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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 20:44


Sans doute chacun d’entre nous a pu se rendre en pèlerinage dans un cimetière, pour faire mémoire d’un être cher qui est décédé et dont nous souhaitons honorer la mémoire. Et nous avons raison car chacune de ces lumières qui brillent sur l’autel nous rappellent que nous sommes des héritiers de la vie de ceux qui nous ont précédés. Les textes de la Parole de Dieu nous invitent à nous interroger sur le sens que nous donnons à notre propre vie. Car finalement cette messe, c’est aussi pour nous permettre de vivre notre aujourd’hui. Je fais mémoire de ceux qui étaient avant moi pour garder quelque chose de leur existence pour ma vie d’aujourd’hui. La première lecture nous rappelle que nous ne sommes pas obligés de dépasser les 100 ans pour avoir une vie réussie et féconde. Cet extrait du livre de la Sagesse me rappelle que c’est maintenant et pas demain que j’ai à décider de ce que je veux faire de ma vie. Une vie repliée sur elle-même ou au contraire une vie qui se donne pour les autres. Paul l’a bien compris. Le pire qui puisse arriver à un homme ou à une femme, c’est le replis sur sois. Paul insiste : « Frères, aucun d’entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi même ». Notre vie n’a de sens que si elle est orientée vers les autres. La véritable mort c’est lorsque nous n’avons plus aucune relation. Paul peut se permettre de nous rappeler cette réalité fondamentale car il fait référence au Christ. Or la vie du Christ, c’est une vie constamment tournée vers son Père et vers ses frères. La clef du bonheur et d’une vie réussie se situe à ce niveau. Une vie tournée vers Dieu et vers nos frères. C’est ce que représente la croix du Christ et qui donne du poids à nos vies. Mouvement vertical et horizontal qui se rencontrent pour devenir le point d’équilibre de nos vies d’hommes et de femmes. Loin de nous désengager de la vie humaine, la vie chrétienne devient un moteur pour être solidaire de chacun de nos frères.

 

Face à la mort d’un proche nous sommes bien démunies. Le chrétien n’est pas plus blindé qu’un autre face à la souffrance et à la mort d’un être cher. Il nous faut alors fixer notre regard sur ces petites lumières allumées tout à l’heure. Lumières bien fragiles mais qui nous redisent que dans la nuit du doute, il y a une lueur et une présence. Si nous ouvrons notre cœur nous entendrons peut être le Christ nous redirent à chacun « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi,  et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. » Alors ce soir venons à Lui et osons croire que nos défunts sont à ses cotés. Ses bras et ses mains sont ouverts pour qu’aucun homme ne soit perdu mais qu’il soit accueilli, consolé, aimé et puisse vivre enfin libéré de tout ce qui l’empêchait d’aimer pleinement. Que cette espérance nourrisse notre prière pour nos défunts.

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 06:01


Si j’étais publicitaire, je crois que j’aurais utilisé ce slogan pour la Toussaint : « la sainteté vous va comme un gant ». Saint Jean ne dit pas autre chose en disant que : « Dieu a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu et nous le sommes ». L’enjeu est là. Accepter d’être des fils et des filles pour Dieu. Nous le savons bien la qualité de parents ne s’acquière pas. Elle se fonde sur une relation d’amour et de confiance. Il ne suffit pas d’être un géniteur pour être père. Il ne suffit pas d’être présent à la maison pour être reconnu comme un père ou une mère. Il faut que l’enfant vous reconnaisse comme ses parents. Il en va de même pour la Sainteté. Nous pouvons alors nous poser la question de notre relation à Dieu. Est il pour nous un père qui nous aime et nous fait confiance ? Avons-nous envie de l’aimer ou bien au contraire de nous éloigner de lui ? Rassurons nous ! Des parents dignes de ce nom ne rejetteront jamais leurs enfants même si ceux-ci semblent les avoir rayés de leur mémoire. Une des grande qualité de Dieu c’est la patience…. Alors même si nous nous sommes éloignés de lui, il sera toujours temps de revenir à la maison. Saint Jean a bien cerner la difficulté du chrétien lorsqu’il dit : « ce que nous serons ne parait pas encore clairement ». Nous sommes en devenir. Tout n’est pas écrit d’avance. Nous sommes tous appelés à la sainteté. Mais nous sommes en route vers elle. Nous résistons bien souvent à cet amour d’un père ou d’une mère qui nous aimes sans conditions. Nous-nous sentons souvent indigne de cet amour ou bien nous pensons que nous sommes assez riche pour nous passer de l’amour de Dieu. Le concile Vatican II nous rappelle que nous sommes en chemin vers cette sainteté offerte à tous. « Tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur condition et leur état de vie, sont appelés par dieu, chacun dans sa route, à une sainteté dont la perfection est celle même du Père » (LG 11).

Cette route dont parle le concile n’est pas une route où l’on recherche une perfection humaine. Si c’est cela le chemin de la sainteté, je préfère arrêter tout de suite ! Nous devons prendre cette route avec nos défauts et notre nature. Sainte Thérèse de Lisieux l’a bien compris lorsqu’elle dit dans sa lettre n° 243 (adressée à sa sœur Marie) : « ‘Mais dès que j’ai dit : Mon pied a chancelé, votre miséricorde, Seigneur, m’a affermi !... (Ps 93) » Oui il suffit de supporter avec douceur ses imperfections. Voilà la vraie sainteté ! » Dès lors la sainteté n’est pas un chemin où l’on s’efforce d’être parfaits. C’est un chemin sur lequel je laisse l’amour de Dieu me transformer. Il ne s’agit pas de se complaire dans ses défauts ou ses faiblesses mais de s’accepter tel que l’on est et d’arrêter de se rêver. C’est peut être aussi tout le travail des parents et éducateurs. Comment aider l’enfant à s’accepter tel qu’il est et les parents d’accepter leur enfant tel qu’il et non comme ils rêveraient qu’il soi ?... On peut alors accueillir l’Evangile des Béatitudes qui ne fait pas l’éloge d’une vie parfaite. Dans cet évangile il y a place pour la faiblesse. On peut pleurer en voyant l’autre malheureux. On peut oser la douceur qui est bien souvent perçue comme une faiblesse dans ce monde brutal qui ne laisse pas beaucoup de place au faible. Le Christ ne fait pas ici l’apologie de la faiblesse mais il redonne la première place à l’amour qui est de se laisser habiter par l’Esprit du Christ.

Seul le Christ a pu vivre totalement ces 9 béatitudes. Elles sont un chemin. Sur ce chemin nous pouvons rencontrer des obstacles, le découragement. Les grands saints l’ont bien compris et vécu. La sainteté ne se conquière pas, elle s’accueille jour après jour. Même lorsque je tombe je peux me relever. C’est peut être là, la véritable sainteté : découvrir que sans l’amour de Dieu, qui me relève, je ne peut pas marcher vers la sainteté. Il ne s’agit plus de faire des choses mais bien de laisser Dieu agir en moi y compris dans ma faiblesse.

Finalement la Sainteté est un chemin de confiance. La confiance en celui qui est à mes cotés chaque jour et qui ose lui-même me faire confiance pour être un reflet de son amour. Alors comme Thérèse de Lisieux nous pouvons redire « C’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous nous conduire à l’amour » (LT 197). Alors qu’attendons nous pour devenir des saints ?

 

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 18:18


10 ans ! Un bel anniversaire. Celui d’une paroisse qui est née d’une nécessité de regrouper 20 clochers. Que de chemin parcouru depuis le 1er janvier 1999. L’unité ne se décrète pas, surtout dans un pays où on aime bien rester chez sois, où la limite de la commune a encore du sens. Et pourtant cette nouvelle paroisse à pris forme et chaire. Des personnes se sont misent en route. Des événements ont marqués sa courte histoire. 20 clocher, 20 bijoux comme le disait le curé, le Père Léonard… Chaque église à son histoire de plusieurs siècles derrière elle. Elles recèlent toutes des trésors.  Elles ont du unirent leur histoire pour en faire qu’une désormais. Des personnes de divers horizon commencent à travailler et à prier ensemble. Sans doute le vocable de cette paroisse n’y est pas pour rien : Notre Dame de la paix. Dans un lieu tellement marqué par l’évènement de juin 1944, Marie nous invite à établir la paix d’abord en nous même pour pouvoir la transmettre autour de nous.

 

Quelle joie de m’être retrouver aux coté du Père Ourry (Ludo) premier curé de la paroisse et mon premier curé d’insertion durant mes deux premières années de séminaire. Que de joie, de confidences, de prière, de repas, de rencontres partagés avec lui. J’ai découvert auprès de se prêtre un vrai frère qui a guidé mes premier pas de séminariste dans la pastorale. Sans doute m’a-t-il consolidé dans mon désir de devenir prêtre. Durant deux années j’ai pu découvrir aux cotés de ce prêtre ce que peut être l’accueil. Je le servais aussi chaque dimanche à l’autel. Mon aube n’avait pas d’étole. Ce dimanche elle en avait une, celle que Ludo m’a remise le jour de mon ordination…. Quel beau jour que ce dimanche. Nous avons terminer la célébration par la prière de la paroisse rédigée par Ludo lors d’une nuit d’insommnie d’un seul trait que je vous offre.

 

 Notre Dame de la Paix,

en ce lieu où tant d'hommes ont payé de leur vie pour la liberté et la dignité humaine,

en ce lieu où tant d'hommes viennent marcher sur les traces de l'histoire,

nous vous choisissons comme Sainte Patronne.

 Nous vous confions le monde afin que tous les hommes se reconnaissent différents, mais frères. Qu'ils sachent vivre dans le respect les uns des autres.

O Notre Dame ici et là vous intervenez pour rappeler la Paix.

Que l' Esprit Saint transforme les cœurs enflammés de haine en force d'amour

et les hommes en serviteurs les uns des autres.

Notre Dame depuis que Jésus vous a choisie pour être notre mère,

nous vous demandons de nous guider dans la paix en église, en paroisse, en famille et dans chaque lieu où nous vivons.

Notre Dame de la Paix, soutenez nous. Priez pour nous.

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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 08:04

 

Ce blogue approche tranquillement de ces trois ans. Trois ans de méditations, de prières, de partages en tout genres drôles, légers, graves… Un blogue qui est passé par les couleurs de la vie. Trois ans de complicités avec des lecteurs fidèles ou occasionnels. Des surprises, amusées, lorsqu’on accède au blogue par une recherche googlelienne intitulée « découpe cochon ». Au bout de presque trois ans je ressens comme de la lassitude. Je rame à trouver une « inspiration » pour les lecteurs. Sans doute une crise de croissance. Un blogue doit rester un plaisir partagé. Alors faut-il continuer ? Un blogue ce n’est pas une aventure passagère. Il devient comme un compagnon de route qui réclame son du. Alors cher compagnon je vais essayer de continuer malgré tout. Le continent numérique est tellement surprenant !

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 19:24
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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 20:57

Le Fils Prodigue d'Arcabas


A chaque événement important de la vie de l’Eglise, le pape accorde une indulgence souvent plénière (150ème anniversaire des apparitions à Lourdes, Jubilé de l’an 2000, Année du Sacerdoce…). Pourtant les indulgences n’ont pas bonne presse chez beaucoup de catholiques. Essayons d’y voire plus claire.

 

Les indulgences sont nées au XIème siècle. A l’époque la pénitence était tarifée. Pour telle péché, telle peine. Certaines peines étaient très dur et pouvait durer plusieurs années. L’Eglise, consciente de la difficulté proposa des indulgences qui réduiraient la peine moyennant une démarche de conversion. Pour mémoire la première indulgence plénière fut accordée aux chrétiens qui participeraient à la première croisade.

 

Les indulgences ont connues bien des péripéties au cours des siècles. Pourtant aujourd’hui elles semblent être remises au goût du jour. Le pape Paul VI a d’ailleurs promulgué en 1967, une constitution apostolique concernant les indulgences : « INDULGENTIARUM DOCTRINA » (Doctrine des indulgences). Pour Paul VI, l’Eglise offre à travers les indulgences un trésor. Ce trésor, c’est la communion des Saints. Par l’intercession des saints notre relation à Dieu peut être restaurée lorsqu’elle est altérée par notre péché. Toutefois, cela demande de notre part une conversion qui est signifiée par des gestes concrets (confession, partage, communion, pèlerinage….). Car nous demeurons toujours libre vis-à-vis de Dieu. Lorsque l’Eglise décrète une indulgence, elle nous offre un signe de l’immense amour de Dieu qui va au delà de notre péché pour nous sauver et nous aimer. Par l’indulgence qui nous est accordée, suite à une démarche, la parole du Notre Père, « Remets nous nos dettes » (Mt, 6-12)  prend chaire. Plutôt que d’y voir de la superstition, je suis invité à me réjouir que l’Eglise offre des « moyens » à la portée de tous pour (re)découvrir l’immense bonté de Dieu pour les pêcheurs.
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Published by Christophe FEREY - dans Théo
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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 10:24

Oser s'aventurer sur l'autre rive. Le temps d'un voyage et la complicité se vivifie. Plus de deux heures de route et les fous rires fusent dans la voiture. Les vieux complices savourent leur bonheur d'être ensemble l'espace de 230 kilomètres. Passer le pont, c'est entrer dans un autre pays. Géni humain qui se joue des obstacles pour relier. Déjà le mal du pays me prend. Pourtant nous sommes partis. Pas question de faire demie tour. Deux jours nous attendent pour faire connaissance. L'Eglise a conviés des chrétiens à vivre dans une même province. Elle est décrétée il faut maintenant l'habiter. Les uns sont attirés vers l'Ouest, les autres vers Paris. Une identité nous relie : la Normandie. Je découvre encore un peu plus qu'il n'existe pas une Normandie mais des pays si différents les uns des autres. Je découvre combien les mentalités ne sont pas les même d'un pays à  un autre et pourtant nous sommes invitéà travailler ensemble. Je n'aime pas ces rencontres de jeunes prêtres où l'on refait le monde et l'Eglise. Où l'on n'a pas fait le deuil d'une Eglise parfaite. Où l'idéal doit être présent en son intégralité. Où  l'on taille des costumes bien trop large pour chacun. Je découvre qu'entre la Haute et la Basse Normandie il y a beaucoup plus qu'un fleuve qui nous sépare. Quelle joie de revenir dans mon pays et de retrouver en soirée des couples qui ne refont pas le monde mais qui essaye de tracer leur chemin semé d'obstacle. Une belle confiance qui permet de partager des évênement lourds à porter. Une équipe qui s'est aussi s'ouvrir à un nouveau couple qui cherche un lieu où poser le sac. Décidément je me sent heureux d'être prêtre diocésain au service de ce diocèse qui m'a vu naître.
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Published by Christophe FEREY - dans On a pas des mêtiers faciles
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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 11:19
En attendant, quelques photos
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Published by Christophe FEREY
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 11:05


Rien n’est beau comme un enfant qui s’endort en faisant sa prière, dit Dieu.
        Je vous le dis, rien n’est aussi beau dans le monde.
        Je n’ai jamais rien vu d’aussi beau dans le monde,
        Et pourtant j’en ai vu des beautés dans le monde
        Et je m’y connais. Ma création regorge de beautés.
        Ma création regorge de merveilles.
        Il y en a tant qu’on ne sait pas où les mettre.
J’ai vu les millions et les millions d’astres rouler sous mes pieds comme les sables de la mer.
J’ai vu des journées ardentes comme des flammes ;
Des jours d’été de juin, de juillet et d’août.
J’ai vu des soirs d’hiver posés comme un manteau.
J’ai vu des soirs d’été calmes et doux comme une tombée de paradis.
Tout constellés d’étoiles.
J’ai vu ces coteaux de la Meuse et ces églises qui sont mes propres maisons.
Et Paris et Reims et Rouen et des cathédrales qui sont mes propres palais et mes propres châteaux,
Si beaux que je les garderai dans le ciel.
J’ai vu la capitale du royaume et Rome capitale de la chrétienté.
J’ai entendu chanter la messe et les triomphantes vêpres.
Et j’ai vu ces plaines et ces vallonnements de France
Qui sont plus beaux que tout.
J’ai vu la profonde mer, et la forêt profonde, et le coeur profond de l’homme.

Or je le dis, dit Dieu, je ne connais rien d’aussi beau dans tout le monde
Qu’un petit enfant qui s’endort en faisant sa prière
Sous l’aile de son ange gardien
Et qui rit aux anges en commençant de s’endormir ;
Et qui déjà mêle tout ça ensemble et qui n’y comprend plus rien ;
Et qui fourre les paroles du « Notre Père » à tort et à travers pêle-mêle dans les paroles du « Je vous salue Marie »
Pendant qu’un voile déjà descend sur ses paupières,
Le voile de la nuit sur son regard et sur sa voix.
J’ai vu les plus grands saints, dit Dieu. Eh bien je vous le dis
Je n’ai jamais vu de si drôle et par conséquent je ne connais rien de si beau dans le monde
Que cet enfant qui s’endort en faisant sa prière
(Que ce petit être qui s’endort de confiance)
Et qui mélange son « Notre Père » avec son « Je vous salue Marie ».
Rien n’est si beau, et c’est même un point
Où la Sainte Vierge est de mon avis
Là-dessus.
Et je peux bien dire que c’est le seul point où nous soyons du même avis.
Car généralement nous sommes d’un avis contraire,
Parce qu’elle est pour la miséricorde
Et moi il faut bien que je sois pour la justice.

Charles PÉGUY, Le mystère des saints innocents.

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Published by Christophe FEREY - dans Spiritualité
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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 10:48
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