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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 21:01

L’Evangile nous donne de rencontrer un homme qui normalement à tout pour être heureux. Il a la richesse. Il obéit à la Loi depuis son plus jeune âge. Vous remarquerez que Jésus commence à l’aimer lorsque cet homme lui dit qu’il observe les commandements depuis sa jeunesse. Jésus est heureux car cet homme est sur un bon chemin. Un chemin balisé. Seulement voilà, l’homme a oublié de regarder autour de lui pour découvrir d’autres richesses. Car le chemin de Dieu est semblable à un sentier de grande randonnée. Lorsque l’on marche, on pourrait être tenter d’être rivés sur les traces du balisage de peur de se perdre. On se prive alors de magnifiques paysages qui sont offert au regard. Pour la fois, nous pourrions nous rassurer en ayant le catéchisme de l’Eglise Catholique à portée de main et se dire : je suis dans les clous donc tout va bien. Etre sur les clous n’empêche pas l’accident.

 

L’homme riche, est peut être passer à coter de la plus grande richesse que Dieu veut nous offrir : la liberté. Non pas celle de livrer notre vie à tous nos désirs mais celle qui oriente notre vie vers Dieu qui est l’origine de toute vie et de tout amour. Pour cet homme tout s’effondre en quelques instants. Alors qu’il devrait être heureux il devient le plus malheureux des hommes. Il découvre qu’avec Dieu on ne peut rien acheter. Nous sommes dans la gratuité absolue. Prenons garde de juger trop vite cet homme. Ne nous arrivent il pas parfois de nous dirent « pour tout ce que je fais pour l’Eglise et le Seigneur » il peut bien m’accorder ceci… J’ai rendu tel service et personne ne m’a remercié, c’est bien la peine d’avoir pris du temps. Je ne voudrais pas faire ici l’apologie de l’ingratitude mais bien l’apologie de l’Amour gratuit de Dieu qui se donne sans rien attendre en retour. C’est en cela que Jésus dit « Seul Dieu est bon ». Une bonté radicale qui n’attend aucune contrepartie quand elle donne. Puisque nous sommes créés à son image nous avons peut aussi à grandir dans cette gratuité. Accepter que l’autre puisse me décevoir, ou qu’il ne me rende pas la pareille.

 

Nous constatons que le mode opératoire, par exélence, de Dieu c’est le don. Rien n’appartient au Fils. Il reçoit tout du Père qui ne retient rien mais donne tout au Fils par l’Esprit saint. Ainsi l’auteur de l’Epitre aux Hébreux nous rappelle que le premier Don qui nous est accordé : c’est la Parole, le Verbe de Dieu qui s’est fait homme. Chaque dimanche nous l’entendons. Nous transforme t’elle ? Nous pouvons nous demander dans quelle mesure elle a une place dans chacune de nos vies. J’espère que vous avez fait cette expérience d’être bousculé par la parole. Cette parole qui est « vivante, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ». Je vous avoue que cette parole ne me bouscule pas tous les jours. Par contre Je garde précieusement les quelques versets de la bible qui m’ont permis de faire un pas de plus à la suite du Christ. Peut être que cette semaine pourrait être l’occasion de se demander s’il n’y a pas plusieurs passage de la bible qui m’on marqués et peut être transformer. Si nous n’avons jamais prie le temps d’accueillir comme un don la Parole de Dieu, il n’est jamais trop tard.

Nous pouvons alors faire notre la prière du psalmiste « Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ? Ravise-toi par égard pour tes serviteurs. Rassasie-nous de ton amour au matin, que nous passions nos jours dans la joie et les chants ». Même si nous n’avons rien ou si nous nous sentons riches n’hésitons pas à aller à la rencontre de Celui qui veux nous révélé la bonté inépuisable d’un Père pour ses enfants. Chez lui tout est gratuit alors profitons en !

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 14:26

 

Saint Sébastien, église de Flottemanville Hague

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Published by Christophe FEREY - dans Patrimoine
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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 22:06
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Published by Christophe FEREY - dans On a pas des mêtiers faciles
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 21:25

Le Bon Samaritain, Van Gogh


28. A l'Evangile de la souffrance appartient aussi — et d'une manière organique — la parabole du bon Samaritain. Dans cette parabole, le Christ a voulu répondre à la question: « Qui est mon prochain? »(90). En effet, des trois passants sur la route de Jérusalem à Jéricho, au bord de laquelle un homme dévalisé et blessé par des brigands gisait à terre à moitié mort, c'est précisément le Samaritain qui se montra en vérité être le «prochain » de ce malheureux: le « prochain » veut dire également celui qui a accompli le commandement de l'amour du prochain. Deux autres voyageurs parcoururent la même route; l'un était prêtre et l'autre lévite; mais chacun d'eux, « le vit et passa outre ». Par contre, le Samaritain « le vit et fut pris de pitié. I1 s'approcha, banda ses plaies », puis « le mena à l'hôtellerie et prit soin de lui »(91). Et, au moment de son départ, il recommanda soigneusement à l'hôtelier l'homme qui souffrait et s'engagea à solder les dépenses nécessaires.

La parabole du bon Samaritain appartient à l'Evangile de la souffrance. Elle indique, en effet, quelle doit être la relation de chacun d'entre nous avec le prochain en état de souffrance. Il nous est interdit de « passer outre », avec indifférence, mais nous devons « nous arrêter » auprès de lui. Le bon Samaritain, c'est toute personne qui s'arrête auprès de la souffrance d'un autre homme, quelle qu'elle soit. S'arrêter ainsi, cela n'est pas faire preuve de curiosité mais de disponibilité. Celle-ci est comme une certaine disposition intérieure du coeur qui s'ouvre et qui est capable d'émotion. Le bon Samaritain est toute personne sensible à la souffrance d'autrui, la personne qui « s'émeut » du malheur de son prochain. Si le Christ, sachant ce qu'il y a dans l'homme, souligne cette capacité émotive, c'est qu'il veut en montrer l'importance dans nos comportements face à la souffrance des autres. Il importe donc de développer en soi cette sensibilité du coeur, qui témoigne de notre compassion pour un être souffrant. Parfois, cette compassion est la seule ou la principale expression possible de notre amour et de notre solidarité avec ceux qui souffrent.

Mais le bon Samaritain de la parabole du Christ ne se contente pas seulement d'émotion et de compassion. Ces mouvements affectifs deviennent pour lui un stimulant qui l'amène à agir concrètement et à porter secours à l'homme blessé. Tout homme qui porte secours à des souffrances, de quelque nature qu'elles soient, est donc un bon Samaritain. Secours efficace, si possible. Ce faisant, il y met tout son coeur, mais il n'épargne pas non plus les moyens d'ordre matériel. On peut même dire qu'il se donne lui-même, qu'il donne son propre « moi » en ouvrant ce « moi » à un autre. Nous touchons ici un des points clés de toute l'anthropologie chrétienne. La personne humaine ne peut « pleinement se reconnaître que par le don désintéressé d'elle-même »(92). Un bon Samaritain, c'est justement l'homme capable d'un tel don de soi.

Jean-Paul II, Lettre Apostolique Savici Doloris, Le sens chrétien de la souffrance humaine, 1983 link

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Published by Christophe FEREY - dans Magistère
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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 21:05

L’évangile de ce dimanche est comme une gifle pour celui qui le lit en continu. Nous étions comme époustouflés par le récit de la transfiguration, de la libération d’un enfant muet qui retrouve la parole. Puis peu à peu ça se gâte pour le lecteur. Une querelle pour savoir qui est le plus grand. L’annonce insupportable du maître qui informe pour la deuxième fois qu’il va mourir dans la souffrance. Aujourd’hui c’est le comble ! Les disciples sont scandalisés car quelqu’un qui ne fait pas partie du cercle chasse des démons au nom de Jésus. Ils étaient trop heureux de posséder ce pouvoir pour eux même. Ils avaient peut être oublié le récit du livre des Nombres que nous avons entendu dans la première lecture. Ils n’avaient sans doute pas encore entendu Jésus leur dire que « le vent souffle où il veut » (Jn 3, 8). Pour celui qui habite au bord de la mer, il n’y a nul besoin de lui en faire la démonstration. L’action de Dieu nous échappe bien souvent. Elle prend parfois des chemins bien mystérieux. Comme cette femme qui chercha Dieu à travers le Bouddhisme et qui au lieu de faire le vide en elle a ressenti une présence et frappa à la porte d’un presbytère et commença un chemin de foi qu’elle continue encore aujourd’hui. Jésus ne veut pas ici abolir le discernement nécessaire. Il veut seulement nous mettre en garde contre la tentation de vouloir se croire les propriétaires de l’action de l’Esprit Saint.

 

Jésus met aussi en garde contre le scandale. On pourrait se dire au premier abord que c’est l’hôpital qui se moque de la charité. Car Jésus n’arrête pas de faire scandale. C’est d’ailleurs ce qui le perdra et le conduira à la Croix. Ce scandale dont parle Jésus n’est pas le signe de contradiction que nous avons à être en ce monde. Ce scandale vise ceux qui par leur attitude ne respectent pas les « petits »  dans leur foi. Nous sommes parfois bien narquois vis-à-vis de ceux qui mettent un cierge, qui ont besoin d’une médaille, d’eau bénite. Prenons garde à ne pas les scandaliser ou à les faire chanceler par une attitude de « pur » croyant. La foi chrétienne pure n’existe et n’existera jamais. Les croyants sont des hommes et des femmes avec leurs fragilités et leurs limites. Personnellement je suis souvent ému d’accueillir un frère ou une sœur qui me demande un peu d’eau bénite, de bénir une médaille, une maison… Après tout Jésus n’a jamais hésité à bénir ceux qu’il rencontrait. Il nous a donné le signe de sa présence à travers deux « choses » bien matérielles : le pain et le vin. Alors, vous les plus avancés dans la foi ne soyez pas pour vos petits frères  une pierre sur laquelle ils risquent de tomber. C’est bien souvent par les petits, les pauvres que nous grandissons dans l’amour de Dieu et de nos frères.

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Published by Christophe FEREY - dans Méditation
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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 18:37

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Published by Christophe FEREY - dans christopheferey
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 21:57


« Pour vous qui suis-je ? » Cette question nous es posée régulièrement par Jésus. Nous pourrions la banaliser. Et pourtant elle nous ai posée chaque fois que nous venons vers Lui. Ce soir des adolescents sont venus pour rencontrer Quelqu’un. Qu’on-t-il découvert de Lui ? Lui seul le sait. En tout cas j’espère qu’en repartant ils ont découvert un plus que croire, c’est d’abord avoir confiance en une personne qui veut nous révéler combien il nous aime.

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Published by Christophe FEREY - dans Méditation
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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 18:00


Marie douce lumière, porte du ciel, temple de l'Esprit
Guide nous vers Jésus et vers le Père
Mère des pauvres et des tous petits

Jeunesse Lumière
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Published by Christophe FEREY - dans Spiritualité
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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 18:58


« Certes, il y a un grand profit dans la religion si l’on se contente de ce que l’on a ».  Quel est donc ce profit dont nous parle Paul dans sa lettre à Timothée ? Paul ne nous le dit pas. Par contre il nous invite à nous contenter de ce que l’on a. Pourquoi vouloir plus que notre mesure ? Paul nous invite à ne pas être rivés sur une recherche du « toujours plus » mais déjà de profiter de ce que nous avons. Deux tentations nous guette dans notre vie : se comparer et vouloir toujours quelque chose de mieux. Quand j’ai un ordinateur j’espère déjà avoir le prochain qui m’offrira une technologie dernier cris.. Je « bave » sur mon voisin qui a un ipod alors que moi j’ai un portable qui date de ?... eux je me souviens plus mais j’aimerais bien avoir l’ipod et j’oublie la grande joie que j’ai vécue lorsque j’ai reçu ce bien. Car il n’est pas mauvais en soi de posséder et de profiter de ce qui est mis à notre disposition quand on peut se le permettre. Simplement, Paul nous offre une belle perspective en nous invitant à nous contenter de ce que nous avons. Plus que de se contenter, profitons au maximum des moyens que nous possédons pour nous ouvrir aux autres.


Le danger de se comparer et de vouloir toujours plus n’est pas non plus absent de notre vie spirituelle. Parfois nous avons vécu tels grâces et nous en attendons plus ou nous nous complaisons à témoigner d’elles pour être admirer. Plutôt que de nous contenter d’une grâce qui nous a aidé à mieux aimer Dieu et notre prochain nous devenons gourmand. Nous transformons alors Dieu en un distributeur automatique. Dieu donne à chacun selon sa mesure. Nous aimerions tant ressembler à un tel qui a une si belle aisance à parler en public ou qui semble être un super priant capable de passer une heure devant le Saint Sacrement alors que moi…. Et si ce soir nous nous arrêtions ne « ne nous soumets pas à a la tentation » du Notre Père… Tentation de vouloir toujours plus, de se comparer à d’autres… Une tentation qui finalement nous éloigne des autres et de Dieu alors qu’un trésors nous attend si nous savons nous « contenter de que nous avons ».

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Published by Christophe FEREY - dans Méditation
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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 07:30

Hier la liturgie de la Parole nous offrait deux pierres précieuses. D'abord une invitation pour les prêtres à se souvenir du don reçu qu'ils ont à transmettre. "Ne néglige pas le don qui est en toi... quand l'assemblée des anciens a imposé les mains sur toi". Comment ne pas se rappeler se moment si émouvant quand une centaine de mains viennent se poser sur votre tête. Toutes ces mains posées en un geste fraternel me rappellent que mes propres mains sont faites pour bénir et "sanctifier" à travers les  sacrements. Elles sont surtout le signe que c'est bien l'Esprit Saint qui a l'initiative.  Paul invite aussi son cadet à la persévérance. Paul est lucide. Il a traversé bien des épreuves depuis que lui même est devenu ancien dans l'Eglise. Et pourtant il a tenu bon. Par quelle force ?.... Mystère... Peut être par tout l'amour qu'il a reçu et donné au cours de sa vie apostolique. Comme Jésus qui a laissé cette femme lui mouiller les pieds de ses larmes. Cette femme n'avait que ses larmes à offrir. Les larmes sont souvent l'expression la plus intime de notre coeur. Le plus souvent nous nous cachons pour pleurer de tristesse ou bien elles coulent de joie aux grands jours de notre vie. Elles sont en quelque sorte un débordement de notre coeur. Quelle mère n'a pas pleuré pour un de ses enfants ? Combien de larme coulent au sortir d'un confessionnal ? Combien de larmes chez des fiancés qui disent enfin ce oui pour la vie ? Ces larmes, dans l'Evangile, ne sont pas seulement un liquide salé mais bien une partie de sois même. "si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à cause de son grand amour. Mais à celui à qui on pardonne peu montre peu d'amour". Peut être faut il savoir que l'on a besoin du pardon de l'autre pour pouvoir aimer authentiquement. Souvent nous portons un regard dur sur l'autre alors qu'il aurai besoin d'un regard de miséricorde. Apprends moi Seigneur à ne jamais désespéré de ton amour. Apprends moi a regarder, même quand ce n'est pas facile, l'autre comme un être aimable et aimer.

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Published by Christophe FEREY - dans Méditation
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