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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 19:16
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Un beau ciel bleu en ce temps de grisaille
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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 19:13
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Published by Christophe FEREY - dans christopheferey
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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 21:29
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Un petit jeux concours. Quelle est la voiture de Monsieur le curé ? Du deuxième vicaire ? Du troisième vicaire ? Du prêtre retiré ?
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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 10:13
undefinedLe saviez-vous ? Sainte Geneviève est la patronne des gendarmes français. Alors je souhaiterais rendre hommage à ces hommes et ces femmes qui font preuvent d'un grand dévouement au service de leur concitoyens.

La prière du gendarme

Dieu de bonté, de justice et de paix
Entends la prière que j'élève vers toi
Je suis gendarme et je veux être chrétien
Il me faut être fort, aide-moi
Pour que jamais je ne devienne violent
Je dois être vigilant, et mon arme est dans son fourreau
Les hommes peuvent devenir méchants, malfaiteurs, criminels
Le péché et le mal m'obligeront peut-être à user de ma force
Car c'est mon devoir d'assurer la paix, l'ordre et la sécurité
De sauver les vies menacées, celles des autres ou la mienne,
Ouvre alors, Seigneur, les esprits et les coeurs
A la compréhension de mon service exigeant,
Ceux de mon conjoint et de mes enfants,
Ceux de mes amis et de mes compatriotes,
Ceux même de mes adversaires,
Et s'il me faut aller jusqu'au sacrifice
De ma réputation, de mon bien-être, de ma vie,
Donne-moi ta force, Seigneur
Même quand je dois armer mon bras, garde mon âme dans la paix
O Dieu, je t'en supplie, aide mon service,
Ranime mon courage et fortifie ma foi
AMEN

Prière composée par Véronique, Gendarme.

Quelques photos pour rendre hommage au travail effectué quotidiennement pour notre sécurité.

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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 17:32
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Durant les prochains jours la liturgie nous offrent de réhentendre la litérature johanique. A travers ses écrits, Saint Jean nous invite à revisiter notre relation avec Dieu, à vivre toujours plus en communion avec lui. Nous sommes convié à toujours plus découvrir celui en qui nous croyons. Saint-Jean était confrontés à de graves hérésies lorsqu'il écrit., c'est pourquoi il adopte un tomps résomument "exhortatif". Pour lui il est vital de bien accueillir le Christ pour ce qu'il est : le Fils en constante communion avec son Père. En devenant frères et soeurs du Christ, nous sommes en communion les uns avec les autres. Vivre en communion c'est recevoir l'autre chrétien comme un frère et accueillir sa différence. Il faut accepter que je ne détient pas seul la vérité. Demandons la grâce de grandir dans cet esprit de communion et alors nous deviendrons vraiment les coopérateur la Vérité.

CF2007
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Published by Christophe FEREY - dans Méditation
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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 17:18
Notre président a employé une expression quelque peu étrange et sans doute vide de sens : "Politique de civilisation". Sans doute est il un lecteur assidus du Philosophe Edgar MORIN à qui ont doit la paternité de cette idée philosophique. Je vous propose de lire lire la réaction d'Edgar MORIN rapportée sur le site nouvelobs.com (tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20080102.OBS2981/edgar_morin__que_connaissent_sarkozy_et_guaino_de_mes_t.html)



"Politique de civilisation"

Edgar Morin : "Que connaissent Sarkozy et Guaino de mes thèses ?"

NOUVELOBS.COM | 02.01.2008 | 14:39

Lors de ses vœux télévisés, lundi soir, le chef de l'Etat avait repris l'expression du sociologue. "Je ne peux exclure que Sarkozy réoriente sa politique dans ce sens, mais il ne l'a pas montré jusqu'à présent et n'en donne aucun signe", lui répond ce dernier.

Edgar Morin (Sipa)

Edgar Morin (Sipa)

Que connaissent-ils de mes thèses ?", s'interroge le sociologue et philosophe Edgar Morin, mercredi 2 janvier, au sujet de la "politique de civilisation" prônée par Nicolas Sarkozy dans ses vœux télévisés, lundi soir.
Avec cette expression, le président de la République s'est approprié un concept développé dans un livre d'Edgar Morin, "Pour une politique de civilisation" (éd. Arléa, 2002). "M. Sarkozy a repris le mot, mais que connaissent-ils de mes thèses, lui ou Henri Guaino ? Est-ce une expression reprise au vol ou une référence à mes idées ? Rien dans le contexte dans lequel il l'emploie ne l'indique", commente d'Edgar Morin dans Le Monde.

"Aucun signe"

"Lorsque j'ai parlé de 'politique de civilisation', je partais du constat que si notre civilisation occidentale avait produit des bienfaits, elle avait aussi généré des maux qui sont de plus en plus importants", poursuit le sociologue. "Je m'attachais à voir dans quelle mesure on peut remédier à ces maux sans perdre les bienfaits de notre civilisation."
Edgar Morin explique encore qu'il avait fait des propositions concrètes aux candidats à la présidentielle en fonction de ce diagnostic, et "notamment sur le terrain du rétablissement des solidarités, de la création de maisons de solidarité ou d'un service civil ad hoc".
"Je ne peux exclure que M. Sarkozy réoriente sa politique dans ce sens, mais il ne l'a pas montré jusqu'à présent et n'en donne aucun signe", poursuit Edgar Morin. "Si sa reprise du thème de la 'politique de civilisation' pouvait éveiller l'intérêt, notamment de la gauche, non pour l'expression mais pour le fond, ce ne serait que souhaitable."


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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 21:22
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51. Chaque jour, à la fin de la Liturgie des Heures, l'Eglise fait monter vers Marie une invocation, celle-ci entre autres:

«Sainte Mère du Rédempteur,
porte du ciel, toujours ouverte, étoile de la mer,
viens au secours du peuple qui tombe et qui cherche à se relever.
Tu as enfanté, à l'émerveillement de la nature, celui qui t'a créée!».

 

«A l'émerveillement de la nature»! Ces paroles de l'antienne expriment l'émerveillement de la foi qui accompagne le mystère de la maternité divine de Marie. Il l'accompagne, en un sens, au cœur de toute la création et, directement, au cœur de tout le Peuple de Dieu, au cœur de l'Eglise. Quelle profondeur admirable Dieu n'a-t-il pas atteinte, Lui le Créateur et Seigneur de toutes choses, dans la révélation de lui-même à l'homme! Avec quelle évidence il a comblé le vide de la «distance» infinie qui sépare le Créateur de la créature! S'il reste en lui-même ineffable et insondable, il est encore plus ineffable et insondable dans la réalité de l'Incarnation du Verbe, qui s'est fait homme en naissant de la Vierge de Nazareth.

 

S'il a voulu de toute éternité appeler l'homme à être participant de la nature divine (cf. 2 P 1, 4), on peut dire qu'il a prédisposé la «divinisation» de l'homme en fonction de sa situation historique, de sorte que, même après la faute, il est prêt à rétablir à grand prix le dessein éternel de son amour par l'«humanisation» de son Fils, qui lui est consubstantiel. Ce don ne peut pas ne pas remplir d'émerveillement la création entière, et plus directement l'homme, lui qui en est devenu participant dans l'Esprit Saint: «Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique» (Jn 3, 16).

 

Au centre de ce mystère, au plus vif de cet émerveillement de foi, il y a Marie. Sainte Mère du Rédempteur, elle a été la première à en faire l'expérience: «Tu as enfanté, à l'émerveillement de la nature, celui qui t'a créée»!

 

52. Dans les paroles de cette antienne liturgique est exprimée aussi la vérité du «grand retournement» qui est déterminé pour l'homme par le mystère de l'Incarnation. C'est un retournement qui affecte toute son histoire, depuis le commencement qui nous est révélé par les premiers chapitres de la Genèse jusqu'à son terme ultime, dans la perspective de la fin du monde dont Jésus ne nous a révélé «ni le jour ni l'heure» (Mt 25, 13). C'est un revirement incessant, continuel, entre la chute et le relèvement, entre l'homme dans le péché et l'homme dans la grâce et la justice. La liturgie, surtout pendant l'Avent, se place au point névralgique de ce retournement et en touche l'incessant «aujourd'hui», alors qu'elle nous fait dire: «Viens au secours du peuple qui tombe, et qui cherche à se relever»!

 

Ces paroles concernent chaque homme, les communautés, les nations et les peuples, les générations et les époques de l'histoire humaine, notre époque, ces années du millénaire qui touche à sa fin: «Viens au secours, oui, viens au secours du peuple qui tombe»!

 

Telle est la prière adressée à Marie, «sainte Mère du Rédempteur», la prière adressée au Christ qui, par Marie, est entré dans l'histoire de l'humanité. D'année en année, l'antienne monte vers Marie, évoquant le moment où s'est accompli ce retournement historique essentiel, qui persiste de façon irréversible: le retournement entre la «chute» et le «relèvement».

 

L'humanité a fait des découvertes admirables et a atteint des résultats prodigieux dans le domaine de la science et de la technique, elle a accompli de grandes œuvres sur la voie du progrès et de la civilisation, et l'on dirait même que, ces derniers temps, elle a réussi à accélérer le cours de l'histoire; mais le revirement fondamental, le revirement que l'on peut qualifier d'«originel», accompagne toujours la marche de l'homme et, à travers toutes les vicissitudes historiques, il accompagne tous et chacun des hommes. C'est le retournement entre la «chute» et le «relèvement», entre la mort et la vie. C'est aussi un défi incessant pour les consciences humaines, un défi pour toute la conscience historique de l'homme: le défi qui consiste à marcher sans «tomber», sur les routes toujours anciennes et toujours nouvelles, et à «se relever» si l'on est tombé.

 

Arrivant bientôt, avec toute l'humanité, aux confins des deux millénaires, l'Eglise, pour sa part, avec l'ensemble de la communauté des croyants et en union avec tous les hommes de bonne volonté, accueille le grand défi contenu dans ces paroles de l'antienne mariale sur le «peuple qui tombe et qui cherche à se relever», et elle se tourne à la fois vers le Rédempteur et vers sa Mère en disant: «Viens au secours». Elle voit en effet -et cette prière en témoigne- la bienheureuse Mère de Dieu dans le mystère salvifique du Christ et dans son propre mystère; elle la voit profondément enracinée dans l'histoire de l'humanité, dans la vocation éternelle de l'homme, selon le dessein que Dieu, dans sa Providence, a fixé pour lui de toute éternité; elle la voit apportant sa présence et son assistance maternelles dans les problèmes multiples et complexes qui accompagnent aujourd'hui la vie des personnes, des familles et des nations; elle la voit secourant le peuple chrétien dans la lutte incessante entre le bien et le mal, afin qu'il «ne tombe pas» ou, s'il est tombé, qu'il «se relève».

 

Je souhaite ardemment que les réflexions contenues dans la présente encyclique servent également au renouveau de cette vision dans le cœur de tous les croyants.

 

Comme Evêque de Rome, j'envoie à tous ceux auxquels sont destinées ces réflexions un baiser de paix, que j'accompagne de mon salut et de ma Bénédiction en notre Seigneur Jésus Christ. Amen.

 
Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 25 mars 1987, solennité de l'Annonciation du Seigneur, en la solennité de de l'Annonciation du Seigneur, en la neuvième année de mon Pontificat.

                 Jean-Paul II, Lettre Encyclique "Rédemptoris Mater", Mère du Rédempteur, N°51 et 52

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Published by Jean Paul II - dans Magistère
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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 18:59
Commencer une nouvelle année, c'est partir pour l'inconnu. Nous ne savons pas ce qui va advenir. Et pourtant nous sommes remplis d'espérance. Je vous souhaite à tous d'obtenir ce que vous espérer et de garder tout au long de l'année cette espérance qui fait avancer même quand nous sommes dans la nuit.

"Dieu qui est la vie sans commencement ni fin,
nous te confions cette année nouvelle ;
demeure auprès de nous jusqu'à son terme :
qu'elle soit, par ta grâce, un temps de bonheur,
et plus encore, un temps de fidélité à l'Evangile."

Prière d'ouverture de  la messe pour commencer une année
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Published by Christophe FEREY - dans christopheferey
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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 10:32

            La fête de la sainte famille nous plonge dans l’intimité et la banalité d’une famille de Nazareth. Les évangiles sont muets sur cette période de la vie de Jésus. Pourtant elle fut sans doute essentielle. Jésus comme tous les enfants à du apprendre à grandir. L’amour de ses parents a sans doute été pour lui un reflet de l’Amour de Dieu son Père. Il a grandit au milieu de parents ouvert à l’appel de l’Esprit, prêts à partir pour l’inconnu. Etre parents aujourd’hui c’est aussi partir vers un inconnu. Comme pour Jean-Baptiste on peut se demander « que deviendra cet enfant ? » La famille n’est pas seulement le lieu de la subsistance. Elle est d’abord le lieu où chacun apprend à se construire et à devenir lui-même. Le Christ a du passer par un lent apprentissage pour devenir cet homme qui se présente au baptême de Jean-Baptiste. L’Eglise à récemment réaffirmer l’importance de la famille pour l’épanouissement humain. Le cardinal Ricard, lors de l’Assemblée plénière des présidents des assemblées épiscopales à Fatima au moi d’Octobre dernier, disait ceci « « Il faut aider la famille à devenir ce qu’elle est : une petite Eglise domestique, un lieu où on apprend à être aimé et à aimer, à vivre la communion dans la différence, à s’initier à l’expérience de foi avec tout ce que cela comporte. ». Cet idéal est traduit dans la lettre que Paul adresse au Colossiens « revêtez votre cœur de tendresse et de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. Supportez vous mutuellement, et pardonnez si vous avez des reproches à vous faire. Agissez comme le Seigneur : il vous a pardonné, faites de même. Par-dessus tout qu’il y est l’amour. » (1C 3, 12-13). La famille est le premier lieu où nous faisons l’apprentissage de notre humanité. Paul pointe une condition indispensable pour cet apprentissage : l’Amour qui n’est possible qu’avec le pardon. Sans pardon l’amour est impossible. Il ne s’agit pas d’un pardon « à la petite semaine » mais d’un pardon dans la vérité. Ce pardon n’occulte pas les blessures ni les fautes mais il permet à celui qui a chuté de se relever et de grandir. Plus nous grandissons dans l’Amour et plus nous grandissons dans la vérité. Cette vérité doit me rendre libre puisqu’elle me révèle peu à peu tel que je suis. Nous pouvons nous demander ce matin dans quelle mesure nos familles sont des lieux où chacun, en particulier les enfants et les jeunes, peuvent grandir en liberté ? Etre libre ce n’est pas aller au grès de ses envies. Il s’agit de poser des choix qui vont m’humaniser. Les parents deviennent alors les serviteurs de la liberté de leur enfants, adultes en devenir. Parfois, servir la liberté d’un enfant, c’est savoir lui dire non et lui expliquer pourquoi on refuse certaines demandes. Aujourd’hui il y a un vrai défit pour nos jeunes. Ils sont confronté plus que jamais à cette interpellation de Dieu que nous lisons dans le Deutéronome « Vois: je mets aujourd'hui devant toi la vie et le bonheur, la mort et le malheur [...] Choisi donc la vie » (Dt 30, 15.19). Dieu a créé l’homme libre. Cette liberté n’est pas sans risques. Alors n’hésitons pas à éduquer à la responsabilité et à aider nos enfants et nos jeunes à assumer jusqu’au bout leur choix dans la durée. Parfois il peut être bon de les aider à persévérer dans le choix d’une activité qu’ils ont choisi et qui dure tout au long de l’année. Il en va de même pour le catéchisme. Faire ce choix pour des parents, c’est permettre à l’enfant de découvrir ce qu’il a reçu le jour de son baptême et lui permettre un jour de choisir. Eveiller un jeune à la liberté c’est l’aider à sortir de l’indécision ambiante. Eduquer à la liberté c’est aussi aider un jeune à sortir du carcan du groupe et à oser refuser certaines pratiques qui vont le fragiliser. Comment ne pas souffrir de voir tant de jeunes sombrer dans une consommation excessive d’alcool parce qu’ils sont entraînés par un groupe ou par la mentalité ambiante ? Beaucoup de jeunes n’osent pas refuser car ils ont peur d’être jugé et d’être rejeté par le groupe. La famille est le lieu essentiel où chacun doit être reconnu et aimer pour ce qu’il est. Les enfants et les jeunes y puiseront alors des fondations pour leur vie d’adulte en ayant apprit la confiance et le respect de chacun comme l’évoque la première lecture.

 
 
 

            Chacune de nos familles peuvent devenir une « Sainte Famille » dans lesquelles chaque membre est perçu comme un don pour chacun. Que le Seigneur ce matin affermisse l’unité de nos familles et face régner en nos cœurs sa paix afin de former avec Lui un seul corps.

CF2007
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25 décembre 2007 2 25 /12 /décembre /2007 10:18

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          Alors que la fête bas son plein, qu’une pluie de cadeaux et de victuailles se répand dans nos maisons ; il y a cet enfant posé dans une mangeoire, couché sur de la paille. Le Christ s’invite chez nous. Allons nous le reconnaître ? « Il était dans le monde, lui par qui le monde s’était fait, mais le monde ne l’a pas reconnu ». Comment le monde aurait-il pu le reconnaître ? Lui qui veut du clinquant, de la paillette. Il en est réduit à ne pas voir ce qui prend naissance. Dieu ne vient pas au monde dans l’éclat mais dans l’humble condition humaine. En devenant homme, Dieu sacralise l’être humain. Plus qu’une créature, l’homme est élevé au rang de Fils. Dès lors il n’y a plus qu’un absolus : l’homme lui-même. Cela doit nous faire réfléchir sur le sens même de la vie humaine. Dans mes choix personnels, qu’est ce que je met en premier ? Ma vie professionnelle ou ma vie de famille ? La rentabilité, l’enrichissement ou mon épanouissement et celui des personnes avec qui je vis ? Suis-je prêt à employer tous les moyens pour arriver à mes fins quitte à éliminer ceux qui se mettraient en travers de mon chemin ? Dans un monde de compétition, l’enfant de la crèche vient nous rappeler que le seul bien de l’homme est l’accueille de l’autre. Celui qui est touché par le mystère de Noël ne peut être qu’un homme ou une femme porteur de vie comme le fut l’enfant de Bethléem. Nous avons à devenir à la suite du Christ les heureux messagers d’une nouvelle de bonté radicale. Le Christ, le Verbe de Dieu nous as annoncer cette nouvelle de bonté radical : Dieu est un Père pour tout homme et veut le sauver. Nous avons à redécouvrir la joie d’annoncer aux hommes cette Bonne Nouvelle qui nous habite. La foi grandi dans la mesure où nous l’annonçons. Nous sommes parfois timides, nous n’osons pas dire cette nouvelle. Pourtant la première lecture nous montre le messager courir sur les montagnes. Il est habité par l’assurance que le Seigneur a préparé le chemin. Comme Marie nous sommes invité à faire confiance à l’Esprit Saint pour qu’il prépare les cœurs de ceux qui accueilleront cette bonne nouvelle. Cette Bonne Nouvelle transforme bien des vies. Les baptisés de notre paroisse de l’année dernière sont pour nous des signe que la lumière de Dieu brille dans ce monde même si peut de personne la voient. Cette lumière est maintenant dans leur cœur et ils continuent à se réunir pour la plus grande joie de ceux qui les ont accompagné. Nous ne pourrons être les heureux messager de cette Bonne Nouvelle si elle n’est pas pour nous même une bonne nouvelle. Il faut accepter soit même de se laisser évangéliser par cet enfant de la Crèche qui nous rappel que la faiblesse est le lieu où Dieu peut agir. Nous ne pouvons plus avoir peur de notre propre faiblesse, car à Noël, Dieu redonne toute sa dignité à ce qui est petit, à ce qui est sans défense. Ce laisser évangéliser par cet enfant, c’est finalement s’accueillir tel que nous sommes et non tel que nous voudrions être. Dieu n’a pas craint de prendre notre fragilité humaine alors pourquoi ne pas accueillir notre propre faiblesse ? Nous grandirons alors en humanité et nous pourrons poser un regard d’amour sur tout homme conscient de nos propres limites. 
 

            La fête de Noël vient restaurer en nous cet esprit d’enfance qui nous manque tant. Aujourd’hui prenons le temps de nous laisser émerveiller par cet enfant de la Crèche. Qu’il puisse nous redonner son regard d’innocence, pour que nous puissions redécouvrir en profondeur le bonheur d’être aimer tout simplement. A Noël, nous fêtons une naissance qui permet d’autres naissances en nous. Alors ce matin laissons Dieu prendre naissance en nous pour que sa vie surabonde en nos vies.

 
CF 2007
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