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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 13:40


Ce que la Mère Denis n’a pas réussi à faire, Dieu l’a fait ! Nous retrouvons aujourd’hui Jésus sur la Montagne avec des vêtements « d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille », nous dit Saint Marc. Cette blancheur soudaine nous offre un peu de lumière dans l’évangile de Marc. Avant cet événement de la Transfiguration, Jésus annonce sa fin funeste et indique que le chemin pour ses disciples passera aussi par la passion. Le don de sa vie pour manifester l’amour. Ce chemin n’est possible que si nous entendons la voix du Père en pleine Clarté nous redire à chacun « Celui-ci est mon Fils bien aimé. Ecoutez-Le ». Ces mots ont sans doute résonné longtemps dans le cœur des disciples qui les ont entendus. Comment oublier de telles paroles ? Dieu n’a rien d’autre à nous offrir que ce Fils bien aimé. Alors écoutons le. Que nous dit il ? Il nous invite à redescendre de la Montagne pour aller dans la pleine, là ou habite les hommes. Paradoxalement, Jésus défend à Pierre, Jacques et Jean de raconter ce qu’ils ont vu et entendu. Serai-ce pour nous une invitation à nous taire ? Dans l’évangile de Marc, Jésus demande sans cesse à ses disciples de ne pas l’annoncer mis à part quand il les envoie en mission deux par deux. Rassurez vous je ne suis pas en trin de vous inciter à ne pas témoigner de votre foi. Au contraire, nous avons à répondre à l’appel du Christ « Allez par toute la terre et faite des disciples ». Mais Jésus nous met en garde. Avant de parler de lui il faut d’abord l’écouter, essayer de toujours mieux le connaître et nous laisser déranger par sa parole. Prenons garde à parler trop vite de Dieu si nous ne prenons pas le temps de la prière, de la lecture et des sacrements. Jésus ne se laisse découvrir que par l’Eglise. Dieu n’a pas voulu des croyants seuls et isolés mais rassemblés en communauté de croyants qui accueillent humblement ensemble une Bonne Nouvelle et peuvent ainsi l’annoncer à tout homme de bonne volonté.

 

Combien d’hommes et de femmes se sont mis en marche en ayant entendu une parole qui a percuter leur cœur ? Notre vie de croyant est à l’image d’Abraham. Il ne va cesser de marcher. D’avancer vers un inconnu avec le sentiment de prendre un chemin qui le conduira vers une terre de paix et de joie. Nous le rencontrons à nouveau ce soir. Par deux fois Abraham dira « me voici ». Combien d’hommes et de femmes depuis Abraham on répondu à Dieu « me voici » et se sont embarqués dans l’aventure de la foi ? A chaque foi que nous pouvons dire « me voici », nous faisons un pas de plus sur le chemin. Alors bien heureux celui qui à un cœur disponible pour entendre la Parole et les appels de Celui qui veut notre bonheur. Mais quel est donc ce pas de plus qu’Abraham est invité à faire. A vu humaine, il semble d’une horreur absolue. Comment Dieu peut il demander à un père de lui offrir son enfant ? Dieu dans cet épisode nous montre qu’il nous connaît mieux que nous même. Il ne s’adresse pas à Abraham comme à un inconnu. « Prends ton Fils, ton unique, celui que tu aimes ». Dieu sait quel prix Isaac représente aux yeux d’Abraham. Mais quel est donc ce pas que doit faire Abraham et qui semble si horrible ? Peut être celui le plus fondamental pour toute vie. Découvrir que nous ne sommes pas des possédants, même de ce qui nous paraît avoir le plus de prix à nos yeux. Ainsi Abraham est invité à redécouvrir que ce fils qu’il chéri ne lui appartient pas. Il est un don que la vie lui a fait et qu’il ne peut posséder.

 

Il en va de même dans nos relations. Les autres ne nous appartiennent pas et encore moins Dieu. Nous ne pouvons jamais mettre la main sur les autres ni même sur nos enfants, notre conjoint, nos amis. Ils sont des frères et sœurs créés comme moi pour être libres. J’ai ce même regard à porter sur tout ce qui fait ma vie. Tel bien, suis-je prêt à tout sacrifié pour lui ? Ma carrière professionnelle suis-je prêt à tout pour la conserver, au risque de mettre en péril ma famille, mes collègues ? Finalement, ce respect de la liberté est la chance de pouvoir chasser de nos vies la peur de perdre l’autre qui pourrai nous enfermer dans l’angoisse au lieu d’aimer sans freins. Ainsi les parents pourront pleinement exercer leur rôle d’éducateur car ils n’auront pas peur de dire non à cet enfant qui ne leur appartient pas mais dont ils ont la responsabilité d’aider à grandir. Ce ne sera plus la peur de perdre leurs enfants, s’ils leur déplaisent, qui les guideront mais l’amour qu’ils auront à leur donner y compris à travers les non qu’ils devront inévitablement poser. Il en est de même, aussi, dans nos relations amicales. Souvent nous agissons en craignant de perdre tel ou tel ami au lieu d’être en vérité avec lui. Alors sortons de cette peur de perdre. Puisse que Dieu nous as tout donné, osons nous aussi tout donner sans crainte car ce que nous offrons fleuri, et tous ce que nous voulons posséder pourri. Ayons confiance ! Nous suivons le Ressuscité et il intercède pour nous. Alors desserrons le frein et marchons vers la joie de Paque. Avec Dieu, il n’y a pas à craindre les excès de vitesse mais les excès d’amours qui nous sauvent.

 

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 20:16
A partir d'aujourd'hui et jusqu'au 21 mars la ville de Cherbourg organise un festival en l'honnheur de la femme (link). Une belle initiative qui mérite d'être saluée !

Je ne résiste pas à vous offire cet extrait de la lettre de Jean-Paul II aux femmes.

Merci à toi, femme-mère, qui accueilles en ton sein l'être humain dans la joie et dans la peine d'une expérience unique par laquelle tu deviens sourire de Dieu pour l'enfant qui vient au monde, tu deviens le guide de ses premiers pas, le soutien de sa croissance, puis le point de repère sur le chemin de sa vie.

Merci à toi, femme-épouse, qui unis d'une façon irrévocable ton destin à celui d'un homme, dans une relation de don réciproque, au service de la communion et de la vie.

Merci à toi, femme-fille et femme-sœur, qui apportes au foyer familial puis dans le complexe de la vie sociale les richesses de ta sensibilité, de ton intuition, de ta générosité et de ta constance.

Merci à toi, femme-au-travail, engagée dans tous les secteurs de la vie sociale, économique, culturelle, artistique, politique, pour ta contribution irremplaçable à l'élaboration d'une culture qui puisse allier la raison et le sentiment, à une conception de la vie toujours ouverte au sens du « mystère », à l'édification de structures économiques et politiques humainement plus riches.

Merci à toi, femme-consacrée, qui, à la suite de la plus grande des femmes, la Mère du Christ, Verbe incarné, t'ouvres en toute docilité et fidélité à l'amour de Dieu, aidant ainsi l'Église et l'humanité entière à donner à Dieu une réponse « sponsale » qui exprime merveilleusement la communion qu'il veut établir avec sa créature.

Merci à toi, femme, pour le seul fait d'être femme! Par la perception propre à ta féminité, tu enrichis la compréhension du monde et tu contribues à la pleine vérité des relations humaines.


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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 20:47
Chaque midi à l'aumônerie nous sommes quelques dizaines à nous retrouver pour déjeuner ensemble lycéens, aumôniers et animatrices, animateurs.... Voici un aperçu des Assiettes .
























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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 17:04




Je ne veux surtout pas vous inciter à jeûner en vous "offrent" ces tristes clichés pris lundi dernier le long des quais du Bassin du Commerce à Cherbourg. En effet ce n'est pas très ragoûtant ! Pourtant je n'ai pas inventé ce spectacle désolant qui s'offrait à mes yeux. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas un fanatique de l'écologie. Mais quand on voie cette pollution je me dis quand même qu'on pourrai peut être faire un petit effort.... Commençons par jeter nos détritus dans une poubelle..... Si Dieu nous a confié la création, assayons de la respecter un minimum sans en devenir des exclaves.

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 14:48


Peut être que comme moi casimir a bercer votre tendre enfance.... Pour vous Casimir n'est peut être qu'un "monstre gentil qui fait rire les enfants".

Mais c'est aussi un saint que l'Eglise honore chaque 4 mars. Il est le patron de la Pologne dont il en fut le roi.



Pourquoi ne pas faire de cette journée la journée des enfants ?
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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 22:42


J’aime cette période de l’année quand la nature devient une belle promesse. Déjà des fleurs poussent là où il n’y avait que de l’herbe. Le soleil si timide jusqu'à maintenant, se rappelle à nous. Il vient nous offrir un peu de douceur qui fait tant de bien à celui qui peine à se réchauffer. Merci à la nature de nous offrir ce beau spectacle de la vie qui prend le pas sur la somnolence. Bientôt les bourgeons apparaîtront et les arbres reprendront vie à leur tour. Alors en ce temps où la nature renaît prenons le temps de flâner et d’ouvrir grands les yeux.

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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 20:37

Certains d’entre nous se sont rendus dans une église mercredi. Il se sont levé et ont marché vers un prêtre pour recevoir des cendres et une parole « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile ». Nous entendons à nouveau, ce matin, cette même parole dans la bouche de Jésus : « convertissez vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». Peut être que nous-nous habituons un peu trop aux formules liturgiques qui nous sont familières. Et pourtant  chaque année nous sommes invités à vivre ce temps qui rompt avec l’ordinaire de nos jours. La conversion ce n’est pas d’abord choisir tel ou tel effort qui bien souvent d’ailleurs n’est pas tenu. La conversion c’est d’abord vivre une rencontre qui va transformer notre vie comme elle à pu transformer celle de Saint Paul. Avons-nous conscience que lorsque nous venons à l’eucharistie le dimanche, c’est pour vivre une conversion ? Pas celle d’une transformation de défauts en qualité mais une rencontre qui nous permettra repartir avec un esprit nouveau, un regard neuf et renouvelé. L’eucharistie ce n’est rien d’autre qu’une rencontre et une communion avec celui qui est mort et ressuscité pour que tout ce qui nous éloigne de Dieu soit détruit.

 

Désormais, plus rien ne peut nous empêcher de vivre avec Dieu. Une fois pour toutes, Dieu s’est donné en son Fils pour que nous puissions enfin retrouver notre liberté d’enfants de Dieu qui était entravé par le péché c'est-à-dire nos fermetures de cœur. Le Cœur de celui que nous célébrons à chaque eucharistie demeure ouvert pour que personne ne puisse être exclue de la vie de Dieu. Jésus est allé jusqu'à nous rejoindre dans nos lieux de morts. Désormais tout est assumé par Dieu et la vie avec lui nous est promise si nous l’acceptons. Un mur a été brisé et un chemin ouvert. Allons nous l’emprunter ? Pour suivre ce chemin dans notre vie quotidienne nous n’avons pas d’autre choix que de rencontrer Celui qui nous l’a ouvert. A chaque eucharistie nous redisons que le Christ s’est livré pour la multitude. Comment ne pas être saisies par de telles paroles ? En tout cas le pauvre prêtre que je suis ne peut pas s’y habituer. En venant communier, au corps du Christ, nous venons en compagnie de toute l’humanité rachetée et sauvée. Comment alors regarder ensuite son voisin de travers ? Voire en l’autre un rival.

 

Et finalement, si notre conversion n’était ni plus ni moins de pouvoir regarder en chaque personnes un frère ou une sœur que le Christ a sauvé ? Regardons la croix et cet homme cloué au boit. Notre vie à la suite du Christ est semblable à cet homme. Cet homme n’a que ses bras, ses mains et son cœur ouverts à offrir aux hommes. Venir communier au corps du Christ c’est repartir avec ces bras, ces mains et ce cœur ouverts et accueillant à tout homme. Sommes nous prêts à nous laisser transformer par Celui qui est venu nous sauver en nous donnant sa vie ? La vie chrétienne c’est une vie constamment ouverte, toujours prête à accueillir du neuf, de l’inédit. Le Christ n’a pas voulu maintenir ses disciples dans un cocon protecteur. Il est les envoient dans le monde pour être porteurs de cette bonne nouvelle : Dieu aime tout homme et veut le sauver. Cette bonne nouvelle peut alors donner sens à toute vie puisque tout ce que nous faisons avec Amour demeurera pour l’éternité. Mais avant d’être porteur d’une nouvelle il faut d’abord la recevoir.

 

Bien souvent nous percevons le carême comme un temps de pénitence. Et si pour une fois, ce temps était celui où nous prenions le temps de découvrir l’action de Dieu en nos propres vies en en quoi la foi en Christ est pour nous personnellement une bonne nouvelle ?

Nous pourrons alors être d’authentiques porteurs de cette bonne nouvelle. Nous manquons souvent de simplicité dans ce domaine. Connaissez vous l’histoire de foi de votre voisin qui est à vos cotés dans cette église ? Dans quelques instants nous ferons communion en venant tendre nos mains pour recevoir l’eucharistie. Que cette communion fraternelle nous aide à grandir en fraternité. Alors votre communauté paroissiale deviendra un signe, une petite lumière pour ceux qui cherche une lumière dans leur vie.  Que ces 5 semaines qui nous séparent de Pacques soient pour nous l’occasion de nous laisser visiter par Celui qui veut nous habiter pour faire de nous d’heureux porteurs d’une bonne nouvelle pour nos frères. N’ayons pas peur d’inscrire dans notre cœur ces mots du psalmiste « Seigneur, enseigne moi tes voies, fais moi connaître ta route. Dirige moi par ta vérité, enseigne moi, car tu es le Dieu qui me sauve ».

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 22:25


Dans quelques instants, nous nous lèverons et nous irons recevoir des cendres et une parole « Convertissez-vous et croyez en l’Evangile ». Que peut bien vouloir dire une telle démarche en 2009, en ce temps de tous les possibles et aussi de tous les dangers ? Comment comprendre le signe qui nous est proposé par l’Eglise et qui rejoint toute la tradition biblique ?

Quelle est donc cette longue tradition ? Celle d’un peuple qui continue à entendre cet appel déchirant d’un Dieu qui ne peut se résoudre à voir l’homme se perdre et souffrir. « Revenez à moi de tout votre cœur » (Jl 2, 12). Cet appel, il est encore vrai pour nous aujourd’hui, en 2009. Il est même peut être plus actuel que jamais. Devant la folie des hommes, Dieu  n’a d’autre ressources que de se révéler tel qu’il est pour permettre à l’homme, qui le reconnaît et l’accueille, d’ouvrir son cœur et de prendre un chemin qui le rendra plus humain. Alors si vous voulez prendre ce chemin soyez les bien venu. Mais attention ce chemin n’est pas fait pour ceux qui refusent l’aventure. Cette aventure si vous l’acceptez, sera d’abord de redécouvrir en profondeur qui est ce Dieu qui nous tend la main et veut nous accompagner sur les chemins de notre vie. Notre démarche de carême n’aura de sens que si elle nous permet de rencontrer Celui « qui est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour » (Jl 2, 13). Loin de nous attendre au virage, Dieu veut pouvoir enfin nous rencontrer tel que nous sommes avec nos faiblesses et nos richesses. Accepter de recevoir un peu de cendre sur notre front, c’est finalement reconnaître certes notre fragilité, mais surtout qu’au sein même de cette fragilité il y a un trésors qui y est déposé. Bien souvent ce trésor est recouvert de cendre et il a besoin d’un peu de souffle pour resplendir à nouveau.


Et si ce carême était pour nous une respiration pour reprendre du souffle ? Car bien souvent nous nous essoufflons à force de donner, de vouloir croire par nos propres forces et nous oublions bien souvent l’essentielle : la rencontre avec un Père qui nous attend chaque jour sans ce décourager. Combien de fois avons-nous jeûné de cette rencontre. Et si le carême nous permettait de rompre ce jeûne mortifère pour un chrétien ? Si au contraire ce carême était nourrissant au lieu d’être un lieu aride comme on le pense souvent. Mais ne nous faisons pas d’illusion, le carême est un combat car nous traversons un désert pour rejoindre une nouvelle terre. Quiconque qui a traversé un désert dans sa vie sait qu’il ne peut pas le traverser seul. C’est pourquoi nous sommes invités à venir en communauté pour vivre le départ de cette marche de 40 jours. Ce chemin, nous allons le vivre ensemble et en même temps chacun avancera selon son rythme et prendra peut-être une route différente. Mais l’essentiel est d’atteindre la destination : la joie de Pâques qui passe par la nuie de la Passion.


Ce chemin que nous prenons aujourd’hui est balisé. Une balise n’est jamais un passage obligé mais un reperd si on ne veut pas se perdre. Tout d’abord il y a la prière qui nous invite à un cœur à cœur avec Dieu qui voit dans le secret. Le cœur qui nous permet d’aimer n’est t’il pas le lieu le plus secret de l’homme ? Pourquoi ne pas se retrouver entre plusieurs croyants pour vivre ce temps et s’encourager mutuellement ? Il y a ensuite ce temps d’accueille de la Parole qui vient nous bousculer et nous faire avancer. La paroisse vous propose plusieurs rencontres durant ces 5 semaines. Autre balise : le jeûne qu’il soit de nourriture ou de tout ce qui peut nous isoler et nous replier sur nous même. Peut être que dans ce temps, où la consommation insatiable semble devenir une idole, le jeûne retrouve toute sa pertinence. Il est l’occasion pour nous, de créer le manque qui nous permettra peut être l’ouverture de notre cœur pour redécouvrir que l’essentiel de toute vie humaine réside dans la relation à autrui. Une relation qui invite à un don réciproque qui nous enrichi mutuellement et qui parfois peut nous redonner confiance et nous réconforter. Cet enrichissement va au-delà du consommable, il nous donne une épaisseur humaine. Il nous offre un regard renouvelé sur tout homme. Car finalement, le carême c’est apprendre à regarder comme Dieu qui regarde au-delà des apparences. Est ce que je prends le temps de regarder de manière nouvelle les personnes avec qui je vie ou que je rencontre régulièrement. Suis-je encore capable de m’en émerveiller ou d’être surpris par elles ? Alors si nous vivons une telle démarche d’ouverture de notre cœur, tous nos gestes de partages, de solidarité prendront sens. Nous deviendrons alors les « ambassadeurs du Christ », c'est-à-dire porteurs de son message pour qu’il agisse en ceux que nous rencontrerons. Alors n’ayons pas peur de prendre la route car c’est le moment favorable.

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 20:49


A l’orée du carême, voici que Saint Marc nous propose une rencontre entre Jésus et un homme paralysé. De cet homme, nous ne savons rien sinon qu’il est porté par 4 hommes. 4 hommes qui sont près à vivre l’impossible pour que la rencontre ai lieu. Qu’elle est donc cette foi qui pousse ces hommes à y croire à ce point ? Ils vont jusqu'à ouvrir le toit d’une maison pour passer. Leur foi va bousculer tous les obstacles sur le passage. Combien de temps ce malade est il cloué sur le brancard ? Personne ne le sait. Peut on imaginer ce qu’il endure ? Le regard des autres qui ne voient en lui qu’un pêcheur. « Il faut bien qu’il y ai une raison pour qu’il soit dans un tel état » se disent les croyants de l’époque. « Ce pécheur, car il ne peut qu’être pécheur, n’a que ce qu’il mérite ! ». Pourtant, 4 hommes décident de le porter et de braver la foule. Jésus dans la maison regarde ces quatre hommes qui unissent leurs efforts pour qu’enfin le paralysé revive. Leur force se met au service d’une vie nouvelle qui est en germe et qui veut s’offrir. Jésus regarde ce toit ouvert comme une fenêtre sur le ciel nouveau annoncé par le prophète Isaïe.  Un monde nouveau est en germe. Alors que chacun vit pour lui-même, il y a ces quatre hommes qui portent cet homme blessé par la vie. Le chacun pour soit devient fraternité. 4 hommes ont osé croire que cet homme puisse être digne de la rencontre avec Dieu. Nous-mêmes en sommes nous convaincu ? Tout homme quel qu’il soit est digne de la rencontre avec Dieu. Personne n’est tombé trop bas pour être exclu de Dieu. Nous ne savons rien de ces quatre hommes sinon qu’ils unissent leurs efforts pour ouvrir le ciel à cet homme qui n’attendais peut être plus rien de la vie. Nous même nous sommes invités à devenir ces hommes et ces femmes qui osent croire que la vie peut être plus forte que les forces de mort qui parfois envahissent l’homme. Sommes nous prêts à porter un regard de frère sur toute personne rencontrée ? Ce regard peut parfois ouvrir un chemin pour celui qui le reçoit. Au-delà de l’apparence, il y a cette réalité que le Christ nous rappelle ce matin : devant nous, il y a un fils bien aimé par un père qui n’a d’autre désir que de pouvoir enfin le serrer dans ses bras pour lui redire combien il l’aime. La première parole de Jésus envers cet homme sera « mon Fils ». Cette Parole vient restaurer en l’homme l’image abîmée par tant de luttes. Le paralysé n’est plus seulement ce malade clouer sur sa civière mais il est bien une personne digne de respect. Ce qui peut nous étonner ici c’est que Jésus ne commence pas par une guérison physique. Il commence peut être par ce qu’il y a de plus important : le pardon que Dieu veut offrir à tout homme qui vient vers lui. Ce pardon vient guérir et pacifié notre mémoire. Parfois notre passé nous hante, nous paralyse et nous empêche de regarder vers l’avenir et d’avancer dans la vie. En pardonnant, Dieu redonne un avenir à celui qui était emmuré dans le passé, dans la culpabilité ou la tristesse. Désormais, pour cet homme, le passé est pardonné et il peut désormais accueillir cette parole d’Isaïe « ne vous souvenez plus d’autrefois, ne songez plus au passé ». Nous avons parfois besoin de guérir nos blessures du passé pour que ce passé n’envahisse plus le présent. Et si le carême nous permettait d’entendre cette parole du Père relayée par le Christ ? « Mon fils, tes péchés sont pardonnés ». Par le sacrement du pardon nous sommes relevés et nous pouvons reprendre la route. Le pardon n’efface pas le passé, il le cicatrise. La cicatrice est alors une trace de la blessure mais aussi le signe de la guérison. Alors sommes nous prêts à demander à Dieu qu’il nous guérisse de tout ce qui nous rive sur notre passé ? Finalement, le Carême ce n’est rien d’autre que d’entendre Dieu nous dire « Lève toi, prend ton brancard et rentre chez toi ». Alors n’ayons pas peur de cette rencontre que nous propose le Christ, même si nous avons l’impression que nous ne pourrons pas quitter ce brancard qui nous empêche d’avancer depuis tant d’année. Nous pourrons alors sans crainte revenir chez nous c'est-à-dire oser nous habiter pleinement. Réconciliés avec nous-même, avec Dieu et les autres. Comme Saint Paul nous pourrons nous dire « Celui qui nous rend solides pour le Christ, dans nos relations avec vous, celui qui nous a consacrés, c’est Dieu ; il a mis sa marque sur nous, et il nous a fait une première avance sur ses dons : l’Esprit qui habite nos cœurs ». Que cet Esprit visite chacun de nos cœurs et nous aident à prendre le chemin du Carême. Que ce temps soit pour nous un temps de conversion où nous entendrons le Seigneur nous dire « Mon Fils, Ma Fille, que j’aime tant, enfin je peux te rencontrer ».  Alors peut être que nos déserts intérieurs pourront fleurir.

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 22:00


Marie je te regarde

Ton regard me semble triste

Tu vois ton enfant devant toi qui essaye de voire

Mais qui est il cet enfant qui te porte ?

Il s’offre à tes bras qui respirent l’accueil

Apprends moi Marie, je t’en supplie, cet accueil

Moi qui veux tout donner, apprends moi à recevoir

Moi qui ferme si souvent les mains, apprends moi à les ouvrir

Moi qui cours si souvent apprend moi à demeurer près de Lui

Et s’il le désir, il pourra venir en moi faire sa demeure

Il a tant de choses à me dire

Marie toi qui est une femme d’écoute

Apprends moi à l’écouter dans mes frères que je rencontre

Je pourrais alors porter une parole qui ne se conquière pas mais qui s’accueille.

Marie donne moi simplement de venir à ton école

Peut-êre recevrais-je ce trésors que tu as accueilli un soir où la lumière est venue…

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Published by Christophe FEREY - dans Prière
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