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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 10:18

Lorsque nous traversons des pleines en ce moment, nous les voyons recouvertes de céréales et autre végétaux qui servirons à nourrir où à produire de l'énergie renouvelable. Ces pleines qui en hivers semble mornes, prennent des allures de promesse. On pressent qu'elles offriront tout le rendement qu'espère l'agriculteur qui a dû travailler patiemment sa terre pour qu'elle devienne féconde. Il lui a fallut labourer et semer, surveiller la croissance des plantes. Nous contemplons ici toute la patience du semeur. Alors que nous vivons dans une période marquée par la vitesse, la frénésie, nous sommes invités à redécouvrir la patience et le temps de Dieu. Ce temps de vacance peut être favorable pour ralentir et accepter de vivre à un autre rythme. Une Parole doit prendre vie en nous mais il faut du temps car nous sommes en enfantement depuis notre baptême et notre confirmation. Saint Paul nous le rappelle ce soir : « Nous avons commencé par recevoir le Saint-Esprit, mais nous attendons notre adoption et la délivrance de notre corps ». Du coté de Dieu tout est fait. En Jésus, sa Parole, il nous a tout donné. Mais cette parole, bien souvent, tombe sur un sol encombré de ronces. Elles étouffent la parole au lieu qu'elle puisse produire son fruit en nous. Les ronces peuvent être multiples. Tant de soucis viennent appesantir notre vie. Le premier des soucis est celui de l'avenir. Peut être que nous aurions à redécouvrir l'importance d'accueillir le présent. Je me souviens d'une phrase entendue lors d'une retraite. « Le passé est pardonné, le futur ne t'appartiens pas. Seul le présent t'appartient ». Bien souvent nous sommes inquiet pour l'avenir ou bien nous sommes rongé par le passé. Nous ne voyons plus alors ce qui s'offre à nous dans le moment présent, là où nous pouvons accueillir du neuf dans notre vie. Comment accueillir une parole si nous ne sommes pas présent à l'autre ? Nous le sentons bien dans nos relations quotidiennes. Bien souvent nous ne sommes pas présents aux personnes que nous rencontrons. Nous pensons à autre chose. Quand je demande à une personne « comment ça va ?», bien souvent je n'attends même pas la réponse. Si dans notre quotidien nous ne prenons pas le temps d'être présent à ceux que nous rencontrons comment serons nous présent à la parole que Dieu nous adresse chaque jour ? Cet instant présent nous échappe constamment et pourtant nous avons toujours à grandir dans notre disponibilité à l'accueillir. Victor SION, un religieux carme grand connaisseur de sainte Thérèse de Lisieux nous dit ce si dans son ouvrage « la grâce du temps présent » :  « Ainsi chaque minute de notre vie est à son tour la minute indispensable. Nous n'atteignons Dieu que dans chaque instant : dans celui-ci et dans le suivant. Notre existence toute entière n'est que la continuation de ces instants. C'est ce qui lui confère son apparente continuité. De ce contact avec Dieu dans chaque instant naît alors un instant perpétuel, une union constante avec Dieu à travers tout chose. Bien qu'absorbée par la vie active, l'âme demeure avec Jésus dans un renouvellement inaltérable, dans une profonde solitude avec lui seul. Elle peut écouter sans cesse la présence de Dieu en chaque événement et en toutes circonstances »[1]. Ces quelque mots nous rappelle que Dieu n'est ni dans notre passé ni dans un avenir hypothétique mais aujourd'hui à l'instant même. Il ne se décourage jamais. Il continu à semer, quelque soit le terrain. Si nous laissons Dieu agir en nous comme un cultivateur patient, notre terre encombrée pourra devenir peu à peu une terre accueillante, sans obstacle pour la semence. A notre tour nous pourrons devenir des semeurs. Le semeur sème à pleine poigné et finalement le résultat lui échappe. Alors n'ayons pas peur de semer à pleines mains des semences d'amour dans la vie de nos amis, de notre conjoint, de nos enfants. Nous ne savons jamais ce que deviendra cette semence mais nous avons à porter ce même regard que Dieu porte sur notre vie : une promesse d'avenir.

Chaque jour Dieu nous irrigue d'une pluie bienfaisante pour féconder nos vies afin qu'elles portent du fruit. Seigneur donnes nous de nous laisser visiter et abreuvez par ta parole. Tu nous combleras alors de richesses.

CF 2008

[1] Victor SION, La grâce de l'instant présent, la chance d'un chrétien, Ed. des Béatitudes, 2007, P 20

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 17:40


"C’est dans la liturgie que le Tout-Autre se manifeste en réalité, que le Tout-Autre apparaît au milieu de nous. Saint Grégoire de Nysse, dans son commentaire du Cantique des Cantiques, ce poème de l’humanité primitive chantant le désir ardent et le tragique de l’amour, a décrit l’homme comme la créature qui veut faire éclater le cachot de sa finitude, qui veut sortir, s’évader de la prison de son moi et de l’univers entier. Et, effectivement, la terre est trop petite pour l’homme. Il soupire après l’autre, le Tout-Autre, qu’il ne peut se donner à lui-même. Derrière cette aspiration, il y a celle de pouvoir surmonter la mort. Dans toutes leurs fêtes, les hommes ont recherché la vie qui est plus grande que la mort. le droit à la joie,, que cherche l’homme en fin de compte, vers lequel il tâtonne, errant d’un lieu à l’autre, ce droit n’est véritable que s’il peut se maintenir devant le problème de la mort. L’eucharistie signifie que la résurrection du Seigneur nous en donne le pouvoir, que personne d’autres ne peut nous donner. C’est donc trop peu dire que l’eucharistie est le repas de la communauté. Elle a coûté au Seigneur sa mort, et c’est seulement pourquoi elle peut être le don de la résurrection. Ce qui importe, c’est que s’actualise pour nous le durable, l’essentiel et que nous allions vers lui. Toute participation et toute mise en forme liturgique extérieures ne servent à rien si elles ne deviennent pas participation au plus profond de la réalité intérieure, au chemin du Seigneur, participation à Dieu. C’est à cette mise en route que cette participation veut nous mener."

Benoît XVI,Bénédictus, Ed. Magnificat, 2007,    P 216
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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 12:03

Une cinquentaine de jeunes du dicocèse de Coutances vont prendre ce soir la route vers Lourdes. Ils vont sans doute vivre une belle expérience qui va marquer leur chemin de foi. Je leur dédie cette petite vidéo à l'image de certains souvenirs que nous pouvons nous procurer aux portes du sanctuaire (si vous avez eu le courrage d'aller jusqu'au bout vous verrez qu'il y a aussi un lien avec l'Europe, tout est étudié ici !). Ils feront le meilleur effet dans votre salle à manger lorsque votre progéniture vous l'aura offert.




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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 10:12

Aujourd'hui l'Eglise catholique fête Saint Benoît, proclamé copatron de l'Europe. Une bonne occasion pour prier pour la construction européenne qui connaît actuellement quelques difficultés. L'Union Européenne nous a permis un essor économique, une meilleure connaissance mutuelle entre les peuples d'Europe et surtout plus de 50 ans de paix. Finalement ce désir de mieux se connaître n'est pas récent puisqu'à l'époque de Saint Benoît (VIème siècle) les intellectuels, les artistes... se déplaçaient fréquemment et se rendaient dans différents pays sans avoir de passeport. Cette fête est donc pour nous une invitation à découvrir nos voisins et à œuvrer pour une meilleure connaissance mutuelle.

"Dieu qui as fait de saint Benoît  un maître spirituel pour ceux qui apprennent à te servir, permets, nous t'en prions, que sans rien préférer à ton amour, nous avancions d'un cœur libre sur les chemins de tes commandements." Prière d'ouverture de la messe de la fête de saint Benoît.

CF 2008

CF 2008
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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 22:03


Depuis lundi, la liturgie de la Parole de la messe nous permet de parcourir le livre d'Osée. Nous y découvrons la colère de Dieu. Nous pourrions craindre d'être en présence d'une antinomie. Comment effet affirmer que Dieu est Amour alors que l'on entend sa colère à travers ce livre ? Cette colère met finalement en relief cet amour qui n'a rien d'eau de rose. Dieu ne reste pas sans réaction quand il voit ses enfants entraînés dans des voies qui conduisent à la mort.  Comment des parents qui aiment leurs enfants pourraient rester sans réaction si leurs enfants se rendaient malheureux ? Devant l'infidélité de son peuple Dieu ne va pas rester sans agir. Sa première réaction est celle d'un amoureux blessé, qui a tout fait pour celle qu'il aime. Il va jusqu'à dire « qu'il aille et suive ses vue ». Finalement Dieu ne peut se résoudre à laisser l'homme se perdre et à se détruire. Il va lui offrir son pardon et réaffirmer qu'il est vraiment un Père pour chacun des membres de son peuple. Ecoutons notre Dieu nous parler : « J'ai aimé Israël dès son enfance, et, pour le faire sortir d'Égypte, j'ai appelé mon fils. C'est moi qui lui apprenais à marcher, en le soutenant de mes bras, et il n'a pas compris que je venais à son secours. Je le guidais avec humanité, par des liens de tendresse ; je le traitais comme un nourrisson qu'on soulève tout contre sa joue ;je me penchais vers lui pour le faire manger. Mais ils ont refusé de revenir à moi : vais-je les livrer au châtiment ? Non ! Mon coeur se retourne contre moi, et le regret me consume. Je n'agirai pas selon l'ardeur de ma colère, je ne détruirai plus Israël, car je suis Dieu, et non pas homme : au milieu de vous je suis le Dieu saint, et je ne viens pas pour exterminer »(Os 11, 1-9).



cf 2008

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 21:43

Extrait du film "Les sous doués" de Claude ZIDI, 30 avril 1980

On fini par ne plus supporter les jeunes !
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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 11:26

Prends garde à rendre visite à tes amis, de crainte que l'herbe repousse dans le chemin et que tu ne puisses plus approcher de leur barrière.

Proverbe viking.
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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 23:06

Il y a parfois des retours légers vers le presbytère, quand une voiture se transforme en lieu de rencontre fraternelle. Il devient alors bon de rire, entre frères, bêtement, sans artificice. La voiture à ce don d'offir une intimité où l'on se sent en sécurité (sauf peut être dans les virage...) où l'on peut se "lacher" et être vraiment sois même sans risque d'être regardé, jugé... Ecouter une chansson qui fini par "bordel". Celà fait du bien d'avoir ces parenthèses. Parfois la fraternité peut devenir conivence et offrir un vrai moment de bonheur. Quand le coeur devient légé, quand il y a une éclaircie il faut la saisir. "Ah qu'il est bon, qu'il est agréable pour des frères d'être ensemble !" (Ps 133 (132) traduction  en français courrant).

cf 2007


 
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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 10:30


Tu nous dis d’aller plus loin

Tu nous dis d’aimer comme Toi

Tu nous dis d’aller plus loin, d’aller où tu vas (bis)

 

Aller plus loin, passer la mer et les tempêtes

Voilier que rien n’arrête

Voguer vers l’autre bord

Tourner le dos aux vieux mirages

Tourner une autre page

Tourner les yeux vers toi

 

Tu nous dis d’aller plus loin

Tu nous dis d’aimer comme Toi

Tu nous dis d’aller plus loin, d’aller où tu vas (bis)

Jean-Jeaques JUVIN, album "Toi l'artiste" du Mouvement Eucharistique des Jeune


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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 13:12



Hier à 12h00, le pape Benoit XVI a signé le décret de reconnaissance du miracle de l'enfant Pietro Schiliro qui permettra la béatification des parents de saint Thèrèse.
Une étape de plus vers la reconnaissance de la sainteté des parents de Sainte Thérèse. Ils peuvent aider les parents aujourd'hui dans leur tache d'éducation et transmission de la foi. Parmis les difficultés qu'ils rencontrèrent il y eu l'adolescence difficile de Léonie leur troisième fille et la maladie psychologique et nerveuse de Thérèse. Ils ont du aussi faire face au décé de 3 enfants. Il est bon aussi de noter que Mme Martin a vécu de front sa vie familiale et professionnelle. Ils ont souhaité pour leurs enfants offrir le cadre d'un couple qui s'aime et qui veut éduquer les enfants à une foi joyeuse, confiente et libre. Vénérables Louis et Zélie Martin, priez pour nous et veillez sur nos familles.

Si vous souhaitez participer au 150 ème anniversaire du mariage de Louis et Zélie MARTIN vous trouverez toutes les information en cliquent sur ce lien (
link).
Vous pouvez aussi parcourir la correspondance de Louis et Zélie MARTIN.
Zélie et Louis MARTIN, Correspondance familiale, 1863-1885, CERF, 2004
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