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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 10:10

Me voici arrivé sur Facebook par la magie d’une invitation (mal) (bien)veillante. Me voilà plongé dans la « sociale mondialisation ». Déjà 5 « amis » en moins de deux heures ! Je crois que je ne vais jamais avoir autant d’amis ! Et puis il y a les groupes. Et là bonne surprise ! J’ai trouvé un groupe intitulé « J'aime beaucoup Michel Sardou... Et ça vous dérange? ». Quelle joie de pouvoir enfin correspondre avec des personnes qui connaissent la vraie culture française ! Je vais me sentir moins seul. Dans ce groupe il y a par exemple Bruno G. Ses centres d’intérêts sont sa femme, sa fille, sa voiture, sa musique et sa hi fi…. Et il ne sait pas trop lire (dixit). Bref je vais pouvoir élargir le cercle de mes relations !

CF 2008
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Published by Christophe FEREY - dans christopheferey
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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 14:31

"La parole de Dieu était féconde et se multipliait" (Ac 12, 24). Ce verset des Actes pourrait nous faire rêver dans cette période où nous nous lamentons si facilement sur l'état supposé de l'Eglise. Et pourtant notre époque est aussi favorable qu'il y a deux mille ans à l'Evangile. Nous changeons d'époque tout simplement. Nous sommes invité à ne pas avoir peur d'être minoritaires. N'est-ce pas finalement notre condition normale ? Mon ancien évêque, Mgr FIHEY, nous avait dit lors d'un rassemblement à Lourdes "il faut arrêter de se compter". Effectivement arrêtons notre comptabilité quelque peux sinistre. L'Evangile continuera d'être annoncée et accueilli à une seul condition : que les baptisés-confirmés soient à l'écoute des appels de l'Esprit et soient prêts à se mettre en route. La foi chrétienne n'est pas faite pour des gens installés. Sans cesse nous sommes invité à écouter ce que l'Esprit suscite en nous et à discerner ses appels en Eglise. Saint Paul en est un exemple vivant. Il s'est laisser conduire par l'Esprit. Cela la conduit à vivre des aventures qu'il n'aurait sans doute pas imaginé. Nous avons à redécouvrir, que chacun dans la communauté, nous avons des charismes différents mais nécessaire pour que l'Evangile rejoigne les hommes et les femmes de notre temps. Dans ce passage des Actes, on nous dit qu'il y avait "des hommes qui prophétisaient et enseignaient". A la confirmation chacun reçoit des charismes de l'Esprit Saint pour témoigner authentiquement du Christ. Alors, n'ayons pas peur de les exercer pour le bien du corps entier. Chacun à un charisme différent alors respectons nous et acceptons les différences.
Rappelons nous simplement ce que le Christ nous dit dans l'Evangile "Ce que j'ai dit ne vient pas de moi" (Jn 12, 49). Cette Parole nous rappelle que le Christ ne s'est pas annoncé mais qu'il a annoncé son Père. Nous même nous n'annonçons pas des idéologies mais une personne : Jésus-Christ.  Alors, d'ici la Pentecôte, faisons mémoire de notre confirmation et demandons dans notre prière que la grâce de ce sacrement se renouvelle en nous.

CF 2008
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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 21:08

 

"La main de Dieu" d'Auguste RODIN, 1898, collection du musée Rodin à Paris


La semaine dernière nous lisions tous les jours le chapitre 6 de Saint Jean sur le pain de vie. Nous étions invités à nous nourrir de la Vie de Celui qui s’est livré pour nous. Cette vie qui doit nous fortifier et nous mettre en route. Nous sommes invités depuis dimanche à nous mettre à la suite du bon pasteur et à écouter sa voix. Sa voix qui nous fait signe d’avancer et nous conduit sur un chemin de confiance lorsqu’on accueille ces paroles : « Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut rien arracher de la main du Père » (Jn 10, 28-29). Personne ne peut nous arracher de la main de Dieu. Alors restons dans sa main comme Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus adressant ce poème à Jésus : « O pilote Divin ! Dont la main me conduit. Sur les flots orageux guide en paix ma nacelle. Rien que pour aujourd’hui » (PN 5, 5). Ou encore lors de ses derniers entretiens quelques semaines avant de mourir : « Je n'ai nullement peur des derniers combats ni des souffrances, si grandes qu'elles soient, de la maladie. Le bon Dieu m'a toujours secourue; il m'a aidée et conduite par la main dès ma plus tendre enfance... je compte sur lui. Je suis assurée qu'il me continuera son secours jusqu'à la fin. Je pourrai bien n'en plus pouvoir, mais je n'en aurai jamais trop, j'en suis sûre. » (Carnet Jaune, 27 mai, n°2). Les grands saints n’ont pas hésité à ce laisser conduire par Dieu et à rester dans la main du Père malgré leurs limites. Alors n’ayons crainte d’y demeurer, c’est le lieu de l’Amour dans ce qu’il a de plus vrai.

CF 2008
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Published by Christophe FEREY - dans Méditation
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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 09:44

« Vous étiez errants comme des brebis ; mais à présents vous êtes revenus vers le berger qui veille sur vous » (1 P 2, 25). Ce berger connaît chacune de ses brebis par son prénom. Pour lui chacune est unique et irremplaçable. Elle est hors de prix et le berger est prêt à donner sa vie pour chacune d’elle. Le « troupeau » est bien diversifié : il y a la chétive, l’audacieuse, la timide, la gourmande bien en chair, la dominante, la farouche, la câline… Et pourtant toutes composent le même troupeau. Avec ce berger il n’y a pas de réforme du bétail ! Toutes ont le droit de vivre. Ainsi Dieu à voulu un peuple diverse et uni. Permettons nous cette diversité ? Est-ce que j’admets  que mon frère, serte différent, mais aimé de la même manière, face parti comme moi du même peuple ?

 Cette image du berger qu’emploi le Christ et l’apôtre saint Pierre, nous dépeint le vrai visage de Dieu. Notre Dieu est celui qui accompagne l’homme et qui le connaît par le cœur. Rien de son histoire ne lui est inconnu et il peut ainsi le guider par sa voix que son enfant reconnaît entre mille. Parfois l’homme peut s’éloigner, inlassablement le pasteur va à sa recherche. Ce berger à une affection pour chacun de ses enfants. Pour lui aucun ne ressemble à un autre. Comme dans le troupeau chacun à sa personnalité. Plutôt que d’en faire des rivalités, unissons nos différences pour en faire une richesse partagée. Chacun peut avoir sa place dans le corps du Christ. Nous avons même à grandir dans notre souci du frère. Nous réjouir de ce que l’un fait pour annoncer le Christ, nous soucié quand un frère ne va pas bien. Car chacune de nos vie à des répercutions sur le corps entier. C’est en grandissant en fraternité, en prenant le temps de s’accueillir les uns et les autres dans nos diversités que le désir de servir la communauté peut grandir. Cela ne sert à rien de prier pour les vocations si je n’est pas le désirs de grandir en fraternité et de répondre à ma propre vocation. Demander des prêtres ne doit pas être un désir de se décharger sur quelques uns pour la mission. Chacun est invité à y prendre sa part en fonction de sa propre vocation. La mission est l’affaire de tous. Les laïcs sont invités à porter l’Evangile sur leur milieu de vie. Avons-nous conscience que lorsque le prêtre ou le diacre nous envoie à la fin de la messe, nous sommes envoyé en mission pour annoncer le Christ et sa Bonne Nouvelle ?
 
L’Eglise n’a pas besoin de bonnes volontés, elle a besoin de saints qui seront répondre quotidiennement à l’appel du maître qui est doux et humble de cœur et qui lui ressembleront de plus en plus. Ce maître ne force jamais la porte. Il ne violente jamais notre liberté. Répondre à son appel est toujours une proposition qui rejoint une quête de bonheur. C’est pourquoi on pose toujours les deux questions suivantes avant d’appeler un jeune à devenir prêtre. « Pensez vous que cela soit bon pour lui qu’il devienne prêtre ? » « Pensez vous que cela soit bon pour l’Eglise qu’il devienne prêtre ?» Ces deux questions, pleines de bon sens, sont essentielles car elles disent bien la finalité de tout appel du Seigneur. Il n’a d’autre but que de nous rendre heureux ; de nous donner sa vie et que nous l’ayons en abondance. C’est ce que le prêtre à a signifier par toute sa vie : offrir à tout homme cette vie en abondance.  Quelque soit notre vocation, nous sommes invités à nous laisser guider par le pasteur qui veut nous mener vers la source où toute soif est étanchée. Chacune de nos vocations n’a de sens que si elle est au service des autres vocations. C’est en nous soutenant chacun et chacune dans nos vocations respective que nous pourrons vivre au mieux notre propre vocation. Nous avons à nous sentir coresponsables les uns des autres. Alors peut être que des jeunes auront envie de répondre à un appel à devenir prêtre, diacre, religieux, religieuse et découvriront ainsi la beauté et la joie de répondre à la voix du pasteur qui appelle chacun de nous par son prénom.

Le berger nous fait sortir hors de la bergerie et nous précède. Il est en tête il passe toujours le premier. Nous pouvons alors marcher en toute confiance. « Si je traverses les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, ton bâton me guide et me rassure » (Ps 22). Avec lui je peux tout traverser. Il est à nos cotés alors que peuvent les loup féroce ? Le Berger se tient à notre porte. Allons nous lui ouvrir ? Il nous appelle allons nous lui répondre ? La réponse nous appartient.

CF 2008
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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 11:31

 


Il me faut repartir avec des forces neuves. Le très semi-bolide s’est arrêté et n’a plus voulu avancer. Il a fallu passer par la case arrêt aux stands. Le mécanicien à fait son œuvre et la voiture reprend quelques énergies avec une batterie qui se recharge peu à peu après une période d’hivernage au garage. Il va falloir respecter un temps de rodage et ne pas se croire formule 1. Période où il va falloir repenser l’équilibre de vie et mettre en place des gardes fous au risque d’une nouvelle sortie de route. Le prêtre est un homme nous dit Rahner. Effectivement le prêtre n’est pas un surhomme qui pourrait transgresser les lois de la nature !

Comme tout homme il a besoin de temps de respiration, de bouffées d’amitiés, de détente. On prie beaucoup pour les vocations depuis quelques années. Mais se préoccupe t’on de la vie quotidienne de ces hommes qui essayent de vivre le plus honnêtement possible leur ministère qui donne sens à leur vie. Lorsque je constate parfois une réelle solitude de certains confrères ou leur suractivité, cela me fait mal. Il est vrai que la croix est présente dans toute  vie chrétienne mais ne doit elle pas être allégée par des frères qui acceptent d’être des Simon de Cyrène ? Peut on continuer à vivre à 100 à l’heure sous le seul prétexte de l’urgence de la mission ? Il faudrait peut être arrêter le massacre ! Les tenants intégristes du don de sois sont parfois les complices d’une spiritualité qui devient inhumaine si elle est mal comprise. Donner sa vie pour ses frères et pour Dieu n’affranchi pas du respect de la nature et de l’équilibre de vie ! La Croix est la souffrance occasionnée par l’amour et non une souffrance résultant de la maladie ou d’une épreuve de la vie. La souffrance est d’abord une réalité qu’il faut combattre pour pouvoir justement vivre ce don de sois qui nous ouvre aux autres. 

Repartir c’est reposer un acte de confiance en Celui qui appelle. J’ai en tête ma devise diaconale « Confiance, Lèves-toi, il t’appelle » (Mc 10, 49). Celle-ci m’a fait avancer et faire des pas que je ne me serais pas cru capable. Elle peut en faire faire à bien d’autres… Nous ne pourrons vivre notre vie chrétienne aujourd’hui qu’en reprenant conscience de notre confraternité baptismale et de la solidarité qu’elle entraîne pour chacun des membres du Corps du Christ. La vie chrétienne n’est pas un long fleuve tranquille mais une belle aventure alors « Avances au large ! » (Lc 5, 4) même si tu as peur de te noyer !

CF 2008

 


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Published by Christophe FEREY - dans humeur
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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 17:47

Que rien ne te trouble,

Que rien ne t'épouvante,

Tout passe,

Dieu ne change pas.

La patience obtient tout.

Celui qui possède Dieu

Ne manque de rien

Dieu seul suffit.


Sainte Thérèse d'Avila, poême 10
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Published by Sainte Thérèse d'Avila - dans Spiritualité
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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 21:51
Camille, Laurine, Léo, Syndi, Paul, Alexandre, Lucas, Anthony et Baptiste baptisés le jour de Pâque. Quelle joie pour un prêtre de pouvoir accompagné  jusqu'au baptême des enfants et d'être sois même transformé par cet accompagnement. Je vous souhaite bonne route avec le Christ. La vie est un don. Recevez là comme telle et prenez en soin, elle est si fragile...
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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 10:35

Marie-Madeleine est en pleurs devant le tombeau. Elle sort de la nuit qui l’a enveloppée du doute et de la douleur du deuil. Peut on vraiment rencontrer le ressuscité sans passer par la nuit où nos illusions nous quittent ? La nuit on ne voit rien. On a peur et on avance sans voir. On est vulnérable. Pourtant dans la nuit il y a parfois des compagnons de route qui vous accompagnent sur ce chemin où chaque pas est une petite victoire, où une main posée sur l’épaule devient encouragement. Au cœur de la nuit arrive la pire des tantations : à quoi bon continuer, pourquoi combattre ? Mes ressorts de vie semblent figés… Il me faut alors mobiliser le peu de force qui me reste pour accepter de ne pas rester inerte… Le soleil semble pointer le bout de son nez… Et si je reprenais courage ou plutôt le devoir de me lever pour aller vers ce lieu, où repose l'ami perdu, qui n’a d’autre issue que le désespoir ?… Mais le soleil est là. Oh il ne réchauffe pas mais on le voit… Il est bien faible, pourtant il projette une petite lumière pâle sur la nuit. Sa lumière si faible semble gagner sur l’obscurité. « Marie » ! Voici que la lumière atteint toute son intensité et elle irradie celle qui reçoit la parole. Marie-Madeleine sait désormais le prix d’une telle joie qui l’atteint. Comme dirait mon voisin, cette joie est « un don que je ne peux m’octroyer ». Elle n’est accessible en vérité qu’à celui qui a connu un passage… Marie-Madeleine peut alors se retourner et aller à la rencontre de ses frères et sœurs. Pâque est Vocation, appel à se retourner et à repartir vers d’autres rives….
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Published by Christophe FEREY - dans Méditation
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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 17:24

L'homonyme de mon voisin et néanmoins confrère, David LEROUGE est élu troisième adjoint au maire de Coutances. Il est chargé des traveaux, de l'urbanisme, de l'environement et de la circulation. La circulation d'accord (vu son accuité à repérer les entorses au code de la route de ses frères conducteurs) mais les traveaux je suis un peu perplexe... Je vais proposer à mon curé de charger David de la circulation dans le square du presbytère le samedi matin. Pour les traveaux on attendra un peu !!

CF 2008
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Published by Christophe FEREY - dans Mon voisin
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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 12:30

L'exercice de la vie, quelques combats au dénouement sans solution mais aux motifs valides, m'ont appris à regarder la personne humaine sous l'angle du ciel dont le bleu d'orage lui est le plus favorable.


Réné CHAR, Lettera amorosa, Poésie/ Gallimard, 2007 pour la présente édition, P 38
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