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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE

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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 13:20
Tout peut arriver ! J'ai enfin récupérer les photos de mon ordination presbytérale. Avant de constituer un album sur ce blog j'en ai mis en ligne sur un blog google dont voici l'adresse : regardneufsurlavie.blogspot.com/

merci à Jonhatan MABIRE pour son talent de photographe et aussi à Monsieur GRALET pour les photos aériennes


Bonne visite !
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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 12:11
2395738-b6db4da5aa.jpg
Sur une arme les doigts noués
Pour agresser, serrer les poings
Mais nos paumes sont pour aimer
Y a pas de caresse en fermant les mains

Longues, jointes en prière
Bien ouvertes pour acclamer
Dans un poing les choses à soustraire
On ne peut rien tendre les doigts pliés

Quand on ouvre nos mains
Suffit de rien dix fois rien
Suffit d'une ou deux secondes
A peine un geste, un autre monde
Quand on ouvre nos mains

Mécanique simple et facile
Des veines et dix métacarpiens
Des phalanges aux tendons dociles
Et tu relâches ou bien tu retiens

Et des ongles faits pour griffer
Poussent au bout du mauvais côté
Celui qui menace ou désigne
De l'autre on livre nos vies dans les lignes

Quand on ouvre nos mains
Suffit de rien dix fois rien
Suffit d'une ou deux secondes
A peine un geste, un autre monde
Quand on ouvre nos mains

Un simple geste d'humain
Quand se desserrent ainsi nos poings
Quand s'écartent nos phalanges
Sans méfiance, une arme d'échange
Des champs de bataille en jardin

Le courage du signe indien
Un cadeau d'hier à demain
Rien qu'un instant d'innocence
Un geste de reconnaissance
Quand on ouvre comme un écrin
Quand on ouvre nos mains.


Jean-Jacques GOLDMAN

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Published by Jean-Jeaques GOLDMAN - dans christopheferey
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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 14:25

priere-2.jpg
Jésus nous invite aujourd’hui à prier sans se décourager. Comme cette femme qui demande sans cesse justice au juge de la parabole, nous sommes parfois tentés de croire que Dieu ne nous écoute pas. Nous avons souvent la tentation que Dieu est un magicien, qu’il peut arranger d’un coup de baguette magique tous nos soucis. Dieu ne se substitue pas à notre responsabilité. La prière n’est pas un remède magique qui remplacerai les médicaments. Lorsque nous prions nous nous rendons capable de faire la volonté du Père. C’est ce que nous demandons lorsque nous disons la prière des prière : le Notre Père. « Que ta volonté soit faîte ». Dieu nous donne la force de traverser ce que nous avons à vivre. Il ne fait pas à notre place ce qui est de notre ressort. Il ne gomme pas les médiations humaines. Alors ne nous décourageons pas mais prions sans cesse le Seigneur qui nous accompagne sur notre chemin de pèlerinage sur la terre. Il a un cœur de Père qui accueille toutes nos prières.


CF 2007

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Published by Christophe FEREY - dans Méditation
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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 10:31
arton15020-698bf.jpgNos amis les Pharisiens sont une chance pour nous. Par leurs provocations, ils nous permettent d’approfondir notre foi. Ils demandent à Jésus quand viendrat le règne de Dieu. C’est parfois une de nos interrogations. Lorsque nous sommes confrontés au mal, aux injustices nous pouvons être tentés de nous demander quand le règne de Dieu va venir. Cette question peut être légitime puisque chaque jour nous disons « que ton règne vienne » lorsque nous prions le Notre-Père. Mais le Christ nous met en garde : le règne de Dieu n’est pas un « en sois » qui va venir comme ça un jour pour nous débarrasser du mal et de l’injustice. L’Evangile d’aujourd’hui doit nous prémunire contre les loups qui nous annoncent bientôt la fin des temps. Nous savons qu’en Jésus le Royaume de Dieu est déjà inauguré en nos vies. Prier « que ton règne viennent », c’est vouloir qu’il advienne dans sa propre vie. C’est se mettre à la suite du Christ qui est venu nous l’annoncer. Ce règne n’est pas un règne de domination. C’est sur la Croix que le Christ a manifesté pleinement sa royauté. Nous mettre sous son autorité s’est nous laisser servir et libérer pour à notre tour témoigner et agir au nom du Christ dans la perspective qu’il règnera en tous. Plus nous nous laisserons saisir par l’Esprit du Christ et plus le Royaume de Dieu grandira. Cet Esprit largement répandu dans notre cœur est « bien faisant, ami de l’homme » (Sg 7, 23). N’ayons pas peur de nous laisser guider par cet Esprit pour que le règne de Dieu puis croître en notre monde, lui qui est déjà à l’œuvre dans le Christ.


CF 2007

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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 13:30

serviteur.gif
L’Evangile d’aujourd’hui nous invite à la gratuité. Humblement nous sommes invité à nous mettre au service sans attendre de retour. Il en va ainsi de l’Amour authentique. L’amour n’attend pas de remerciements. Notre service au nom de l’Evangile peut parfois être marqué par de l’aridité et l’ingratitude. Il nous faut alors revenir à la source de notre service : le Christ. Il est le premier des serviteurs. Lui qui est de condition divine met le tablier du service pour laver les pieds de ses disciples. La seule reconnaissance qu’il aura pour cet acte d’Amour sera l’abandon de ses disciples. La gratitude pour notre service réside dans le fait que notre Seigneur nous fait confiance et nous permet de le servir. Reprenons conscience ce matin de la joie que procure le service et que la Croix est au cœur de la vie de tout disciple du Christ.

CF 2007

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Published by Christophe FEREY - dans Méditation
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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 17:46

Sans doute avons-nous vécus notre pèlerinage sur les tombes de nos familles, de nos amis. Nous avons, comme nous indique l’intitulé de notre célébration : commémoré nos défunts. A cette occasion nous nous sommes souvenus de ce qu’ils furent pour nous et pour Dieu. Cette démarche à sans doute entraîné des questions sur le sens de la vie et de notre destinée. Face à ces interrogations que provoque la mort, l’homme n’a jamais cessé de se révolter face à une telle issue. Nous savons bien ce que provoque en nos vies la perte d’un être cher. Souvent nous pressentons que notre relation avec celui qui vient de mourir ne peut se terminer aussi brutalement. Le concile Vatican II nous le redis avec force : « C'est en face de la mort que l'énigme de la condition humaine atteint son sommet. L'homme n'est pas seulement tourmenté par la souffrance et la déchéance progressive de son corps, mais plus encore, par la peur d'une destruction définitive. Et c'est par une inspiration juste de son coeur qu'il rejette et refuse cette ruine totale et ce définitif échec de sa personne. Le germe d'éternité qu'il porte en lui, irréductible à la seule matière, s'insurge contre la mort. Toutes les tentatives de la technique, si utiles qu'elles soient, sont impuissantes à calmer son anxiété: car le prolongement de la vie que la biologie procure ne peut satisfaire ce désir d'une vie ultérieure, invinciblement ancré dans son coeur. » (GS, N°18).

 
 
 

            Ce désir d’éternité, le Christ le porte en lui-même. Il se fera notre porte parole lorsque lui-même aura rendez vous avec la mort : « Mon Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Ce cri sur la croix contient toutes nos incompréhensions face à la mort. Dieu prend au sérieux notre condition humaine, en Jésus il a vécu tout ce qu’un homme peut vivre sauf le péché. Le Christ en traversant la mort permet qu’elle soit traversée par tout homme qui accepte de prendre sa main. « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors » (Jn 6, 37). Dieu n’est pas ce juge implacable tel qu’il fut parfois présenté par des théologies déviantes. Sa justice sauve et ouvre les portes de la vraie vie. Le Christ nous rappel ce soir l’unique but que recherche Dieu : « Or, la volonté du Père qui m’a envoyé, c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour. Car la volonté de mon Père, c’est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle » (Jn, 6, 39-40). Comment dès lors avoir peur du jugement, d’un Dieu qui n’a d’autre but que de nous sauver ? Dieu ne se lasse jamais de nous offrir son salut même lorsque nous nous éloignons de lui. Le concile Vatican II le rappel à nouveau « En effet, puis que le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit-Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’être associés au mystère pascal » (GS n°22).

 
 
 
            Forts de cette foi, nous ne nous enfermons pas dans la nostalgie et les regrets lorsque nous commérons les fidèles défunts. Cette célébration nous oriente vers notre propre avenir. Nous accueillons alors les paroles de saint-Paul : « nul ne vit pour lui-même ». Depuis notre baptême nous vivons avec le Christ. Vivre de l’espérance en la Résurrection, doit nous faire choisir la vie. Tous nos choix doivent être guidés par le désir de transmettre la vie que nous avons reçu au baptême par notre communion à la mort et à la Résurrection du Christ. Déjà la résurrection est à l’œuvre dans nos vies de baptisés. Notre vie n’est plus à nous même mais au Christ. Concrètement c’est en nous livrant toujours d’avantage à l’amour du Christ que nous pourrons redire par notre vie que la mort n’est pas la fin de notre existence. Que nos frères défunts prient pour nous afin que nous puissions avec le Christ devenir des passeurs de vie pour nos frères qui recherche le bonheur et la vrai vie.

 

 
AMEN
Références bibliques Lm 3, 17-26  Ps  Rm 14, 7-9.10b-12  Jn 6, 37-40
CF 2007
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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 10:09
Vers-la-Jerusalem-celeste--100x81-.jpg
Aujourd'hui nous avons rendez-vous avec une multitude en fête. Une foule innombrable que nul ne peut dénombrer. Chacun se tient avec le vêtement blanc. Ce vêtement, nous l'avons reçu au baptême, il nous rappelle que nous sommes les enfants bien aîmé du Père. Alors n'ayons pas peur de resplandir de l'éclat des bienheureux qui se savent rachetés et sauvés et promis à la Gloire de Celui qui a donné sa vie pour chacun.

CF 2007
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Published by Christophe FEREY - dans Méditation
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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 10:28

salva-p.jpg
La question que pose Jésus est des questions les plus difficiles en théologie. « A quoi le règne de Dieu est il comparable ? ». Ce règne, Jésus le compare à une grène de moutarde qui grandit pour devenir un arbre accueillant aux oiseaux du ciel. Le royaume de Dieu n’a rien de spectaculaire. Il se réalise dans la fragilité d’une grène. Il y a là un mystère. Une fois enfouie dans la terre, la grène de moutarde va croître mystérieusement, sans bruit, sans agitation. Il en va de du Royaume de Dieu dans nos vies. Sans bruit, sans éclats la grène que nous avons reçu au baptême et fortifiée par l’eucharistie et la confirmation grandit pour peut que nous laissions le jardinier en prendre soins. Notre vie est destinée à devenir un arbre solide avec de grandes branches qui accueilleront tous ceux que le soleil de la vie accable, tous ceux qui recherchent le bonheur sans le trouver. Alors laissons pousser cette grène.


CF 2007
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Published by Christophe FEREY - dans Méditation
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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 17:13

Le lundi au soleil c’est une chance que l’on peut avoir. Perdre du temps. Un temps qui n’est plus pourchassé mais laissé libre pour la flânerie au couleurs automnales. Me voici dans la rue où je respire un parfum de bonheur tout simple. Il se respire sur les visages souriants et sereins que je croise. Le pas est léger quand on croise des gens heureux. Joies simples d’enfants, de parents vivants un moment gratuit en famille. Alors oui ce soir j’ai l’âme légère de ceux qui se laissent prendre par le bonheur des autres. Alors merci pour le sourire de tous ceux que j’ai croisé. Ils ne soupçonnent sans doute pas le surcroît de vie qu’ils peuvent donner.

CF 2007
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Published by Christophe FEREY - dans christopheferey
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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 12:10
vierge-pilier.jpg
Notre Dame du Pilier, Eglise Notre Dame de Saint-Lô

Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.
Je n’ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.
Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là.
Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête.
Midi !
Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.
Ne rien dire, regarder votre visage,
Laisser le cœur chanter dans son propre langage.
Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu’on a le cœur trop plein,
Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée...

Paul CLAUDEL
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Published by Paul CLAUDEL - dans Spiritualité
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