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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 18:48

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La nouvelle ne veut pas se taire. Pourtant elle aurait voulu rester discrète, surtout ne pas faire de bruit. Evitons le scandale. Surtout n’ébruitons rien. Surtout que Joseph a bien voulu malgré tout me prendre avec lui. Ma cousine, elle, à ce bonheur d’attendre un heureux évènement, pourtant… Bizard tout ça… Bref il faut partir, aller faire ce que je sais faire le mieux : servir. Jamais nous ne pourrons accéder à la conscience de Marie. Nous ne savons qu’une chose c’est qu’elle est partie ce jour là retrouver sa cousine pour la servir. Jamais elle ne se départira de l’attitude du service. Les deux femmes se rencontrent et voilà qu’un enfant tressaille et la joie envahie une maison qui accueille son Sauveur. Cette joie est offerte, à accueillir pour celui qui ne considère pas la foi comme un tropher à gagner par la force mais un mystère à accueillir et à vivre chaque jour. Alors cesse de fermer ta main, tes yeux, tes oreilles. Ouvrent les et reçois. La nouvelle peut alors se répandre. Elle ne pourra se garder au risque de mourrir.

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 21:48

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J’aime beaucoup les passages d’Evangile que la liturgie nous permet d’entendre en ce moment. Je les aime car on voit des apôtres se prendre les pieds dans le tapis. Ils se plantent en beauté comme nous souvent ! Je le prends pour un encouragement. Si les apôtres ont pu parfois se tromper, alors ne nous étonnons pas que parfois nous puissions nous même nous égarer. L’important c’est de retrouver le bon chemin. Dans nos vies nous allons de carrefours en carrefours. Si je me trompe à l’un de ces carrefours et bien il y aura un autre carrefour où le Christ m’attendra pour me montrer un chemin possible. L’important c’est de partir. Tant pis si je me plante, le Christ sera toujours là avec moi et peut être que je le reconnaitrais à un autre moment où d’autres chemins me seront possible.

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 21:56

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« Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre » (Mc 10, 28). Voila que Pierre se demande ce qu’il va perdre en suivant Jésus. Il a quitté une entreprise de pèche fleurissante pour suivre un inconnu qui passait par là un bon matin. Au départ tout est beau, tout est illusion. Et puis vient le temps des désillusions où le doute s’insinue. Ce temps de crise peut alors devenir un temps de maturation. Si je suis cet Homme, ce n’est pas pour un profit mais parce qu’il est mon Sauveur. Il a confiance en moi non pas à causes des grandes qualités que je possède ; mais parce que j’ai cette capacité à lui faire une place pour qu’il agisse en moi à travers tout ce qui fait ma vie : mes qualités et mes limites.  Plutôt que de nous inquiéter de ce que nous allons perdre en suivant Jésus, demandons-nous ce que nous recevons du Christ en le suivant. Chaque événement, chaque rencontre est l’occasion de rencontrer le Christ. Nous avons tant reçu durant le carême et le temps pascal que nous venons de quitter. Que ferons-nous de ce fruit dans ce temps « ordinaire » que nous retrouvons avec des forces neuves ?

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 10:42

 

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J'aime les moments forts de notre république. Les passations de pouvoir entre deux présidents en font parti, même s'il serait plus correct de parler d'investiture. Le cœur de cette "célébration républicaine" est en effet l'investiture du nouveau président par le président du conseil constitutionnel. Celui-ci rappelle une information essentielle : le président de la république est notre président parce qu'une majorité des électeurs l'a élue pour exercer les fonctions et prérogative du président de la république. C'est un service que délègue le collège des électeurs à un homme pour présider à l'avenir du pays. Viennent ensuite les rites complémentaire : le chancelier de l'ordre de la légion d'honneur qui reconnais le nouveau président grand maître de l'ordre, les honneurs militaires rendu dans, le jardin de l'Elysée, au nouveau président le reconnaissant ainsi chef des armées. Vient ensuite la remontée des champs Elysées à bord de son "carrosse républicain" escorté de la garde républicaine. Le président vient ranimer la flamme de l'arc de triomphe. Cette flamme qui appelle la nation à se rassembler et à faire face ensemble aux difficultés qui se trouvent sur le chemin. Matin au combien protocolaire. L'après midi est plus "personnel" avec des gestes symboliques qui peuvent offrir au "peuple" quelques lignes directrice du nouveau quinquennat. France tu nous offres aujourd'hui l'image d'une démocratie apaisée. Des adversaires qui se retrouvent pour une poignée de main, pour passer la main parce qu'une majorité de Français a décidé librement un changement.

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 22:16

 

Je viens d’éteindre la télé. Cette lucarne qui déverse son flot d’images et de sons. Peut être pour tromper l’ennuie, une fuite. Combien sont-ils devant leur écran dévorant ? Combien sont ils fatigués par une journée tellement banale qui se répétera demain ? La vie comme une vague qui vous entraine on ne sais où. Une vie que l’on n’a pas choisie ni subie d’ailleurs. Une vie qui s’est improvisée au grès des rencontres, des évènements. Sans se retourner ; elle s’est déroulée s’en crier garde, sans tambour ni trompette. Je me retrouve dans cette chambre qui devient mon monde en réduction. Mon fauteuil est devenu mon compagnon de route. Des cadres ornent cet espace. Ils me rappellent qu’un jour j’ai été jeune, que j’ai des enfants qui font leur vie sans moi, parfois loin. Le temps s’écoule, réglé, assisté par des blouses blanches. Peu à peu j’apprends à perdre y compris mon intimité que je livre aux soignants. Ce qui m’appartient maintenant se sont mes souvenirs bien rangés qui ne demandent qu’à être livrés à celui qui veut bien s’arrêter quelques minutes près de mon fauteuil. C’est le seul livre qui m’est accessible, à qui puis-je le lire ?

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 23:59

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 15:00

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"Quand il eu Pris le vinaigre, Jésus dit : "Tout est accompli".  Puis, inclinant la tête, il remit l'esprit". (Jn 19, 30)

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 23:35

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C’est dans un climat paisible que la liturgie nous donne de célébrer le dernier repas du Christ. Pourtant l’évènement que commémorait Jésus, ce soir là, s’était vécu dans un climat d’urgence. L’urgence du départ, de la libération. Pour Dieu il y avait urgence que son peuple retrouve sa liberté. Il y a comme un contraste entre la première lecture qui nous fait le récit du dernier repas des juifs en terre d’Exile et le dernier repas de Jésus. Il nous invite à nous assoir autour de lui, à gouter la paix qui règne autour de lui. Saint Jean nous dit qu’il fait nuit dehors alors restons un peu dans cette lumière douce. Restons un peu pour rencontrer Jésus.

 

 Avant de prendre le pain, le Seigneur prend un linge et le noue autour de la taille. « Restez en tenue de Service » tel est la posture que le Christ a choisi de garder durant tout son ministère. Un service qui aujourd’hui culmine d’humilité. Ce soir Jésus sacralise le service du Frère.  On ne pourra plus faire mémoire du Seigneur sans vivre cet humble service rendu aux personnes qui nous environnent. Ce service est possible si je reconnais en elles le Christ lui même. Il nous faut sans cesse demander à Dieu cette conversion du cœur qui nous fait reconnaitre en tout homme le Christ. Comment le reconnaitre encore dans un assassin ? Comment le reconnaitre en celui qui m’empêche de dormir en faisant trop bruit au dessus de chez moi ? Et pourtant c’est aussi pour eux que le Christ a voulu mourir. Le Christ lave les pieds de celui qu’il aime et aussi de celui qui va le livrer par un baiser. Le jeudi saint nous rappelle une réalité fondamentale pour notre vie chrétienne. Dans le sacrement de l’eucharistie sont uni le service du frère et le service de l’autel. Sans le service du frère, nous aboutissons au ritualisme. La liturgie devient un refuge, un simple moment de recueillement. On s’évade quelques instants de la terre pour rejoindre le ciel et puis on repart et on  refait comme avant, comme tout le monde. Servir son frère en négligeant le service de l’autel, c’est prendre le risque de l’activisme sans âme et d’affadir ce service au lieu de lui donner du sel. Comment ne pas penser, à ce propos, à la Veillée du samedi soir des JMJ à Madrid ? Avant de rejoindre les jeunes pour une grande veillée d’adoration, le pape s’est arrété en chemin. Il a rejoint une communauté humaine marqué par l’handicape. Une communauté où l’on essaye d’ouvrir un chemin d’espérance à ceux qui sont accueilli. Le pape a voulu le rappeler. Il ne peut y avoir d’adhésion authentique au Christ sans une adhésion authentique à la fraternité humaine. C’est ce que le pape Benoit XVI nous rappelle dans son encyclique l’amour dans la Vérité : « L’ouverture à Dieu entraîne l’ouverture aux frères et à une vie comprise comme un mission solidaire et joyeuse »[1].

 

 Le Jeudi Saint est un vaccin contre toute tentation de domination. A l’école du lavement des pieds, l’autorité devient un service, ses compétences une chance pour les autres. « Vous m’appeler maitre et Seigneur, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns les autres ». Ne jamais se considérer supérieur à celui que je rencontre voici un beau défit pour notre vie. Le Christ nous invite tous à nous regarder en frère. La mission est à ce prix. Le Christ après avoir lavé les pieds de ses disciples va prier le Père. Il va demander « que tous soient un ». Cette unité n’est possible qu’a une condition : se reconnaitre un fils, une fille aimé du Père et reconnaitre l’autre comme un frère différent de moi mais égal en dignité. Jean Paul II nous a laisser un testament spirituel avec la lettre apostolique Au début du nouveau millénaire. Dans cette lettre il nous indique une urgence absolue pour notre Eglise et pour le monde que Dieu a tant aimer qu’il lui a donné son Fils. Au n°43 de sa lettre apostolique Jean-Paul II nous dit ceci : « Avant de programmer des initiatives concrètes, il faut promouvoir une spiritualité de communion […]Une spiritualité de la communion consiste avant tout en un regard du cœur porté sur le mystère de la Trinité qui habite en nous, et dont la lumière doit aussi être perçue sur le visage des frères qui sont à nos côtés. Une spiritualité de la communion, cela veut dire la capacité d'être attentif, dans l'unité profonde du Corps mystique, à son frère dans la foi, le considérant donc comme « l'un des nôtres », pour savoir partager ses joies et ses souffrances, pour deviner ses désirs et répondre à ses besoins, pour lui offrir une amitié vraie et profonde. Une spiritualité de la communion est aussi la capacité de voir surtout ce qu'il y a de positif dans l'autre, pour l'accueillir et le valoriser comme un don de Dieu: un « don pour moi », et pas seulement pour le frère qui l'a directement reçu. Une spiritualité de la communion, c'est enfin savoir « donner une place » à son frère, en portant « les fardeaux les uns des autres » (Ga 6,2) et en repoussant les tentations égoïstes qui continuellement nous tendent des pièges et qui provoquent compétition, carriérisme, défiance, jalousies. Ne nous faisons pas d'illusions: sans ce cheminement spirituel, les moyens extérieurs de la communion serviraient à bien peu de chose. Ils deviendraient des façades sans âme, des masques de communion plus que ses expressions et ses chemins de croissance. » 

 

Carine dans quelques minutes vous vous avancerez à l’autel. Vous rejoindrez le Christ réellement présent sur cet autel pour vous reconnaitre sa seour et fille bien aimée de son Père. Prenez le temps de regarder ces visages qui seront devant vous. Ce sont vos frères et sœurs en Jésus. Accueillez chacun d’eux comme un don que vous as fait le Christ et alors vous pourrais en communion avec tous vos frères et sœurs ouvrir vos mains à celui qui veut se livrer totalement à vous par amour pour vous. Que chacun ce soir renaisse au Don de Dieu et que ce don ne reste pas enfermer en votre vie mais qu’il soit livrer lui aussi à notre monde.

 

 


Benoît XVI, L’Amour dans la Vérité, BAYARD-CERF-FLEURUS-MAME, 2009, p 128

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 17:56

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« L’un de vous me livrera ». De qui peut il bien parler ?, se demandent les disciples qui ont prit place autour de Jésus pour ce repas. Un mélange d’inquiétude et d’incrédulité. Bientôt il fera nuit et toute les lâchetés seront possibles. Les salops pourront s’en donner à cœur joie. Toi aussi Pierre qui fanfaronne « moi jamais ». Oui toi aussi tu seras un salop et tu seras aussi dans la nuit. Pour le moment reste dans la lumière et laisse aller Judas vers son devenir. La porte claque et laisse passer un filet d’air glacial. Très vite on oubli et la chaleur revient. On boit, on mange. Le maître parle mais on ne fait pas trop attention. L’heure avance alors la fatigue s’installe et puis on l’a tellement entendu parler… On l’écoutera mieux demain. Pierre laisse aller Judas dans la nuit, reste dans lumière. 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 11:04

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Bonne nouvelle : Judas pense aux pauvres ! ça c’est une sacrée bonne nouvelle ! Alors il s’offusque que Marie, la sœur de Lazard, puisse gaspillé un parfum de grand prix en le versant sur les pieds de Jésus. On aurait pu le vendre et donner l’argent aux pauvres. Ça se tient. Sauf peut être que Judas n’a pas chausser les bonne lunettes pour savoir regarder Jésus. S’il avait été attentif, s’il l’avait accueilli non comme un chef de bande, peut être aurait-il vu en Jésus une radicale pauvreté. Pourtant Jésus n’a jamais manqué de rien matériellement durant sa vie terrestre. Et pourtant… Souvenons-nous de la deuxième lecture d’hier. « il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur » (Phi, 2, 7). Jésus qui est Dieu a voulu vivre notre pauvreté humaine. Il s’est dépouillé de ses attributs divins pour pouvoir devenir un homme. Il n’a pas joué à l’homme, il a été un homme. Et pourtant même en acceptant de vivre les limites humaine il n’en était pas moins Dieu. Nous ne pouvons pas nous y habituer. Nous avons à le redécouvrir. Dieu en Jésus s’est dépouillé pour nous enrichir de son amour. Judas vit avec  un pauvre et il ne s’en aperçoit pas. Il ne peut sans doute pas concevoir un Dieu tout puissant qui puisse à ce point être impuissant puisque homme ! Sacré mystère !

 

Nous comprenons alors mieux que Marie a raison d’offrir à Jésus ce parfum de très grand prix. Lorsqu’un amoureux offre à sa fiancée une bague de fiançailles, ce qui importe ce n’est pas tant les diamants qui la sertissent mais l’expression de l’amour du fiancé. Ce parfum à un prix inestimable. Celui de l’amour d’une sœur qui veut aimer ce frère qui lui ai donné. Le Christ a pu vivre jusqu’au bout le don de lui-même parce que sur son chemin des hommes et des femmes l’ont aimé. Sans amour reçu on ne peut rien. Si nous voulons vraiment honorer les pauvres, honorons  le Christ lui qui s’est fait pauvre pour nous. Offrons à Dieu le parfum de nos vie qui exalte cet amour que nous essayons d’offrir jour après jour.  

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