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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 00:01


L’Avent vient de débuter et une fête s’offre à nous. Celle d’un apôtre, le premier appelé par Jésus : Saint André. Sur une parole André va poser un acte de foi, suivre Jésus et entraîner à sa suite Simon, son frère, qui deviendra Pierre le premier des Apôtres. « Venez derrière moi et je vous ferai pêcheurs d’hommes » (Mt 4, 19). C’est sur une parole de Jésus qu’il se met en route que sa foi naît, serte balbutiante mais bien présente dans ce cœur de pêcheur des bords du lac de Galilée. Dans la première lecture, saint Paul nous offre une parole étonnante « C’est donc que la foi naît de ce qu’on entend, c’est l’annonce de la Parole du christ » (Rm 10, 17). Notre foi naît de la parole du Christ. Alors profitons du temps de l’Avent pour nous offrir une cure de la Parole de Dieu pour que notre foi grandisse et s’épanouisse et que nous en soyons nous même les fidèles et joyeux porteur pour que notre foi puisse naître dans le cœur d’autres frères. Bon Temps de l’Avent avec la Parole du Christ et laissons nous surprendre et guider par elle.

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 20:02


Aujourd’hui je devais parler de l’espérance dans mon homélie. Mais il y a des jours…

Il y a des jours…

Ce matin dans une basilique remplie, on accueille le cercueil d’un enfant de 6 ans. Dureté de la réalité du mal qui atteint le plus faible. On ne sait que dire et pourtant des paroles sont prononcées, des lumières brilles. Alors que mon espérance vacille, l’Eglise se fait le relais. Elle pose des signes. Dérisoires dirons certains et pourtant ils sont là, à voir pour celui qui veut bien les reconnaître.

Cette après midi dans une chapelle de quartier, une famille vient l’habiter de sa présence. 3 enfants présentés au baptême qui viennent de perdre leur grand père ce matin. A nouveau des signes et des paroles sont posés. La souffrance de la mort confrontée à l’accueille de la vie… Je laisse les mots de l’Eglise rejoindre des cœurs attristés. J’offre une lumière bien fragile. O ce n’est pas la mienne elle vient d’un autre, je ne suis qu’un relais…

Ce soir dans la même chapelle je dois parler de l’espérance devant une assemblée de fidèles réguliers… Cette espérance n’est pas béate. Elle s’affirme dans le cœur même de la souffrance humaine et dans la joie de la vie. Cette espérance je ne la possède pas, elle m’est donnée par Celle qui rallume la lumière au cœur des évènements de notre vie humaine. Quand mon espérance faiblie je sais qu’il y a un lieu où elle pourra reprendre du souffle. Un lieu où l’on trouve une lumière qui brille. Merci mon Dieu de m’avoir donner l’Eglise pour mère. Quand j’ai peur où que je doute, donne mois de me tourner vers elle, de laisser ses paroles et ses signes me redirent que tu es bien présent à mes cotés. Sans cette mère mon espérance est morte. Alors veille sur elle.

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 10:29


Bien des polémiques agitent notre société aujourd’hui. Là où des sommes d’argent sont en jeux, des appétits se font jour. Celle du Téléthon en est un exemple parmi tant d’autre. En tout cas elle est révélatrice de cette course effrénée pour que quelques euros sortes de portes money parfois bien fermés. Les uns nous montrent des enfants malades, d’autres des images chocs, d’autres plus pacifiques nous offrent un calendrier de l’Avent, un petit sac riz… Dans ce maquis de sollicitations, comment faire son choix ? Quand l’appel à la générosité devient obsédant et racoleur ?

C’est peut être pour nous l’occasion de nous réinterroger sur les choix que nous posons pour notre vie. Ce qui donnent du sens à notre existence. Peut être alors orienterons nous notre générosité dans ce sens…

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 22:20


« Je regardais ». Ce sont les premiers mots de la première lecture. Peut être qu’ils suffisent pour résumer la fête liturgique que nous célébrons ce matin : le Christ Roi. Un roi qui sera dépouillé de sa dignité. Un roi qui se rend présent au cœur de la nuit de Daniel, au cœur de son épreuve. Le fils de l’homme marqué pour toujours par les blessures de la passion se présente devant un Vieillard qui lui remet la Royauté sur toute chose. Le fils de l’homme peut régner car il est allé jusqu’au bout de sa passion pour ses frères les hommes. Cet enfant chéri par un père qui lui donne tout, est livré entre les mains des hommes qu’il a créé libres et par amour. Dieu va jusqu’au bout du don en offrant son propre fils. Ce Fils est présenté devant Pilate. Pilate, qui rêvait de le rencontrer, va pouvoir enfin découvrir ce Jésus qui attire à lui des foules de malades, de pêcheurs, d’infirmes, de petites gens ou de gens riches en recherche. C’est donc lui que l’on accuse d’être le roi des juifs ! Il a fière allure celui-là ! Un roi ligoté à la merci du bon vouloir de l’occupant…. Le dialogue s’instaure. « Es tu le roi des juifs ? » Jésus ne répond pas directement à Pilate. Cette royauté dont Jésus veux se prévaloir n’est pas à entendre, elle est à voire et elle culmine au calvaire. La royauté de Jésus n’est pas exercée sur un trône mais sur un instrument de mort. Pilate s’impatiente et repose pour la deuxième fois cette question « Alors, tu es roi ? » Jésus répond ainsi « Tu l’as dit : Je suis roi. Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Tout homme qui appartient à la vérité entend ma voix ». La voici la royauté de Jésus : rendre témoignage à la Vérité. Le pape Benoît XVI dans sa dernière encyclique nous le redit avec force dans son introduction. « L’amour dans la vérité, dont Jésus, s’est fait le témoin dans sa vie terrestre et surtout par sa mort et sa Résurrection, est la force dynamique essentielle du vrai développement de chaque personne et de l’humanité tout entière. L’amour – caritas – est une force extraordinaire qui pousse les personnes à s’engager avec courage et générosité dans le domaine de la justice et de la paix. C’est une force qui a son origine en Dieu, Amour éternel et vérité absolue. […] Défendre la vérité, la proposer avec humilité et conviction et en témoigner dans la vie sont par conséquent des formes exigeantes et irremplaçables de la Charité ». L’authentique témoignage de la foi s’enracine dans la vérité. Comme Pilate nous avons envie de poser cette question « mais qu’est ce que la Vérité ? ». Jésus se tait. Il ne parle plus. Il réserve ses dernières Paroles de miséricorde pour ces misérables qui vont le clouer sur la croix. Ses dernières paroles pour offrir le salut à un criminel crucifié à ses cotés. Ses dernières paroles pour oser crier à la face du monde sa solitude face à la mort et rejoindre tous ceux qui doute de la présence de Dieu face au malheur qui s’abbat sur eux. Dernières Paroles pour nous offrir marie sa mère qui devient la notre pour nous accompagner chaque jour de son amour maternelle. Dernières Paroles de confiance « entre tes mains je remets ma vie, mon Esprit ». Le point d’orgue : l’esprit donner à ceux qui osent accueillir une telle vérité qui se donne à voire dans l’impuissance totale de celui qui n’est plus que don pour son Père et ses frères les hommes. Nous sommes donc les témoins de cette vérité qui redis que toute personne humaine est digne de respect quelque soit sa condition, ce qu’elle a fait. Une vérité qui nous invite à aimer en parole et en acte nos frères les plus fragiles, ceux qui n’ont pas droit au chapitre. Nous comprenons alors mieux le combat de l’Eglise pour la défense de la vie de la conception à son terme. Jésus, jusqu’au bout va défendre cette vie. Non pas en rendant le mal pour le mal mais en offrant ses paroles de vie et de réconfort. Avec Dieu, il y a un chemin possible de conversion pour un bourreau. Avec Dieu, il y a toujours un chemin de vie même lorsqu’il n’y a plus d’espoir apparent. Alors soyons les témoins fidèles de cette Vérité absolu que le Christ nous a livré au Calvaire et en se présentant victorieux de la mort le matin de Paque. Rassurons nous. Ce témoignage n’est pas fait pour des super héros mais pour des humbles qui écoutent la voix de Celui qui est venu nous révéler une telle vérité de vie et d’amour.  Alors tournons nous vers la Croix. Contemplons la avec Amour et redisons à tous ceux que nous rencontrons combien ils sont aimer par ce roi qui s’est fait l’esclave de chacun d’entre nous. Merci Jésus pour tant d’amour.

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 19:45

La nuit sombre est tombée.

Un vent se fait entendre.

Nous-nous rapprochons tranquillement de l’hiver.

Une saison où le sommeil prend la nature dans ses serres.

Une saison où la maison devient le refuge des jours froids.

Parfois l’amitié s’invite et l’eau frémissante remplie les tasses.

La chaleur se cherche en ces temps de grisaille.

Chaleur de l’amitié, du sourire offert.

La parole se fait saveur pour celui qui la reçoit délicatement.

On aimerai retenir ces temps de pauses où l’on ne fait rien sinon assurer une présence.

Le froid est brisé et la chaleur fait son œuvre.

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 21:04


L’homme qui est devant vous et qui vous parle n’a jamais connu la guerre. Cet homme est né en 1975. Son pays est en paix. Une paix qui a un prix. Lorsque je vois un monument aux morts, je  ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour tous ces jeunes et moins jeunes qui un jour sont partis sans rien avoir demandé. Ils ont quitté des parents, une femme ou une fiancée, des enfants et ils sont revenus entre quatre planches. Certains garderont des séquelles à vie. Je pense aussi à ceux qui un jour on dit « ça suffit ». On a payé  assez cher! Ces hommes et ces femmes ont vécu la guerre dans ce qu’elle a de plus atroce. Plus rien à leurs yeux ne devait justifier un conflit armé. De cette intuition est née l’Union Européenne. Des peuples autrefois ennemis sont devenu amis et frères. Ce matin le président de la république française sera aux coté de Mme le chancelier de la république fédérale d’Allemagne. Que de chemin parcouru depuis 1918 où la revanche prévalait ! A un armistice humiliant pour le vaincu a succédé la réconciliation. Le pardon a fait place à la haine de l’ennemi. Comment cela est il possible ? Le pardon n’est pas oubli mais permet la reconnaissance de la vérité sur ce qui s’est passé. La paix est fragile nous le savons bien. Les 10000 militaires français en opérations extérieures nous le redisent. La paix est d’abord à cultivée autour de nous avant de la rêver pour le monde entier. La Parole de Dieu nous le rappelle avec force ce matin, il n’y a pas de paix possible sans la justice. Comment être en paix avec son voisin s’il n’a pas de quoi vivre ? Comment aspirer à vivre en paix si je n’ai pas appris en famille le pardon qui retisse les liens qui se sont distendu par la dispute. La foi chrétienne ne protège pas de la barbarie. En chacun de nous il y a un combat à mener. C’est celui de la fraternité au lieu du replis sur soit. Nous pouvons nous interroger ce matin sur notre attitude vis-à-vis des autres. Est-ce que j’essaye de mieux le comprendre ou bien je l’ignore ou le voit comme une menace. La paix ne né pas naturellement. Elle se cultive et fleuri là où on l’entretien. Le premier lieu où j’ai à l’entretenir c’est dans mon cœur. Dieu nous invite à devenir des hommes de paix, de miséricorde et de justice. Le chrétien est aussi un homme de mémoire puisque à chaque eucharistie il fait mémoire de la mort et de la Résurrection du Christ. Cet acte de mémoire ne nous enferment pas dans le passé mais au contraire oriente toute notre vie vers l’avenir, celui d’une vie en Dieu où il n’y de place que pour la paix. Merci à vous qui entretenez le devoir de mémoire pour que ma génération et celle de nos enfants puissent vivre en paix en sachant que celle-ci à un prix. Que ce devoir de mémoire n’entretienne aucune rancune mais qu’elle soutienne tous les efforts de paix. Alors ceux qui sont tombés pour la paix ne seront pas morts pour rien. Tout à l’heure le prêtre dira ces paroles « Ton Esprit travaille le cœur des hommes : et les ennemis enfin se parlent, les adversaires se tendent la main, des peuples qui s’opposaient acceptent de faire ensemble une partie du chemin. Oui c’est à toi que nous le devons, si le désir de s’entendre l’emporte sur la guerre, si la soif de vengeance fait place au pardon, et si l’amour triomphe de la haine ». Que cette prière devienne réalité en chacun de nos cœurs.

 

 

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 22:03

 Deux veuves, trois sacrifices. Trois sacrifices qui prennent une valeur infinie aux yeux de Dieu. Pourquoi prennent ils une telle valeur ? Précisément car ils sont fait sans calculs. Le premier est le fait d’une veuve qui subi comme tout le monde la famine. Une famine peut être encore plus cruelle pour une veuve qui n’a plus d’autre ressource que d’aller chercher du bois pour se chauffer et cuir le peu qu’il lui reste. Sur une parole, elle va oser donner le peu dont elle dispose. « N’ai pas peur… ». Alors qu’il ne lui reste à manger que pour deux, la veuve va donner au prophète tout ce qui lui reste. Elle donne tout en pensant qu’elle va mourir, elle et son fils. Quelle démarche de foi ! Parce qu’elle a cru à une parole, la voici riche d’une abondance de vie. Sa cruche ne désemplie pas parce qu’elle a oser donner le peu qui lui restait. Mystère du don gratuit.

Autre veuve, autre endroit. Dans la cohue du temple, une pauvre veuve s’approche mésirablement du tronc et donne le peut dont elle dispose. Deux piécettes, un don dérisoire. Personne ne la remarque sauf peut être celui qui sait voir dans les cœurs. Dieu lui-même en Jésus, remarque cette pauvre femme qui donne, qui ouvre la main pour lâcher le peu qu’elle possède. Ces deux piécettes sont légères et pourtant si lourdes. Lourdes de tout l’amour qu’elles contiennent. L’amour ne retient pas il donne tout. Or cette veuve donne de son nécessaire. Pour elle ce n’est pas un simple petit don en passant. C’est tout ce qu’elle possède. Jésus l’a bien compris. Pour lui ce sacrifice est une parabole de ce qu’est Dieu par nature. Un être qui se donne pour… C’est ainsi que dans la lettre au Hébreux nous lisons « il est entré dans le ciel même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu ». Dieu ne calcul pas.

Il donne ou plutôt il se donne lui-même tout entier pour chacun d’entre nous. Tout à l’heure le prêtre dira dans la prière eucharistique : « Ceci est mon corps livré pour vous », « ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude… ». Qu’il est grand ce mystère de la foi ! On  ne peut rien comprendre si on enlève le mot sacrifice pour parler de l’eucharistie. A chaque eucharistie Dieu nous redit c’est pour toi que je suis aller jusqu'à ce don. Je ne pouvais te donner plus, puis que je me suis donné moi-même pour toi. Alors cessons d’avoir peur de ce mot. Le sacrifice chrétien n’est autre qu’un don sans mesure où s’il y a une mesure c’est celle de l’Amour donner et reçu. C’est ce que produit l’eucharistie dans nos vie. Après la consécration le prêtre poursuivra et fera cette prière sur chacun d’entre vous « Que l’Esprit Saint fasse de nous une éternelle offrande à ta Gloire… ». Une question se pose à nous à chaque eucharistie.

Prenons nous au sérieux les paroles prononcées par le prêtre au nom de toute l’Eglise  et de Jésus lui-même ? Sommes nous prêt à devenir cette offrande pour la Gloire de Dieu ? Tous qui que nous soyons, nous avons a devenir ce que nous recevons dans la communion. Des être faits pour le don. Pour le recevoir et le donner. En cela les couples mariés nous le redisent par leur vie, malgré les difficultés. Je suis toujours heureux lorsqu’un couple choisi la troisième formule d’échange des consentements. « Je te reçois comme époux (épouse) et je me donne à toi ». C’est ce qu’à souhaiter le Christ pour son Eglise. Pour lui c’est une parole sans retour. Sa fidélité est sans faille malgré les errements de l’Eglise. Le Christ s’est livré pour elle car il l’aime. Et nous, aimons nous l’Eglise ? Cette Eglise qui est notre famille où nous recevons les vivres pour devenir à notre tour un don pour nos frères.

Nous connaissons bien les difficultés du moment. Cessons de nous y appesantir mais faisons mémoire de la passion et de la Résurrection du Christ. Elle est là  notre espérance. Obéissons au Christ lorsqu’il nous commande « Vous ferez cela en mémoire de moi ». Un commandement d’avenir pour découvrir toujours plus profondément combien nous sommes aimés et appelés à aimer. Alors n’ayons pas peur de nous approcher de l’autel et d’y recevoir le corps du Christ. Il est notre nourriture pour notre route pour que nous puissions à notre tour nous donner sans calcul. Faisons notre les parole du psalmiste « Heureux qui s’appuie sur le Dieu de Jacob, qui met son espoir dans le Seigneur son Dieu ». Nous ne serons jamais déçus

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 21:33


« La ténèbre n’est pas ténèbre, devant toi, la nuit comme le jour est lumière » (Ps 138). Un psaume pour les heures de luttes. Lorsque je suis sur mon lit de souffrances, dans les affres de la dépression, dans le doute…. Et pourtant si ! Seigneur je suis dans les ténèbres et elles « m’écrasent ». Comment peux tu dire que la nuit comme le jour est lumière ? Je sais que je n’aurais pas de réponse mais je te l’hurle quand même cette ténèbre qui m’enserre. Un hurlement sourd qui résonne dans tout le corps. Comment puis je rester un enfant de lumière lorsqu’elle semble déserter ma vie ? Vas-tu me répondre ? Tu sembles sourd et pourtant je t’ai fait confiance. Ne me soumet pas à la tentation de me croire abandonné de toi. J’ai l’impression de ne plus avoir de prises alors vient me prendre, sort moi de ce brouillard ! Cette lumière n’a pas pu s’éteindre. Elle doit bien être quelque part ! Puisque tu en es l’auteur, fais la briller. Donne moi de la voir cette lumière qui me manque tant ! Pourquoi ce silence ? Que j’aimerais être à Paque ! Ton Fils a choisi d’emprunter cette nuit. Quel Mystère ! Son cri a porté tous nos cris. Pourquoi n’as-tu pas répondu comme au jour du baptême au Jourdain ? Pourquoi a tu laisser les flots devenir forces de mort ? Cet homme est entré dans ces forces de mort et il en est sorti vivant. Quand tout semble s’éteindre regarde la Croix. Dieu lui-même est dans ta nuit. Il ne parle pas, il souffre avec toi. Il ne se tait pas, il crie avec Toi.

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 19:56


Cette semaine, c'est "le" Saint Paul que j'aime bien qui s’offre à ceux qui viennent à la messe. Saint Paul nous parle de l'amour fraternel. Aujourd’hui il nous lance cette invitation : « Frères, ne gardez aucune dette envers personne, sauf la dette de l’amour mutuel, car celui qui aime les autres a parfaitement accompli la Loi. » Qui paye ses dettes s’enrichie dit le dicton, et pourtant… Saint Paul nous invite à garder une dette : celle de l’amour. Nous n’aurons jamais fini d’aimer. C’est une dette irremboursable. Tant mieux ! Avec l’amour on ne peut pas faire d’économie alors n’hésitons pas à dépenser l’amour qui est en nous. Rassurons nous, plus nous dépenserons, plus nous aurons de l’amour à donner. Une logique déboussolante pour tout économiste normalement constitué ! La nuit est tombée sur ma journée. Seigneur je te la confie. Je sais que je suis rempli de dettes. Mais je n’ai pas peur du créditeur. Seigneur vient refaire mes réserves d’amour pour demain et donne moi une nuit qui refera mes forces.

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 21:15


Une centaine de noms

Une centaine de familles

Présentes physiquement ou non

Une centaine de défunts bien présents

Chaque nom égrené avec respect

Chaque nom qui ravive un lien qui ne veut pas mourir

Des lumières allumées dans la nuit

Des lumières déposées par des mains tremblantes ou calmes

Des lumières qui vacillent au grès de l’air

Des lumières qui attirent l’œil dans cette église baignée d’une douce luminosité

Des lumières fragiles mais qui brillent

Une Eglise garnie d’un peuple qui ne veut pas voir mourir l’espérance

Une Eglise qui ne veut pas que la lumière s’éteigne

L’Eglise a célébré sans cries, sans larmes son espérance

Une Espérance qui s’offre à celui qui ose ouvrir la porte…

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Published by Christophe FEREY - dans Prière
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