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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 18:06

Le départ de Mgr Lalanne et la démission annoncée du pape viennent nous questionner. L’Eglise va se retrouver, momentanément,  sans pasteur pour la guider et la conduire. Au seuil du carême, ces évènements nous provoquent à un acte de fois. A croire que notre Eglise repose d’abord et avant tout sur le Christ qui a voulu rassembler en un seul corps, tous ceux qui croient en son nom. L’Eglise ne sera jamais une démocratie puis qu’elle est le Corps du Christ son vrai chef. Si nous avons foi nous croyons que l’Esprit Saint inspirera chacun des cardinaux pour nous offrir le nouveau pasteur de toute l’Eglise catholique. N’oublions jamais qu’être pape résulte d’un choix de Dieu. Rappelons-nous la figure de celui qui fut le premier pape. Pierre qui avait renié trois fois le Christ. C’est pourtant lui que Jésus à choisi. « Tu est Pierre et sur cette Pierre je bâtirai mon Eglise ». Depuis lors, chacun des successeurs de Pierre ont été des hommes avec leurs fragilités et leurs richesses. Ces hommes ont du compter sur la grâce que Dieu donne lorsqu’il nous appelle à une mission particulière. Rendons grâce pour le ministère du Pape Benoit XVI et prions pour son successeur. Gardons en mémoire cette phrase de Jésus : « Et moi je suis avec vous jusqu’à la fin du monde ».

Billet spirituel pour l'émission "Et Dieu dans tout ça ?", France Bleu Cotentin.

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 21:14

 

Aujourd'hui Jésus envoie ses 12 apôtres en mission. Mais au fait pourquoi seulement ses 12 apôtres et pourquoi pas les autres disciples ? Avec l'Evangile, la difficulté réside en sa lecture trop segmentée. Dans la liturgie pour des raisons pratique et aussi pour s'arrêter sur un évènement ou une parole de Jésus nous entendons des bouts d'Evangile. Nous avons le risque alors de ne plus voir la cohérence de l'ensemble de l'Evangile. Les épisodes ne se suivent pas par hasard. Lire en intégralité un évangile permet d'entrer dans le cheminement des disciples et de comprendre la pédagogie du Christ. 

Revenons à la question du départ. Pourquoi seulement les 12 sont envoyés et non tous les disciples ? D'abord, Jésus est le maître. C'est lui qui prend l'initiative. L'appel est toujours reçu et authentifié par l'Eglise. On ne s'attribue pas une mission. Si Jésus envoie d'abord les 12, c'est peut être parce qu'ils ont vécu une expérience fondamentale. Souvenons-nous, après la parabole du semeur en Saint Marc Jésus fait une demande surprenante à ses apôtres. "Passons sur l'autre rive". Pourtant le succès est au rendez vous et il faut partir. Durant leur traversée les apôtres vont être confrontés à une condition essentielle pour suivre Jésus. C'est la confiance. Cette confiance n'est jamais acquise. Elle est même parfois un combat. Les apôtres ont Jésus avec eux et pourtant ils ont peur. Parfois dans nos vie nous sommes une peut comme eux. Nous savons que Jésus est avec nous et pourtant.... Parce qu'ils découvrent concrètement que la Parole de Jésus est efficace, capable d'apaisé une tempête, ils vont pouvoir vivre ce premier appel à la mission. Notons au passage que de nouveau ils vont devoir vivre un acte de confiance. Il parte sans bagage, sans être surs de trouver un accueil chez les personnes vers qui Jésus les envoie. La seule consigne : Rester là où l'on vous accueille. Et si l'autre rive que Jésus nous invite à rejoindre était la confiance, la foi en sa présence à nos cotés pour traverser notre vie ? C'est aussi les derniers mots de Jésus Ressuscité à ses disciples "Et moi je suis avec vous, tous les jours, jusqu'à la fin des temps" (Mt 28, 20).

 

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 16:02

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Les noces de Cana de Véronèse

 

Il y avait un mariage à Cana. Jésus se joint à la fête. Il n’est pas tant invité parce qu’il serai le Christ que comme l’ami que l’on invite par politesse. Marie est aussi présente. Comme à son habitude elle observe silencieusement. Elle  commence à voir l’inquiétude grandir sur les visages des serviteurs de la noce. Alors discrètement, elle se renseigne. Sa foi la pousse à aller déranger son fils. Lui qui est Dieu peut il être indifférents aux soucis de ses amis ? Marie se rapproche de Jésus et au creux de son oreille lui murmure : « ils n’ont pas de vin ». Jésus est comme sorti de sa douce torpeur et de sa joie d’entourer ce jeune couple. « Femme que me veux tu ? Mon heure n’est pas encore venu ». Ce vin un jour je le verserai au cour d’un repas. Mais aujourd’hui ce n’est pas encore le moment favorable. Pourtant Marie ne perd pas confiance. Elle continue de croire que son fils ne peut pas laisser le banquet sans vin, sans joie. Sa fois lui donne de croire que sa prière est déjà exaucée. Elle se tourne alors vers les serviteurs de la joie : « Faites tout ce qu’il vous dira ». Marie tu continue encore aujourd’hui à nous le dire à nous qui venons chaque dimanche dans cette église. « Faites tout ce qu’il vous dira ».

Sans le savoir les serviteurs de la noce de Cana vont déjà vivre en anticipation le mystère de la Pentecôte en se faisant disponible à la parole de Jésus qui se donne par l’Esprit Saint. C’est ce même Esprit dont nous parle Paul. C’est un don sans réserve. Nous chrétiens nous sommes «  abreuvés de l’unique Esprit » pour être serviteurs de la joie de nos frères. Chacun accueille différemment l’Esprit. Chacun reçois des charismes pour la communauté tout entière. Ils ne sont pas donnés pour notre seule personne. Un don de Dieu est toujours à partager largement. Quand tu reçois le pardon du Seigneur dans le sacrement du pardon, qu’en fais-tu ? Vas-tu le laisser enfoui au fond de ton cœur ou bien va tu devenir un témoin de la miséricorde de Dieu auprès de ceux que tu rencontre ? Les serviteurs du banquet font une expérience fondamentale : la gratuité absolue de Dieu. La seule money que Dieu accepte c’est l’écoute et la confiance. Jamais ils ne manqueront de vin parce qu’ils ont pris le temps d’écouter Jésus et de faire confiance à la parole donnée. « Si tu savais le don de Dieu » dira Jésus à la Samaritaine. Les serviteurs de la noce vont le découvrir et l’offrir généreusement. Eux ils savent d’où vient ce vint. Ils en puisent sans compter. Nous aussi nous sommes invités à  puiser sans compter à la source de l’Amour de Dieu. Ce vin, cette joie, Dieu veut nous la donner chaque fois que nous venons le rencontrer. Alors Seigneur donne moi de ton vin que je n’ai plus jamais soif et que mes frères trouvent enfin la source qui désaltérera leur soif.

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 10:16

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Saint Luc prend soin de donner des détails historiques à son récit. Nous savons qui est l’empereur, le gouverneur, le grand prêtre qui règne et officie. Jean-Baptiste et Jésus sont situés dans une histoire, dans un contexte. Nous ne mettons pas notre fois dans un vain mythe ou une légende merveilleuse. Nous mettons notre fois en un homme qui est né, qui a vécu plus de trente ans sur cette terre Palestinienne si disputée aujourd’hui. Un homme qui n’a pas échappé à la mort. Cet homme, bien des prophètes l’ont annoncé. Son histoire prend racine dans une longue attente, tantôt confiante, tantôt impatiente. Dieu va-t-il tenir parole ? Notre Sauveur va-t-il venir un jour ? Jean-Baptiste cris dans le désert. La parole qui l’habite ne peut pas être contenue par sa seule personne. Elle a besoin d’être criée, d’être partagée. Jean-Baptiste est habité par un feu, le feu de Dieu, qui ne s’éteint jamais en celui qui l’a laissé prendre en lui. Comme ce feu nouveau que nous allumons à chaque veillé pascale. « Dans nos obscurités allume le feu qui ne s’éteint jamais ». Cette parole est capable de germer dans le désert. C’est l’expérience que vit Jean-Baptiste dans l’Evangile. « la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean ». Ce qu’a vécu Jean nous le visons nous aussi aujourd’hui. En ce début de XXIème siècle nous vivons dans une sorte de désert spirituel. Ceux qui cri le plus fort sont entendu et malheureusement ce sont souvent les extrémistes ou les sectes. Plus que jamais la Parole de Dieu a besoin d’être audible dans notre monde d’aujourd’hui. Soyons attentif à l’accueillir pour nous même, à la fréquenter assidument et à demander à l’Esprit Saint reçu le jour de notre confirmation de nous éclairer. Sachons trouver un vocabulaire qui traduise correctement notre foi. Découvrons la grammaire de Dieu pour parler à nos contemporains par nos gestes et nos paroles. Benoît XVI ne cesse de nous exhorter à  nourrir notre relation avec le Seigneur pour toujours mieux l’annoncer à notre monde aimé de Dieu. Lors de l’audience générale qu’il accordait aux pèlerins à Rome le 28 novembre, voici ce qu’il disait : « parler de Dieu exige une familiarité avec Jésus et son Evangile, suppose notre connaissance personnelle et réelle de Dieu et une forte passion pour son projet de salut, sans céder à la tentation du succès, mais en suivant la méthode de Dieu lui-même. La méthode de Dieu est celle de l'humilité - Dieu se fait l'un de nous - c'est la méthode réalisée dans l'Incarnation dans la maison simple de Nazareth et dans la grotte de Bethléem, celle de la parabole du grain de sénevé. Il ne faut pas craindre l'humilité des petits pas et avoir confiance dans le levain qui pénètre dans la pâte et lentement la fait croître (cf. Mt 13, 33). Pour parler de Dieu, dans l'œuvre d'évangélisation, sous la conduite de l'Esprit Saint, il est nécessaire de retrouver la simplicité, de revenir à l'essentiel de l'annonce: la Bonne Nouvelle d'un Dieu qui est réel et concret, un Dieu qui s'intéresse à nous, un Dieu-Amour qui se fait proche de nous en Jésus Christ jusqu'à la Croix et qui dans la Résurrection nous donne l'espérance et nous ouvre à une vie et qui n'a pas de fin, la vie éternelle, la vraie vie. » Ne laissons pas les sectes ou les extrémistes s’emparer du champ religieux. Sans nous imposer nous avons à temps et à contre temps la responsabilité du confirmé à vivre. Cette responsabilité c’est d’être un témoin du Christ ressuscité qui se manifestera dans quelques jours sous les traits d’un enfant. Demandons au Seigneur qu’il nous aide à abaisser les montagnes de notre cœur qui entravent notre marche à la suite de Jésus. N’ayons pas peur d’emprunter les chemins d’humilité de Jésus, c’est sur ce chemin qu’il nous attend. Ayons dans notre cœur la joie des humbles qui poussa Marie à offrir son beau cantique d’action de grâce. Seigneur tu nous offre cette année de la foi. Donnes à chacun de nous le désir de mieux te connaitre pour toujours mieux t’annoncer.

 

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 18:58

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Peut être que Stéphane PLAZA, devrait venir à la messe aujourd’hui. Lui qui essaye d’embellir des maisons pour mieux les vendre, peut être aurait il trouvé des pistes pour son émission de télé. La parole de Dieu nous parle de maison. Une maison bâtie sur le roc et qui tient dans la tempête. Jésus donne une direction pour avoir une telle maison. L’écoute attentive de sa Parole. Cette Parole jamais ne s’épuisera. Elle aussi neuve qu’il y a 2000 ans. Nous pouvons construire à partir d’elle car elle est stable, elle traverse les siècles. On ne peut rien bâtir si on ne prend pas le temps d’écouter l’autre. Sans dialogue la vie n’est plus possible. Une autre piste nous est donnée par la première lecture pour bâtir solidement la maison. « Ouvrez les porte ! ». Une maison à besoin d’être aérée pour y respirer. Si nous n’ouvrons jamais les fenêtres ou la porte, nous étouffons. Nous ne pouvons pas construire notre vie en nous coupant des autres. Nous avons besoins d’eux pour que la vie devienne féconde. Parfois tu es fatigué, tu as peur… Alors rappelles toi qu’un jour tu as dit oui. Le jour de ta première communion, de ta profession de fois, de ta confirmation, de ton mariage, de ton ordination. Ce jour là tu as dit oui à Dieu pour qu’il t’aide à construire une maison bâtit sur le roc. A chaque mariage le Seigneur invite les époux à avoir une maison accueillante qui reflète un amour ouvert qui sent bon la vie. « Que leur amour, semblable à ton amour, Seigneur, devienne une source de vie, qu’il les garde attentifs aux appels de leur prochain, et que leur foyer soit ouvert aux autres. » (Bénédiction nuptiale n°5, rituel romain de la célébration du mariage, DESCLEE/MANE, 2005)

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 20:53

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« Le Seigneur essuiera les larmes sur tous les visages » (Is 25, 8). La première lecture d’aujourd’hui me renvoie aux messes des obsèques que je célèbre régulièrement en paroisse. Dans la prière eucharistique 3 au mémento des défunts le prêtre met sur ses lèvres : « Reçois les (défunts) dans ton Royaume où nous espérons  être comblés de ta gloire, tous ensemble et pour toujours, quand tu essuieras toute larme de nos yeux ; en te voyant, toi notre Dieu, tel que tu es, nous te serons semblables éternellement, et sans fin, nous chanterons ta louange ». Le premier geste que Dieu fera quand nous aurons passé de la mort à la vie sera d’essuyer toutes les larmes que nous aurons versé durant notre vie. Nous comprenons alors mieux la joie qui nous attend lors de cette rencontre. Alors sachons entretenir cette joie qui nous est promise et sachons sécher les larmes de nos frères souffrants lorsqu’ils sont sur notre routes. Nous serons alors de vrai témoin de l’amour du Seigneur.

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 20:55

 

Pèlerinage

 

Jésus exulte de joie ! Au début de l’Avent, la liturgie nous donne de rencontrer Jésus vivant des moments de joie. Hier c’était à l’occasion de la rencontre avec le centurion Romain. Jésus se réjouis de sa confiance qu’il a en lui. Aujourd’hui Jésus se réjouis, car sont des petits, des pauvres qui accèdent à l’Evangile. Sa Parole, sa Bonne nouvelle n’est pas réservée à une petite élite. Au contraire ce sont les pauvres qui sont les premiers concernés par l’Evangile. Partageons nous cette joie profonde de Jésus ? Le Saint Père nous rappelle dans sa dernière catéchèse une donnée fondamentale de la foi. « […]la transmission de la foi doit toujours avoir une tonalité de joie. C'est la joie pascale, qui ne tait ni ne cache la réalité de la douleur, de la souffrance, de la fatigue, de la difficulté, de l'incompréhension et de la mort elle-même, mais qui sait offrir les critères pour tout interpréter dans la perspective de l'espérance chrétienne. La bonne vie de l'Evangile est précisément ce regard nouveau, cette capacité de voir avec les yeux de Dieu lui-même chaque situation. Il est important d'aider tous les membres de la famille à comprendre que la foi n'est pas un poids, mais une source de joie profonde, elle signifie percevoir l'action de Dieu, reconnaître la présence du bien, qui ne fait pas de bruit; et elle offre des orientations précieuses pour bien vivre sa propre existence. Enfin, la capacité d'écoute et de dialogue: la famille doit être un milieu dans lequel on apprend à être ensemble, à réconcilier les oppositions dans le dialogue réciproque, qui est fait d'écoute et de parole, à se comprendre et à s'aimer, pour être un signe, l'un pour l'autre, de l'amour miséricordieux de Dieu.(1) » Ayons à cœur de transmettre la fois non comme un fardeau mais bien comme une source de joie. Marie toi qui si bien sur vivre de cette joie d'accueillir ton sauveur veille sur notre joie de croire.

_______________________________________

(1) S.S. Benoît XVI, Parler de Dieu à notre époque, catéchèse prononcée le mercredi 28 novembre 2012 dans le cadre de l’audience générale du mercredi. (http://www.vatican.va/news_services/or/or_fra/text.html#1)

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 11:25

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Prière de l'année de la foi du diocèse de Coutances et Avranches

Dieu notre Père,

tu veux te faire connaître de tous les hommes.

Tu nous as donné ton Fils,

Jésus-Christ, qui nous mène à Toi.

Par ses gestes et ses paroles,

il nous révèle la force de ton amour.

Il est le chemin, la vérité et la vie.

 

Toi qui nous as choisis

pour servir en ta présence,

donne-nous de redécouvrir

la joie de croire.

 

Que ton Esprit-Saint

éclaire nos initiatives

pour une nouvelle évangélisation,

ici et maintenant.

Qu'il réveille notre foi.

Qu'il nous donne l'audace

de toujours entrer en dialogue

et de donner à tous une raison d'espérer.

Amen

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 10:12

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Alors que nous sommes dans les derniers jours de notre année liturgique, la fête de la Toussaint nous entrouvre le ciel. Ce ciel, cette patrie où chacun peut être un citoyen s’il accueille l’Esprit de celui qui en est le roi. « J’ai vu un ange qui montait du coté où le soleil se lève ». Cet ange est envoyé par Dieu pour interrompre la destruction de ce monde. Dieu est fondamentalement dans le parti de la vie. Jamais il ne se décourage malgré les apparences. Aucune puissance ne peut venir à bout de ce désir de vie de Dieu. Non seulement il est vie mais il veut la communiquer à ses enfants. La voici la grandeur de notre Dieu. Offrir sa vie pour que celui qui la reçoit puisse en vivre pleinement.  La fête de la Toussaint est finalement la fête de la vie reçue et donnée. Une vie inspirée par l’Esprit de celui qui en est le créateur. Une vie qui sent bon l’amour reçu et donné. Une vie que partagent les saints, ces personnes qui sont conviés à la table du maître de la vie. Ils sont nombreux, innombrables tous ces bienheureux qui partagent la Gloire de Dieu. Ils s’écrient d’un même cœur « « Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! » Comment ne pas louer Dieu lorsque nous contemplons son vrai visage qu’il nous a offert en Jésus ? Cet homme qui est “passé en faisant le bien”. N’attendons pas une hypothétique perfection humaine pour accueillir cet homme, cet ami, ce Sauveur dans notre vie. Inviter Jésus à la table de notre vie, c’est lui permettre de nous transformer. Pas du jour au lendemain mais pas après pas. L’amour ne se satisfait pas de l’instant. Il se vit dans la durée, au-delà de l’urgence. Dieu à tout son temps car il n’a pas de temps. Son rythme est le notre.  Etre saint c’est se laisser conduire par l’Esprit du Christ qui veut nous mener au Père. C’est une logique de mise en route. Un chemin s’ouvre devant nous et nous savons que sur ce chemin il y à Dieu qui nous accompagne. Parfois c’est le brouillard, parfois la pente est raide. N’ayons pas peur car Jésus à tout traverser pour nous mener à son Père. La souffrance, l’angoisse, la mort, la joie, la paix. Avec lui nous pouvons tout traverser. Nous le pouvons car nous ne sommes pas seuls. La solitude et la peur paralysante sont nos pires ennemis.

Regarder vers le ciel, cette patrie promise, ne nous évade pas de notre quotidien. Au contraire il nous apparaît plus urgent que jamais de vivre de ce ciel aujourd’hui et pas demain. L’Evangile des Béatitudes est là pour nous le rappeler. La sainteté, la foi, ne sont pas un refuge doré. Au contraire c’est une invitation permanente pour le croyant à se laisser transformer et à vivre des relations pétries d’Evangile. C’est la clef du bonheur. Jésus ne nous donne pas de recettes. Le bonheur c’est un don à partager avec les autres. Prenons garde à ce que notre vie n’est pas un arrière gout d’égoïsme et de vide à force de trop se regarder dans le miroir de son apparente réussite ou notoriété, de sa richesse bien précaire. Osons accueillir les 9 invitations du Christ : heureux ! Heureux serez vous si vous accueillez l’autre, si vous lui laisser une place dans votre vie. Oser la douceur, la justice… Chemin qui peut paraître utopique. C’est pourtant ce chemin que le Christ à suivi et c’est par lui qu’il a sauvé le Monde et qu’il peut nous donner la vie. Alors ce matin quel chemin ais-je envie de prendre ? La sainteté ce n’est pas un ouvrage préfabriqué. C’est d’abord une réponse libre et aimante à un Dieu qui veut nous donner sa vie à partager. Ils sont nombreux, innombrables les saints autour de nous. Savons-nous les reconnaitre ? Laissons les mots de Charles Singer nous interpeller : « Les saints ne font rien de particulier ou d’extraordinaire pour attirer les regards. Il faut être attentif pour les découvrir. Quand ils sont là, il y a du respect dans l’air, de la tolérance,  de l’amour et une autre tournure des esprits et des cœurs… Une autre lumière. Une joie et une espérance qui viennent de l’Evangile. Ils ne se cachent pas. Ils n’ont pas honte mais ils sont discrets car ils savent que les grandes moissons germent dans l’obscurité de la terre et que les grandes récoltes se préparent dans les profondeurs. Ils sont présents, discrets et humbles, comme le levain. Ils font bouger le monde. Ils existent. Il suffit d’être attentif et on les voit, nombreux, dans les lieux de chaque jour. D’ailleurs, au milieu de la foule indifférente, tu es peut-être de ceux-là ?... » 

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 20:23

Une sourde inquiétude grandie chez les disciples de Jésus. Qu’allons-nous devenir ? Pourquoi le suivons-nous ? Nous ressemblons à des vagabonds. Qu’a-t-il à nous apporter cet homme qui est arrivé un jour dans notre vie pour nous demander de le suivre. La vie nous semblait si fade autrefois que nous nous étions pris à rêver. Plus le temps passe et plus nous nous apercevons que nous ne tirons pas de profits sonnants et trébuchants de notre vie de disciple. Mais qui est-il cet homme pour nous avoir convaincus d’aller dans cette galère ? Jésus ne cesse de rendre perplexes ceux qui croient en lui. Il nous déroute car il est Dieu. En Jésus, Dieu à pris visage humain. Un visage qui refuse la dureté, la compétition pour être le meilleur et écraser ceux qui ne peuvent pas suivre. Avec Jésus il n’y a pas de place à prendre. Il n’y a que le service à remplir fidèlement dans la prière, le souci du frère et en particulier le plus fragile. Dans la rencontre régulière du Seigneur présent en ce monde, si souvent caché mais qui veut bien se révéler si j’accepte de quitter un peu mon désir de puissance. Nous comprenons alors mieux la place essentielle des sacrements pour rencontrer Dieu tel qu’il est et non comme nous l’imaginons bien souvent. Le sacrement de baptême qui nous rappelle que Dieu nous invite à vivre unis toujours d’avantage à son Fils qu’il nous a donné pour toujours. Le Christ qui veut être le fondement de notre vie. Une vie de roi, de serviteur, de prophète qui annonce que Dieu aime l’homme et qu’il est un être de bonté, un prêtre qui est médiateur entre l’homme et Dieu. Nous aussi nous avons en Lui avec lui et par lui à être ces médiateurs permettant à Dieu d’être reconnu et aimé. Le sacrement de la confirmation qui nous rappelle que la fois chrétienne est d’abord un don de Dieu et ce don c’est l’Esprit Saint sans lequel la vie chrétienne serai un pure esclavage. Le sacrement de l’eucharistie qui rend présent pour nous et le monde le Christ ressuscité qui désir vivre avec nous à chaque seconde de notre existence. Le sacrement du pardon qui nous fait expérimenter la Miséricorde sans limite de l’amour de Dieu pour l’homme pécheur. Nous avons la chance nous les catholique d’avoir ce trésors. 7 sacrements pour vivifier notre foi, pour rencontrer et entendre notre Dieu qui n’a qu’un désir : ce faire connaitre des hommes, ses enfants. La fois repose sur des êtres bien fragiles. Pensons ce soir à Jacques et Jean.  Le Christ lui-même à voulu vivre notre fragilité et il a même portait chacun de nos péchés pour qu’il n’y ai plus d’obstacle à la rencontre d’un Père avec son Enfant en qui il à mis tout son amour. Aujourd’hui nous prions plus particulièrement pour la mission de l’Eglise et des chrétiens de part le monde. Ne pensons pas annoncer le Christ sans vivre d’abord pour nous la rencontre. Dans ce chapitre 10 de l’évangile de Marc plusieurs rencontres n’ont pas pu être vécues. L’homme riche de dimanche dernier qui était trop encombré de sa richesse pour rencontrer et écouter Jésus. Ce soir Jacques et Jean omnubilés par la peur de leur avenir…. Ce soir nous pouvons contempler la souffrance du Christ : celle de ne pas pouvoir vraiment rencontrer son frère parce que trop occupé de lui-même. Dimanche prochain, le chemin de Jésus va croiser celui d’un pauvre aveugle qui criera vers lui et le miracle aura lieu. La souffrance de Jésus pour un temps sera apaisée car un homme aura osé la rencontre qui transformera toute sa vie. Sommes nous prêts nous aussi ce soir à oser la rencontre avec le Christ ? Cette rencontre est dangereuse car elle peut nous transformer t nous mettre en route. C’est ce que nous propose notre pape Benoit XVI, serviteur des serviteurs : «La porte de la foi» (cf. Ac 14, 27) qui introduit à la vie de communion avec Dieu et permet l’entrée dans son Église est toujours ouverte pour nous. Il est possible de franchir ce seuil quand la Parole de Dieu est annoncée et que le cœur se laisse modeler par la grâce qui transforme. Traverser cette porte implique de s’engager sur ce chemin qui dure toute la vie. » Alors en ce début de l’année de la foi n’ayons pas peur et « avançons donc avec pleine assurance vers le Dieu tout puissant qui fait grâce » et soyons heureux de l’annoncer ! Duc in altum, avance au large avec Jésus !

Benoît XVI, Lettre apostolique en forme de Motu Proprio Porta Fidei, n°1

 

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