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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 19:55

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Comment rester de marbre lorsque l'on apprend que des prêtres aient pu commettre des actes pédophiles ? Bien des consciences doivent être troublées. La matière première qu'utilise un prêtre c'est la confiance des personnes qui viennent le rencontrer. La tempête s'abat et le bateau gîte dangereusement. Mais je sais qu'il y a quelqu'un dans ce bateau. Les disciples d'aujourd'hui ne sont pas plus malins que ceux réunis autour du Christ. Notre pire ennemi, la crainte, pourrai nous saisir. Pourtant je sais que l'Église continu son chemin à travers les tempêtes et que la barque ne sombre pas. Ce qui est nouveau aujourd'hui c'est l'emballement médiatique. On ne prend plus le temps de l'analyse. On jette en pâture des faits et des mots sans prendre le temps de connaître leur contexte. En moins de temps qu'il ne le faut pour brancher la télévision ou la radio, "l'info" fait le tour du monde. France Info s'empare d'une dépêche et c'est parti pour toute la journée. Pendant ce temps on fait peut de cas des victimes. On se concentre sur un travail de démolition au lieu de servir la vérité. Le prêtre que je suis est triste car on sali son engagement. Combien de confrères ont permis à des personnes de reprendre courage pour continuer à vivre, de découvrir combien Dieu les aime ? Ce soir je veux prier pour les victimes qui sans doutes sont broyées par la souffrance d'avoir été abusée par quelqu'un en qui il aurait du avoir totalement confiance. Ce soir je veux prier pour mes frères prêtres qui sont tombés pour qu'ils fassent la lumière dans leur vie et assument leurs responsabilités. Ce soir Seigneur je veux te redire toute ma confiance. La barque affronte des bourrasques mais je sais que tu es là qu'aucun de nous ne sera submergé par les flots en colère. Tu m'as offert un très beau cadeau, donne moi d'en prendre soins. Donne moi d'être celui qui console, qui encourage, d'accueillir tout ceux qui sont en manque d'amour, dont l'amour à été blessé et trahit. Fait de mes mains un instrument de ta bénédiction. Que jamais je ne blesse, que jamais je ne te trahisse Seigneur. Tu sais que je suis faible alors viens à mon secours.

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 17:27

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 19:21

BENEDICTUS PP. XVI
28/03/2010

« Bon Maître, que dois-je faire
pour avoir en héritage la vie éternelle ? » (Mc 10,17)





Chers amis,

Nous fêtons cette année le vingt-cinquième anniversaire de l’institution de la Journée Mondiale de la Jeunesse, voulue par le Vénérable Jean-Paul II comme rendez-vous annuel des jeunes croyants du monde entier. Ce fut une initiative prophétique qui a porté des fruits abondants, permettant aux nouvelles générations chrétiennes de se rencontrer, de se mettre à l’écoute de la Parole de Dieu, de découvrir la beauté de l’Eglise et de vivre des expériences de foi fortes qui ont conduit de nombreux jeunes à décider de se donner totalement au Christ.

Cette XXVème Journée représente une étape vers la prochaine Rencontre Mondiale des jeunes, qui aura lieu en août 2011 à Madrid, où j’espère que vous serez nombreux à vivre cet événement de grâce.

Pour nous préparer à cette célébration, je voudrais vous proposer quelques réflexions sur le thème de cette année : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » (Mc10,17), tiré de l’épisode évangélique de la rencontre de Jésus avec le jeune homme riche. Ce thème a déjà été traité, en 1985, par le Pape Jean-Paul II, dans une très belle lettre adressée pour la première fois aux jeunes.

1. Jésus rencontre un jeune homme

« Il [Jésus] se mettait en route, – raconte l’Evangile de saint Marc – quand un homme accourut et, s’agenouillant devant lui, il l’interrogeait : “ Bon Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? ”. Jésus lui dit : “ Pourquoi m’appelles-tu bon ? Nul n’est bon que Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne tue pas, Ne commets pas d’adultère, Ne vole pas, Ne porte pas de faux témoignage, Ne fais pas de tort, Honore ton père et ta mère ”. “ Maître, lui dit-il, tout cela je l’ai observé dès ma jeunesse ”. Alors Jésus fixa sur lui son regard et l’aima. Et il lui dit : “ Une seule chose te manque : va, ce que tu as, vends-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel ; puis, viens, suis-moi ”. Mais lui, à ces mots, s’assombrit et il s’en alla tout triste, car il avait de grands biens » (Mc 10, 17-22).

Ce récit exprime d’une manière probante la grande attention de Jésus envers les jeunes, envers vous, envers vos attentes, vos espérances, et montre combien son désir est grand de vous rencontrer personnellement et d’ouvrir un dialogue avec chacun de vous. De fait, le Christ interrompt son chemin pour répondre à la question de son interlocuteur. Il manifestait ainsi sa pleine disponibilité à l’égard de ce jeune, qui est mû par un ardent désir de parler avec le « Bon Maître », pour apprendre de lui à parcourir la route de la vie. En proposant ce passage évangélique, mon Prédécesseur voulait exhorter chacun de vous à « développer votre propre dialogue avec le Christ – dialogue qui a une importance fondamentale et première pour un jeune » (Lettre aux jeunes, n.2).

2. Jésus le regarda et l’aima

Dans le récit évangélique, saint Marc souligne que « Jésus fixa sur lui son regard et l’aima » (cf. Mc10,21). C’est dans le regard du Seigneur que réside le cœur de cette rencontre très particulière et de toute l’expérience chrétienne. Le christianisme, en effet, n’est pas d’abord une morale, mais une expérience de Jésus-Christ, qui nous aime personnellement, jeunes ou vieux, pauvres ou riches. Il nous aime même quand nous lui tournons le dos.

Commentant cette scène, le Pape Jean-Paul II ajoutait, s’adressant à vous les jeunes : « Je vous souhaite de connaître un tel regard ! Je vous souhaite de faire l’expérience qu’en vérité, lui, le Christ, vous regarde avec amour ! » (Lettre aux jeunes, n.7). Un amour, qui s’est manifesté sur la Croix d’une manière si pleine et si totale qu’il fait écrire à saint Paul, avec stupeur : « Il m’a aimé et s’est livré pour moi » (Gal 2, 20). « Savoir que le Père nous a toujours aimés en son Fils, que le Christ aime chacun en tout temps – écrit encore le Pape Jean-Paul II – cela devient un solide point d’appui pour toute notre existence humaine » (Lettre aux jeunes, n.7), et nous permet de surmonter toutes les épreuves : la découverte de nos péchés, la souffrance, le découragement.

Dans cet amour se trouve la source de toute la vie chrétienne et la raison fondamentale de l’évangélisation : si nous avons vraiment rencontré Jésus, nous ne pouvons pas nous empêcher de lui rendre témoignage devant ceux qui n’ont pas encore croisé son regard !

3. La découverte du projet de vie

Chez le jeune homme de l’Evangile, nous pouvons découvrir une condition très semblable à celle de chacun de nous. Vous aussi vous êtes riches de qualités, d’énergies, de rêves et d’espérances : des ressources que vous possédez en abondance ! Votre âge même constitue une grande richesse non seulement pour vous, mais aussi pour les autres, pour l’Eglise et pour le monde.

Le jeune homme riche demande à Jésus : « Que dois-je faire ? ». La période de la vie où vous vous trouvez est un temps de découverte : celle des dons que Dieu vous a accordés et de vos responsabilités. C’est également l’heure des choix fondamentaux pour construire votre projet de vie. C’est donc le moment de vous interroger sur le sens authentique de l’existence et de vous demander : « Suis-je satisfait de ma vie ? Quelque chose me manque-t-il ? ».

Comme le jeune homme de l’Evangile, vous aussi vous vivez peut-être des situations d’instabilité, de trouble ou de souffrance, qui vous conduisent à aspirer à une vie qui ne soit pas médiocre et à vous demander : en quoi consiste une vie réussie ? Que dois-je faire ? Quel pourrait être mon projet de vie ? « Que dois-je faire, afin que ma vie ait toute sa valeur et tout son sens ? (Ibid., n° 3).

N’ayez pas peur d’affronter ces questions ! Loin de vous accabler, elles traduisent les grandes aspirations, qui sont présentes dans votre cœur. Par conséquent, il faut les écouter. Elles attendent des réponses non superficielles, mais capables de satisfaire vos authentiques attentes de vie et de bonheur.

Pour découvrir le projet de vie qui peut vous rendre pleinement heureux, mettez-vous à l’écoute de Dieu, qui a son dessein d’amour sur chacun de vous. Demandez-lui avec confiance : « Seigneur, quel est ton dessein de Créateur et de Père sur ma vie ? Quelle est ta volonté ? Je désire l’accomplir ». Soyez sûrs qu’il vous répondra. N’ayez pas peur de sa réponse ! « Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît tout » (1 Jn 3, 20) !

4. Viens et suis-moi !

Jésus, invitant le jeune homme riche à aller bien au-delà de la satisfaction de ses aspirations et de ses projets personnels, lui dit : « Viens et suis-moi ! ». La vocation chrétienne jaillit d’une proposition d’amour du Seigneur et ne peut se réaliser que grâce à une réponse d’amour : « Jésus invite ses disciples au don total de leur vie, sans calcul ni intérêt humain, avec une confiance sans réserve en Dieu. Les saints accueillent cette invitation exigeante et se mettent, avec une humble docilité, à la suite du Christ crucifié et ressuscité. Leur perfection, dans la logique de la foi parfois humainement incompréhensible, consiste à ne plus se mettre au centre, mais à choisir d’aller à contre-courant en vivant selon l’Evangile » (Benoît XVI, Homélie à l’occasion de plusieurs canonisations, 11 octobre 2009).

A l’exemple de nombreux disciples du Christ, vous aussi, chers amis, accueillez avec joie l’invitation à le suivre, pour vivre intensément et avec fécondité en ce monde. Par le Baptême, en effet, il appelle chacun à le suivre par des actions concrètes, à l’aimer par dessus tout et à le servir dans ses frères. Le jeune homme riche, hélas, n’accueillit pas l’invitation de Jésus et s’en alla tout triste. Il n’avait pas trouvé le courage de se détacher des biens matériels pour trouver le bien plus grand proposé par Jésus.

La tristesse du jeune homme riche de l’Evangile est celle qui naît dans le cœur de chacun quand on n’a pas le courage de suivre le Christ, d’accomplir le bon choix. Mais il n’est jamais trop tard pour lui répondre !

Jésus ne se lasse jamais de tourner son regard d’amour et d’appeler à être ses disciples, mais il propose à certains un choix plus radical. En cette Année Sacerdotale, je voudrais exhorter les jeunes et les adolescents à être attentifs au fait de savoir si le Seigneur les invite à un don plus grand, sur la voie du Sacerdoce ministériel, et à se rendre disponibles pour accueillir avec générosité et enthousiasme ce signe de prédilection particulière, en entreprenant avec un prêtre, avec leur directeur spirituel, un nécessaire chemin de discernement. N’ayez pas peur, chers jeunes gens et chères jeunes filles, si le Seigneur vous appelle, par ailleurs, à la vie religieuse, monastique, missionnaire ou de consécration spéciale : il sait donner la joie profonde à ceux qui répondent avec courage !

En outre, j’invite ceux qui ressentent la vocation au mariage à l’accueillir avec foi, en s’engageant à jeter des bases solides pour vivre un grand amour, fidèle et ouvert au don de la vie, qui est richesse et grâce pour la société et pour l’Eglise.

5. Tournés vers la vie éternelle

« Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? ». Cette question du jeune homme de l’Evangile semble éloignée des préoccupations de nombreux jeunes d’aujourd’hui, car, comme l’observait mon prédécesseur, « ne sommes-nous pas la génération pour laquelle le monde et le progrès temporel occupent totalement l’horizon de l’existence ? » (Lettre aux jeunes, n.5). Pourtant, la question sur la « vie éternelle » affleure à des moments particulièrement douloureux de l’existence, quand nous subissons la perte d’un proche ou lorsque nous faisons l’expérience de l’échec.

Mais qu’est-ce que la « vie éternelle » à laquelle se réfère le jeune homme riche ? Jésus nous l’illustre quand, s’adressant à ses disciples, il affirme : « Je vous verrai de nouveau et votre cœur sera dans la joie, et votre joie, nul ne vous l’enlèvera » (Jn 16, 22). Ces paroles indiquent une exaltante proposition de bonheur sans fin, la joie d’être comblés de l’amour divin pour toujours.

S’interroger sur l’avenir définitif qui attend chacun de nous donne un sens plénier à l’existence, car cela oriente le projet de vie vers des horizons ni limités ni passagers, mais immenses et profonds. Ces horizons nous portent à aimer le monde, tant aimé de Dieu, à nous consacrer à son développement, toujours avec la liberté et la joie qui naissent de la foi et de l’espérance. Ce sont des horizons qui aident à ne pas absolutiser les réalités terrestres, en sentant que Dieu nous prépare une perspective plus grande, et à répéter avec saint Augustin : « Désirons ensemble la patrie céleste, soupirons vers la patrie céleste, sentons-nous pèlerins ici-bas » (Commentaire de l’Évangile de saint Jean, Homélie 35, 9). Le regard fixé vers la vie éternelle, le bienheureux Pier Giorgio Frassati, mort en 1925 à l’âge de 24 ans, disait : « Je veux vivre et non pas vivoter ! » et, sur la photo d’une escalade, envoyée à un ami, il écrivait : « Vers le haut », faisant allusion à la perfection chrétienne, mais aussi à la vie éternelle.

Chers jeunes, je vous exhorte à ne pas oublier cette perspective dans votre projet de vie : nous sommes appelés à l’éternité. Dieu nous a créés pour demeurer avec lui, pour toujours. Elle vous aidera à donner un sens plénier à vos choix et à apporter de la qualité à votre existence.

6. Les commandements, voie de l'amour authentique

Jésus rappelle au jeune homme riche les dix commandements, comme conditions nécessaires pour « avoir en héritage la vie éternelle ». Ce sont des points de référence essentiels pour vivre dans l’amour, pour distinguer clairement le bien du mal et construire un projet de vie solide et durable. A vous aussi, Jésus vous demande si vous connaissez les commandements, si vous vous souciez de former votre conscience selon la loi divine et si vous les mettez en pratique.

Certes, il s’agit de questions à contre-courant par rapport à la mentalité actuelle, qui propose une liberté déliée des valeurs, des règles, des normes objectives et qui invite à réfuter tout ce qui limite les désirs du moment. Mais ce type de proposition, au lieu de mener à la vraie liberté, conduit l’homme à devenir esclave de lui-même, de ses désirs immédiats, des idoles comme le pouvoir, l’argent, le plaisir effréné et les séductions du monde, en le rendant incapable de suivre sa vocation innée à l’amour.

Dieu nous donne les commandements parce qu’il veut nous former à la vraie liberté, parce qu’il veut construire avec nous un Royaume d’amour, de justice et de paix. Les écouter et les mettre en pratique ne signifie pas s’aliéner, mais trouver le chemin de la liberté et de l’amour authentiques, car les commandements ne limitent pas le bonheur, ils indiquent comment le trouver. Au début de son dialogue avec le jeune homme riche, Jésus lui rappelle que la loi donnée par Dieu est bonne, car « Dieu est bon ».

7. Nous avons besoin de vous

Ceux qui vivent aujourd’hui dans la condition de la jeunesse doivent affronter de nombreux problèmes provenant du chômage, du manque de références et d’idéaux certains, ainsi que de perspectives concrètes pour l’avenir. Parfois, on peut avoir l’impression d’être impuissants face aux crises et aux dérives actuelles. En dépit des difficultés, ne vous laissez pas décourager et ne renoncez pas à vos rêves ! Cultivez, au contraire, dans votre cœur de grands désirs de fraternité, de justice et de paix. L’avenir est entre les mains de ceux qui savent chercher et trouver de fortes raisons de vie et d’espérance. Si vous le voulez, l’avenir est entre vos mains, car les dons et les richesses que le Seigneur a déposés dans le cœur de chacun de vous, modelés par la rencontre avec le Christ, peuvent apporter une espérance authentique pour le monde ! C’est la foi en son amour qui, vous rendant forts et généreux, vous donnera le courage d’affronter sereinement le chemin de la vie et d’assumer des responsabilités familiales et professionnelles. Efforcez-vous de bâtir votre avenir en empruntant des itinéraires sérieux de formation personnelle et d’études, pour servir le bien commun avec compétence et générosité.

Dans ma récente Lettre encyclique sur le développement intégral, Caritas in veritate, j’ai dressé la liste de quelques grands défis qui sont urgents et essentiels pour la vie de ce monde : l’utilisation des ressources de la terre et le respect de l’écologie, la juste répartition des biens et le contrôle des mécanismes financiers, la solidarité avec les pays pauvres dans le cadre de la famille humaine, la lutte contre la faim dans le monde, la promotion de la dignité du travail humain, le service en faveur de la culture de la vie, la construction de la paix entre les peuples, le dialogue interreligieux, le bon usage des moyens de communication sociale.

Ce sont des défis auxquels vous êtes appelés à répondre pour édifier un monde plus juste et fraternel. Ce sont des défis qui requièrent un projet de vie exigeant et passionnant, dans lequel investir toute votre richesse selon le dessein que Dieu a sur chacun de vous. Il ne s’agit pas d’accomplir des gestes héroïques, ni extraordinaires, mais d’agir en mettant à profit ses propres talents et ses possibilités, en s’engageant à progresser continuellement dans la foi et dans l’amour.

En cette Année Sacerdotale, je vous invite à connaître la vie des saints, en particulier celle des saints prêtres. Vous verrez que Dieu les a guidés et qu’ils ont trouvé leur route jour après jour, précisément dans la foi, dans l’espérance et dans l’amour. Le Christ appelle chacun de vous à s’engager avec lui et à assumer ses responsabilités pour bâtir la civilisation de l’amour. Si vous suivez sa Parole, votre route s’illuminera, elle aussi, et vous conduira vers des destinations élevées qui procurent la joie et confèrent un sens plénier à la vie.

Que la Vierge Marie, Mère de l’Eglise, vous accompagne de sa protection. Je vous assure de mon souvenir dans la prière et je vous bénis avec beaucoup d’affection.

Du Vatican, 22 février 2010

BENEDICTUS PP. XVI

 

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 23:34

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Tu as troqué la blouse pour le manteau

A quoi penses tu ?

Sans doute pas à l’objectif,

Toi qui le fui

Pourtant une beauté indéfinissable ressort de ton portrait

Longtemps j’ai traqué l’image qui pourrai te retranscrire

Je te sens si sereine sur ce visage que tu veux bien m’offrir

J’aimerais tant que tu puisses la conserver

Peut être qu’un jour…

Merci pour ce beau visage

Une lumière l’éclaire qu’elle ne disparaisse pas.

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 11:03

 

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 23:57

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C’est le matin qui fait place à une longue nuit. Une nuit de solitude où l’on pleur l’être aimé. Une nuit où tout parait si sombre. Une nuit interminable. Comment trouver le sommeil lorsque la tristesse vous prend aux tripes ? Lorsque le désespoir vient vous rendre visite ? Les heures compte double. La lumière doit venir mais quand ? La nuit semble sans fin. Je ne tiens plus, il faut que j’y aille ! Que cela me coûte ! J’aimerai tellement me réveiller et me dire que ce fut un cauchemar ! Pourtant je me lève et prend le chemin vers le mort. Pourquoi revenir alors que tout est fini ? Qu’est ce qui peut bien me faire parcourir ce chemin que je crois sans issue ? Le jour n’est pas encore levé et pourtant je prends le chemin. Mes pas sont lourds ! Lourds  du deuil et du désespoir. Pourtant je pars, je quitte cette maison où je me sens trop à l’étroit…. Trop loin de toi Seigneur, toi qui était la lumière de ma vie. Mais que c’est il passait pour que tu disparaisses à mes yeux ? Comment vais-je continuer sans toi ? Quelque chose au fond de moi-même me dit que ce qui a été vécu ne peut pas s’engloutir bêtement dans un tombeau. Une dernière fois je veux venir à tes cotés moi qui suis restée jusqu’à ton dernier souffle, ton dernier râle. Pourtant tu m’as fendu le cœur en offrant ton pardon aux bourreaux qui te torturaient et tu as accueilli ce malfrat qui te suppliait de le sauver. A quoi bon ces paroles puisque la pierre te retiens ?

Qui peut s’imaginer la nuit que vient de passer Marie-Madeleine et les disciples ? Tout devait être sombre autour d’eux. Quel éblouissement ont-ils du ressentir à la vue de ce tombeau ouvert. La pierre n’a pu retenir le corps de celui qui portait en lui la vie. En lui toute vie a été sauvée. Aucune pierre de tombeau ne peut résister à son amour. Marie Madeleine ne comprend pas. Elle sait seulement qu’elle doit aller répandre la nouvelle. Le tombeau est ouvert ! Quelle folle espérance ! Elle court. Le pas devient incroyablement léger ! Quand on aime on se surpasse et elle cours, comme jamais, prévenir ceux qui étaient au plus près du maître. Comme au temps du premier appel, Pierre et l’autre disciple se mettent en route et lâchent tout. L’autre n’ose pas entrer dans le sanctuaire qui a accueilli la dépouille de son Seigneur. Il attend Pierre pour qu’il soit le premier à entrer. Et que voient-ils ? Les liens qui retenaient Jésus captif de la mort sont définitivement rangés dans le tombeau comme une pièce de musée soigneusement pliée. Ils n’en ressortiront plus. Désormais la mort ne sera plus une camisole mais un passage. Mystère du Samedi Saint où le maître de la vie accepte de descendre au plus profond des abîmes de la mort pour en délivrer tous ceux qui en étaient captifs. Telle est l’espérance qui jailli du tombeau ouvert le matin de Paque. Cette espérance n’est pas légère. Elle comporte en elle la passion du Christ. Le chrétien n’est pas le ravi de la crèche. Il sait d’où vient sa joie et qu’elle sort du tombeau d’un crucifié qui gardera les traces du supplice en sa chair. Notre espérance n’est pas une naïveté qui nous ferait croire que tout est beau et jolie. Non, notre espérance nous invite a élevé le regard quand la vie nous attire vers le sol. C’est l’invitation de Saint Paul « Recherchez donc les réalité d’en haut : c’est là qu’est le Christ assis à la droit de Dieu ». Le Christ n’est plus dans le tombeau alors cherchons le où il est, c'est-à-dire dans la vie puisqu’il est assis auprès du Père. Accueillir la joie et l’espérance de Paque c’est permettre à la victoire de la vie sur la mort d’opérer en chacune de nos vies. A chaque fois que je favorise la vie en moi le mystère de paque agit en moi. Combien de petites résurrections vivons nous au cour d’une vie ? Sans doute ne le mesurons nous pas assez. Chaque fois que je redonne un sourire à quelqu’un qui souffre, chaque fois que je préfère me tourner vers les autres que de me refermer sur moi-même. Ne faisons pas de notre vie un tombeau. Laissons l’amour du Christ ouvrir toutes les pierres qui nous empêchent d’être pleinement des hommes et des femmes de relations. Lorsque notre regard s’oriente vers le sol et qu’il fait nuit souvenons nous qu’il y a une lumière qui brille même si les nuages sont épais. Cette lumière  nous l’avons reçu au baptême, ne la laissons pas mourir mais laissons là briller en nous. Peut être allumerons nous une lumière chez ceux qui en on besoin. Le tombeau est vide alors ne nous y attardons pas et reprenons notre route avec des forces nouvelles. Soyons dans la joie d’accueillir une telle nouvelle et ne la gardons pas pour nous. Le Christ est ressuscité Alléluia, il est vraiment ressuscité Alléluia »

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 19:19

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C’est le silence après la violence qui s’est déchaînée contre l’innocent. C’est peut être le langage préféré de Dieu, le silence. Le prophète Elie découvre que Dieu n’est pas dans la tempête mais dans le fin murmure d’une brise légère. Nous mêmes nous voici plongés dans le silence de Dieu. Mais avant de nous y mener, le Fils nous à laisser ses dernières paroles. Quand la mort approche, quand on est sur son lit de mort, on ne triche plus, on devient authentique. Ces paroles nous sont comme lancées par Celui qui est allé au bout et qui ne peut plus rien. Avec ces dernières forces, le supplicier nous crie « j’ai soif ». « J’ai soif » de vous aimer. L’autre fois qu’il avait prononcé cette phrase, il était midi au bord d’un puit. Une femme infréquentable était à ses côtés, aujourd’hui se sont ses bourreaux qui sont à ses pieds et l’homme qu’ils ont crucifié leur dit « j’ai soif ». Ce cri traverse tous les siècles et rejoint tout homme en mal d’amour. Ce soir Jésus redit à chacun de nous j’ai soif de t’aimer. Alors laissons cette parole nourrir le silence que Dieu nous offre jusqu'au feu nouveau.

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 22:35

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Où es-tu mon Dieu ?

Je ne te reconnais plus…

Où es-tu mon Dieu ?

Toi qui d’habitude est toujours devant…

Où es-tu mon Dieu ?

Toi qui d’habitude a la parole facile….

Où es-tu mon Dieu ?

Toi qui d’habitude a le cœur si léger…

Où es-tu mon Dieu ?

Toi qui d’habitude nous offre ce regard lumineux…

Vais-je te reconnaître 

Quand tu te mets à genoux, aux pieds de l’homme ?

Vais-je te reconnaître 

Quand tu t’offres en nourriture ?

Vais-je te reconnaître 

Quand tu entres dans la nuit et que l’angoisse de la mort t’enserre ?

Vais-je te reconnaître 

Quand tu te lies au sort des mourants, des innocents que l’on torture et que l’on tue ?

Vais-je te reconnaître

Quand tes dernières paroles seront pardon et salut ?

Vais-je te reconnaître ?

Dépouille moi mon Dieu de mes certitudes

Viens me rendre la vue

Je veux te voir et te reconnaître.

Alors ne sois pas loin et viens te révéler à moi dans la paix du jardin de Pâque.

Mon Dieu appelle moi et donne moi ce cœur qui saura te répondre « Mon Seigneur et mon Dieu ».

Vois Seigneur, j’ai ouvert ma porte. Viens vivre chez moi ta Paque et je vivrai.

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 11:03

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Deux jours de suite ave le traître !... Ça  commence à bien faire ! La liturgie semble insister sur la trahison de Judas non pas pour accabler celui qui tombe mais bien pour nous aider à entrer dans les sentiments de Jésus. Lui qui fait confiance à Judas, lui qui lui confie la mission des finances, va le livrer. Finalement le vrai coup de lance se situe à ce moment où le diable se saisi de Juda pour qu’on se saisisse de Jésus. Nous ne sommes jamais préparé à la trahison d’un ami ! Le cœur du Christ est blessé car la confiance est rompue. Pourtant tout est déjà offert au Père. L’un est saisi par Satan l’autre est saisi par l’amour du Père. L’un devient esclave l’autre devient suprêmement libre de donner sa vie. Dieu nous livre un profond mystère…

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 11:21
Editorial du journal La Croix (édition du lundi 29 mars 2010)

"Le risque de la vérité


Cela s’est passé à Rome il y a cinq ans, presque jour pour jour. Le vendredi 25 mars 2005, une semaine avant la mort de Jean-Paul II, des mots d’une force peu commune avaient retenti au pied du Colisée lors du chemin de croix du Vendredi saint. Celui qui était encore le cardinal Joseph Ratzinger en avait rédigé les méditations. Celle de la neuvième station (Jésus tombe pour la troisième fois) suscita presque la stupeur. Elle disait, entre autres : « Que de souillures dans l’Église, et particulièrement parmi ceux qui dans le sacerdoce devraient lui appartenir totalement ! »

Aujourd’hui, on peut le penser : celui qui allait bientôt devenir Benoît XVI a écrit ces mots en pensant notamment aux affaires de pédophilie dont il avait à connaître en tant que préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Devenu pape, il n’en resta pas à des allusions ou à des procédures discrètes. Il entreprit des démarches sans précédent pour réprimer ces crimes. L’une des premières initiatives, en mai 2006, fut d’interdire de ministère le P. Marcial Maciel, fondateur des Légionnaires du Christ, sur lequel des soupçons d’abus sexuels pesaient depuis des années. Quatre ans plus tard, cette congrégation a fini par en tirer les conséquences, en publiant vendredi une demande de pardon.

Tel est le paradoxe. Le pape qui s’est attaqué comme nul autre avant lui au scandale des actes pédophiles commis par des clercs est aujourd’hui celui qui subit une vague inouïe d’articles de presse cherchant à mettre en cause sa responsabilité personnelle dans de telles affaires. Cette vague est-elle orchestrée ? Rien ne le prouve et personne, pour l’instant, n’a mis en cause nommément des instigateurs. Il y a en revanche l’évidence d’une surenchère entre des médias qui cherchent le spectaculaire et jouent sur les ressorts malsains du voyeurisme.

L’explosion, il est vrai, serait sans doute moins violente si de nombreux responsables d’Église n’avaient autant tardé à reconnaître la gravité des faits. Benoît XVI, lui, a pris le risque de la vérité. Quoi qu’il en coûte."


Guillaume Goubert Guillaume Goubert
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