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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 22:23

 

Le temple s’est ouvert. Ce temple c’est toi Marie qui dit oui à Dieu. Marie, désormais tu es le réceptacle de la grâce de Dieu. Plus personne ne peut refermer la porte qui s’est ouverte. Celui qui vient vers toi ne trouve pas porte close. Il trouve un refuge et un accueil inconditionnel. Telle est la volonté de Dieu. Donner à chacun de ses enfants une mère attentive à leur vie. Marie, rien de ce qui est humain ne t’échappe. Sans cesse tu parcours les chemins des hommes pour aller à leur rencontre. Quel empressement d’aller rejoindre Elisabeth ta cousine ! On le comprend ! Lorsque la vie est en jeu, lorsqu’il y a une naissance en germe, Marie tu es là. Chaque fois que nous cherchons à mieux vivre, à retrouver goût à la vie, Marie tu es présente, tu nous encourages. Quoi d’étonnant ? Toi qui es la servante du maître de la vie ! Quand notre vie s’assèche, Marie vient nous donner à boire de cet amour que tu reçois de ton Fils. A peine as-tu franchie le seuil de la demeure d’Elisabeth que la joie surabonde pour cette maison. Elle pénètre jusqu’aux entrailles de ta cousine. La joie ne peut être retenue mais livrée, offerte. Apprends nous Marie à accueillir la joie que ton Fils veut donner à ceux qui te rencontrent. Cette joie qui ne renonce jamais à percer nos murailles de tristesses, de souffrances, de péché. Cette joie qui a pris corps en toi et qui sera transpercée par le glaive de la passion de ton Fils. Toi qui a vécu l’insondable douleur de la mort du fils, rejoins tous ceux dont la joie de croire est mise à mal. Rejoins nos frères, tes enfants d’Irak, de Syrie, d’Egypte. Rejoins tes enfants sur leur lit d’hôpital, dans leur luttes contre la dépression, la maladie psychique, le deuil, le chaumage, la misère, contre tout ce qui les fait souffrir. Marie rejoint tous tes enfants qui sont présent pour soutenir leurs frères dans l’épreuve. Qu’une sainte joie vienne apaiser ce qui est souffrant. Qu’une sainte joie vienne dynamiser les élans de générosités fraternelles. Qui accueille Marie dans sa vie, accueille le salut Dieu. Mais qu’est ce que le salut ? C’est la victoire de la joie sur la tristesse, le mal, la souffrance, le péché. Le Salut advient lorsque Dieu sèche les larmes de nos visages. Le salut ne sera total que lorsque Dieu aura séché toutes les larmes versées en ce monde. A chaque fois que nous laissons la joie de Dieu habiter notre vie alors le salut progresse et nous en percevons un reflet. Seigneur ne laisse jamais la tristesse m’envahir au point de douter de ton amour. Accueillir Marie, c’est accueillir la servante de la joie de Dieu, de sa consolation, de sa miséricorde. Heureuse es tu Marie Toi qui exulte à cause de cette joie que Dieu offre aux hommes de bonne volonté. Ta joie Marie c’est d’être servante du Seigneur, que ta joie sois notre joie et notre rempart.

 

 

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 08:01

 

C’est comme cela depuis que Jésus prend le risque de choisir des frères. C’est comme cela depuis le jour de notre baptême. A chaque foi que nous rencontrons le Christ. Que ce passe-t-il à ce moment là ? Jésus nous embarque. Il nous invite à avancer, à ne pas rester là. L’aventure de la fois s’apparente à une traversée pour rejoindre une autre rive. Ce voyage, nul ne sait de quoi il sera fait. Une seule chose nous est demandée : partir, quitter cette terre où je crois connaître par cœur le Seigneur. Les disciples auraient tant aimé rester plus longtemps dans cet endroit désert où ils ont connu le succès avec Jésus. On est tellement bien avec cette foule rassasiée qui nous regarde comme des héros. Jésus ne veut pas en rester là avec ses apôtres. Il ne veut pas les laisser dans l’illusion d’une gloire éphémère. Il va leur montrer un chemin qui va leur permettre de vivre une expérience fondamentale. Aucun disciple de Jésus ne peut en faire l’économie. Mais quelle est-t-elle cette expérience fondamentale ? C’est l’expérience de la confiance. Dans toute rencontre du Seigneur, nous sommes provoqués à la confiance. Dans l’Evangile, Jésus rejoint ses apôtres dans la nuit, dans la tempête. Les apôtres sont dans le creux de la vague lorsqu’ils entendent ces trois paroles de jésus : « Confiance, c’est moi, n’ayez pas peur ». Ce sont les trois paroles qui cimentent toute rencontre avec le Seigneur. Ce sont ces paroles qui peuvent apaiser les vents contraires que nous rencontrons sur notre chemin de foi. Combien de tempêtes avons-nous traversé depuis notre baptême ? Dieu ne se résout jamais à nous voire couler. Chaque fois que nous avons peur de couler, il vient à notre rencontre. Il nous adresse ces paroles « confiance, c’est moi, n’ayez pas peur ». Je suis là, je vais passer avec toi ce moment de ténèbre où tout semble perdu, où tu as l’impression de ne plus savoir où tu es, où tu vas. Acceptes ma main et tu verras nous passerons ensemble. Parfois ces moments de sécheresse, de nuit, de ténèbres peuvent durer. Comme sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la sainte Croix qui a vécu une véritable nuit de la foi. Pendant un an elle a du affronter l’épreuve du silence de Dieu. Avec le recul Sainte Thérèse dira dans son manuscrit C que cette épreuve lui aura permis de grandir dans la foi et de comprendre, d’expérimenter que c’est possible de ne pas croire en Dieu, de mieux comprendre ses frères pécheurs. Ce que sa foi ne lui permettait pas avant cette épreuve. Dieu va le permettre dans le creuset de la nuit. Elle ira jusqu’à dire que durant cette expérience : « Je crois avoir fait plus d’actes de foi depuis un an que pendant toute ma vie » . Face aux vents contraire, face à cette voix qui lui murmurait qu’elle s’était trompée de chemin, qu’elle imaginait de fausses promesses, Thérèse a tenu bon, elle a voulu croire en la véritable voix qui est celle de Jésus. Jésus je veux te faire cette demande aujourd’hui. Apprends moi à reconnaître ta voix au milieux de cet océan de paroles qui voudraient me détourner de ta présence, de ton amour. Donnes moi de ne pas avoir peur de prendre la barque qui va me faire traverser jusqu’à l’autre rive. Je sais qu’au cœur de la nuit tu seras là et que tu me mèneras ma vie à bon port. Pour cela, aides moi à hisser la grande voile de la confiance et de l’amour pour que ma barque ne craigne aucune tempête.

 

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face, manuscrit C [7r°]

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 08:05

 

Dieu défie toutes les lois de l’économie de marché ! Il a tout misé sur la gratuité. Son offre ne cible pas un public particulier. Toute personne est concernée par sa proposition de salut. Son palace accueille une foule de gens du plus riche au plus pauvre, du plus cultivé au plus ignorant. Ensemble ils ont droit au même service, à la même attention particulière. La seule condition pour entrer, c’est d’avoir un peu faim, un peu soif d’être aimé. Ne vous inquiétez pas de savoir si vous avez quelques pièces dans la poche. Entrez et prenez place. Ne vous inquiétez pas de votre apparence, de votre condition de vie, de votre pratique religieuse. Venez et vous verrez. Mais attention vous prenez un risque en franchissant cette porte. C’est d’être saisi par une présence, une personne. Alors peut être serez vous habitez par cette déclamation de Saint Paul « qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? » Saint Paul n’est pas un doux rêveur. Il a traversé les affres de la persécution, du dénuement, de la faim. Cette faim qui vous envahi et vous colle jusqu’aux os. Pourtant il n’a jamais perdu ne serais qu’un gramme de fois. Jésus est devenu cet intime qui traverse avec moi tous les ravins de ma vie. Il est là présent, éternellement présent. Nous comprenons alors mieux cette béatitude qui est la première de toutes « heureux les pauvres de cœurs, car le royaume des cieux est à eux » (Mt 5,3). Cet appel de jésus fait écho à la prophétie d’Isaïe que nous venons d’entendre : « Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent et sans rien payer. » Frères et sœurs, qu’est ce qu’on se sent pauvres et petits quand ils s’agit d’aimer ! Quel bonheur lorsque nous en avons conscience. Car, en reconnaissant ma pauvreté, je peux accueillir la richesse de Dieu. C’est ce que nous vivons lorsque nous venons communier. Nous ouvrons nos mains ou notre bouche pour recevoir la vie de Dieu. Dieu ne mesure pas le don, il est total. Parce que total, il peut nous rassasier aujourd’hui. Mais ce don ne s’arrête pas là car Dieu ne veut pas que nous soyons simplement des assistés, des receveurs, des receleurs. Il veut que nous soyons à notre tour des donneurs car avec Dieu nous sommes riches de ce que nous offrons. Alors Seigneur aide moi à devenir un donneur compatible de ton amour auprès de ceux qui te cherchent. « Donnez leur vous-même à manger » (Mt 14, 16). C’est la demande que nous adresse Jésus à chaque fois que nous quittons l’église. Seigneur, puisse que tu m’en fait la demande, donne moi ce qu’il faut pour que je nourrisse de ton amour ceux que je rencontrerais. Qu’as-tu que tu n’es déjà reçu nous dit Saint Augustin. Et bien ce que tu as reçus de mon amour qu’attends tu pour le redonner à tes frères ? 

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 20:51

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Jésus, ressuscité, vint à la rencontre de ses disciples enfermés dans la peur. Ils sont encore dans la mort, dans l’ancien monde que Jésus est venu libérer et renouveler par la lumière de sa résurrection. Jésus ne leur fait aucun reproche mais il leur adresse une parole « la paix soit avec vous ». La paix n’est pas seulement une idée pour Dieu. Elle est une réalité de son  royaume présent dans le cœur de celui qui est mort et ressuscité avec le Christ. Cette paix qui ouvre la pierre de nos tombeaux où la peur, le découragement veulent nous enfermer. La résurrection de Jésus veut entrer là où nous ne sommes pas libre d’aimer et d’annoncer cette paix que Dieu veut donner à tout homme. Dès la naissance de Jésus le message est clair : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la Terre aux hommes qu’il aime. ». Les Bienheureux Jean XXIII et Jean-Paul II n’ont cessé de l’annoncer au monde. Des son élection Jean-Paul II lançait son crie du cœur à la foule réunie place St Pierre : « N’ayez pas peur ! Ouvrez grandes les portes au Christ ». Dans son encyclique « Pacem in Terris », le pape Jn XXIII nous dit ceci « Et c'est le même message que nous fait entendre la liturgie de ces saints jours : « Jésus Notre Seigneur, ressuscité, se dressa au milieu de ses disciples et leur dit : Pax vobis, alleluia. Et les disciples, ayant vu le Seigneur, furent remplis de joie (72). » Le Christ nous a apporté la paix, nous a laissé la paix : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. » C'est cette paix apportée par le Rédempteur que Nous lui demandons instamment dans Nos prières. Qu'il bannisse des âmes ce qui peut mettre la paix en danger, et qu'il transforme tous les hommes en témoins de vérité, de justice et d'amour fraternel. » Sans cet amour fraternel dont nous parle le bon pape Jn, dont nous parle aussi Jésus dans son Evangile selon st Jean rien n’est possible. « à ceci, tous reconnaîtrons que vous êtes mes disciples : si vous vous aimez les uns pour les autres. ». C’est ce que nous rappelle St Luc dans le livre des actes des apôtres au chapitre deux que nous avons entendu tout à l’heure. Sans cet amour fraternel, pas de témoignage possible, pas de paix possible dans notre cœur. Parce que les disciples étaient rassemblés pour se soutenir, ils ont pu accueillir et vivre la parole du Christ « La paix soit avec vous ». Thomas n’accueille pas le témoignage des disciples car il était seul. Il reconnaît Jésus en étant au milieu de ses frères, dans la communauté. Moi aussi j’ai a vivre et à croire dans ma communauté pour essayer d’aimer ces frères que je n’ai pas choisi mais qui ont été appelés comme moi à rejoindre le corps du Christ.

Aujourd’hui c’est le dimanche de la miséricorde institué par le Bx Jn-Paul II. Sans la miséricorde du Seigneur, je ne peux pas vivre l’amour fraternel. Chaque jour j’ai a demander à Jésus de poser son regard d’amour sur mon péché, sur mes fragilités pour qu’il m’aide jour après jour à guérir et à accueillir sa parole « la paix soit avec toi ». Ecoutons donc les dernières paroles publics que le pape Jean-Paul II à voulu adresser au peuple de Dieu : « Ce mystère d'amour se trouve au centre de la liturgie d'aujourd'hui du Dimanche in Albis, dédié au culte de la Divine Miséricorde. Le Seigneur ressuscité offre en don à l'humanité, qui semble parfois égarée et dominée par le pouvoir du mal, par l'égoïsme et par la peur, son amour qui pardonne, qui réconcilie et ouvre à nouveau l'âme à l'espérance. C'est l'amour qui convertit les coeurs et qui donne la paix. Combien le monde a besoin de compréhension et d'accueillir la Divine Miséricorde ! »

AMEN

 

 

 

Lc 2, 14

Jn XXIII, lettre encyclique Pacem in terris, n° 170-171

Jn 13, 35

Jean-Paul II, Regina Caeli, 3 avril 2005

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 10:24

Nous l’appellerons Madeleine. Elle est venue parce qu’on lui a dit que c’était la messe. Une habitude, un reflex. Pourtant Madeleine elle a des yeux humides. Un visage triste en cette messe qui se veut pascale. Madeleine, elle est là mais elle voudrait tellement être ailleurs, mais où ? Le sait elle ? Madeleine se fait plaignante. Une soignante approche doucement, lui parle doucement, lui prend la main avec douceur. Madeleine ne voit plus que cette main caressante. N’entend plus que cette voix douce. La messe commence. Madeleine s’en fiche, il y a cette main. « Tu es béni, Dieu de l’univers, toi qui nous donne ce pain… ». Madeleine, je te vois regarder, je te vois sourire. « Tu es béni Dieu de l’univers, toi qui donne ce sourire à Madeleine »…. « Heureux les doux car ils recevront la terre en héritage » (Mt 5, 5). 

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 11:42

 "Il y a beaucoup de chrétiens qui ont « peur de la joie. Des chrétiens « chauves-souris », comme les a qualifiés « avec un peu d’humour » le Pape François, qui ont toujours des « têtes d’enterrement » et se déplacent dans l’ombre au lieu de viser « à la lumière de la présence du Seigneur ».

Le fil conducteur de la méditation proposée par le Pape au cours de la Messe célébrée jeudi 24 avril dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe a été justement le contraste des sentiments éprouvés par les apôtres après la résurrection du Seigneur : d’un côté la joie de le penser ressuscité et de l’autre la peur de le voir à nouveau au milieu d’eux, d’entrer en contact réel avec le mystère.

«Il y a un mot dans ce passage de l’Evangile (Luc 24, 35-48) — a précisé le Saint-Père – qui nous explique bien ce qui s’était passé à ce moment-là ». En substance, les disciples « préféraient penser que Jésus était une idée, un fantôme, mais pas la réalité ». Et « tout le travail de Jésus était de faire comprendre qu’il était réalité : “Donnez-moi à manger, touchez-moi, c’est moi ! Un fantôme n’a pas de chair, n’a pas de corps, c’est moi !”». En outre, a ajouté le Pape, « nous pensons que cela advient après que certains d’entre eux l’avaient vu pendant la journée : ils étaient sûrs qu’il était vivant. Que s’est-il passé ensuite, on ne sait pas... ».

Le passage évangélique suggère, a expliqué le Pape, que « la peur de la joie est une maladie du chrétien ». Nous aussi « nous avons peur de la joie » et nous disons à nous-mêmes que « il vaut mieux penser : oui, Dieu existe, mais il est là-bas, Jésus est ressuscité, il est là-bas ! ». Comme pour dire : gardons « un peu de distance ». Et ainsi « nous avons peur de la proximité de Jésus, parce que cela nous donne de la joie ».

Celte attitude explique aussi pourquoi il y a « tant de chrétiens d’enterrement », dont « la vie semble un enterrement continuel ». Des chrétiens qui « préfèrent la tristesse et non la joie ; ils se meuvent mieux non pas dans la lumière de la joie mais dans les ombres ». Tout comme « ces animaux – a précisé le Pape – qui ne réussissent à sortir que la nuit mais qui à la lumière du jour ne voient rien. Comme les chauves-souris ! Et avec un peu de sens de l’humour nous pouvons dire qu’il y a des « chrétiens chauves-souris », qui préfèrent les ombres à la lumière de la présence du Seigneur ».

«Nous avons peur de la joie – a poursuivi le Pape – et Jésus, avec sa résurrection, nous donne la joie : la joie d’être chrétien, la joie de le suivre de près, la joie d’aller sur les routes des béatitudes, la joie d’être avec lui ».

C’est pourquoi, a répété le Pape, il faut surmonter « la peur de la joie » et penser à combien de fois « nous ne sommes pas joyeux parce que nous avons peur ». Comme les disciples, a expliqué le Pape, « avaient été battus par le mystère de la croix ». D’où leur peur. « Et sur ma terre – a-t-il ajouté – il y a un proverbe qui dit ainsi : qui se brûle avec du lait bouillant, pleure quand il voit une vache ». Et ainsi, les disciples, « brulés par le drame de la croix, ont dit : non, arrêtons-nous ici ! Lui est au ciel, ça va très bien, il est ressuscité, mais qu’il ne vienne pas une autre fois ici parce que nous n’y arrivons pas ! »

Le Pape François a conclu sa méditation en invoquant le Seigneur afin qu’il « fasse avec nous tous ce qu’il a fait avec les disciples qui avaient peur de la joie : ouvrir notre esprit ». Et « qu’il nous fasse comprendre qu’il est une réalité vivante, qu’il a un corps, qu’il est avec nous et qu’il nous accompagne, qu’il a gagné : demandons au Seigneur la grâce de n’avoir pas peur de la joie »."

Article de l'Observatore Romano relatan l'homélie du pape François de la messe du jeudi de Paque 2014. link

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Published by Christophe FEREY - dans Spiritualité
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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 18:33

 

Il y eu un cri. Le cœur s’est arrêté. Un tombeau qui accueille un corps. Une lourde pierre qui se referme sur ce corps et puis plus rien, le silence. Que se passe-t-il dans ton cœur à toi le disciple que Jésus aimait ? Comment vis tu ce temps d’incertitude, ce temps ou l’espérance fou le camp ? Dieu t’emmène avec lui dans cette descente aux enfers où tout semble perdu. Dieu a voulu t’entraîner avec lui dans ce silence assourdissant de l’épreuve du silence. Ainsi toi le disciple que Jésus aimes tu pourras être auprès de tous ceux qui traversent l’épreuve, le doute, le silence de Dieu.

 

Que se passe-t-il dans ton cœur, toi le disciple que Jésus aimes, lorsqu’une femme revient affolée parce que le corps n’est plus là où il devrait être ? Et si c’était possible ? Et si cette folie de croire en l’impossible devenait possible. Ne restons pas là à nous lamenter mais allons ! Allons vers cet inconnu qui peut être va nous saisir pour toute notre vie. Mais attention je ne dois pas m’y rendre seul. Je ne peux pas approcher du mystère dans la solitude. Ta révélation Seigneur est toujours accompagnée par des frères. Comme ces catéchumènes que notre évêque à baptisé hier. Ils ont pu recevoir la joie de la Résurrection parce que des frères aînés les ont accompagnés sur ce chemin. C’est avec le vieux Pierre que tu pars et que tu cours. Tu as l’insolence de la jeunesse, tu distances le vieux et tu t’arrêtes. Tu n’oses pas entrer le premier de peur de profaner, d’abîmer l’espérance folle qui monte irrésistiblement comme la sève dans ton cœur. Tu te penches à l’intérieur comme tu t’es penché sur la poitrine de ton maître et Seigneur lors du dernier repas. Toi le disciple que Jésus aime tu es l’homme de l’intimité avec ton Seigneur. Pierre arrive essoufflé, épuisé par cet effort imprévu. Pierre, tu n’avais pas prévu après la mort de ton Seigneur de te remettre en marche. Pourtant tu redeviendras un infatigable marcheur au milieu de tes frères et comme Jésus tu passeras en faisant le bien. Pierre encore sonné par le reniement, tu oses entrer dans le lieu qui pue la mort. Tes yeux sont incrédules. Que s’est il passé ? Le linceul est plié, le sort de la mort est plié par Dieu. Mort, plus jamais ton linceul ne pourra enfermer l’homme. Mort où est ta victoire ? Mort te voilà terrassée ! Pierre tu es figé devant ce que tu vois. Ne reste pas seul devant ce tombeau vidé de son occupant. Le disciple que Jésus aime entre à son tour. Il voit et il croit. Jamais il n’a pu se résoudre à perdre son ami et Seigneur. Jamais il n’a pu accepter qu’il puisse demeurer dans la mort. Tu rejoins ainsi tous ceux qui ne peuvent se résoudre à croire que la mort anéanti toute une vie, que la mort rend impossible la relation, qu’elle fait de nous des condamnés en sursis. Ce que tu pressentais au fond de toi, Dieu te le révèle par l’absence d’un corps. Signe qui ne s’impose pas comme une vérité scientifique. Seigneur tu ne veux pas t’imposer à nous mais tu veux te révéler par des signes discrets tu nous invites à croire. Tu respectes profondément notre liberté. Seigneur, ce matin tu nous demandes de ne pas rester au tombeau. Tu nous invites à le quitter et a entrer dans l’Espérance qui a été traversée par la mort de ton Fils. Que l’Espérance en la Résurrection traverse chacune de nos vies et en particulier toutes nos blessures et nos souffrances pour accueillir cette joie profonde qui a jaillie d’un tombeau parce que l’amour d’un Père à triomphé du mal et de la mort.

 

Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité Alléluia !

 

AMEN ALLELLUIA 

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 10:28

 

"Dieu n'a pas refusé son propre Fils, il l'a livré pour nous tous : en nous le donnant, il nous a tout donné." (Rm 8,32)

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 23:44

Quand l’heure fut venue d’aller vers son Père, Jésus dans un repas montra son amour. Avant d’être élevé de terre sur la Croix, Jésus va se mettre à genoux devant ses disciples. Il s’abaisse pour aimer jusqu’au bout. Toute la vie de Jésus fut un abaissement. A la crèche les hommes sont venus se mettre à genoux devant le don de Dieu. Ce soir c’est Jésus qui le fait pour dévoiler la grandeur de Dieu. « Qu’il est grand le mystère de la foi ! » Pour Pierre c’est l’effroi ! Comment le Fils de Dieu, le Messie peut il aller jusque là ? Ce n’est pas digne de lui ! « Simon laisses moi faire. Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras » N’ayons pas peur de notre Dieu qui se met à genoux aux pieds des hommes. C’est là qu’il veut être. C’est là qu’il veut nous voir auprès de nos frères qui souffrent, qui attendent une bonne nouvelle. « C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » Ne soyons pas des hommes et des femmes de pouvoir, des carriéristes qui écrasent les autres pour arriver à leur but. Avec Jésus restons en tenue de service. Le lavement des pieds est le premier geste que le maître de maison demande à son esclave pour accueillir son ôte. Le lavement des pieds, dans l’Evangile, est un geste d’accueil, de bienvenue dans le monde de Dieu. L’accueil que nous essayons de vivre, avec nos limites et nos fragilités, est le premier signe de la présence de Dieu. Un accueil inconditionnel qui redis à celui que je rencontre « tu es mon frère sois le bienvenu ». Suis-je prêt à vivre un tel accueil ? Le lavement des pieds est parfois crucifiant comme il le fut pour Pierre. Laissons Jésus nous apprendre à accueillir. L’accueil se cultive, s’apprend. Avec Jésus il commence par le regard. Ce soir Jésus n’a pas un regard hautin vis-à-vis de Pierre. Il le regarde à genoux, le prie de le laisser faire. Ce soir Pierre doit définitivement faire le deuil d’un Dieu qui domine l’homme. Pierre est saisi par l’humilité de Dieu. Il va découvrir que ce n’est pas par la force que l’on peut témoigner de l’amour Dieu. Pierre est armé pour se relever du reniement qui l’attend demain car il ne peut plus craindre un Dieu qui s’est mi à genoux pour lui. Vivrons-nous une telle conversion ce soir ? Sommes nous prêt à accueillir un Dieu qui se met à genoux devant chacun d’entre nous ? Sans cette conversion il n’y a pas d’annonce possible de l’Evangile. Que le Christ nous aide à découvrir son vrai visage. Ce visage que nous avons à dévoiler à tous ceux que nous rencontrons.

             Olivier, vous allez communier pour la première fois. Vous allez laisser le Christ venir au creux de votre main. Il sera à votre merci, sans défense pour que vous puissiez l’accueillir sans réserves, sans peur. Eucharistie après eucharistie Jésus veux vaincre en nous toute peur de Dieu. Alors ce soir laissons Jésus gagner le combat de la confiance et restons auprès de lui pour veiller et prier.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 18:45

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« Aucun homme ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent. » (Mt 6, 24). Servir, telle fut toute la vie de Jésus. Une vie donnée pour les autres. Une vie offerte pour le salut. Jésus n’a qu’un maître : son amour pour ses frères. A sa suite il nous invite à choisir la vie plutôt que l’esclavage.

             Nous le savons bien, l’argent peut devenir un maître bien cruel pour celui qui se met à son service. L’argent peut devenir une prison pour celui qui ne vit que pour en avoir toujours plus. L’argent n’est ni bon ni mauvais s’il reste à sa juste place dans ma vie. Pour Dieu, l’argent est seulement un moyen et non un but.

             L’évangile m’interroge ce matin. Pourquoi je vis ? Qu’est ce qui guide ma vie ? Suis-je libre ou bien prisonnier de ma soif de posséder, de dominer ? Dieu m’invite à la liberté, cette liberté d’aimer, de servir. Il y a tant de sirènes dans notre monde qui nous content monts et merveilles. Dieu n’est pas dans le clinquant qui attire pour me perdre. Il est dans la discrétion d’un fin murmure d’une brise légère. Il faut avoir cette audace de ce désencombrer ; d’accueillir le silence dans ma vie pour entendre la voix de Celui qui veut m’appeler. Notre maître n’est pas un dictateur qui disposerai des hommes à sa guise. Notre Maître s’est livré entre nos mains pour que nous devenions libre. Tel est l’agir de Dieu. Rien de ce qu’il possède, il ne veut le garder pour lui. Il l’offre gratuitement. Venir à la rencontre de Dieu c’est apprendre d’abord et fondamentalement la gratuité. Dans un monde où tout à une valeur marchande nous sommes invité nous les chrétiens à redécouvrir la valeur de la gratuité dans notre vie. D’abord à l’eucharistie. Venir gratuitement sans autre but que de louer et célébrer le Seigneur qui nous rassemble. Le louer simplement parce qu’il est Père, parce qu’il nous aime chaque jour et que jamais, jamais il ne nous abandonnera. « Est-ce qu'une femme peut oublier son petit enfant, ne pas chérir le fils de ses entrailles ? Même si elle pouvait l'oublier, moi, je ne t'oublierai pas. — Parole du Seigneur tout-puissant. » (Is). Croyons nous en cette parole ? Croyons nous Jésus lorsqu’il nous dit avant de rejoindre notre Père : « Et moi je serai avec vous jusqu’à la fin du monde ».

             Seigneur, que l’assurance de ta présence à nos cotés nous aide à éloigner de nous l’angoisse du lendemain. Dans l’Evangile d’aujourd’hui la parole de Jésus fait suite à la prière du Notre Père. « Donne nous aujourd’hui notre pain de ce jour ». Aujourd’hui, rien que pour aujourd’hui donne moi Seigneur ce dont j’ai besoin pour vivre, donnes moi l’essentiel, cet amour de ton fils, l’amour de mes frères. Seigneur tu as raison, chaque jour suffit sa peine. Alors donnes moi de vivre chaque journée en te choisissant comme maître de ma vie, un maître qui veut me voir libre d’aimer et de servir. En toi seul mon Dieu le repos de mon âme.

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