Marie ne dit rien, elle écoute. Au cotés de Jésus elle devient une source d'où sortira un fleuve qui pourra irriguer sa vie et celle de ceux qu'elle rencontrera. Ce fleuve qui est en nous ne peut pas se garder que pour sois, sinon l'eau devient stagnante. Ce que nous recevons gratuitement nous avons à le redonner gratuitement. Il me faut revenir à la source. Cette source ne craint pas la sécheresse. Elle est intarissable. Quand je sans la sécheresse menacer ma vie alors il me faut revenir vers cette eau qui jamais ne manquera. En venant vers le Seigneur, nous le rassasierons car il a faim de notre rencontre. C'est pourquoi il vient visiter son ami Abraham qui se tient devant sa tente. Dieu viens rencontrer un nomade. Quelqu'un qui n'est pas installer. La foi chrétienne est un voyage, faite de questionnements, de doutes, de moments lumineux. Nous ne sommes jamais arrivés au but. C'est l'aventure qu'a vécu Abraham. Il a du se laisser surprendre par Celui qui s'est révélé à lui. Il a du lui faire confiance et croire que Dieu tient toujours promesse. Dieu aujourd'hui se laisse accueillir par Abraham comme Jésus se laisse accueillir chez Marthe et Marie. La tante d'Abraham est accueillante. L'hôte est à l'entrée pour accueillir le visiteur. Dieu accepte d'être vulnérable, de prendre le risque ne pas être accueillie comme il acceptera le risque du rejet en envoyant Jésus pour le révéler. Dieu n'a rien d'un dominateur. Sa puissance ne peut se déployer que lorsqu'il rencontre une personne prête à l'accueillir. Nous sommes invité à sortir de notre tente. A ne pas nous réfugier, à ne pas nous recroqueviller sur notre petit bonheur apparent. Notre évêque nous invite à être des hommes et des femmes de l'hospitalité, c'est à dire qui savent accueillir et recevoir l'autre. Or nous ne pourrons pas l'être authentiquement si nous n'accueillons pas le Christ dans chez nous dans notre vie. Le pape Jean-Paul II nous y invite dans sa lettre apostolique « Au début du Nouveau Millénaire ». Face à nos interrogations anxieuses sur ce monde d'aujourd'hui Jean-Paul II nous invite à nous encrer dans le Christ. « Non ce n'est pas une formule qui nous sauvera, mais une Personne, et la certitude qu'elle nous inspire : Je suis avec vous ! Il ne s'agit pas d'inventer un « nouveau programme ». Le programme existe déjà : c'est celui de toujours, tiré de l'Evangile et de la tradition vivante. Il est centré, en dernière analyse, sur le Christ lui-même, qu'il faut connaître, aimer, imiter, pour vire en lui la vie trinitaire et pour transformer avec lui l'histoire jusqu'à l'achèvement dans la Jérusalem Céleste »1. Alors n'ayons pas peur d'accueillir à notre table le Christ. Comme Marie écoutons le et nous cesserons de nous inquiéter pour l'avenir de l'Eglise. Mettons nous à l'école du Christ pour devenir d'authentiques témoins de son amour pour tout homme. La parole de Dieu nous invite ce matin à passer de l'agitation à l'accueil paisible du Christ qui veut nous visiter. Alors cessons de courir dans tous les sens et arrêtons-nous pour écouter et nous nourrir du Christ. Nous pourrons alors repartir avec des forces neuves et habités de l'intérieur. Choisissons la meilleur part, elle ne nous seras pas enlevée !

1J.P.II, Lettre apostolique Novo millennio ineunte, n°29

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 13:07

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 00:53

 

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Au coeur de la nuit. Seigneur

Je viens t'offrir mon humble présence

Dissemblance et ressemblance

Rien ne peut troubler l'espace

Que tu offre à notre rencontre

Quelle est belle cette nuit où se diffuse ton silence

Lentement, à pas de velours

Il fait sa demeure

Le vacarme fait place à un murmure paisible qui vient chanter doucement à mon coeur

O nuit ! Fait ton oeuvre !

Que le repos gagne sur les fatigues du temps

Que le fardeau se dépose

Que le soucis s'éloigne

Tu as créer la nuit pour que je m'y enveloppe

Quelle demeure mystère où tout s'opère

Au matin ouvre mes yeux sur ce nouveau jour

Il se lève pleins de promesses

Qu'il me soit donné pour t'aimer

 

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 20:02

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Tout à l’heure Isaïe nous adressait des paroles de consolation de la part du Seigneur. Quelles nous font du bien en ce début de vacances, à la fin d’une année traversée par la joie de beaux évènements ou bien marquée par des épisodes douloureux. Qu’il nous est bon d’entendre de telles paroles ce matin. Elles nous invitent à la joie pour tant de grâces reçues ou bien à laisser retentir en nous ces paroles de consolation : « De même qu’une mère console son enfant, moi-même je vous consolerai, dans Jérusalem vous servez consolés ». C’est sur cet arrière fond de miséricorde et de joie qu’il nous faut accueillir l’Evangile d’aujourd’hui qui nous invite à trois attitudes que je vous propose de méditer quelques instants.

Porteurs de paix


Le cœur de l’Evangile se situe dans ce commandement que Jésus adresse aux 72 : « Dans toute maison où vous entrerez dites d’abord : « Paix à cette maison ». Nous n’avons rien à offrir d’autre sinon la paix que nous recevons de Dieu. Lorsque nous quittons l’Eglise après la messe nous n’avons rien d’autre que la paix du Christ à emporter avec nous. Les personnes qui ont connu la guerre le savent bien. Rien n’est plus fragile que la paix. Que de dégâts lorsqu’elle quitte un pays, un village,  une famille. Quelle souffrance pour des parents de voir leurs enfants s’entredéchirer. La paix est bien fragile alors entretenons la. D’abord avec les personnes les plus proche de nous : son conjoint, ses enfants, ses collègues de travail, ses amis. La paix que veut nous offrir Dieu, n’est pas une absence de conflit. La paix que veut nous offrir le Seigneur c’est notre capacité à mieux comprendre l’autre, à savoir lui parler. Souvent la violence vient du fait que l’on ne trouve plus d’autre moyen de communication. Lorsque quelqu’un frappe une autre personne, elle n’a plus que ce moyen de communication. La parole fait place à la violence. Or Dieu veut nous apprendre le langage de l’amour. Savoir reconnaitre en l’autre un frère à aimer, à connaitre, à comprendre. C’est un peu l’expérience que nous pouvons faire lorsque nous sommes en vacance. Profitons de ce temps pour faire de nouvelles rencontres qui nous enrichissent. Essayons aussi d’avoir moins d’aprioris pour ne pas nous priver de belles rencontres. Aidons les enfants et les jeunes à ne pas avoir peur de l’autre mais au contraire à avoir le goût de rencontrer l’autre. Car chacun recel en lui un trésor qu’il me faut découvrir. Demandons cette grâce à Dieu lorsque nous venons à l’eucharistie, de devenir apôtres de sa paix.

Demeurer

Deuxième attitude à laquelle nous sommes invités : demeurer. « S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire ». Nous vivons dans un monde pressé. Nous passons mais sans vraiment nous arrêtés. Lorsque je demande à celui que je rencontre « comment vas-tu ? » bien souvent je n’attend même pas la réponses. Tant de choses se bousculent en moi, tants de soucis me traversent. Et pourtant si je demandais cette paix à Dieu pour pouvoir être disponible à l’autre. Oser demeurer auprès de lui pour l’accueillir ou me laisser accueillir par lui, chez lui. Accepter d’aller sur son terrain, me rendre vulnérable pour que s’opère la rencontre. Combien de fois je sort transformer par une visite chez une personne. Je crois que nous avons à redécouvrir l’importance de s’assoir et de prendre du temps pour parler, écouter, se réjouir ou compatir avec ce frère que je visite ou qui me visite. La foi chrétienne à horreur des portes fermées. Elle veut pour nous une vie qui sente le frai et non le renfermé. Et si pendant les vacance j’acceptais de ne plus courir mais de m’arrêter lorsque je trouve l’hospitalité de la rencontre. La première porte que nous avons à ouvrir c’est celle de Dieu. Chez M. Dieu nous apprendrons l’accueil et la joie de la rencontre. Alors laissons nous rencontrer par Dieu lui qui veut demeurer en nous pour pouvoir demeurer chez toutes les personnes que nous rencontrerons.

La prière


Si nous voulons être semeur de la paix de Dieu autour de nous et rencontrer l’autre comme un frère, il n’y a pas d’autre chemin que celui de la prière. « Priez donc le maître de la moisson ». La prière est un combat pour le croyant. Elle ne va pas de sois. Et pourtant elle est vitale. Ne pensons pas être des témoins du Christ crédible si nous laissons de coté la prière. La prière est chemin fait de sommet lumineux où l’on découvre un magnifique paysage à perte de vue et aussi de pente bien rude. Chacun ici pourrai raconter sa prière. Chacun est différent et donc chacun à une manière de prier. Ce qui importe c’est de ne jamais juger sa prière. C’est de vouloir prendre un temps avec Dieu qui est toujours disponible pour nous rencontrer. Lorsque nous nous mettons en prière ayons conscience que quelqu’un nous attends. De cette rencontre découle notre rencontre avec les autres. Osons la simplicité et n’ayons pas peur de demander aux frères et sœurs de la communauté comment ils prient. Car nous sommes invités à nous soutenir les uns les autres. Je vous livre juste quelques piliers de la prière : la régularité, la volonté, ne jamais juger sa prière même si elle nous parait pauvre car seul Dieu peut juger, la prise de conscience que je suis aimer et que l’amour réclame du temps avec l’être aimé. Dieu à besoin d’ouvriers selon son cœur alors ne cessons jamais de demander à Dieu les ouvriers de son Evangile dont nous avons besoin. Soyons sur que notre prière sera écouter et que Dieu « fera connaître sa puissance à ses serviteurs ». Sa puissance n’est autre que sa paix qu’il veut enraciner en nous alors ouvrons notre porte et accueillons ce don précieux et fragile.

 Un chemin nous est ouvert ce matin : la paix à accueillir et à transmettre, ne pas passer mais demeurer, prier pour que s’enracine solidement la paix du Christ, soyons sur que le Seigneur est bien présent sur ce chemin et redisons ensemble « Béini soit Dieu, qui n’a pas écarté ma prière, ni détourné de moi son amour »

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 20:48

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Aujourd’hui, Dieu vient à la rencontre du pécheur. Il va à la recherche de celui qui est perdu, qui s’est éloigné de lui. Dieu aime tant l’homme qu’il ne peut se résoudre à le voir loin de lui. La rencontre impensable se produit. « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » L’amour de Dieu va jusqu’à rencontrer l’exact contraire de ce qu’il est. Pour Dieu le péché n’est pas un obstacle. Il en fait une occasion pour manifester sa miséricorde, son amour infini, qu’il veut offrir à tout homme. « Celui à qui ont pardonne peu, montre peu d’amour ». Et si c’était cela la clef de la vie chrétienne : être pardonné pour pouvoir aimer sans mesure. La vie de David peut nous éclairer par rapport au pardon de Dieu. Le grand roi David, choisi par Dieu alors qu’il gardait le troupeau, va commettre l’irréparable. Il va mener à la mort un homme pour prendre sa femme. La légende va en prendre un coup. David, celui qui a été choisi par Dieu est aussi un pécheur comme tout homme. Alors qu’il est au fait de sa puissance, il va tomber plus bas que terre. Et c’est dans ce trou profond que Dieu va le rejoindre. Avant de lui faire des reproches, Dieu va d’abord lui rappeler tout ce qu’il a fait pour lui. L’homme avec Dieu n’est pas d’abord invité à se morfondre mais à activer sa mémoire et à se souvenir de tout ce que Dieu fait pour lui, de son histoire d’amour avec lui. C’est parce que je reconnait que je suis aimé par-dessus tout que je peux accueillir le pardon. Dieu va ensuite aller plus loin. Il va mettre David face à la réalité de ce qu’il a commis. Il n’y a pas de pardon possible sans la vérité. C’est ce qu’essaye de vivre les habitants de l’Afrique du Sud. Le travail de réconciliation s’est fait par un lent et difficile processus qui a mis en lumière la vérité. Dieu invite David à reconnaitre son péché, à ne pas édulcoré sa responsabilité. La miséricorde de Dieu n’enlève pas la justice, elle la rend éclatante. Le but de la justice de Dieu n’est pas la vengeance mais la remise en ordre de ce qui a été déformé. La justice humaine devrait aussi suivre cette voie. Elle devrait permettre au coupable d’assumer sa faute, de faire la vérité et de vivre la sanction comme une étape sur un chemin de reconstruction et penser l’avenir au lieu d’enfermer sur le passé. Une justice qui permet également à la victime d’être reconnue et de pouvoir aussi se reconstruire. Dieu n’est pas injuste et ne peut pas cautionner le péché car le péché abime l’homme. Quel parents peut aimer des actes mauvais de leurs enfants. Et pourtant ils aiment leurs enfants malgré cela. Dieu aime le pécheur mais il haie le péché car le péché porte en lui un germe de destruction. David ne va pas mourir car il reconnait la vérité et il va pouvoir accéder au pardon de Dieu. Il n’y a pas de péché qui ne puisse être pardonné. Alors ayons confiance. Nous ne sommes jamais tombé assez bas pour que Dieu ne puisse nous rejoindre et nous offrir son pardon. N’ayons pas peur de demander pardon à Dieu, de reconnaitre lucidement notre péché. Plus nous sommes pardonné et plus nous sommes capable d’accueillir l’autre avec ses limites et ses fragilités. Rappelons nous les parole de Jésus « Celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour ». Le pardon loin d’être un dénie de justice est affaire d’amour. Alors faisons de nos familles, de nos relations amicales des lieux où nous apprenons à aimer à la manière de Dieu. Si nous doutons de l’amour infini de Dieu, regardons la crois et redisons avec Paul « Ma vie aujourd’hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré pour moi ». Comment ne pas être traversé comme par un glaive par une telle déclaration d’amour ? Alors laissons le Fils nous murmurer combien il nous aimes pour pouvoir à notre tour aimer comme il nous aime.

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