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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 12:31

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Venez au jour !
Le Christ prépare son retour !
Le Christ prévient l’ère nuptiale !
Passent les temps ! Passe la chair !
L’Esprit de Dieu souffle au désert,
Annonçant l’aurore pascale !

Dépouillez-vous !
Quand vous mourrez, vous perdrez tout !
Suivez votre exode à l’avance !
Tombe la mort ! Tombe le soir !
N’attendez pas qu’il soit trop tard
Pour que Dieu vous donne naissance.

Ne craignez pas
De vous défaire, il recréera
Ce que vous cédez de vous-mêmes ;
Fermez les yeux ! Baissez vos fronts !
Venez mendier sa création
Au fond des ténèbres humaines.

Ne glissez plus
Sur votre pente à l’inconnu,
Car ici commence un autre âge ;
Retournez-vous ! Apprenez Dieu !
Il a promis son règne à ceux
Qui emprunteront ses passages !

Le jour viendra
Où le désert refleurira
Et l’ombre rendra la lumière !
Traversez-les ! Dès maintenant,
Allez chercher au testament
Ce qui n’est pas né de la terre !


Patrice de la Tour du Pin
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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 11:53

« Chantez, priez, célébrez le Seigneur,
Dieu nous accueille, peuple du monde.
Chantez, priez, célébrez son nom,
Dieu nous accueille dans sa maison. »

                                                                (Hubert BOUREL)
 
Tous à l’unisson pour un point d’orgue… Et un départ ! Environ 75 voix de jocistes heureux, souriants pour remercier Celui qui les a réunis pendant 3 jours. 3 jours de joie, de respect mutuel, de partage, de formation, de fête, de prière. Qu’ils sont beaux ces jocistes que j’ai en face de moi. Ils respirent une belle humanité ! Que Dieu doit être fiers d’eux. En tout cas je suis fier d’eux ! Certains vivent des galères, il s’accrochent à la vie et veulent croire qu’un monde où il y a plus de justice est possible. Comment ne pas reconnaître dans la J.O.C une saveur d’Evangile, quand elle donne du goût à la vie de ces jeunes ? Elle leur redit « n’ayez pas peur ». Combien de jeunes timides, manquant de confiance en eux, ont retrouvé la confiance qui les fait avancer et leur redit que leur vie à du prix et qu’elle mérite d’être vécue ? L’Evangile d’hier à du rejoindre bien des cœurs. Elle nous redit que chacun est accueilli tel qu’il est et découvre sa dignité. La rencontre du Christ nous met debout et nous fait courir vers nos « copains » pour leur partager ce qui nous rends heureux et nous fait vivre. Chaque jociste devient alors un moissonneur de la vie de ses « copains ». Il la recueille. Il découvre qu’en chacun se cache un trésor, que toute vie ne vaut que si elle est partagée avec d’autres. Il se met en route pour des projets qui donneront une vie plus belle à ses « copains ». Il découvre aussi que la vie à besoin de temps de pose où on prend le temps de regarder sa vie pour la maîtriser et lui donner du sens. Il découvre aussi que Quelqu’un l’accompagne dans sa vie et lui rappelle qu’il « vaut plus que tout l’or du monde puisqu’il est Fils de Dieu ». C’est ce Quelqu’un que nous avons célébré au cour de l’Eucharistie dimanche matin. J’ai pu sentir que le Seigneur avait préparé le cœur de ces jeunes. « Dès maintenant le moissonneur reçoit son salaire » (Jn 4, 36). Ce salaire je le reçoit : c’est la joie de voir grandir ces jeunes dans toutes les dimensions de leur vies. Le C de la JOC prend tout son sens : il fait vivre et rend libre !

Prenons le large avec Jésus, vers l´autre rive,
Prenons le large avec Jésus, vers l´autre rive,
Cherchons la terre avec Jésus où Dieu fait vivre !
Cherchons la terre avec Jésus où Dieu fait vivre !
                                                      (Laurent GRZYBOWSKI)


CF 2007

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 00:07
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"un ouvrier vaut plus que tout l'or du monde, car il est fils de Dieu" (Cardinal Cardijn)

Je  vais partir à Mayenne (53) jusqu'à Dimanche pour accompagner des jeunes de la J.O.C. (Jeunesse Ouvrière Chrétienne). Ils vont vivre une cession de formation. Ce sont souvent des jeunes issus de milieu populaire qui découvrent peu à peu leur dignité et qui grandissent en confiance dans la prise de responsabilité. Acompagner en J.O.C, c'est toujours partir vers un inconu et cheminer au rythme des jeunes que l'on accompagne. Parfois ils découvrent  Celui qui les as conduit sur ce chemin... Mystère de la rencontre de deux libertés...
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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 17:39

undefinedVoici que Madame Zébédé a de l’ambition pour ces deux gamins. Qui blâmerai cette bonne mère juive ? Elle veut ce qu’il y a de meilleure pour ses fils. Seulement elle ne mesure pas sa demande. Elle nous permet de contempler paradoxalement celle du Christ au Jardin des Olivier. Quel contraste ! Alors que Madame Zébédé demande des honneur pour ses fils, le Christ dit à son Père : « non pas ma volonté mais la mienne ». Pendant ce temps de carême nous sommes invités à nous associer plus profondément à cette prière et à aller au bout de l’Amour.

CF 2008
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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 15:09

Cette semaine, les premières lectures de la messe vont nous présenter l’homme pécheur qui présente au Seigneur ses fragilités. Tout au long de l’histoire d’Israël, Dieu devra montrer beaucoup de patience envers son peuple. Le temps de Dieu n’est pas le temps des hommes. Alors que nous pourrions désespérer de bien des gens, Dieu ne désespère de personnes. Sans cesse il espère que l’homme se tournera vers lui pour pouvoir lui offrir son Pardon et l’aimer. Dans nos relations nous sommes souvent impatient et supportons difficilement les défauts des autres. Pourtant un arbre ne pousse pas en un jour. Et si le carême était une période où nous apprenions la patience d’abord envers nous et ensuite vis-à-vis de notre prochain ? Dieu ne cesse d’espérer des hommes, alors pourquoi pas nous ? Demandons cette belle vertu dans la prière !

CF 2008
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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 10:07

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    Cela faisait plusieurs mois que Pierre, Jacques et Jean suivaient Jésus. Ils l’avaient vus accomplir quelques miracles et entendu des discours qui parfois devaient leur paraître interminable. Ils étaient sans doute habités par la conviction que Jésus est un être d’exception. Un homme d’une profonde humanité. Encore aujourd’hui, nombre de nos contemporains sont sensibles au message humaniste de Jésus. Ils sont même admiratifs de son comportement vis-à-vis des hommes qu’il a rencontré. Jésus, pour beaucoup, continue d’offrir une belle philosophie de vie. J’espère aussi que nous tous qui sommes ici réunis dans cette église nous sommes séduits par cette facette de la vie de Jésus. Car celui qui ne perçoit pas la pleine humanité de Jésus ne peut percevoir le profond mystère de sa divinité.

      Pierre, Jacques et Jean ont du passer par cet aspect de la vie de Jésus pour découvrir encore plus profondément l’identité complète du Christ. Voici que Jésus les invite à la rencontre que le Père lui réserve. Après avoir annoncé qu’il devra souffrir et mourir à Jérusalem, le Christ offre à son cercle restreint d’amis de découvrir son vrai visage. Alors que de sombres nuages s’amoncelle à l’horizon, le ciel devient bleu en présence du Père. Il offre à ces trois disciples la Rencontre avec ceux qui ont été les fidèles prophètes de son amour. Les voici plongé au cœur du projet du Père : que tous les hommes le connaissent et se sachent aimés et sauvés. Face à une telle Révélation les trois disciples se retrouvent bouleversés et ne peuvent que se prosterner devant Celui qui est à l’origine de toute choses. Ils sont bouleversés car ils découvrent Dieu tel qu’il est. Ce Dieu qu’ils pensaient tout puissant, inaccessible et parfois colérique, justicier, se présente comme un Père qui dit à son Fils « Celui-ci est mon Fils bien aimé, en qui j’ai mis tout mon amour ». Dieu n’est pas ce Dieu solitaire qui manipulerai les hommes selon son bon vouloir, mais bien ce père qui nous a donné ce qu’il a de plus cher : son Fils. En Jésus, il s’est fait le tout proche en demeurant le tout autre. Notre Père nous donne un commandement : écouter son Fils. Ecoutons-le donc ! « RELVEVEZ VOUS ET N’AYEZ PAS PEUR ». Comment craindre, en effet, ce Dieu qui va jusqu'à nous laver les pieds, prendre la place de l’esclave pour que nous devenions libre ? C’est ce qu’a découvert Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face lorsqu’elle écrit dans sa dernière lettre, adressée à un prêtre, un moi avant de mourir : « Je ne puis craindre un Dieu qui pour moi c’est fait si petit, je l’aime car il n’est qu’amour et miséricorde » (LT 266). Comment dès lors avoir peur ? Nous sommes invités a vivre vis-à-vis de Dieu une relation de confiance. Peu à peu nous sommes conviés a dire avec le psalmiste « mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère» (Ps 130, 2b). Cette relation doit transformer toute notre vie. Désormais nous savons que Dieu est à nos côtés et qu’il nous dit chaque jour « relève toi et n’aie pas peur ». En ce temps de carême nous avons a ré-accueillir au plus profond de notre cœur ces paroles du Christ. Ce que nous recevons de lui nous avons à le redonner à nos frères. Par notre regard, notre attention, nos gestes de partage nous avons a redire, de la part du Seigneur, à ceux que nous rencontrons « relève toi et n’aie pas peur ». C’est ce qu’a dit l’abbé Pierre à Georges Legay, premier compagnon d’Emmaüs. Alors qu’il voulait se suicider, l’abbé Pierre lui a dit qu’il avait besoin de lui et depuis il est resté à la communauté Emmaüs jusqu’à sa mort où il se sentait utile et reconnu.
 
     Dieu n’a pas voulu pour nous une vie de sédentaire mais une vie où nous marchons vers sa promesse de vie. Nous ne sommes pas les premiers à prendre ce chemin. Déjà Abraham l’a pris et a été comblé au-delà de ses espérances. Certes le chemin n’est pas toujours facile mais nous savons qu’au-delà des obstacles l’amour infini du Père nous attend. Alors n’ayons pas peur de prendre la route que nous propose le Seigneur. Elle conduit vers la vie.

CF2008
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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 18:06
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                        Dans l'Enclos à Saint-Lô, vous remarquerez qu'il fait beau
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Published by Christophe FEREY - dans Photo
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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 11:58

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Ce matin comme hier, le Christ nous entraîne dans la folie de l’Amour. Cette folie, je suis au regret de vous dire qu'elle ne se guérie pas ! Ce que Jésus dit, ce matin, nous paraît exorbitant. Comment prier pour nos ennemis ?.. Le Seigneur nous rappelle que l’Amour ne connaît pas de limites. On n’en est jamais quitte. La vie du chrétien n’est pas de suivre un code. Elle est de suivre Celui qui a aimé jusqu’au bout, qui s’est fait folie pour nous. Alors ce matin revisitons nos relations et confions lui celles qui nous pèsent le plus. Peut être ouvrira-t-il des brèches dans nos cœurs de pierre.

CF 2008
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Published by Christophe FEREY - dans Méditation
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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 09:56

 

"Je reste troublé par l'inquiétant spectacle que donne le trop de mémoire ici, le trop d'oubli ailleurs, pour ne rien dire de l'influence des commémorations et des abus de mémoire — et d'oubli. L'idée d'une politique de la juste mémoire est à cet égard un de mes thèmes civiques avoués. "

 

Paul Ricoeur

La mémoire, l'histroire, l'oubli, éd. du Seuil, 2000

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Published by Paul Ricoeur - dans humeur
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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 10:33
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Que notre foi est fragile ! Alors que beaucoup demandent à Jésus un signe qu’il est bien le Messie, le Fils de Dieu, il donne comme réponse « en fait de signe, il ne lui sera donné que celui de Jonas ». Le Christ ne donnera comme signe que son séjour dans le ventre de la mort. Un signe bien paradoxal ! C’est pourtant sur la croix que la Révélation atteint son paroxysme. Ce matin ré-accueillons les sept dernières paroles du Christ en Croix. Tout sera dit… « Père pardonne leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 33-34), « Aujourd’hui tu seras avec moi au paradis » (Lc 23, 43), « Voici ta mère » (Jn 19, 27), Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mc 15, 34), « J’ai soif » (Jn 19, 28),  « tout est accompli »(Jn 19, 30), « Entre tes mains je remet mon Esprit » (Lc 23, 46). Et si nous laissions ces paroles résonner dans notre cœur pour redécouvrir celui « qui nous a aimé et s’est livré pour nous » (Ga 2, 20).


CF 2008

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